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dimanche 18 octobre 2026

France : un bilan 2024 toujours trop élevé des toxi-infections alimentaires collectives et toujours pas d'objectif pour la sécurité des aliments

Voici 'enfin' le bilan 2024 des toxi-infections alimentaires collectives en France, selon Santé publique France.

'Enfin' est une façon de voir, j’aurais pu aussi écrire déjà ?

Qu’on en juge :

le bilan 2024 est paru le 16 octobre 2026, celui de 2023, le 26 mars 2026 (puis soi disant mis à jour le 1er septembre 2026 ?), pas facile à suivre Santé publique France, tandis que le bilan de 2022 est paru … le 21 février 2024. Il devait y avoir certainement une urgence à publier ces bilans, d’autant les données de 2024 étaient connues depuis presque un an grâce à l’EFSA. Dans sa précipitation, le site de Santé publique France met en ligne le bilan 2024 et celui de 2022 ; exit 2023 avec son 'record', étonnant, non ?

Voici ci-dessous la courbe d'évolution du nombre de TIAC en reprenant les données fournies par Santé publique France.
Quelques extraits
« Le nombre de TIAC notifiés en 2022 est le plus élevé depuis la mise en place de la déclaration obligatoire en 1987 et cela s’est donc poursuivi en 2023 (avec un nouveau record) puis une légère baisse en 2024, mais toujours avec un nombre de TIAC élevés. »

« Les années 2023 et 2024 ont confirmé la tendance à l’augmentation du nombre de TIAC signalées, avec respectivement 2 231 et 2 096 signalements, prolongeant ainsi la progression déjà observée en 2022. », selon le document diffusé par Santé publique France.

« Le nombre de malades liés aux TIAC signalées en 2024 était de 20 045. Bien que ce nombre reste légèrement inférieur à celui de 2023, la tendance globale à la hausse du nombre de malades liés aux TIAC signalées reste valable (22 282 en 2023 vs 16 763 en 2022). »

L’effort sans précédent du nombre d’inspections de la police sanitaire unique trouve sans doute sa justification avec ce qui suit, « Globalement, les données de 2024 confirment la place prépondérante de la restauration commerciale parmi les lieux de survenue des TIAC signalées, avec près d’une TIAC sur deux déclarée dans ce secteur (48 %). »

Points clés*

  • En 2024, 2 096 toxi-infections alimentaires collectives (TIAC) ont été signalées en France (2 231 en 2023 et 1 924 en 2022), affectant 20 045 personnes (22 282 en 2023 et 16 763 en 2022), dont 630 (3 %) se sont présentées à l’hôpital (hospitalisation ou passage aux urgences) et 6 (0,03 %) sont décédées. Ces TIAC signalées étaient liées majoritairement à des repas dans des restaurants commerciaux (48 %).
  • En 2024, le nombre total de signalements de TIAC, reste à un niveau élevé, malgré la légère baisse par rapport à l’année précédente (2 231 en 2023), les années 2022-2024 enregistrant ainsi les niveaux les plus élevés depuis le début de la surveillance en 1987.
  • Comme les années précédentes, Salmonella demeurait l’agent pathogène le plus fréquemment confirmé représentant 43 % des TIAC à agent confirmé (31 % en 2023, 42 % en 2022 et ). Les agents pathogènes les plus couramment suspectés sur la base des informations épidémiologiques et cliniques, mais sans avoir été confirmés par des analyses microbiologiques, étaient les agents toxiniques Bacillus cereus, Staphylococcus aureus et Clostridium perfringens, correspondant à 71 % des TIAC pour lesquelles un agent a été suspecté (70 % en 2023 et 73 % en 2022 et 67 % en 2021). Pour 11 % des TIAC signalées, aucun agent n’a pu être ni confirmé, ni suspecté sur la base des informations épidémiologiques et cliniques disponibles (12 % en 2023 et 15 % en 2022).
  • En 2024, des mesures correctives ont été rapportées (information, formation du personnel, désinfection d’établissement, mise en demeure et avertissement, rappels réglementaires et saisie de denrées) pour 402 TIAC (versus 595 en 2023 et 591 en 2022) en restauration commerciale et 160 TIAC en collectivités , soit 41 % de l’ensemble des TIAC survenues en ces lieux versus (45 % en 2023 et 46 % en 2022).

* complétés par mes soins -aa.

Augmentation du nombre de TIAC

« Cette hausse significative s’expliquerait en partie, et plus précisément pour la restauration commerciale, par l’impact de la plateforme de signalement en ligne accessible au grand public « SignalConso », mis en service depuis 2021, qui facilite la déclaration directe et simple des suspicions de TIAC par les consommateurs à la DDecPP. »

« en partie » est sans doute vrai, mais quelle est l’autre partie ? Nous le saurons pas !

Cela étant, cette justification reste à relativiser quand on sait que « les TIAC demeurent historiquement sous-déclarées, avec des disparités selon les secteurs d’activité ». En effet, «la restauration commerciale est moins bien représentée dans les statistiques et les données épidémiologiques, en raison d’une déclaration moins structurée, souvent liée à la méconnaissance des procédures ou à la crainte des conséquences pour les professionnels. »

Décès liés aux TIAC

En 2024, six décès ont été déclarés survenus, pour quatre décès, dans des instituts médico-sociaux (4 TIAC). Dans ces contextes, notamment en EHPAD, où les populations sont plus vulnérables, il est particulièrement important d’appliquer rigoureusement les bonnes pratiques d’hygiène, de refroidir rapidement les plats après cuisson et de les réchauffer convenablement avant leur consommation.
En 2023, 19 décès à la suite de TIAC, dont 13 décès survenus dans des instituts médico-sociaux.
Le niveau des décès est l’unisson du nombre de TIAC rapportées ...

Les TIAC et l’iceberg

« Les TIAC ne représentent qu’une fraction des infections d’origine alimentaire survenant en France, mais constituent un indicateur essentiel de leur surveillance. Depuis la mise en place de leur déclaration obligatoire en 1987, la surveillance des TIAC s’inscrit comme un dispositif de veille sanitaire complémentaire des autres systèmes de surveillance des infections d’origine alimentaire. Elle contribue à la détection des épisodes, à l’identification des aliments et agents pathogènes en cause, à la mise en œuvre de mesures de gestion adaptées et au renforcement des actions de prévention. »

Moi qui pensait que les TIAC était un indicateur de l'état de la sécurité des aliments en France !

Par ailleurs, notons que selon Santé publique France, les cas annuels de salmonellose sont de 198 000 dont 183 000 par transmission alimentaire. Pour l'Anses, il y aurait plus de 198 000 cas, 73 décès et 4 400 hospitalisations par an.

Rappelons enfin que le fardeau global des maladies infectieuses d’origine alimentaire a été estimé en 2018 entre 1,28 et 2,23 millions de personnes affectées chaque année sur la période 2008-2013 [1].

Conclusion

Il reste donc vraiment beaucoup à faire pour améliorer la sécurité des aliments en France, mais malheureusement, aucun objectif n’a été fixé par nos service publiques, DGAL en tête, que ce soit au niveau des TIAC, des maladies infectieuses d’origine alimentaires ou des rappels qui plafonnent désormais à plus de 2 000 depuis quelques années. Ce sera vraisemblablement le rôle de la nouvelle directrice de la DGAL, en tout état de cause, c’est à espérer ...

MàJ du 19 octobre 2026. Pour ceux que cela intéresse, est paru l’état des lieux des zoonoses en 2025 aux Pays-Bas. Ils découvriront que pour les TIAC, appelées ‘éclosions d'origine alimentaire’, 1 142 foyers de cas, totalisant 4 279 personnes atteintes. Ces résultats sont issus de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation et de l'environnement (NVWA) et du Centre intégré de surveillance de l'environnement et de la santé publique (RIVM-Cib).

Quand Santé publique France ne tient pas compte de l'évolution de la situation puisque nous en sommes à 20 0000 par an : « De 10 000 à 16 000 personnes sont touchées chaque année par une TIAC. Pour Santé publique France, les enjeux sont la surveillance et la prévention des TIAC pour réduire les risques de contamination et contribuer à la sécurité alimentaire. » D'accord, mais comment ?

MàJ du 23 octobre 2026. On lira avec intérêt l'article de Joe Whitworth paru dans Food Safety News, Outbreaks in France still high despite decline. Salmonella was the most frequently confirmed pathogen with 176 outbreaks (En France, le nombre de foyers de cas d’infection reste élevé malgré une baisse. Salmonella constitue l’agent pathogène le plus fréquemment identifié avec 176 foyers.). 

vendredi 2 octobre 2026

Il paraît qu'il y a sur Paris des contrôles renforcés en restauration commerciale ...

D’après ce site, il y aurait sur Paris en 2026 des contrôles alimentaies renforcés et des sanctions administratives plus rapides.

Aucune preuve ou aucune donnée n’est avancée, mais il est écrit que c’est « Une tendance de fond, non écrite, mais largement ressentie par les restaurateurs parisiens ».

Et d’ajouter que « Depuis 2025, un constat revient chez une majorité de restaurateurs parisiens, le cadre a changé ».

Ce qui aurait changé

- Les contrôles sont plus fréquents, plus précis, plus transversaux.
- Les suites sont plus rapides.
- La tolérance paraît plus faible.

Le site précité ajoute « un point essentiel à préciser d’emblée » :

- il ne s’agit pas d’une règle écrite, ni d’un nouveau texte officiel.
- Il s’agit d’une tendance réelle, observable sur le terrain, largement ressentie par les Cafés, Hôtels, Restaurants parisiens depuis fin 2025.

Pour ma part, cela ne m’aurait pas dérangé que les services officiels sifflent la fin de la récréation avec des contrôles plus fréquents, des suites plus rapides et une tolérance proche de zéro.

« Ce n’est pas une nouvelle loi, mais un changement de posture », car « Aucune circulaire ne dit explicitement. »

Et d’ajouter toujours sans aucune preuve que le « on dit », « À Paris, les restaurants seront davantage sanctionnés. »

Dans les faits :

- les contrôles sont plus ciblés,
- les délais de mise en conformité se raccourcissent,
- les marges d’interprétation se réduisent.
Mais,
Ce n’est pas un durcissement réglementaire formel.
C’est un changement de posture administrative.

C’est bien ce que je disais, l’administration siffle la fin de la récréation, car normalement derrière cette inflation de contrôles, il doit bien y avoir un objectif ?

Oui mais lequel ?

Le rapport d’activité 2025, « La DGAL en action » rapporte un record d’inspections en sécurité des aliments, mais il ne cite pas d’objectif !

Ce rapport mesure donc beaucoup moins directement le résultat final, une diminution des contaminations qui va entraîner une diminution des maladies et au final une diminution des risques pour le consommateur.

Complément

L’absurdisthan n’est cependant loin dans certains contrôles en restauration comme le montre cette liste sur « Les absurdités réglementaires qui compliquent la vie des restaurateurs ».

dimanche 13 septembre 2026

Brève de vacances : Quand un restaurateur informe le consommateur du risque Anisakis

Il existe une plaquette éditée par le ministère de l’agriculture, « Maîtriser le risque Anisakis dans les produits de la pêche. Les précautions à prendre par les professionnels ».


On y trouve quels sont les moyens de maîtrise ?

Deux types de mesures, simples et complémentaires, existent : 
- une première mesure permet de réduire le risque de parasitose : l’éviscération pratiquée dès la capture du poisson ou du céphalopode associée au respect de la chaîne du froid. Elle limite la migration des larves dans la chair et par conséquent la présence d’allergènes;
- un second type de mesures permet de détruire les larves d’Anisakidés, sensibles à la chaleur et au froid, à condition de respecter les traitements assainissants suivants :
  • congélation à cœur à une température inférieure ou égale à -20°C pendant au moins 24 heures ;
  • cuisson à cœur (1 minute à 60°C ou pour une cuisson au micro-ondes 1 minute à 70°C) => la chair ne doit pas être rose à l’arête ;
  • fumage à chaud (température supérieure à 60°C) ;
  • marinage et/ou salage suivant des procédés traditionnels.

Ce genre d’information destinée aux professionnels ne croise que très rarement la route du consommateur, et pourtant, dans ce restaurant de l’agglomération de Valence (Espagne), il est indiqué en Valencien avec le menu affiché près de la porte d’entrée, cet encadré :

Information au consommateur

Les produits de la mer servis crus, marinés ou légèrement cuits ont été préalablement congelés conformément à la réglementation sanitaire en vigueur afin de garantir leur sécurité et de prévenir tout risque d'infection par Anisakis.
Merci beaucoup pour votre confiance.
Excellente initiative de ce restaurateur qui indique par là qu’il suit les bonnes pratiques d’hygiène. Comme pour la mention des allergènes présents dans les aliments, la maîtrise du risque Anisakis doit faire partie de l'information à fournir au consommateur.

mardi 23 juin 2026

Hygiène en restauration commerciale : Une question sans réponse ?

Cette réforme, qui s'inscrit dans la création d'une police sanitaire unique de l'alimentation, a notamment conduit à confier à des prestataires mandatés certains contrôles réalisés jusqu'alors par les services de l'État, en particulier au sein des directions départementales de la protection des populations (DDPP). Ces délégations concernent en premier lieu les établissements de remise directe au consommateur, tels que les restaurants, boulangeries et autres commerces de bouche. Si l'objectif affiché est d'augmenter le nombre de contrôles et de renforcer la protection des consommateurs, de nombreux professionnels s'interrogent sur les conséquences concrètes de ces transferts, tant en matière de lisibilité des procédures que de garanties d'impartialité, d'homogénéité des contrôles sur le territoire et de coûts indirects pour les exploitants.

Dans ce contexte, il lui demande de bien vouloir présenter un premier bilan de la mise en œuvre de ces délégations depuis début 2024, en précisant notamment le nombre de contrôles réalisés par des organismes tiers, comparé à ceux effectués directement par les services de l'État ; les types d'établissements principalement concernés, en particulier dans le secteur de la remise directe ; les conditions d'agrément, de contrôle et de supervision de ces organismes par l'administration ; les éventuelles difficultés ou dysfonctionnements identifiés à ce stade, tant pour les services de l'État que pour les professionnels contrôlés et enfin, les ajustements que le Gouvernement envisage afin de garantir à la fois l'efficacité des contrôles, l'égalité de traitement des établissements et la pleine confiance des acteurs concernés.

Commentaire

Selon le site de l’Assemblée Nationale, au 23 juin 2026, le taux de réponse du minstère de l’Agriculture est le suivant :
- taux de réponse dans un délai de 10 jours, 13,6 %
- taux de réponse dans un délai de 2 mois, 22, %
- taux de réponse globale, 65,8 %

La réprésentation nationale peut, après tout, attendre une réponse du ministère de l’agriculture, sur la protection des consommateurs, un certain temps ou un temps certain ...

Encore un bel exemple de non-communication du ministère de l’agriculture qui, avec l’Anses et Santé publique France, ne communique pas non plus sur les résultats désastreux des bilans des TIAC de 2022 et 2023. Ici, comme ailleurs, on a affaire à des irresponsables !

lundi 15 juin 2026

C’est l’histoire de la fermeture en urgence d’un restaurant à Lyon

Côté pile, selon Lyon Mag, les dirigeants ont tenu à réagir après l'annonce de cette fermeture. Selon ces derniers, cette décision intervient après "le 12e contrôle sanitaire en six mois au sein de l'ensemble de nos établissements",lesquels auraient, selon eux, été "tous conclus sans anomalie majeure." 

Dans un communiqué, les restaurateurs indiquent que la préfecture leur a demandé de réaliser "certains travaux et aménagements complémentaires" à la suite des observations formulées lors du dernier contrôle de leur établissement des Cordeliers. Ils affirment notamment que des "traces de nuisibles ont été observées dans la cour de l'immeuble et non dans les espaces de préparation ou de service", précisant avoir été contraints de mener des travaux de"rebouchage et de sécurisation" de plusieurs points du bâtiment, aujourd'hui "entièrement achevés." 

D’après le communiqué, ils ont "immédiatement engagé toutes les actions nécessaires" afin de répondre aux exigences des autorités et soutiennent que "les mesures correctives ont été intégralement mises en place". Ils indiquent enfin avoir profité de cette période pour "renforcer la formation" de leurs équipes en matière d'hygiène alimentaire et de procédures HACCP. "Aujourd'hui, tout est rentré dans l'ordre et nous sommes dans l'attente de la validation des autorités compétentes pour pouvoir rouvrir nos portes très prochainement", concluent-ils, tout en remerciant leurs clients pour leur "fidélité", leur "confiance" et leurs nombreux messages de soutien.

Ētrange communication de ces restauateurs : en quoi des contrôles satisfaisants dans d’autres établissements signifient-ils que tout va bien dans un autre établissement récemment contrôlé ?

Côté face, par un arrêté préfectoral, la préfecture du Rhône a prononcé la fermeture administrative de l'établissement de restauration, mesure est effective depuis le 12 juin et restera en vigueur jusqu'à la réalisation de l'ensemble des mesures correctives exigées par les autorités.

Cette décision intervient à la suite d'un contrôle réalisé le jour même par un agent du Bureau Veritas Exploitation, dans le cadre des contrôles officiels délégués par les services de l'État. Selon l'arrêté, le rapport établi à l'issue de cette inspection a mis en évidence des "manquements graves aux règles d'hygiène."

Parmi les principaux constats figurent notamment la "présence de déjection de souris", "la détention de denrées périmées", le "non-respect des températures de conservation des denrées" ou encore "l'absence de traçabilité des denrées." Les inspecteurs ont également relevé l'absence de système de ventilation adapté dans certaines zones de production ainsi qu'un "défaut caractérisé de maintenance et de nettoyage des locaux de production et de stockage ainsi que des équipements."

L'arrêté mentionne également l'absence de plusieurs procédures sanitaires essentielles. Les services de l'État évoquent notamment "l'absence de référence HACCP", "l'absence de gestion et de surveillance concernant les opérations à risques", mais aussi l'absence d'autocontrôles microbiologiques, de bonnes pratiques d'hygiène du personnel ou encore de formation du personnel à l'hygiène alimentaire.

Last but not the least, La préfecture souligne par ailleurs que ces manquements interviennent malgré des démarches déjà engagées auparavant. Le document rappelle en effet "la non-réalisation de la mise en demeure du 11 mai 2026" et estime que "la situation sanitaire s'est dégradée depuis le 11 mai 2026."

Si au lieu de dépenser son argent en com, les dirigeants le dépensaient utilement dans la sécurité des aliments, ça se saurait ...

jeudi 7 décembre 2023

Val d'Oise : Fermeture administrative d'un restaurant situé dans le centre commercial des Trois Fontaines à Cergy

- dates de consommation de denrées dépassées
- locaux sales
- denrées conservées dans des conditions inadéquates
- traçabilité non assurée

Du fait de ces manquements l’établissement présente un danger grave pour la santé publique en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire.

La mesure de fermeture sera levée dès que l’établissement sera aux normes en vigueur. 

Commentaires d'internautes
 - Il fait plus chaud dans le frigo que dehors.
- Vu les marges folle qu’ils font ils sont pas capable de nettoyer , restaurant chère , boisson pas comprise pas étonnant que c’est souvent vide. Centre commercial des Trois Fontaines, faut surveiller mieux les restaurants.
- Bientôt y'auras plus de restau dans le 95.
- Merci pour ce que vous faites multipliez encore plus vos contrôle aléatoire.
- Los Poubellos.
- Il me dégoûte ces restauranteurs, il faut les dénoncer Sans relâche !!!
- Les frérots, sachez que c’est partout pareil.. Vous avez encore du pain sur la planche sans mauvais jeu de mots Préfet 95.
- Goatesque le préfet mais y’a moyen si vous visitez des restaurants et qu’ils sont validés de nous le faire savoir par la même occasion.
- Monsieur Le Préfet, huuum comment vous dire ???? MERCI ! Façon l’odeur donnait envie quand on passait devant !!!!!!! Non vraiment monsieur le préfet MERCI.
- Bonjour Centre commercial des Trois Fontaines, qu’attendez-vous pour mandater un inspecteur indépendant pour réaliser un audit de salubrité de tous les restaurants du District ? Il en va de la santé de vos visiteurs, et surtout, de la réputation du centre commercial !
- Merci de nous sauver le préfet.
- Dans le 95 vous êtes demeurés ou vous faites exprès ? Désolé pour les résidents du 95 au passage, personne ne se passe le mot pour nettoyer car le préfet fait un PRESSING de dingue.
- Et pourtant bien noté les petits cochons (notre sur google -aa).

mercredi 6 décembre 2023

Métropole de Lyon : Un restaurant avec buffet à volonté fermé pour de graves problèmes d'hygiène

Un restaurant asiatique de buffet à volonté, Wok et Grill, situé à Bron dans la métropole de Lyon, a été fermé par les services de l'État pour des manquements graves à l'hygiène. Source actu.fr.

Poulet croustillant, canard laqué, nems et tous les classiques de la cuisine asiatique à volonté : un restaurant asiatique de buffet à volonté, implanté à Bron dans la métropole de Lyon, a fermé mardi 5 décembre 2023 pour de graves problèmes d’hygiène sur décision de la préfecture du Rhône qui a pris un arrêté de fermeture administrative.

27 manquements relevés lors d’un contrôle
La Direction départementale de la protection des populations (DDPP) a pointé des dysfonctionnements au niveau de l’hygiène de l’établissement Wok et Grill situé au 13 avenue Salvador-Allende dans le secteur des Sept Chemins.

Les agents de la DDPP ont effectué un contrôle dans ce restaurant ce mardi et ont constaté 27 manquements, selon nos confrères du Progrès.
- mauvaises conditions de stockage et de conservation des matières premières et des denrées travaillées,
- absence de traçabilité,
- absence de procédure concernant le nettoyage et la désinfection des locaux et des équipements,
- absence de dispositifs de lavage des mains,
- absence de poubelles hygiéniques
- méconnaissance des bonnes pratiques d’hygiène.

«Menace importante pour la santé» et «risques d’intoxication»
Les autorités considèrent que la poursuite de l’activité du restaurant buffet «constitue une menace importante pour la santé des consommateurs en raison de probabilité importante de contaminations et de risques d’intoxication».

Pour pouvoir rouvrir leur restaurant, les gérants de Wok et Grill vont devoir régler les problèmes pointés lors du contrôle et les faire vérifier par un agent de la DDPP du Rhône avant d’accueillir de nouveaux clients.

Mise à jour du 21 décembre 2023
Le restaurant est de nouveau ouvert depuis le 19 décembre 2023, soit 14 jours après sa fermeture administrative.

Botulisme à Bordeaux : Le gérant du restaurant placé en garde à vue

«Botulisme à Bordeaux : le gérant du restaurant Tchin Tchin Wine Bar a été placé en garde à vue», soirce L’Indépendant.

Plusieurs personnes, qui s'étaient rendues au restaurant Tchin Tchin Wine Bar, ont dû être hospitalisées au CHU de Bordeaux (Gironde) à cause d’une intoxication à la toxine botulique, après avoir mangé des sardines en conserve. Une femme de 32 ans est décédée.

Une femme de 32 ans est décédée et une dizaine de personnes ont été hospitalisées après avoir contracté le botulisme, une maladie rare et mortelle. Toutes les victimes ont consommé des sardines dans un restaurant de Bordeaux, le Tchin Tchin Wine Bar, entre le 4 et le 10 septembre 2023.

Ce mardi 5 décembre, le gérant du restaurant a été placé en garde à vue dans les locaux du commissariat de la ville a appris Le Parisien d'une source proche de l'enquête. Le patron a été auditionné par la police judiciaire de Bordeaux et l’office central de lutte contre les atteintes à l’environnement et à la santé publique (Oclaesp).

Pour rappel, une enquête pour homicide involontaire a été ouverte. Cette dernière a évoqué un «défaut de fabrication» de ces conserves de sardines et «un mode opératoire très artisanal qui n'était pas maîtrisé».

De son côté, l'avocat du restaurateur avait indiqué que ce dernier a respecté toutes les précautions d'emploi. «Il a suivi les recommandations du fabricant […] À ce stade, je pense qu'il est trop tôt pour parler d'un non-respect des règles d'hygiène», a-t-il avancé dans un entretien accordé à Sud-Ouest.

dimanche 3 décembre 2023

Contrôles sanitaire dans le Val d'Oise : Le préfet est-il un influenceur de la sécurité des aliments ?

Rien de bien nouveau pour les lecteurs du blog dans cet article de Yahoo actualités via l’AFP du 2 décembre 2023, «Kebab, bistrot ou boulangerie: le préfet du Val-d'Oise, légende du contrôle sanitaire». 

Pas un restaurant ne résiste à ses contrôles sanitaires et ses photos chocs sur les réseaux sociaux remportent un franc succès. Philippe Court, préfet du Val-d'Oise, est devenu malgré lui un «influenceur» de la sécurité alimentaire.

«Appelez-moi le @prefet95, j'ai un resto pour vous», «Envoyez-moi le @prefet95 qu'on en finisse», «@prefet95 merci pour vos efforts».

Ces messages postés sur X (ex-Twitter), le préfet en reçoit des centaines par jour des quatre coins de la France.

Dès son arrivée dans le département du nord de la couronne parisienne en 2021, Philippe Court a fait du contrôle sanitaire «un enjeu de santé publique» et une de ses priorités de représentant de l'Etat.

En 2023, les équipes de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ont visité 546 établissements et prononcé 83 fermetures administratives. Parmi les lieux réprimandés, on retrouve 53 restaurants, 11 boulangeries, 2 Ehpad et un abattoir.

Certains détracteurs ont reproché à la préfecture de cibler «les kebabs».

«Nous nous refusons aucun lieu», rétorque le préfet, qui précisé avoir contrôlé des crèches, des collèges mais aussi «les deux (restaurants) étoilés» du département.

Il reconnaît toutefois que la restauration rapide représente «80%» de l'offre dans les zones urbaines du Val-d'Oise où vit une population jeune.

Ces contrôles d'hygiène se font pour la plupart sur un signalement de l'Agence régionale de la santé ou d'une personne malade.

Une boulangerie a été fermée après l'hospitalisation d'un client qui a eu de «graves séquelles», indique la DDPP 95.

Plus de la moitié des inspections de la DDPP 95 ont abouti à des «non-conformités mineures», rassure sa directrice Vanessa Hummel-Fourrat.

Ces structures ont reçu un avertissement ou une mise en demeure avec un délai pour se mettre aux normes imposées par la loi ou effectuer des travaux.

Commentaire
Cibler les 'kebabs' n’est pas en soi une mauvaise idée, si l’on réfère à ce qui se passe en Europe avec cet article du 27 octobre 2023 à propos d’un Foyer épidémique à Salmonella Enteritidis dans plusieurs pays lié à de la viande de poulet et des produits à base de viande de poulet (kebab).
Les médias ne se posent même pas la question de savoir pourquoi les autres préfets ne sont pas aussi actifs ?

mercredi 22 novembre 2023

Il était une fois un restaurant heureux

5⭐️, baby! Nous venons d’obtenir la note la plus élevée dans chaque catégorie et nous avons renouvelé notre meilleure note en matière de sécurité des aliments. Merci à tout notre personnel, bénévoles, étudiants, amis et frenchwoodasone (école primaire) pour votre soutien. Nous n’aurions pas pu le faire sans vous ! ⭐️⭐️⭐️⭐️⭐️ 

lundi 9 octobre 2023

Val d'Oise : Fermeture administrative d'un restaurant à Us après le signalement d’une intoxication alimentaire collective de 35 personnes

Cette fois-ci, c'est très étonnant, on ne parle plus de suspicion d'intoxication alimentaire ...
- Locaux et équipements sales
- Traçabilité des denrées non assurées
- Denrées conservées dans des conditions inadéquates
- Locaux non équipés de dispositifs permettant un nettoyage hygiénique des mains

Du fait de ces manquements et en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire, l’établissement a fait l’objet d’une fermeture.

La mesure de fermeture sera levée dès que l’établissement sera aux normes en vigueur. 

Commentaires d’internautes

- Même à US la ville la plus paumer du 95, je suis exterminé. Le pressing c’est ca, allez fouiller partout dans les moindres recoins.
- Ces gens devraient être poursuivis en justice pour mise en danger de la vie d'autrui et non pas seulement une simple sanction administrative qui pourra être levée.  

Sur la page facebook du préfet du 95, il est expliqué que «ce n'est vraiment un restau mais des salles pour les mariages baptêmes dans lesquels le repas peut être confectionné. Mais ça ne change rien au problème de base.»

D’autres avis d’internautes :

- Plusieurs personnes intoxiqués et vous leurs laisser le droit de rouvrir après remise en conformité..... Fermeture définitive serai le mieux..... Il vous faut quel motif pour fermer ce genre de "resto"?
-Fermeture définitive, dès la réouverture, ils recommenceront c’est pas dur à comprendre pourtant.  

vendredi 15 septembre 2023

Belgique : Plusieurs cas de contamination par Shigella dans un restaurant

Ce n’est pas une histoire belge, mais plus sérieusement la présence de
Shigella qui a contaminé de nombreuses personnes à deux reprises. Dans ces conditions, l’AFSCA a ordonné une fermeture temporaire par ‘précaution’. Apparemment le nettoyage serait à l’origine de la contamination puisqu’il est exigé par une entreprise extérieure. Je ne crois que cela soit une garantie d’efficacité, bref, nous verrons ...

«Contaminations par la Shigella dans l’établissement Zandberghoeve à Beernem: L’AFSCA et le Departement flamand Zorg ferment l’établissement par précaution et mènent une enquête approfondie pour identifier la source de contamination», source communiqué de l’AFSCA du 14 septembre 2013.

Ces deux derniers week-ends, des personnes ont été infectées par la bactérie Shigella après une réception au sein de l’établissement Zandberghoeve de Beernem. Afin de protéger le consommateur, une fermeture temporaire de l’ensemble de l’établissement est imposée par mesure de précaution. L’AFSCA exige également un nettoyage de l’ensemble du bâtiment par une firme externe et prélève des échantillons de l’environnement de travail. Le Departement Zorg étend l’analyse des échantillons de selles à l’ensemble des membres du personnel.

Joris Moonens, porte-parole du Departement Zorg : «Au départ, les contaminations semblaient se limiter à un groupe d’une cinquantaine de personnes ayant participé à une fête organisée à la «Zandberghoeve» le week-end du 2 septembre. Après un suivi actif du Departement Zorg, aucune autre personne malade n’a été signalée parmi les autres groupes présents dans les salles de la Zandberghoeve ce week-end-là. Mais dans un groupe de 8 personnes ayant fréquenté le restaurant de la Zandberghoeve samedi dernier, nous comptons désormais 6 personnes présentant des symptômes de la shigellose. Chez l’une d’entre elles, ce diagnostic a été confirmé avec certitude. Il est possible que d’autres cas soient identifiés dans d’autres groupes du week-end dernier. Cela indiquerait la présence d’une source de contamination au sein de la Zandberghoeve. Il peut s’agir d’une personne ou d’une denrée alimentaire ou un objet contaminé.».

Hélène Bonte, porte-parole de l’AFSCA : «Nous enquêtons sur la source de contamination en collaboration avec le Departement Zorg. Dans ce contexte, nos contrôleurs ont prélevé des échantillons de nourriture ainsi que des échantillons de l’environnement. À ce jour, l’AFSCA et le Departement Zorg ne sont pas encore parvenus à une conclusion. Afin de protéger le consommateur, nous sommes dès lors contraints de procéder à la fermeture temporaire de l’ensemble de la «Zandberghoeve». L’exploitant est tenu de faire désinfecter l’ensemble des lieux par une entreprise de nettoyage professionnel.»

Le Departement Zorg poursuit son enquête en parallèle afin de détecter d’éventuelles contaminations parmi le personnel. Après la première série de contaminations, des échantillons de selles avaient déjà été prélevés chez les membres du personnel ayant servi ce groupe. L’analyse de ces échantillons par le laboratoire national de référence et Sciensano est en cours. Plusieurs échantillons de selles vont désormais être prélevés chez tous les membres du personnel. Ces derniers ne pourront reprendre le travail que si ces échantillons de selles montrent qu’ils ne sont pas contaminés. Le Departement Zorg va également interroger le personnel et les invités au sujet des points communs et contacts communs entre les groupes au sein desquels des cas de maladie apparaissent.

Sur base des résultats des échantillons prélevés dans l’environnement et auprès du personnel, et après le nettoyage des lieux par une firme externe, l’AFSCA évaluera, en concertation avec le Departement Zorg, quand la Zandberghoeve pourra rouvrir ses portes au public.

mercredi 13 septembre 2023

Nouvelle fermeture administrative d'un restaurant à Argenteuil (Val d'Oise). Attention, ici, le préfet veille !

- traçabilité des denrées non assurée
- denrées dont les dates de consommation sont dépassées
- denrées conservées dans des conditions inadéquates
- formation non aboutie quant à la réglementation et des bonnes pratiques d'hygiène

Du fait de ces manquements et en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d'intoxication alimentaire, l'établissement a fait l'objet d'une fermeture.

La mesure de fermeture sera levée dès que l'établissement sera aux normes en vigueur.

Commentaires d’internautes suite à cette fermeture

- Cet homme exerce un pressing inimaginable c’est remarquable.
- Bravo, bravo, regarder l’affaire du botulisme un homme est mort après avoir mangé dans un restaurant ce week-end !
- Préfet de l’Oise, à quand les mêmes contrôles chez nous ?
- Merci d’agir en conséquence mais maintenant il s’agirait de nous dire quel restaurant est ok dans le 95 ?
- Merci à ce préfet qui garanti notre santé dans les établissements de restauration de son département.

NB : La photo est issue de ce tweet.

Pour mémoire, la veille, le 12 septembre, les services de la ville d’Argenteuil (Val d'Oise) ont procédé à la fermeture administrative du supermarché Casino pour des raisons d’hygiène des aliments.