samedi 30 mai 2020

Royaume-Uni: Un sondage révèle que l'hygiène est au centre des préoccupations si on va au restaurant après le confinement lié au COVID-19


« Un sondage révèle que l'hygiène est au centre des préoccupations si on va au restaurant après le confinement lié au COVID-19 », source Food Safety News.

Les trois quarts des répondants à un sondage au Royaume-Uni affirment qu'une bonne hygiène sera plus un facteur dans le choix d'un restaurant qu'avant le confinement causée par la pandémie du coronavirus.

Les résultats de la deuxième étude COVID-19 sur la restauration commerciale britanniques réalisée par le NPD Group montrent que la confiance sera un enjeu important dans la réouverture des exploitants de services alimentaires.

Près de six répondants sur 10 ont dit que les restaurants et les bars sont les endroits les plus risqués d'être infectés par le COVID-19, et près des deux tiers ont dit qu'ils n'iraient que dans les restaurants, bars, cafés et autres établissements en qui ils ont confiance.

Malgré l'association des établissements de restauration avec des risques COVID-19, 63% des consommateurs britanniques déclarent qu'ils retourneront dans les restaurants, bars ou cafés au cours du premier mois de réouverture de ces lieux.

Priorité à la propreté pour que les gens reviennent
Les entreprises en Angleterre ne sont pas légalement tenues d'afficher des autocollants du Food Hygiene Rating Scheme (système de notation de l’hygiène des restaurants au Royaume-Uni -aa), mais au Pays de Galles et en Irlande du Nord c'est obligatoire. Il existe six niveaux de notation allant de zéro, ce qui signifie qu'une amélioration urgente est nécessaire, à 5, ce qui signifie une très bonne conformité. L'Écosse a son propre système, le Food Hygiene Information Scheme, qui a trois notes ou scores: réussite, amélioration requise et locaux exemptés.

La livraison est populaire parmi les 18 à 34 ans avec 59 pour cent utilisant ce canal, mais cela chute à 32 pour cent dans la tranche d'âge de 35 à 54 ans et tombe à seulement 13 pour cent pour les plus de 55 ans, un groupe d'âge dans lequel les gens peuvent se sentir plus vulnérables lorsqu'ils quittent la maison.

Dominic Allport, directeur pour la restauration commerciale au NPD Group, a dit : « La majorité des personnes de notre sondage prévoient de retourner dans les restaurants, bars et cafés dans le mois suivant la fin du confinement, mais pour ce faire, elles devront faire confiance aux opérateurs pour offrir des environnements sûrs dès le départ. Nos données montrent que les consommateurs étaient déjà très conscients de la propreté dans les établissements de restauration avant le COVID-19. Alors que l'industrie se rapproche de sa réouverture, les opérateurs devront en faire une priorité absolue afin d'encourager les gens à reprendre leurs activités. Je suis certain que les opérateurs réussiront à créer le haut niveau de confiance que les consommateurs souhaitent sur place. Naturellement, il y aura toujours des gens qui hésiteront à sortir. Les opérateurs peuvent intégrer cela dans leur stratégie et encourager plus de personnes à essayer la livraison à domicile, en particulier pour les groupes plus âgés. »

Orientation sectorielle
La première étude britannique COVID-19 sur les sentiments à propos de la restauration commerciale, réalisée le 20 mars, a révélé que plus de la moitié de tous les répondants ont déclaré qu'ils retourneraient au restaurant une fois que la pandémie du COVID-19 disparaîtra et que les points de vente britanniques seront autorisés à ouvrir. Un quart a déclaré qu'ils mangeraient plus souvent qu'auparavant.

Aux Pays-Bas, les personnes accordent également plus d'attention à l'hygiène dans la cuisine, selon un sondage du Netherlands Nutrition Centre (Voedingscentrum). Les experts espèrent que les changements se poursuivront après la crise, car une meilleure hygiène pourrait signifier moins d'infections d'origine alimentaire.

La Food Standards Agency a publié des recommandations à l'intention des restaurants et des plats à emporter, des fabricants de produits alimentaires et du secteur agricole pendant la pandémie de COVID-19. Des conseils aux consommateurs sur le coronavirus (COVID-19) et les aliments peuvent être trouvés ici.

Le Chartered Institute for Environmental Health (CIEH) a également publié des lignes directrices sur la livraison et les plats à emporter pendant le COVID-19.

vendredi 29 mai 2020

Le mystère des larves retrouvées dans du lait infantile Gallia demeure ...


Communicationdu 28 mai 2020 du Laboratoire Gallia, « le laboratoire Gallia a partagé les résultats de ses investigations et confirme que ses laits infantiles répondent aux plus hauts standards de qualité ».

La dernière communication était proposée sur la page facebook du laboratoire Gallia datée du 15 avril 2020 et le dernier communiqué du groupe Danone datait du 8 mars 2020.

Les lecteurs intéressés par le sujet se reporteront aux épisodes précédents dans les différents articles du blog, ici.

Rappelons que selon France info du 5 mars 2020,
Depuis janvier 2019, une vingtaine de personnes ont porté plainte contre Danone après avoir retrouvé des larves dans leur poudre pour bébé de la marque Gallia. En Ariège, Florence Fargier et son compagnon ont décidé de faire de même le 3 mars dernier. Et exigent des réponses.

Pourtant, malgré les faits, le communiqué commence fort :
Nous souhaitons remercier tous les parents qui nous ont contactés pour nous informer de la présence potentielle d’insectes dans nos produits et ceux qui nous ont transmis des éléments nous ayant permis d’affiner nos investigations.

Présence potentielle’, terme signifiant souvent le conditionnel et qui est souvent utilisé dans les communiqués de rappel, mais là, c’est environ une vingtaine de parents qui ont trouvé des larves, ils ont dû rêver ...
En complément des éléments reçus, nous avons procédé depuis les premières réclamations à l’analyse de plus de 100 000 boites et au tamisage de plus de 9 000 boites, sur la base d’un échantillon large, en présence d’huissiers. Ces analyses n’ont révélé aucune présence d’insectes.

Analyses de 100 000 boites : quelles analyses ?
Mais, « tamisage de plus de 9000 boites », pourquoi une telle différence ?
Sur la base d’audits approfondis, faits par ou en présence d’experts indépendants, nous confirmons que ni les matières premières utilisées, ni le processus de production ne présentent de trace d’insectes ou de nuisibles. Nos formules sont ainsi conformes à nos plus hauts standards de qualité. Les audits réalisés sur les bases logistiques ne révèlent par ailleurs aucune défaillance quant à la prévention des nuisibles.

Les auditeurs n’ont rien vus et les experts non plus … décidément par temps de COVID-19, sale temps pour les experts ...
Lors de nos investigations complémentaires sur le circuit logistique et lors des étapes de transport, nous avons pu constater que l’état de quelques emballages ne répondait pas à 100% de notre cahier des charges très exigeant (boites cabossées ou languettes d’ouverture endommagées). Aucun lien direct n’a été établi entre la présence éventuelle d’insectes et les écarts constatés. Ces derniers n’ont par ailleurs eu aucune incidence sur la sécurité de nos produits.

On nous signale quelques faits, une piste, peut-être, mais pour nous dire que c’est sans incidence sur la sécurité des produits ...
Parce que nous voulons que la qualité de nos conditionnements soit irréprochable, nous avons néanmoins pris la décision de renforcer la protection de nos emballages et plus précisément de la languette d’ouverture. Nous avons pour cela décidé de mettre en place un film protecteur autour du couvercle et de renforcer les caisses utilisées pour le transport de nos boites.

Et pourtant, il a été décidé d’ajouter un film protecteur ...
Depuis le début, nous avons travaillé en étroite coordination avec les autorités sanitaires : ces analyses et conclusions ont été régulièrement transmises à la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) du Rhône.

Travailler en étroite coordination ou en étroite concertation avec les autorités fait partie des éléments de la bonne stratégie de com ...
« La sécurité de nos produits est notre priorité absolue. C’est pourquoi nous avons pris très au sérieux ces réclamations et avons pris le temps de mener des investigations approfondies sur l’ensemble des étapes de fabrication et d’acheminement de nos laits infantiles : matières premières, processus de production, stockage, transports et points de vente. Dans un contexte de crise liée au COVID-19, ces dernières nous ont pris du temps. Nous tenons aujourd’hui à communiquer en toute transparence les résultats de nos investigations aux parents et à les rassurer quant au fait que nos laits infantiles ne présentent aucun problème de sécurité et répondent aux plus hauts standards de qualité. », déclare Florent Lalanne, Directeur Médical Laboratoire Gallia.

Communication imparable, « travail en étroite collaboration avec les autorités », qui, signalons-le, sont restés muettes jusqu’au bout … en ne demandant même pas un rappel …

Communication en toute transparence ou communication trop transparente, car rien ne permet d'éclairer ce mystère ...
Nous renouvelons toutes nos excuses aux parents qui ont fait face à cette expérience. Chacune de ces familles est recontactée individuellement afin de partager les résultats des analyses menées. Par ailleurs, nous leur rappelons nos recommandations d’usage : nous les invitons à systématiquement contrôler l’intégrité des boites de lait avant ouverture, à bien refermer la boite après usage, éviter toute trace de poudre à l’extérieur de la boite et la ranger dans un endroit propre, sec et à l’abri. Toutes ces recommandations sont disponibles sur notre site laboratoire-gallia.com.

Les excuses sont importantes dans la stratégie de crise, il faut en faire, mais pas trop, ici, ce n’est pas le directeur général, mais c’est quand même le Directeur Médical Laboratoire Gallia qui s’y colle ...
Nous tenons à rappeler que chacun de nos produits est soumis à de très nombreux contrôles de qualité et de sécurité qui vont d’ailleurs au-delà de ce qui est exigé par la réglementation.

C’est très classique comme argument et souvent utilisé par les entreprises alimentaires mais cela ne prouve rien. Ce qui est demandé, ce n’est pas « de très nombreux contrôles de qualité et de sécurité », c’est de faire les bonnes actions préventives.

Allemagne: Le risque de coronavirus est toujours pris au sérieux, selon un sondage du BfR


« Le risque de coronavirus est toujours pris au sérieux », source BfR 18/2020, du 29 mai 2020.

«BfR-Corona-Monitor»: Les résultats intermédiaires du sondage après dix semaines montrent des tendances dans la perception de la pandémie

Le 27 mars 2020, l'Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR) a publié pour la première fois le «BfR-Corona-Monitor».

Le sondage régulier montre comment la population allemande évalue l’épidémie du nouveau coronavirus et ce qui inquiète particulièrement les personnes.

« Même après dix sondages, il semble que le danger posé par le coronavirus soit toujours perçu comme menaçant », explique le président du BfR, le professeur Andreas Hensel. « La réponse dans les médias indique également que le BfR-Corona-Monitor s'est révélé être une boussole fiable ces derniers mois en ce qui concerne la perception des risques en Allemagne. »


Voici un aperçu des tendances importantes

Le rôle des sources d'infection
Dès le début, il est devenu clair quelles sources la population a classé comme voies de transmission pour le nouveau coronavirus.

Au départ, 81% des participants, en moyenne 71%, considéraient la proximité avec d'autres personnes comme la principale source d'infection. Les poignées de porte (48%) et l’argent (32%) semblent également présenter un risque d'infection relativement élevé pour de nombreuses personnes alors que, d'un point de vue scientifique, ces voies de transmission sont négligeables.

La probabilité de transmission du coronavirus par les aliments, les animaux de compagnie ou les vêtements, d'autre part, est estimée relativement faible, conformément à l'état actuel des connaissances scientifiques.

Protection contre le coronavirus
Éviter le public pour se protéger ou protéger la famille a été mentionné comme moyen de choix. Il y avait une nette tendance à la hausse dans le port de vêtements de protection: alors qu'au début de l'étude, seulement 6% des répondants ont spontanément déclaré qu'ils mettraient des masques ou des gants, la proportion était de 34% au cours de la dernière semaine du sondage.

Cependant, au cours de l'étude, en moyenne entre 20 et 25% ont déclaré n'avoir pris aucune mesure personnelle pour se protéger contre une infection.

Malgré le fait que l'on n'est pas sans défense contre le risque d'infection, près de 30% ne savent pas s'ils peuvent se protéger contre une contagion. La proportion de personnes qui craignent les effets majeurs de la maladie du coronavirus sur la santé est de 31% en moyenne, avec de fortes fluctuations entre 25 et 40%.

La plupart des mesures introduites par le gouvernement fédéral et les Länder ont été approuvées, bien que pour certaines de ces mesures, cette approbation ait considérablement diminué au fil du temps.

L'acceptation restreinte d'activités de voyage, les événements annulés, le nombre limité de clients dans les magasins et la distance obligatoire étaient relativement stables et élevés.

En tout temps, ces mesures ont été jugées appropriées par au moins 80% des participants. En revanche, l'évaluation positive des restrictions de contact, de la fermeture des institutions culturelles, des restrictions dans les écoles et les crèches ainsi que des contrôles aux frontières a considérablement diminué au cours du sondage.

Différences entre les jeunes et les personnes âgées
Les jeunes perçoivent-ils la pandémie différemment des personnes âgées?

Le BfR-Corona-Monitor a également enquêté sur cette question.

Résultat: les personnes âgées de 60 ans ou plus sont plus susceptibles que celles de moins de 40 ans de déclarer qu'elles perçoivent comme étant fort l'impact possible d'une infection au coronavirus sur leur santé. Dans le même temps, les préoccupations concernant les effets sur la santé du coronavirus sont plus prononcées chez les répondants âgés de 60 ans et plus que chez les jeunes, pour lesquels les préoccupations concernant l'impact économique l'emportent souvent sur le risque pour la santé.

L'importance des médias
Pendant toutes les semaines du sondage, les sources d'information privilégiées sur l'épidémie liée au coronavirus étaient toujours la télévision et Internet. La presse écrite et la radio se sont révélées d'importance secondaire. Une différence d'âge est également évidente ici: les personnes âgées de 60 ans ou plus obtiennent des informations sur ce sujet principalement à la télévision. Dans les groupes d'âge plus jeunes, cependant, Internet joue également un rôle central à cet égard. Avec une moyenne de 59%, la majorité considère que la couverture médiatique est globalement appropriée, tandis que 37% la trouvent exagérée.

Et après?
Le BfR-Corona-Monitor sera poursuivi. À partir du 11 juin 2020, le sondage sera réalisée toutes les deux semaines. Les résultats seront publiés sur le site Internet du BfR. Changement majeur: Afin d'accroître encore la précision, le nombre de répondants sera augmenté de 500 pour un total de 1 000 personnes.

BfR: La crème solaire protège, mais y a-t-il des risques pour la santé?


Nos amis allemands penseraient-ils déjà aux bains de soleil ? Voici donc « La crème solaire protège, mais y a-t-il des risques pour la santé? », source BfR 17/2020, du 28 mai 2020.

L'Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques répond aux questions les plus importantes.

Sur la plage, dans le parc ou sur le balcon, lorsque le soleil brille, les coups de soleil ne sont souvent pas loin. Pour éviter que cela ne se produise, la peau non couverte doit être protégée avec une crème solaire.

Pour le début de l'été, l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques (BfR) a rassemblé certaines des questions et réponses les plus importantes concernant les risques pour la santé des produits solaires: comment assurent-ils une protection contre les rayons UV? Les substances filtrantes UV utilisées sont-elles dangereuses pour la santé? Comment évaluer le nanomatériau utilisé, le dioxyde de titane? Les produits de protection solaire sont-ils testés? 

Les réponses à ces questions et à d'autres se trouvent sur le site Internet du BfR. « Si vous restez au soleil, vous devez vous protéger des rayons UV. Les crèmes solaires protègent la peau avec leurs filtres UV », explique le président du BfR, le professeur Andreas Hensel.

« Les filtres UV sont évalués par le comité scientifique présidant l'Union européenne et sont sûrs. »

Cela étant, selon l'Office fédéral allemand de radioprotection (BfS), la meilleure protection contre les coups de soleil est d'éviter le rayonnement UV intense du soleil. Si vous êtes à l'extérieur pendant une longue période, la peau doit être recouverte de vêtements et de toutes les zones non couvertes recouvertes de crème solaire.

Les produits solaires contiennent des substances filtrantes. Ils ne permettent pas aux rayons ultraviolets UV du soleil d'atteindre la peau. Des distinctions doivent être faites entre les filtres organiques chimiques et minéraux.

Dans les filtres chimiques organiques, tels que l'octinoxate, les molécules absorbent le rayonnement solaire et le convertissent en chaleur.

Les filtres minéraux tels que le dioxyde de titane réfléchissent la lumière du soleil comme de minuscules miroirs. Les produits solaires contiennent souvent des filtres UV chimiques et minéraux.

Selon l'état actuel de la science, aucune altération de la santé n'est à attendre de ces filtres UV dans les produits de protection solaire disponibles dans l'Union européenne. La raison, les filtres UV doivent être étudiés pour les risques pour la santé et évalués scientifiquement avant d'être utilisés au niveau européen.

Sur le dioxyde de titane qui a été mentionné par le BfR, on pourra lire cet article du blog, mais cela ne concerne que les produits alimentaires, La France interdit le dioxyde de titane dans les aliments pendant une année, mais comme c'est étrange, rien ne change en Suisse …

Il y aura vraisemblablement quelques irréductibles vont demander l’interdictiondu dioxyde de titane dans les crèmes solaires, mais ils seront faciles à reconnaître avec leurs coups de soleil ...

La propagation du COVID-19 à l'intérieur de bâtiments peut être réduite, selon des experts


« La propagation du COVID-19 à l'intérieur de bâtiments peut être réduite, selon des experts », source article de Mary Van Beusekom paru le 28 mai dans CIDRAP News.

La propagation du SARS-CoV-2 sous forme d’aérosols, le virus qui cause le COVID-19, à l'intérieur de bâtiments publics pourrait être supprimée en utilisant des contrôles techniques tels qu'une ventilation efficace, éventuellement avec filtration de l'air et désinfection et en évitant la recirculation de l'air et la surpopulation, selon une étude publiée le 27 mai dans Environment International.

Le groupe international de chercheurs a dit que les preuves étaient suffisamment solides pour que les aérosols soient un mode important de transmission des coronavirus, dont la plupart se produisent à l'intérieur, et que des mesures à l'intérieur pour ralentir la propagation sont souvent facilement mises en œuvre à un coût relativement faible.

Les auteurs ont noté que, sur deux articles publiés en milieu hospitalier et cinq sous presse, quatre ont identifié l'ARN du SARS-CoV-2 en suspension dans l'air, deux ont trouvé très peu d'échantillons positifs et un seul n'a trouvé aucune preuve.

Trois des études ont également rapporté des données quantitatives d'ARN viral, une de Singapour identifiant des échantillons d'air positifs dans deux des trois salles d'isolement des patients et une des États-Unis signalant que 63% des échantillons d'air des chambres de patients et des couloirs étaient positifs. Une étude a révélé que la charge virale diminuait avec l'éloignement des patients infectés.

Les charges virales étaient plus élevées lorsque des échantillonneurs d'air étaient portés par l'équipe d'échantillonnage près d'un patient recevant de l'oxygène supplémentaire via une canule nasale. Une étude en Chine a détecté de l'ADN du SARS-CoV-2 en suspension dans l'air dans des toilettes et une zone utilisée pour retirer l'équipement de protection individuelle (EPI).

Plus de 50% de l'ARN viral dans ces échantillons était lié aux aérosols, et de l'ARN viral a été retrouvé sur des échantillonneurs passifs à environ 2 et 3 mètres de patients infectés.

Peu de preuves d'autres modes de transmission
Bien qu'il ait été proposé que la transmission du SRAS-CoV-2 se produise en touchant le visage après un contact avec de grosses gouttelettes respiratoires et des surfaces contaminées, les auteurs ont noté le manque de preuves directes de ce mode de propagation. De plus, le virus s'est révélé stable dans les particules en suspension dans l'air pendant plus de 2 heures.

« C’est scientifiquement incongru que le niveau de preuve requis pour démontrer la transmission aéroportée soit tellement plus élevé que pour ces autres modes de transmission », ont dit les auteurs.

En outre, ils soulignent que les agents infectieux de la tuberculose, de la rougeole et de la varicelle se propagent par exposition directe ou par des aérosols à plus longue portée. Les virus de la rougeole et de la varicelle peuvent se propager par contact direct avec une personne infectée.

Et tandis que plusieurs études ont généré des preuves solides de la transmission virale aéroportée à l'intérieur, en particulier dans les endroits surpeuplés avec une ventilation inadéquate, les auteurs ont dit qu'il est difficile de déterminer quelle voie de transmission est la plus importante dans un cadre particulier.

Maximiser la ventilation, éviter la recirculation
Les contrôles techniques devraient garantir une alimentation en air et des évents adéquats et, dans le cas des cloisons ou des rideaux, des mesures secondaires pour maximiser l'efficacité de la ventilation, telles que l'ouverture des fenêtres et des portes. Cela est particulièrement important dans les milieux de soins collectifs tels que les centres d'exposition temporaires, qui peuvent ne pas avoir une ventilation adéquate pour le contrôle des infections, ont dit les auteurs.

Et tandis que la plupart des hôpitaux ont probablement une bonne ventilation, cela peut ne pas être le cas dans d'autres bâtiments publics, tels que les magasins de détail, les bureaux, les écoles, les restaurants, les bateaux de croisière et les transports publics.

Bien que la recirculation de l'air puisse être économe en énergie, les auteurs avertissent que l'air ne doit pas être recirculé, si possible, et que les climatiseurs doivent fonctionner à 100% d'air extérieur. Si la désactivation de la recirculation en fermant les registres de recirculation et en ouvrant les registres d'air extérieur n'est pas possible, maximiser le niveau d'air extérieur et utiliser une filtration ou une irradiation UV de l'air du conduit d'air recyclé peut aider.

Dans les zones de stagnation de l'air connue, d'autres systèmes de circulation d'air peuvent également être utilisés, mais uniquement s'ils apportent également de l'air extérieur. Les petites pièces peuvent bénéficier d'appareils d'épuration d'air portables grand public, pour autant qu'ils aient des débits d'air propre de 26 à 980 m3/h et que leurs filtres soient changés selon les recommandations.

En plus de la filtration de l'air, la réduction de l'encombrement peut aider à contrôler la propagation virale. « Dans une école ou un supermarché, par exemple, si le nombre d'élèves ou d'acheteurs infectés est faible et que le taux de ventilation est élevé, le risque de transmission aérienne peut être faible », ont expliqué les auteurs.

Mais dans des maisons, la mise en quarantaine des personnes infectées, l'ouverture des portes et des fenêtres et l'utilisation d'appareils d'épuration d'air portables devraient suffire.

« Associées à d'autres conseils sur la réduction au minimum des risques de contact et de transmission de gouttelettes (par le lavage des mains, le nettoyage des sites de contact avec les mains et l'utilisation appropriée des EPI), ces interventions liées à la ventilation réduiront les taux d'infection aéroportée non seulement pour le SRAS. -CoV-2 dans la pandémie actuelle de COVID-19, mais aussi pour d'autres agents infectieux aéroportés », ont dit les chercheurs.

Le compost semble cool, mais est-il sûr pour la sécurité des aliments


« Le compost semble cool, mais est-il sûr pour la sécurité des aliments », source articlede Doug Powell du barfblog.

Il y a 20 ans, j'ai envoyé une de mes étudiantes à une grande conférence sur les produits bio à Guelph et je lui ai demandé de poser une question: comment savez-vous que le compost est microbiologiquement sûr?

La réponse n'était pas convaincante.
« Il y a tellement de bonnes bactéries qu'elles surpassent les mauvaises bactéries. »

Conte de fée.

Il y a dix ans, je rendais visite à un collègue de Melbourne dans son bureau situe dans un étage très élevé et il a dit, voyez ces petites maisons de merde là-bas avec leurs petits jardins et leur basse-cour de merde, ils fournissent les produits pour les restaurants haut de gamme de Melbourne, et tout est fertilisé avec du sol nocturne, c’est-à-dire des excréments humains.

Il y a quelques jours, The Packer a publié un article sur le compostage et la sécurité des aliments intitulé « Priorité à la sécurité des aliments: augmenter le chauffage du compostage ».

Doug Grant, qui préside le groupe de travail sur le transfert des connaissances du Center for Produce Safety (CPS), a écrit que le compostage est un processus apparemment magique qui décompose les matières organiques comme les déchets verts ou les engrais animaux par fermentation microbienne, créant des amendements riches en nutriments qui peuvent être ajoutés au sol.

Ce n'est pas magique; c'est microbiologique.

Cependant, le compost peut également présenter un risque pour la sécurité des aliments des produits frais.

Le fumier animal est largement soupçonné d'être une source importante d'agents pathogènes humains. Les bovins peuvent être porteurs de E. coli, tandis que la volaille et les porcs peuvent être porteurs de Salmonella. Si le compost est fabriqué avec du fumier contenant de tels agents pathogènes et que le processus de compostage n'est pas maîtrisé correctement, ces agents pathogènes peuvent survivre au compostage. Le compost contaminé appliqué aux champs peut alors contaminer de façon croisée les produits frais qui entrent en contact avec le sol amendé pendant la croissance, l'irrigation ou la récolte.

Oui, nous avons plus de 20 ans de preuves.

Gurmail Mudahar est vice-président de la recherche et du développement et de la sécurité des aliments chez Tanimura & Antle et est membre du comité technique de la CPS et du conseil consultatif du California Leafy Greens Marketing Agreement (LGMA).

Il rapporte que son entreprise préparait et appliquait son propre compost à base de fumier animal. Cela a changé lorsque la sécurité sanitaire des aliments est devenue un problème majeur de l'industrie des légumes verts à feuilles il y a près de deux décennies.

Ensuite, Tanimura & Antle et d'autres producteurs ont commencé à acheter du compost uniquement auprès de fabricants spécialisés afin de minimiser les risques pour la sécurité des produits.

Dans sa forme la plus simple, le compostage est un processus de fabrication. Pour produire du compost en toute sécurité sanitaire, les contrôles les plus critiques sont une température élevée et le temps maintenu à cette température. Au fil du temps, la chaleur générée par la respiration microbienne réduit à son tour la population microbienne du compost, y compris les agents pathogènes humains présents.

En règle générale, les températures du compost doivent atteindre 55°C pendant 3 à 15 jours, suivies d'une phase de durcissement d'au moins 21 jours et de préférence de quelques mois. (Une fois appliqués dans les champs agricoles, les agents pathogènes continuent de mourir lorsqu'ils sont exposés aux rayons ultraviolets du soleil, à l'humidité, à la température, au temps et à d'autres facteurs.)

Ne pas oublier d’utiliser un thermomètre et de le mettre dedans, nous dit Doug Powell.

Salmonella et les volailles de Pologne, un souci constant


« Le problème Salmonella dans la volaille en Pologne persiste », source article de Joe Whitworth paru le 29 mai 2020 dans Food Safety News.

Divers pays européens ont émis 135 notifications (à la date du 29 mai 2020 -aa) concernant la présence de Salmonella dans des volailles réfrigérées et congelées de Pologne depuis le début du mois de mars de cette année.

Les données du portail du système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) montrent des alertes de la Bulgarie, Croatie, République tchèque, Slovaquie, Lituanie, Estonie, Lettonie, Italie, France et Roumanie. La plupart des notifications ont été faites par la Lituanie, suivie par la République tchèque et la Bulgarie.

Les sérotypes impliqués comprennent Enteritidis, Infantis, Typhimurium, Saintpaul, Derby, Newport et Mbandaka. La réglementation européenne sur la volaille fraîche mentionne Salmonella Enteritidis et Salmonella Typhimurium comme critère de sécurité des aliments car ces sérotypes représentent le principal risque pour la santé publique. Elle considère que le poulet contaminé par d'autres sérotypes est conforme ou qu'il doit être évalué au cas par cas.

L'UE a produit environ 15,2 millions de tonnes de viande de volaille en 2018. Le principal producteur de cette année avec 2,5 millions de tonnes était la Pologne.

Saisies multiples en Lituanie
Les autorités lituaniennes ont révélé qu'au cours des cinq premiers mois de cette année, plus de 100 tonnes de viande de volaille n'étaient pas autorisées à être vendues et que neuf tonnes de volaille infectée par Salmonella avaient été interdites au cours des dernières semaines de mai. Après détection de tout type de Salmonella en Lituanie, la vente des produits est interdite.

Les inspections du Service alimentaire et vétérinaire de l'État (VMVT) ont révélé que la viande de volaille de Pologne fait partie du groupe des produits à haut risque en raison de différences de sécurité et de qualité.

De début avril à mi-mai, le VMVT a évalué la sécurité sanitaire et la qualité de 230 tonnes de viande de volaille. Les résultats de laboratoire ont montré que jusqu'à 61 tonnes étaient dangereuses et contaminées par Salmonella, dont la plupart provenaient de Pologne.

Les entreprises qui distribuent de telles viandes de volaille en Lituanie sont sanctionnées et chargées de renforcer les procédures internes d'autocontrôle, de sélectionner plus soigneusement les fabricants et les fournisseurs, de les auditer régulièrement et de garantir leur fiabilité.

En mai, l'agence a annoncé avoir saisi 6,2 tonnes de viande de volaille au cours des dernières semaines. La sécurité sanitaire et la qualité de plus de 22 tonnes, ou 18 lots, de volailles de producteurs lituaniens et importées de Pologne, de Roumanie et de Hongrie ont été évaluées. Trois des cinq lots non conformes provenaient de Pologne avec un de Roumanie et un de Hongrie.

En avril, 19 autres tonnes de viande de volaille de Pologne n'ont pas été autorisées à être mises sur le marché. La décision a été prise après que les analyses de laboratoire aient révélé que cinq lots étaient contaminés par Salmonella. Au cours de la première semaine d'avril, les inspecteurs du VMVT ont interrompu la vente de 25 tonnes, ou trois lots, de viande de volaille polonaise fraîche contaminée par Salmonella. À cette époque, la fourniture d'environ 75 tonnes de viande de volaille au marché lituanien avait été interdite en 2020. Sur les 19 lots, 18 provenaient de Pologne.

Action bulgare et roumaine
La DG Santé, l'unité de la Commission européenne chargée de la politique de la sécurité alimentaire et de la santé, a évalué les contrôles polonais pour la volaille lors d'un audit en mars et avril 2019. En dépit de certains problèmes, elle a également constaté que la Pologne tentait de lutter contre le nombre élevé et croissant d'alertes Salmonella dans les produits de volaille.

L'Autorité bulgare de sécurité des aliments a révélé en avril de cette année qu'elle avait trouvé deux expéditions de plus de 32 tonnes de cuisses de poulet congelées en provenance de Pologne contaminées par Salmonella.

Les lots ont été contrôlés dans le cadre des contrôles renforcés de l'agence sur la viande et les sous-produits de volaille originaires de Pologne et destinés à la Bulgarie.

En mai, l'agence a ordonné la destruction de plus de 19 tonnes de viande de volaille polonaise contaminée par Salmonella après un résultat positif sur des cuisses de poulet réfrigérées.

En Roumanie, dans le cadre de contrôles effectués de fin mars à fin avril, deux échantillons de filets de poitrine de poulet congelés de Pologne se sont révélés contaminés par Salmonella Enteritidis.

La totalité de 21 tonnes, dont une tonne de viande de volaille du comté de Bihor et 20 tonnes du comté d'Ilfov, a été officiellement détenue avant d'être détruite.

Mise à jour du 12 juin 2020. On lira dans Réussir VolaillesLa Pologne ne maîtrise pas les salmonelles sur ses viandes de volaille.