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mercredi 12 août 2026

Des œufs de Pologne sont à l'origine de quatre foyers de cas d'intoxication alimentaire à Salmonella en France

Le blog vous avait parlé de cet incident le 24 juillet 2026 dans Contamination aux salmonelles d'œufs d'origine polonaise : la Confédération Française de l'Aviculture (CFA) appelle à acheter des œufs français.

Si on avait écouté la CFA, on n’en serait pas là !

Voici que l’on apprend par l’EFSA, qu’il y aurait eu, non pas un mais quatre foyers distincts liés à des salmonelles provenant d’œufs de Pologne en France. As usual, silence radio de Santé publique France, du ministère de l’Agriculture et de l’Anses, on a désormais l'habitude ...

L'EFSA rend compte de ces quatre foyers dans « Incidents de contamination alimentaire lié à Salmonella Enteritidis ST11 dans des produits à base d'œufs », source EFSA.

Résumé

Salmonella enterica demeure l'une des principales causes de foyers de toxi-infections alimentaires collectives dans l'Union européenne. Salmonella Enteritidis est le sérotype le plus fréquemment signalé dans le cadre de ces foyers, les œufs et les ovoproduits constituant des vecteurs d'infection majeurs. La séquence type prédominante, ST11, présente une répartition mondiale et comprend plusieurs lignées phylogénétiques caractérisées par une diversité génomique limitée au sein de chaque lignée ; cette particularité peut compliquer les enquêtes sur les foyers épidémiques en générant des profils de séquençage du génome entier (WGS) très similaires entre des isolats sans lien épidémiologique. Ce rapport décrit un incident de contamination alimentaire identifié en France entre mai et juillet 2026, impliquant quatre foyers distincts d'infections à S. Enteritidis ST11 géographiquement dispersés.

Les enquêtes épidémiologiques et microbiologiques ont confirmé que des produits à base d'œufs préparés de manière artisanale (« faits maison ») étaient à l'origine des infections. Cette conclusion a été étayée par l'identification de cinq isolats d'origine alimentaire, prélevés sur des œufs et des produits à base d'œufs au domicile des patients, appartenant à deux souches distinctes. Ces isolats correspondaient aux deux souches humaines représentatives des quatre foyers français.

Les enquêtes de traçabilité alimentaire ont relié tous les foyers à un réseau commun de distribution d'œufs impliquant deux centres de conditionnement et trois élevages de poules pondeuses appartenant au même groupe agroalimentaire en Pologne.

Ces élevages avaient déjà été associés à l'épidémie multinationale et polyclonale de salmonellose liée aux œufs qui a touché 18 pays européens entre 2016 et 2020. Tout comme lors de cet événement antérieur, plusieurs souches de S. Enteritidis ST11 ont été identifiées au cours de l'incident de 2026.

La détection répétée de Salmonella dans des œufs provenant du même groupe de production suggère une contamination persistante ou une éventuelle réintroduction en amont de la chaîne de production. Ces résultats soulignent la nécessité d'investigations supplémentaires pour identifier les causes profondes possibles d'une contamination verticale et/ou horizontale. Par ailleurs, la détection de cas groupés humains et non humains s'étendant à la France et à d'autres pays en 2026 suggère une possible dimension transfrontalière de l'incident et justifie des investigations complémentaires.

Contexte

Entre mai et juillet 2026, les autorités nationales de France ont enquêté sur quatre foyers d'infection liés à la consommation de produits faits maison contenant des œufs. Face au signal croissant observé par les autorités nationales compétentes en France, suggérant une possible propagation et circulation de clones étroitement apparentés appartenant au même type de séquence (ST11) de S. Enteritidis contaminant des œufs, ont fait une demande d'assistance scientifique de l'EFSA pour l'enquête sur les foyers multinationaux de toxi-infections alimentaires collectives ».

Pour mémoire, la notification initiale au RASFF de l’UE, 2026.4993, par la France date du 15 juin 2026. Il fait fait mention de 16 cas de contamination et quatre personnes ont été hospitalisées.

Quatre foyers distincts en France

Entre mai et juillet 2026, les autorités nationales ont enquêté sur quatre foyers d'infection liés à la consommation de produits faits maison contenant des œufs. Les enquêtes de traçabilité ont permis d'identifier des opérateurs alimentaires communs aux quatre foyers étudiés. Plus précisément, les opérateurs concernés (deux centres de conditionnement et trois élevages) appartenaient tous au même groupe polonais (groupe A). Par ailleurs, des lots d'œufs identiques ont été identifiés comme aliments communs à certains de ces foyers. Le lot d'œufs B a été utilisé pour la préparation de la mousse au chocolat et du tiramisu suspectés (deuxième et troisième foyers). Le lot d'œufs C était lié au foyer de tiramisu (troisième foyer) et à celui de mayonnaise (quatrième foyer). Le lot C s'est révélé positif à S. Enteritidis. Une description détaillée des aliments impliqués dans chaque foyer est rapporté dans le rapport de l’EFSA. Les trois élevages du groupe polonais A avaient déjà été impliqués dans une épidémie dans plusieurs pays survenue en Europe entre 2016 et 2020 (ECDC et EFSA, 2020). Le 27 juillet 2026, la France a signalé via le système RASFF que la vente en France des œufs suspectés d'être contaminés avait été suspendue à titre préventif (fup16, 2026.4993).

Premier foyer : Le produit suspecté était une mayonnaise faite maison, prélevée le 27 mai 2026 au domicile d'un patient. L'analyse microbiologique de la mayonnaise a révélé la présence de S. Enteritidis ST11, correspondant à la souche humaine représentative nationale de ce premier foyer, selon l'analyse nationale des clusters par séquençage du génome entier (WGS). Les enquêtes épidémiologiques liées à la mayonnaise positive ont permis de remonter la piste des œufs utilisés pour sa préparation (lot d'œufs A) jusqu'au centre de conditionnement polonais A et à l'élevage polonais A (fup13, 2026.4993).

Deuxième foyer : Le produit suspecté était une mousse au chocolat faite maison. Aucun reste de mousse au chocolat n'était disponible pour analyse. Les enquêtes épidémiologiques ont permis de remonter la piste des œufs utilisés pour la préparation de la mousse au chocolat maison (œufs du lot B) jusqu’au centre de conditionnement polonais B et à l’élevage polonais B (fup13, 2026.4993).

Troisième foyer : Le produit suspecté était un tiramisu maison. Il ne restait aucun échantillon de tiramisu à analyser. Les enquêtes épidémiologiques ont permis de remonter la piste des œufs utilisés pour la préparation du tiramisu maison (œufs des lots B et C) jusqu’au centre de conditionnement polonais B, à l’élevage polonais B et à l’élevage polonais C, respectivement (fup13, 2026.4993).

Quatrième foyer : Le produit suspecté était de la mayonnaise maison. L’autorité a indiqué que la souche représentative nationale de ce foyer correspondait à la souche de référence des deuxième et troisième foyers. Il ne restait aucun échantillon de mayonnaise à analyser. Toutefois, quatre échantillons d’œufs ont été prélevés au domicile du patient. Ces œufs se sont révélés positifs à S. Enteritidis et correspondaient à la souche humaine représentative nationale. Les enquêtes épidémiologiques ont permis de remonter la piste des œufs prélevés (lot C) jusqu’au centre de conditionnement polonais B et à l’élevage polonais C (fup13, 2026.4993).

Conclusion

La détection répétée de Salmonella dans des produits à base d'œufs provenant du groupe polonais suggère une contamination persistante ou une éventuelle réintroduction en amont de la chaîne de production des œufs. Cela souligne la nécessité d'investigations approfondies pour identifier les causes profondes possibles d'une contamination verticale et/ou horizontale des œufs. Cette situation exige également la mise en œuvre efficace de mesures de surveillance et de contrôle de Salmonella à tous les niveaux de la pyramide de production des poules pondeuses. Par ailleurs, la détection d'un foyer d'infection (humain et non humain) touchant la France et d'autres pays en 2026 suggère une possible dimension transfrontalière de l'incident et justifie des investigations complémentaires.

Commentaires

Nous verrons bien ce qu’il en sera de « la mise en œuvre efficace de mesures de surveillance et de contrôle de Salmonella à tous les niveaux de la pyramide de production des poules pondeuses. »

L’EFSA rappelle parmi les recommandations les règles d’hygiène ci-dessous, tout en sachant très bien que ces règles n’éliminent pas Salmonella qui était présent dans les œufs de Pologne.

« Il est conseillé aux consommateurs d'observer les bonnes pratiques d'hygiène lors de la manipulation des œufs et des ovoproduits, notamment en se lavant soigneusement les mains, en prévenant les contaminations croisées et en nettoyant correctement les surfaces en contact avec les aliments. »

* séquence type (ou Sequence Type, abrégé en ST) désigne un profil génotypique défini par la méthode MLST (Multi-Locus Sequence Typing). Il est obtenu en combinant les allèles de sept gènes de ménage (housekeeping genes). Les souches sont répertoriées dans la base de données internationale EnteroBase.

vendredi 24 juillet 2026

Contamination aux salmonelles d'œufs d'origine polonaise : la Confédération Française de l'Aviculture appelle à acheter des œufs français

Le 21 juillet 2026, Lidl informe du rappel suivant : la société OVOTEK SP. Z O.O.. procède au retrait et au rappel des produits Oeufs Frais x30 ainsi que les Oeufs Frais x20 suite à la présence de Salmonella Enteritidis. Ces oeufs ont été commercialisés jusqu'au 17 juillet 2026. 

Même date de rappel du 21 juillet 2026 chez RappelConso.

S’agissant du rappel de Lidl, « la Confédération Française de l'Aviculture appelle à privilégier les Œufs de France ! », communiqué du 23 juillet 2026.

La Confédération Française de l'Aviculture (CFA) prend acte du rappel d'œufs d'origine polonaise commercialisés par l'enseigne Lidl à la suite d'une contamination par des salmonelles.

En choisissant de commercialiser des œufs étrangers, l’enseigne Lidl démontre qu'elle ne fait pas suffisamment confiance à la filière française, pourtant capable de répondre aux attentes des consommateurs en matière de qualité, de sécurité sanitaire et de disponibilité. Un choix incompréhensible qui fait peser des risques sur la santé des consommateurs !

La France applique l'un des dispositifs de surveillance des salmonelles les plus exigeants d'Europe, offrant aux consommateurs un niveau élevé de garanties sanitaires.

Parallèlement, la production française d'œufs poursuit sa progression. Le plan de filière de l’interprofession commence à porter ses fruits. Les éleveurs ont investi et la production va augmenter de 5 % en 2026 afin de répondre à une demande croissante des consommateurs. La filière « Œufs de France » est aujourd'hui pleinement mobilisée pour fournir des œufs français, dans le respect des plus hauts standards sanitaires, environnementaux et de bien-être animal.

La Confédération Française de l'Aviculture appelle les distributeurs à continuer de privilégier les approvisionnements nationaux et à renforcer leurs engagements en faveur des « Œufs de France ». Soutenir la production française, c'est soutenir des éleveurs engagés, préserver notre souveraineté alimentaire et offrir aux consommateurs les meilleures garanties en matière de sécurité sanitaire.

La CFA invite également les consommateurs à privilégier les œufs portant la mention « Œufs de France » ou identifiés « Origine France », gages de traçabilité, de qualité et d'un haut niveau d'exigence sanitaire.

mardi 7 juillet 2026

Cas groupés de salmonellose en France liée à des œufs de Pologne

Cas groupés de salmonellose en France liée à des œufs de Pologne, source article de Joe Whitworth paru dans Food safety News 7 juillet 2026.

Une éclosion de cas de salmonellose survenue en France a probablement été causée par des œufs contaminés provenant de Pologne.

Seize personnes ont été contaminées par Salmonella Enteritidis, dont neuf hommes et sept femmes. Quatre personnes ont été hospitalisées. Les patients étaient âgés de 1 à 55 ans et présentaient principalement de la fièvre et de la diarrhée, selon Santé publique France.

En réponse aux questions de Food Safety News, la Direction générale de l'alimentation (DGAL) a indiqué que le lien initial avait été établi grâce à une enquête auprès de patients, révélant une corrélation entre l'apparition des symptômes et la consommation de produits contenant des œufs crus. L'origine de ces œufs a ensuite été déterminée grâce au code imprimé sur les coquilles.

Les œufs blancs incriminés étaient vendus en supermarché. Ils avaient déjà été consommés lorsque le lien entre la consommation d'œufs et l'apparition des symptômes a été établi, il n'y a donc pas eu de rappel.

La DGAL a indiqué avoir contacté les autorités polonaises afin de s'assurer que toutes les mesures soient prises pour garantir la sécurité des consommateurs.

Épidémie précédente :

Lors d’une précédente épidémie, l’unité régionale Île-de-France de Santé publique France avait été informée d’un foyer de 50 cas d’infection à Salmonella Enteritidis. Il s’agissait de l’épidémie la plus importante jamais enregistrée en Île-de-France, tant par le nombre de cas que par sa durée et sa gravité.

Commentaire

Un grand merci à Joe Withworth pour ces informations. Comme presque tout le temps, l’absence de transparence et d’information sont l’apanage une fois de plus de la DGAL et de Santé publique France.

mercredi 27 décembre 2023

Panorama des foyers de cas d'intoxication alimentaire en Europe

C’est une sorte de panorama des problèmes d'intoxication alimentaire de l’année 2023 que nous convie Joe Whitworth avec cet article paru dans Food Safety News du 27 décembre 2023, «2023 : De Salmonella en Suède et en Pologne aux foyers de cas d’intoxication alimentaire à E. coli et de botulisme».

Alors que la Pologne et Salmonella se sont déjà rencontrées, en Suède, des œufs et Salmonella étaient moins attendus cette année. Il y a eu une augmentation inquiétante des incidents de botulisme et Fukushima est revenu sur le devant de l’actualité en 2023.

Alors que nous avons entendu parler davantage de Listeria dans les champignons énoki cette année, Salmonella dans la halva, le tahini, les produits de sésame et le virus de l’hépatite A dans des baies congelées sont encore très présents.

Reconnaissance de l’Alliance to Stop Foodborne Illness
Plus tôt cette année, l'Alliance to Stop Foodborne Illness a annoncé sa liste des 40 meilleurs professionnels de la sécurité des aliments de moins de 40 ans. J’étais parmi les lauréats.

C’était un moment de reconnaissance inattendu et un moment fort de ma carrière. Malheureusement, cela n'a pas empêché tous les cas où les équipes de communication me citent des détails déjà fournis ou semblent peu utiles lors de demandes d'informations. La sécurité des aliments étant une responsabilité partagée, j'aimerais que davantage d'informations soient partagées avec le public et avec nous. Cliquez ici pour voir tous les 40 meilleurs professionnels de la sécurité des aliments âgés de moins de 40 ans.

Les épidémies les plus étranges de 2023
En réalité, nous ne connaissons probablement pas l'épidémie la plus inhabituelle cette année, mais nous le découvrirons peut-être à l'avenir grâce à des études ou des articles. D’après ce qui est public, je ferais deux suggestions.

Premièrement, une vaste épidémie en Finlande a finalement été attribuée à des niveaux élevés d'un additif présent dans des tortillas.

Plus de 800 personnes, principalement des enfants, ont été touchées en août à Mikkeli. Des investigations approfondies ont révélé des concentrations élevées de propionate de calcium dans des échantillons de tortillas provenant de Pologne. Le propionate de calcium est utilisé dans les produits de boulangerie comme conservateur. Les concentrations dans les tortillas impliquées étaient dix fois plus élevées que dans les autres tortillas.

Deuxièmement, une épidémie au Portugal associée au broa de milho (un type de pain de maïs). Plus de 200 personnes sont tombées malades en juillet. Des alcaloïdes tropaniques, l'atropine et la scopolamine, ont été détectés à des niveaux très élevés. Une enquête a révélé des preuves de contamination par des graines du genre Datura, une plante qui peut être présente comme mauvaise herbe dans les champs cultivés.

Souci lié aux œufs et Salmonella en Suède
Alors Salmonella Enteritidis n'a été retrouvé chez des poules pondeuses commerciales que trois fois depuis 2003, il y aurait eu peu de chances que la Suède ait un problème d'œufs à Salmonella en 2023. Mais c'est exactement ce qui s'est passé après la détection dans les installations du plus grand producteur d'œufs du pays en décembre 2022.

82 personnes provenant de 17 régions ont été infectées par Salmonella Enteritidis entre décembre 2022 et février 2023. La souche épidémique a été retrouvé à plusieurs reprises à CA Cedergren au printemps et en été malgré d'importants efforts de nettoyage et d'abattage des poules. Après avoir initialement ordonné que les œufs de l'installation soient traités thermiquement, la production a été interrompue pour un nettoyage supplémentaire en septembre.

Les isolats en Suède sont proches de ceux provenant d'épidémies ailleurs, comme en Belgique en 2022. Des souches similaires ont également provoqué des épidémies pluriannuelles, avec des cas dans plusieurs pays liés aux œufs polonais et espagnols. Une suggestion est que la souche est présente dans la pyramide de production centralisée. Des investigations sur la propagation de Salmonella entre des troupeaux de poules pondeuses dans différents pays sont en cours au niveau de l'UE.

Poulets et œufs de Pologne contaminés par Salmonella
Le problème de Salmonella dans les produits de volaille polonaise est bien connu. En tant que producteur et exportateur majeur de ces produits, il suffit d’un problème dans quelques entreprises pour déclencher une alerte majeure. En 2022, 190 notifications de la présence de Salmonella dans le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de l'UE concernaient des produits de viande de volaille de Pologne.

Il y a eu cette année 200 cas de salmonellose au Royaume-Uni causés par différentes souches de Salmonella Enteritidis, avec deux foyers liés aux œufs et trois à la viande de volaille. Entre janvier et octobre 2023, 14 pays de l’UE, le Royaume-Uni et les États-Unis ont signalé 335 infections à Salmonella impliquant des producteurs polonais. Des inquiétudes concernant l'utilisation d'antibiotiques ont également été soulevées dans une enquête menée par la chaîne de télévision ITV, le Bureau of Investigative Journalism et le journal The Guardian.

En 2020, plusieurs foyers ont été provoqués par du poulet pané surgelé en provenance de Pologne. Les mesures de contrôle renforcées en 2021 ont amélioré la situation, alors espérons qu'elle s'améliorera en 2024.

Épidémies majeures à E. coli en Norvège et au Royaume-Uni
L'une des épidémies majeures à E. coli cette année s'est produite en Norvège, non pas en raison de sa taille mais en raison de sa gravité et de sa localisation. Techniquement, cela n'a pas encore été déclaré terminé, mais sans mise à jour depuis fin octobre, nous espérons que cela se soit terminé.

L'Institut norvégien de santé publique (FHI) a signalé que E. coli O26:H11 avait été détecté chez 24 personnes. Il s'agissait de l'une des épidémies à E. coli les plus graves du pays. Quinze des personnes infectées avaient moins de 13 ans et neuf enfants ont développé un type d'insuffisance rénale appelé syndrome hémolytique et urémique (SHU). La souche épidémique a été retrouvée dans un hamburger, mais d'autres produits de viande hachée utilisant les mêmes matières premières ont également été retirés du marché.

Au Royaume-Uni, une épidémie à E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) O183 a rendu malade au moins 25 personnes. Six personnes ont été hospitalisées, une a développé un SHU et une personne est décédée. Étant donné que nous attendons toujours le rapport sur une grande épidémie à E. coli au Royaume-Uni en 2022, il faudra peut-être un certain temps avant d’en savoir plus.

Épidémies de botulisme et rappels
Il semble y avoir eu davantage d'incidents de botulisme cette année, certainement provoqués par des produits commerciaux. En début d'année, nous avons eu un cas de botulisme lié à du lait d'amande en Australie. En juillet, 11 personnes ayant mangé une sorte d'omelette espagnole en Espagne sont tombées malades et en septembre, 16 personnes ayant consommé des sardines dans un restaurant en France ont développé le botulisme.

Il y a eu également des incidents en Argentine et au Vietnam, ainsi qu'un autre cas en France lié aux piments en conserve. Plusieurs rappels ont également été présents dans plusieurs pays. Certains problèmes incluent un stockage incorrect des produits, des instructions manquantes et le désir d'articles plus artisanaux, locaux et faits maison. Les consommateurs doivent comprendre les dangers potentiels d’une telle production et de réduire les risques.

Le rejet d'eau traitée à Fukushima au Japon
Le Japon envisageait de rejeter dans la mer l'eau stockée dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. L'eau a été traitée par un système avancé de traitement des liquides pour éliminer presque toute la radioactivité, à l'exception du tritium, qui sera dilué lorsqu'il entrera dans la mer.

Cette décision a été soutenue par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et plusieurs pays, dont les États-Unis. Pourtant, la Chine, Hong Kong et la Russie figuraient parmi les pays qui ont imposé des restrictions à l’importation de produits de la mer en provenance du Japon. Ces interdictions font l'objet de discussions en cours à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Complément
A ce tableau, j’ajouterais les 700 personnes victimes d’une intoxication alimentaire lors du repas de Noël en décembre 2023 chez Airbus.

vendredi 15 décembre 2023

La Food Standards Agency intensifie sa réponse à la présence de Salmonella dans les produits avicoles polonais

«La Food Standards Agency intensifie sa réponse à la présence de Salmonella dans les produits avicoles polonais», source article de Joe Whitworth paru le 15 décembre 2023 dans Food Safety News.

De plus amples informations ont été partagées par la Food Standards Agency (FSA) sur la présence de Salmonella dans la viande de volaille et les œufs en provenance de Pologne.

Il y a eu cette année 200 cas de salmonellose au Royaume-Uni causés par différentes souches de Salmonella Enteritidis liées à ces produits.

La FSA a enquêté sur plus de 90 incidents au cours des deux dernières années, avec deux foyers liés aux œufs et trois à la viande de volaille en provenance de Pologne cette année.

La FSA, Food Standards Scotland (FSS) et la UK Health Security Agency (UKHSA) ont récemment demandé aux consommateurs de faire attention lors de la manipulation et de la cuisson des produits de poulet, de dinde et de canard à la maison. Les sites de restauration utilisent la majorité des œufs importés.

Des problèmes répétés frustrent la FSA
Emily Miles, directrice générale de la FSA, et Christine Middlemiss, vétérinaire en chef, ont écrit une lettre à la Commission européenne et au vétérinaire en chef de Pologne pour signaler l'augmentation des cas impliquant des volailles et des œufs polonais. Des informations sur le nombre d'établissements concernés ont été partagées avec les autorités polonaises.

«Chaque fois que nous avons détecté un problème spécifique en matière de sécurité des aliments, nous avons agi rapidement pour assurer la sécurité sanitaire des consommateurs, mais nous sommes mécontents des événements répétés», a déclaré Miles.

Un groupe de gestion des incidents a été créé pour coordonner les activités des différents départements gouvernementaux, notamment le Defra et l'UKHSA, afin de passer d'une réponse au cas par cas à une approche plus holistique.

La FSA a dit que le problème de la Pologne survient alors que le pays connaît une augmentation inattendue d'autres incidents et épidémies.

Dans le cadre du Border Target Operating Model (BTOM), des notifications préalables seraient requises pour les produits de l’UE à partir de fin janvier. Des contrôles physiques sont prévus à partir d'avril. Il est toutefois possible d’utiliser la réglementation existante pour effectuer des contrôles supplémentaires plus tôt si nécessaire.

Le British Poultry Council (BPC) souhaite que les autorités vérifient chaque chargement en provenance de Pologne et rejettent ceux qui ne répondent pas aux exigences.

Richard Griffiths, directeur général de BPC, a dit : «Nous avons établi depuis longtemps des processus rigoureux pour traiter Salmonella, et nous les suivons à la lettre pour produire des aliments auxquels les consommateurs ont confiance et qui leur accordent de la valeur. Il est décevant que la Pologne ne puisse pas faire de même et soit prête à exporter ses problèmes d'hygiène au lieu de les résoudre.»

L'UK Office for Sanitary and Phytosanitary (SPS) Trade Assurance va entreprendre un audit en Pologne en avril 2024 pour évaluer les contrôles en place.

En novembre, le Royaume-Uni a accueilli la réunion annuelle du Trade Specialised Committee on Sanitary and Phytosanitary Measures sous l’EU/UK Trade and Co-operation Agreement. La FSA a demandé des discussions sur l'amélioration de la coopération et du partage d'informations sur les incidents de sécurité des aliments. Les pourparlers devraient avoir lieu début 2024.

Épidémie à E. coli due à un contact avec des animaux
Pendant ce temps, l'Animal and Plant Health Agency (APHA) faisait partie d'une équipe enquêtant sur une épidémie humaine à E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) qui était épidémiologiquement liée à une attraction touristique en contact avec des animaux.

Dans un rapport couvrant les activités de juillet à septembre, l'agence a dit que les STEC O157 et STEC O26 étaient à l'origine de l'épidémie.

Un échantillonnage environnemental sur place a détecté STEC O26 dans une aire de jeux pour enfants ; d'autres domaines ont également été positifs pour des STEC. E. coli a été confirmé dans les 32 échantillons d'excréments d'animaux prélevés. Bien que certains STEC aient été détectés, il ne s’agissait pas de O157 ou de O26.

Le site a fermé volontairement après avoir été informé de cas de maladies humaines. Les visites des autorités locales et de l'APHA ont identifié des lacunes en matière de conformité au code de bonnes pratiques de l'industrie. Les problèmes les plus courants dans les attractions en contact avec les animaux comprennent des installations de lavage des mains sous-optimisées, une mauvaise surveillance du contact avec les animaux, la contamination des allées par de la litière ou des excréments d'animaux souillés et un marquage peu clair des zones de contact avec les animaux par rapport aux zones sans contact.

Les travaux réalisés dans les locaux pour remédier aux déficiences ont amélioré la situation avant une réouverture progressive.

L'APHA a également déclaré qu'il n'y avait eu aucune enquête sur la cryptosporidiose au cours du troisième trimestre 2023.

vendredi 8 décembre 2023

Royaume-Uni : Les cas d’infections à Salmonella suscitent un nouveau warning sur les volailles polonaises

Le blog vous en avait déjà parlé ici, mais voyons en détail ce qu’il en est. «Les cas d’infections à Salmonella suscitent un nouveau warning sur les volailles polonaises», source article de Joe Whitworth paru le 8 décembre 2023 dans Food Safety News.

Les agences alimentaires du Royaume-Uni ont de nouveau exprimé leur inquiétude concernant la présence de Salmonella dans la volaille et les ovoproduits de Pologne.

La Food Standards Agency (FSA), la Food Standards Scotland (FSS) et la UK Health Security Agency (UKHSA) ont demandé aux consommateurs de faire preuve de prudence lors de la manipulation et de la cuisson des produits de poulet, de dinde et de canard à la maison.

Il y a eu cette année plus de 200 cas de salmonellose causés par différentes souches de Salmonella Enteritidis liées à des produits avicoles tels que la viande et les œufs de Pologne.

Problèmes passés avec la volaille
La FSA est en discussion avec des responsables polonais et européens pour garantir que des mesures sont prises pour améliorer la sécurité sanitaire des volailles et des œufs polonais. En 2022, 190 notifications au système d’alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de l’UE liées à la présence de Salmonella concernaient des produits de viande de volaille de Pologne.

En 2020, plusieurs épidémies au Royaume-Uni ont été causées par du poulet pané surgelé en provenance de Pologne. Après l’application de mesures de contrôle renforcées en 2021, la situation s’est améliorée. Cependant, en 2023, six foyers liés à des volailles et des ovoproduits réfrigérés en provenance de Pologne ont fait l'objet d'une enquête de l'UKHSA.

Les produits de viande de poulet sont également la source probable d'une épidémie dans plusieurs pays de l’UE causée par trois types de Salmonella Enteritidis. Les données de traçabilité alimentaire concernent principalement des producteurs polonais, mais aucune preuve microbiologique de contamination dans leurs installations n'a été retrouvée. Entre janvier et octobre 2023, 14 pays de l’UE, le Royaume-Uni et les États-Unis ont signalé 335 cas.

Les conseils de la FSA incluent de se laver soigneusement les mains après avoir manipulé des produits de volaille crue, de ne jamais laver de volaille crue et d'utiliser ou de congeler les produits avant leur date limite de consommation.

«Cuire les aliments à la bonne température et pendant la bonne durée tuera toutes les bactéries dangereuses. Dans le même temps, assurez-vous que toutes les surfaces et équipements qui entrent en contact avec les aliments soient propres afin d’éviter les risques de contamination croisée et lavez-vous toujours les mains avant et après avoir manipulé des aliments», a dit Tina Potter, responsable des incidents à la FSA.

«Un certain nombre de cas concernaient la consommation d'œufs produits en Pologne et utilisés dans les repas des restaurants et des cafés. Nous demandons donc aux autorités locales de rappeler aux entreprises du secteur alimentaire l’importance des bonnes pratiques d’hygiène.»

Utilisation industrielle des œufs
Une cuisson inadéquate et une contamination croisée dans la cuisine lors de la préparation des aliments peuvent conduire à la salmonellose. La bactérie peut également se propager d’une personne à l’autre.

Même si les consommateurs peuvent contribuer à réduire le risque de tomber malade à cause des produits de volaille vendus au détail, les épidémies liées aux œufs ont principalement été attribuées aux entreprises de restauration.

British Lion Eggs (une marque britannique de qualité et de sécurité sanitaire des œufs -aa) a appelé les fabricants de produits alimentaires, les distributeurs, les traiteurs et les consommateurs à utiliser des œufs britanniques.

Gary Ford, directeur général adjoint du British Egg Industry Council, a dit : «Il y a des problèmes persistants de sécurité des aliments avec les œufs non britanniques depuis des années. Une fois que l’on s’éloigne des contrôles complets de sécurité des aliments proposés par le British Lion Code of Practice, les entreprises qui choisissent d’utiliser des œufs importés jouent non seulement avec la santé de leurs clients, mais mettent également en jeu leur réputation durement gagnée.»

«Nous exhortons fortement les entreprises responsables à s'approvisionner en œufs de British Lion, clairement marqués du petit lion rouge sur l'emballage et la coquille, pour garantir qu'elles vendent et servent des œufs sûrs.»

jeudi 7 décembre 2023

La Food Standards Agency alerte les consommateurs à propos de la présence de Salmonella dans les volailles polonaises. Quid en France ?

Ce que rapporte la Food Standards Agence (FSA) dans un tweet et dans un article est exact, comme cela a été attesté par deux communications de l’ECDC au niveau européen, voir les articles du blog, 1 et 2.

Il y a eu récemment une augmentation des cas d’intoxication alimentaire au Royaume-Uni liées à Salmonella dans les produits à base de volaille réfrigérés et congelés importés de Pologne.
La FSA rappelle aux consommateurs d'être particulièrement prudents lors de la manipulation et de la cuisson de la volaille à la maison : La FSA alerte les consommateurs à propos de Salmonella dans les volailles polonaises.

Question, pour la France qui est aussi concernée, peut-on faire de même ?
Réponse: On ne peut pas faire cela vis-à-vis d’un autre Etat membre de l'UE, et de plus, c’est interdit par la Commission euuropéenne ...

lundi 27 novembre 2023

Des souris mortes dans des brocolis surgelés = rappel et notification au RASFF

Des souris mortes dans des brocolis surgelés de Pologne via la Lituanie découvertes par les services officiels de Lettonie, ainsi que le rapporte cette notifiation au RASFF de l’UE du 24 novembre 2023. Pas de distribution en Lettonie. Il s’agit du rappel de brocolis surgelés "Hortex" (emballage de 400 g) lot L S0GG090323, date de péremption 10.03.25, pays de production : Pologne.

NB : Merci à Joe Whitworth d’avoir signalé cette information.

jeudi 28 septembre 2023

Le Royaume-Uni fait face à des épidémies à E. coli et à Salmonella

«Le Royaume-Uni fait face à des épidémies à E. coli et à Salmonella», source article de Joe Whitworth paru le 27 septembre 2023 dans Food Safety News.

Le Royaume-Uni est confronté à une grave épidémie à E. coli et de plusieurs souches de Salmonella Enteritidis, selon la Food Standards Agency (FSA).

Un cas supplémentaire s'est ajouté à l'épidémie actuelle à E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) O183, portant le total à 25 personnes malades depuis mai.

Une personne est décédée ; alors que la plupart des patients vivent en Angleterre, d’autres sont malades en Irlande du Nord, en Écosse et au Pays de Galles.

La FSA et l'UK Health Security Agency (UKHSA) tentent d'en trouver la source avec l'aide d'autres agences de santé publique. Plusieurs chaînes d’approvisionnement de produits ont été étudiées, mais aucun véhicule d’infection n’a encore été identifié.

Les symptômes signalés sont graves, avec six personnes hospitalisées. Les patients sont âgés de 0 à 74 ans, la plupart des cas étant âgés de 0 à 9 ans. Une personne a développé un syndrome hémolytique et urémique (SHU). Le SHU est une complication grave associée aux infections à E. coli qui provoque une insuffisance rénale.

E. coli O183 est un sérotype extrêmement rare, avec seulement 15 cas au Royaume-Uni depuis 2016.

La FSA enquête également sur des épidémies de souches distinctes de Salmonella Enteritidis liées aux œufs et aux produits de volaille polonais. 

Une épidémie est à l'origine de 47 cas confirmés, dont 25 étaient liés à un restaurant et 18 autres personnes malades avaient probablement été exposées à un restaurant.

Les autorités polonaises ont découvert Salmonella Enteriditis sur un site qui envoyait des œufs au Royaume-Uni. Des œufs provenant de cette source ont également été associés à un deuxième restaurant britannique lié à l'épidémie.

Un autre sérotype a été associé à 87 cas de maladie, dont 35 signalés en juin et juillet. La plupart des cas enregistrés cette année sont liés à des boulangeries de Cornouailles, et les enquêtes épidémiologiques suggèrent que les œufs utilisés dans les tartes à la crème sont la cause probable de l'épidémie. Des enquêtes sur la chaîne d'approvisionnement alimentaire ont révélé que les œufs provenaient probablement de Pologne, mais le travail avec le fabricant et le fournisseur est en cours.

Implication dans un incident de l'AHPA

Par ailleurs, l'Animal and Plant Health Agency (APHA) a révélé qu'aucune enquête sur les foyers de STEC n'avait été menée au deuxième trimestre 2023.

L'APHA a analysé sept foyers de cas à Cryptosporidium parvum d'avril à juin, dont cinq en Angleterre et deux au Pays de Galles.

L’un d’entre eux était un incident de cryptosporidiose attribué à un distributeur automatique de lait. Trois étaient liés à des fermes ouvertes, deux à des fermes commerciales et un à des locaux commerciaux avec des animaux sur place.

Pour l'enquête sur les distributeurs automatiques à la ferme, 32 échantillons de bovins ont été prélevés. L'ADN de Cryptosporidium parvum a été détecté dans quatre échantillons de veaux et deux échantillons de vaches. Les mêmes profils que ceux de la souche épidémique humaine ont été confirmés dans deux échantillons de veaux.

Lors d'un autre foyer avec échantillonnage dans une ferme ouverte, 30 échantillons de matières fécales ont été prélevés. Six échantillons d'agneaux étaient positifs par PCR, dont trois ont été confirmés comme étant Cryptosporidium parvum du même sous-type que les cas humains.

L'APHA a également aidé lors d'un incident impliquant un boucher tombé malade et hospitalisé pour une méningite bactérienne. L'infection à Streptococcus suis a été confirmée.

Les conseils visant à réduire le risque d’infection comprenaient un examen des pratiques d’hygiène et de travail. Les mesures préventives comprennent le port de gants lors de la transformation ou de l'abattage de la viande de porc et le lavage des mains après avoir manipulé de la viande de porc crue. Une bonne cuisson du porc est également essentielle. La FSA conseille que les produits de porc soient bien cuits car cela éliminera Streptococcus suis dans la viande.


mercredi 13 septembre 2023

Devinez ce qu'il y a dans de la viande de type kebab de Pologne ?

Joe Whitworth de Food Safety News nous dit, en référence à des soucis de sécurité des aliments en Europe, qu’il semble que Salmonella n’est pas le seul problème de la viande de kebab polonaise ...

Le titre de cet article polonias est tout un programme, «Do You Know What You Eat? Kebab Adulteration in Poland» ou Savez-vous ce que vous mangez ? Falsification de la viande de kebab en Pologne.

Résumé de l'article
Ces dernières années, l'intérêt des consommateurs pour l'authenticité de la viande s'est accru. Les allégations frauduleuses sont plus susceptibles de concerner l'origine de la viande, la substitution de la viande, le traitement de transformation de la viande et l'ajout d'ingrédients non carnés. Cette étude se concentre sur la substitution des espèces de viande dans les ventes d'aliments transformés de type kebab en Pologne. La popularité croissante des aliments de type kebab et le nombre limité d’inspections officielles de ce type d’aliments rendent ce sujet intéressant. Dans cette étude, les résultats révèlent que 60% des aliments analysés contiennent un ingrédient non déclaré ou la substitution d'un ingrédient coûteux par une option moins chère.

Dans la dernière phrase de l’article, il est rapporté,

Nous pouvons également considérer les viandes d’autres espèces animales qui pourraient être utilisées comme substituts bon marché, comme la viande de cheval, et la viande d’animaux entrés en production par non-respect de la conformité avec la réglementation en matière de sécurité des aliments, comme les rongeurs ou les insectes.

NB : L'article est disponible en intégralité.

jeudi 17 août 2023

La Pologne révèle des données sur les infections d'origine alimentaire de 2022

«La Pologne révèle des données sur les infections d'origine alimentaire de 2022», source article de Food safety News paru le 17 août 2023.

Selon des données récemment publiées, Salmonella est restée la principale cause d'intoxication alimentaire en Pologne en 2022 malgré la baisse du nombre d'infections.

Les conclusions proviennent d'un rapport sur les travaux d'inspection en 2022, y compris les contrôles de la sécurité des aliments, publié par l'Inspection sanitaire en chef (GIS).

En 2022, 6 221 cas d’infection à Salmonella d’origine alimentaire ont été confirmés. C'est en baisse par rapport à l'année précédente où 8 014 cas avaient été enregistrés.

Dans le cadre de l'épidémie à Salmonella Typhimurium monophasique dans plusieurs pays liée au chocolat Ferrero, une surveillance renforcée a été effectuée d'avril à décembre 2022. Au total, 87 cas suspects ont été signalés, et parmi ceux-ci, 38 ont été séquencés, mais aucun n'appartenait à la souche épidémique.

La bataille de la Pologne pour maîtriser Salmonella est bien documentée. Les données du système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) pour 2022 montrent que 190 notifications ayant pour cause Salmonella concernaient des produits de viande de volaille du pays, bien que ce chiffre soit en baisse par rapport à 2020 et 2021, et la plupart des notifications ont été effectuées par la Pologne.

Le nombre d'établissements opérant dans le secteur alimentaire sous la tutelle des autorités a dépassé les 560 000, soit une augmentation de plus de 17 000 par rapport à 2021.

Données sur les maladies en 2022

Au total, 629 cas causés par Campylobacter ont été enregistrés en Pologne, c’est similaire aux 631 patients de 2021.

Au total, 135 cas de listériose ont été signalés en 2022, contre 120 cas en 2021.

Il y a eu 27 cas d’infection causés par E. coli entérohémorragique (EHEC) contre neuf en 2021. E. coli a également été liée à 150 autres cas de maladie en 2022.

Yersinia était à l'origine de 183 cas en 2022 et 142 en 2021 ; 125 cas d'intoxication alimentaire staphylococcique ont été signalés ainsi qu'un cas d’infection à Trichinella.

Quinze cas de botulisme ont été notés, dont certains ont été attribués à la tradition des conserves domestiques dans le pays. Cela représente une augmentation par rapport à huit cas en 2021.

En 2022, 18 personnes ont été intoxiqués par des champignons, dont 17 hospitalisations mais aucun décès. Ce nombre était de six en 2021.

Plus de 57 100 cas d’infections virales ont été enregistrées contre 23 365 en 2021. La plupart étaient causées par rotavirus mais près de 6 000 étaient dues à norovirus et 232 au virus de l'hépatite A.

mardi 15 août 2023

Un décès en Autriche alors que l'UE est touchée par des éclosions à Salmonella liées à de la viande de volaille

«Un décès en Autriche alors que l'UE est touchée par des éclosions à Salmonella», source article de Joe Whitworth paru le 15 août 2023 dans Food Safety News.

Trois éclosions à Salmonella en Autriche ont été liées à de la viande de poulet en provenance de Pologne.

Au total, 27 personnes sont tombées malades et une est décédée dans le trio d'incidents à Salmonella Enteritidis.

L'Agence autrichienne pour la santé et la sécurité des aliments (AGES), le ministère de la Santé et les autorités provinciales compétentes enquêtent sur les foyers. Les premières enquêtes indiquent que la viande de volaille de Pologne, qui a été utilisée pour produire des brochettes de kebab, est le vecteur de l'infection.

Détails de la première éclosion

Depuis février, 14 personnes en Autriche sont tombées malades avec un type spécifique de Salmonella Enteritidis. Des patients atteints de cette souche ont également été signalés au Danemark, en Allemagne, en France, aux Pays-Bas, en Norvège et au Royaume-Uni.

De mai à juillet, le Statens Serum Institut (SSI) au Danemark a enregistré 15 personnes infectées par le même type de Salmonella Enteritidis. Les patients sont sept hommes et huit femmes et vivent à travers le pays. Ils ont entre 15 et 99 ans avec un âge médian de 30 ans.

Le séquençage du génome entier des bactéries isolées chez les patients a montré qu'elles étaient très étroitement liées et appartenaient toutes à la séquence type 11, qui est le type de Salmonella le plus fréquemment détecté au Danemark et dans le reste de l'Europe.

En Allemagne, il y a eu six patients dont cinq confirmés. Les patients sont âgés de 9 à 58 ans. Cinq sont des hommes et l'autre est une femme. La première date d'apparition de la maladie est décembre 2022. La dernière date signalée est mi-juin 2023.

Il y a eu 65 cas d’infection associés à une épidémie anglaise en 2023. Pour 43 cas liés à un restaurant, l'âge moyen était de 32 ans avec une fourchette de 6 à 61 ans et 17 étaient des femmes. Les investigations épidémiologiques ont suggéré des œufs ou du poulet comme cause probable.

Les Pays-Bas ont eu deux cas qui ont été notifiés en mars 2022 et avril 2023. Tous deux sont des hommes et âgés de 20 à 40 ans.

La Norvège a identifié un patient, une femme de moins de 5 ans, avec une date de prélèvement en mars 2023. Il n'y a aucune information sur les antécédents de voyage ou les expositions possibles.

Autres éclosions

Le deuxième foyer autrichien implique un autre type de cluster à Salmonella Enteritidis. Au total, sept personnes sont tombées malades depuis avril et une est décédée.

Les enquêtes sur le deuxième incident ont révélé une autre épidémie à Salmonella Enteritidis responsable de six autres cas en Autriche. Des infections apparentées ont également été signalées en Irlande, en Belgique, aux Pays-Bas et en France.

Aux Pays-Bas, il y a eu huit patients âgés de 16 à 68 ans avec un âge médian de 56 ans. Trois sont des hommes et cinq sont des femmes. Des personnes sont tombées malades entre septembre 2020 et juillet 2023.

En Belgique, il y a huit patients possiblement liés à la souche de référence de l'éclosion. Le cas le plus récent a été isolé en janvier 2023 chez un homme de 49 ans ; les sept autres ont été isolés entre janvier et septembre 2022 et avaient entre 6 et 79 ans. Trois étaient des hommes et quatre étaient des femmes.

dimanche 13 août 2023

Allemagne : Éclosion à Listeria liée à des poissons de Pologne

«Allemagne : Éclosion à Listeria liée à des poissons de Pologne», source article de Joe Whitworth paru le 11 août 2023 dans Food Safety News.

Les autorités allemandes semblent avoir résolu une éclosion pluriannuelle à Listeria.

Des scientifiques de l'Institut Robert Koch (RKI) ont affecté 11 patients atteints de listériose notifiés à l'incident. Bien que le risque Listeria provenant de saumon fumé ou gravlax soit connu depuis un certain temps, les données montrent que la contamination existe toujours dans les installations de production et que des épidémies sont en cours avec d'autres cas attendus, ont dit des scientifiques.

Cinq personnes sont tombées malades en 2019, une en 2021, trois en 2022 et deux en 2023. Cinq hommes et six femmes ont été touchés, âgés entre 69 et 91 ans avec une moyenne de 79 ans.

Une personne qui était positive pour l'infection à Listeria a été déclarée décédée pour des causes autres que la listériose.

Une alerte du système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) a identifié Listeria monocytogenes dans du saumon fumé de Pologne.

«Une notification RASFF a été émise en raison d'un échantillon officiel du produit mentionné originaire de Pologne. Listeria monocytogenes a été isolé de cet échantillon. Le lien avec le groupe de cas humains a été établi par séquençage du génome entier et comparaison avec les séquences d'isolats d'origine humaine», a déclaré un porte-parole de l'Office fédéral de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire (BVL).

Problème plus large

Le cluster spécifique de séquence type qui a provoqué l'épidémie a été mentionné dans le bulletin épidémiologique du RKI plus tôt cette année, alors que neuf cas étaient connus.

Cela faisait partie d'un travail plus large qui a identifié 24 éclosions de listériose dans les États fédéraux avec des liens avec des produits de saumon fumé ou gravlax comme cause depuis 2010.

Le RKI et l'Institut fédéral d'évaluation des risques (BfR) ont dit que les mesures prises jusqu'à présent ne semblent pas suffisantes pour protéger les consommateurs.

«Le fait que des cas continuent de se produire dans de nombreuses éclosions, bien que d'éventuels produits de la pêche et fabricants aient été identifiés, jette un doute sur l'efficacité des mesures prises et des stratégies poursuivies pour minimiser la contamination par Listeria», ont-ils ajouté.

Les personnes à risque accru de listériose ne devraient manger que du poisson et des fruits de mer bien cuits. Les produits à base de saumon fumé et gravlax ne devraient pas être proposés aux groupes vulnérables, tels que les personnes immunodéprimées et les personnes âgées dans les établissements de santé, a dit le BfR.