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mercredi 8 juillet 2026

Le Codex Alimentarius adopte des directives harmonisées sur l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes

« Le Codex Alimentarius adopte des directives harmonisées à l'échelle internationale sur l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes lors de la CAC49 », source article de Bailee Henderson dans Food Safety Magazine.

Après des années d'élaboration et de délibérations, l'organisme mondial de normalisation a officiellement adopté, le 7 juillet lors de la 49e session de la Commission du Codex Alimentarius (CAC49), des directives internationales sur l'utilisation de l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes fondé sur l'évaluation des risques.

La CAC49 se tient du 6 au 10 juillet 2026 à Genève, Suisse.

Mentions sur l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes harmonisées à l'échelle internationale et fondées sur les risques

Les nouvelles directives sur l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes intègrent un cadre fondé sur les risques pour l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes et recommandent une approche systématique et uniforme de l'utilisation des mentions de l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes, fondée sur des seuils établis et des doses de référence pour les allergènes alimentaires prioritaires, y compris le gluten.

Ces directives visent à remédier au problème des mentions d'avertissement concernant les allergènes, qui varient d'un pays à l'autre et manquent d'harmonisation dans de nombreux pays. Ces incohérences empêchent les consommateurs allergiques d'évaluer de manière réaliste le risque associé à la consommation d'un aliment portant une telle mention. Par conséquent, les nouvelles orientations du Codex visent à garantir que ces avertissements ne soient utilisés que lorsque le risque de présence fortuite d'allergènes a été scientifiquement évalué et ne peut être maîtrisé de manière adéquate par de bonnes pratiques de management des allergènes.

Conscients des progrès réalisés par le Codex vers l'adoption officielle d'une l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes fondée sur les risques, plusieurs pays et régions, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne, ont déjà entamé des discussions en vue d'adopter un tel cadre à l'échelle nationale.

Autres normes adoptées lors de la CAC49

- Directives révisées pour la maîtrise de Campylobacter et de Salmonella dans la viande de poulet (CXG 78-2011).
- Directives révisées sur l'application des principes généraux d'hygiène alimentaire à la maîtrise de Listeria monocytogenes dans les aliments (CXG 61-2007).
- Norme relative à la levure de boulangerie. 
- Révisions de la norme générale pour les additifs alimentaires (GSFA, CXS 192-1995), les esters de polyglycérol d’acides gras (INS 475).

NB : Article sujet à modification suite à l'évolution de la réunion du Coex Alimentarius. Suivez les mises à jour de cet article. -aa.

MàJ du 10 juillet 2026. Le Codex a accouché d'un plan stratégique consensuel mais creux, jugez plutôt ...

Objectifs stratégiques pour la période 2026-2031

Le plan stratégique définit quatre objectifs stratégiques qui guideront les travaux de la Commission jusqu’en 2031 :
Élaborer des normes fondées sur la science qui garantissent la sécurité des aliments et prennent en compte les nouveaux enjeux en la matière : le Codex intensifiera ses activités de prospective et de veille stratégique, renforcera le recours aux avis scientifiques de la FAO, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de leurs instances d’experts, et poursuivra l’élaboration de normes grâce à des processus rapides, transparents et inclusifs.
Améliorer l’efficacité de l’élaboration des normes du Codex : les actions prévues comprennent l’optimisation des systèmes de management des travaux grâce aux technologies numériques, une meilleure hiérarchisation des nouveaux projets, le soutien au leadership des comités et aux points de contact nationaux du Codex, ainsi que le renforcement de la participation des Membres tout au long du processus d’élaboration des normes.
Renforcer la collaboration avec les organisations internationales : le Codex travaillera en plus étroite collaboration avec les organisations internationales compétentes afin d’identifier des moyens de relever les défis mondiaux, d’améliorer la coordination et de soutenir la transition vers des systèmes alimentaires durables et résilients.
Accroître la visibilité et l’utilisation des normes du Codex : la Commission vise à promouvoir une reconnaissance plus large du Codex en tant qu’organisme international d’élaboration de normes alimentaires, à encourager l’utilisation des textes du Codex dans le cadre d’approches intégrées telles que « Un seul monde, une seule santé » (One Health), et à plaider pour une harmonisation accrue des systèmes nationaux de contrôle des aliments grâce à l’adoption des normes du Codex.

Tout au long de la mise en œuvre du Plan stratégique 2026-2031, le Codex a indiqué qu'il continuerait à remplir sa mission statutaire et à respecter ses valeurs fondamentales : l'inclusion, la collaboration, la recherche de consensus et la transparence.

vendredi 26 juin 2026

La Cour Suprême des États-Unis donne raison au fabricant de Roundup

Je relaie bien volontiers l’article d’André Heitz paru sur son blog Agriculture, alimentation, santé publique... soyons rationnels , « Décision de la Cour Suprême des États-Unis d'Amérique sur le glyphosate et « information » selon l'AFP ».

Ce jeudi 25 juin 2026, la Cour Suprême des États-Unis d'Amérique a rendu un verdict attendu par les uns, redouté par les autres.

Prenons cet article du Monde qui a repris une dépêche de l'AFP : « Roundup : la Cour suprême des Etats-Unis donne raison à Bayer face aux milliers de plaintes pour risque de cancer ».

« Le géant allemand s’est félicité de la décision en faveur de son herbicide, à base de glyphosate, accusé d’être cancérigène et à l’origine de procès coûtant plus de 10 milliards de dollars au groupe. »

La décision a été prise par sept juges sur neuf. Il faudra voir ce qu'elle dit dans le détail. L'AFP écrit :

« La Cour suprême a cassé les décisions des juridictions inférieures. La loi fédérale prévoit que les avertissements sanitaires apposés sur les pesticides soient uniformes sur le territoire américain. »

Sous-entendu : les États fédérés ne peuvent pas imposer un étiquetage différent – à voir de plus près compte tenu notamment des exigences californiennes relatives aux produits « connus pour causer le cancer » – et, en tout cas, il ne saurait être reproché à un fabricant de produits phytosanitaires de ne pas avoir apposé un avertissement de danger non prévu par le système d'homologation fédéral.

L'AFP écrit :

« Or l’Agence fédérale de protection de l’environnement (EPA) n’impose pas d’avertissement en matière de cancer pour le Roundup, dans la mesure où elle ne considère pas le glyphosate comme cancérogène. La molécule reste très contestée. Elle est classée "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). »

Il y a une première subtilité dans le choix du verbe et de la position de la forme négative :

« [L'EPA] ne considère pas le glyphosate comme cancérogène » n'est pas la même chose que « l'EPA a établi que le glyphosate n'est pas cancérogène ».

La deuxième formule est plus exacte, mais il faut ajouter un bémol car « absence de preuve [de cancérogénicité] ne vaut pas preuve de l'absence [de cancérogénicité]. Cela se traduit par une formule souvent utilisée et difficile... à traduire.

Ainsi, « L'EPA a conclu que l'utilisation du glyphosate, conformément aux instructions figurant sur son étiquette actuelle, ne présente aucun risque préoccupant pour la santé humaine. L'EPA a également conclu qu'il était peu probable que le glyphosate soit cancérigène pour l'homme. »

Y a-t-il eu travail approximatif ou choix délibéré à l'AFP ? En tout cas, cela s'accorde parfaitement avec la « chute » : « La molécule reste très contestée. Elle est classée "cancérogène probable" par le Centre international de recherche sur le cancer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). »

Quel intérêt y avait-il à remettre une pièce dans le bastringue de la contestation et du dénigrement du glyphosate ?

Entretenir cette contestation et ce dénigrement, pardi !

Le Parisien (repris par MSN) a en quelque sorte succombé à la tentation avec un intertitre, « Une molécule très contestée ».

On ne fera pas l'injure à l'auteur de la dépêche (quoique...) d'affirmer qu'il ne sait pas que la décision du CIRC est, dans les faits, contestée par toutes les agences d'évaluation et d'homologation qui se sont prononcées sur le glyphosate, ainsi que, du reste, par l'OMS.

On ne sort décidément pas d'un écosystème médiatique qui pratique le matraquage médiatique.

Post scriptum

La décision de la Cour Suprême est ici (53 pages).

Voici la conclusion de la majorité :

« En ce qui concerne l’étiquetage des pesticides, la loi FIFRA [loi fédérale sur les insecticides, fongicides et rodenticides] exige "[l’]uniformité" et prévaut expressément sur les exigences d’étiquetage des États qui s’ajoutent aux exigences fédérales ou qui en diffèrent. § 136v(b). L’action intentée par M. Durnell au titre de la loi de l’État pour défaut d’avertissement impliquerait l’apposition d’un avertissement concernant le cancer sur l’étiquette du Roundup – une exigence "s’ajoutant à" et "différente de" l’étiquetage requis par l’EPA en vertu de la loi FIFRA. La loi FIFRA prévaut donc expressément sur l’action de M. Durnell. Nous annulons l’arrêt de la Cour d’Appel du Missouri et renvoyons l’affaire pour qu’elle fasse l’objet d’une nouvelle procédure qui ne soit pas incompatible avec le présent avis.
Il en est ainsi ordonné. »

Dans un autre article, « Monsanto remporte le procès sur l’étiquetage », il est rapporté ce qui suit :

« La Cour suprême a statué que les étiquettes exigées par l'Agence de protection de l'environnement du gouvernement fédéral sont suffisantes. »

Les étiquettes de l'EPA n'exigent aucune mention du risque de cancer.

La National Wheat Growers Association (Association nationale des producteurs de blé) a salué cette décision.

« Cette décision est une victoire pour les agriculteurs et l’ensemble de la communauté agricole », a déclaré Sam Kieffer, directeur général de la National Wheat Growers Association.

« Les agriculteurs comptent sur une réglementation claire, prévisible et fondée sur des données scientifiques, ainsi que sur un accès continu à des outils efficaces de protection des cultures. La décision d'aujourd'hui confirme que l'étiquette de l'EPA, basée sur un processus rigoureux d'examen scientifique, fait foi. La NAWG continue de soutenir un système réglementaire fondé sur des données scientifiques solides, la transparence et la cohérence. »

Un troisième article rapporte que « La Cour suprême statue que les réglementations de l'EPA prévalent sur les lois des États concernant les avertissements sanitaires relatifs aux pesticides. »

Enfin, pour Food Safety News, « La Cour suprême donne raison au fabricant de Roundup ».

La Cour suprême des États-Unis a tranché en faveur du fabricant de pesticides Bayer dans l'affaire Monsanto Company c. Durnell, statuant que la législation fédérale prévaut sur les poursuites engagées par des patients atteints de cancer qui imputent leur maladie au Roundup.

Le site donne la parole à l'organisation Food and Water Watch, « La Cour suprême accorde aux fabricants de pesticides une immunité contre les poursuites liées au cancer. »

A suivre ...

vendredi 8 décembre 2023

Brasseurs et microbrasseurs : plus de 6 sur 10 ont au moins une anomalie

«Brasseurs et microbrasseurs : encore des anomalies à corriger», source DGCCRF du 6 décembre 2023.

La DGCCRF a notamment mené des contrôles en matière de loyauté, d’étiquetage et de commercialisation. Ses investigations ont donné lieu au contrôle de 280 établissements, dont 163 présentaient au moins une anomalie, soit plus de 6 sur 10.
NB : Dans l’article de la DGCCRF, il est rapporté 295 établissements contrôlés.

Le constat d’une réglementation insuffisamment maîtrisée
Les enquêteurs ont vérifié le respect des règles protectrices du consommateur de la présentation des bières à leur distribution, notamment en cas de vente à distance. Plusieurs lacunes ont été constatées dans ces différents domaines.  

En matière d’étiquetage, les contrôles ont consisté à vérifier la conformité des mentions obligatoires (présence, exactitude, visibilité et lisibilité des mentions prévues par la réglementation), l’emploi approprié des dénominations, mais aussi la véracité des mentions et allégations commerciales.

Quand l’étiquette est imparfaite
Pour vérifier la loyauté des étiquetages, les enquêteurs ont fait analyser des échantillons et ont noté, parmi les non-conformités :
- 39 cas de titre alcoométrique volumique erroné
- 4 cas de bières bio contenant des résidus de pesticide
- 1 cas de présence de gluten dans une bière sans gluten
- 1 cas de présence d’alcool dans une bière sans alcool
- 6 cas de problèmes liés aux arômes
- 1 cas où la bouteille contenait moins que la quantité nette indiquée
- 2 cas de bières présentant du CO2 exogène, c’est-à-dire non-issu de la fermentation du moût et devant donc apparaître dans la liste des ingrédients.

Les enquêteurs ont aussi fait certaines constations visuellement et ont notamment relevé :
- 26 cas d’allergènes pas ou mal indiqués
- 28 cas de titre alcoométrique volumique mal présenté
- 5 cas d’absence de date de durabilité minimale (DDM)
- 8 cas d’absence de numéro de lot
- 1 cas d’absence de langue française

Au total, sur 128 échantillons analysés, 52 étaient «conformes», soit à peine plus de 40%. 30% des échantillons présentaient un titre alcoométrique volumique (TAV) différent de celui indiqué.

A l’issue de ces investigations, 126 avertissements ont été adressés au total pour les manquements relevés. Par ailleurs, ces contrôles ont donné lieu à 41 injonctions et une transaction de 13 000 euros pour étiquetage non conforme et mise sur le marché de bières importées contenant un colorant interdit dans les bières.

mercredi 8 novembre 2023

Contrôles des produits chimiques, biocides et détergents : 41% des établissements en anomalies et plus de 50% des échantillons contrôlés son non-conformes

La DGCCRF rapporte dans un communiqué du 8 novembre, «
Produits chimiques, biocides et détergents : la DGCCRF relève d’importants manquements en matière d’étiquetage».
C’est le moins que l’on puisse dire, jugez plutôt …

Ce plan annuel de contrôle a eu lieu en 2021 et a concerné 1 742 établissements et environ 6 200 références de produits soit 2 251 produits biocides, 1 439 détergents, 433 nettoyants désinfectants et 2 069 autres produits chimiques. Les principaux produits contrôlés sont les désinfectants et les insecticides (tous deux des produits biocides).

Dans le cadre des contrôles annuels des produits chimiques, biocides et détergents, la DGCCRF a contrôlé en 2021 près de 6 200 références de produits. Des anomalies ont été relevées dans 41% des 1 742 établissements contrôlés. Les anomalies les plus fréquemment rencontrées concernent, le non-respect de mesures d’étiquetage relatif aux potentiels dangers encourus par le consommateur, que ce soit des dangers physiques, pour sa santé ou pour l’environnement.

Sur les 342 échantillons analysés en laboratoire, 177 ont été déclarés non-conformes dont 51 non-conformes et dangereux. Ces prélèvements ont été ciblés sur les produits pour lesquels les analyses sont le plus susceptible de révéler des dangerosités, notamment du fait d’incohérences liées à leur emballage, à leur étiquetage ou à leur présentation. Les taux d’anomalie et de dangerosité présentés sont donc nettement supérieurs à ceux de l’ensemble de produits présents sur le marché.

Anomalies en série

Quels que soit les produits considérés (biocides, détergents, peintures, e-liquides …), les anomalies les plus fréquemment rencontrées (56%) restent celles liés à l’application du règlement CLP (car relatif à la classification, à l'étiquetage – labelling - et à l'emballage - packaging - des produits chimiques), en particulier en matière d’étiquetage. Or, un étiquetage conforme est indispensable pour assurer une bonne information des consommateurs sur les dangers présentés par le produit et les précautions d’emploi correspondantes.

- 485 avertissements, notamment pour des questions d’étiquettage,

- 208 mesures de police administrative c’est-à-dire des mesures de retrait ou rappel des produits, ou des demandes de ré-étiquetage,
- 4 procès-verbaux administratifs, 1 consignation et 3 saisies de produits,
- 33 procès-verbaux pénaux, par pour le présence en rayon de produits biocides dont les dates de péremption étaient dépassées.

vendredi 29 septembre 2023

Contamination croisée avec des allergènes et allergènes non déclarés : la FDA publie un nouveau projet de lignes directrices

«Un projet de lignes directrices de la FDA pourrait aboutir à des options alimentaires plus sûres pour les personnes allergiques au sésame et à d'autres allergènes alimentaires», source FDA.

Le projet de lignes directrices fournit des exemples de moyens par lesquels les fabricants peuvent réduire considérablement ou prévenir les contacts croisés avec les allergènes et les allergènes non déclarés.

La Food and Drug Administration des États-Unis a annoncé un projet de lignes directrices mis à jour destiné à aider les entreprises alimentaires à se conformer aux exigences des bonnes pratiques de fabrication actuelles (CGMPs pour current good manufacturing practices) et aux contrôles préventifs pour l'alimentation humaine. En particulier, le nouveau chapitre sur les allergènes alimentaires décrit les moyens d'assurer la protection des aliments contre les contacts croisés avec les principaux allergènes alimentaires et de garantir que l'aliment fini est correctement étiqueté en ce qui concerne les principaux allergènes alimentaires.

Des millions d'Américains souffrent d'allergies alimentaires et peuvent présenter des réactions indésirables aux produits contenant des allergènes alimentaires. Bien que de nombreuses réactions allergiques puissent n’impliquer que des symptômes légers, certaines sont graves et peuvent même mettre la vie en danger. Plus tôt cette année, le sésame a été ajouté comme neuvième allergène alimentaire majeur lorsque la loi FASTER (Food Allergy Safety, Treatment, Education, and Research) est entrée en vigueur le 1er janvier 2023. Cela signifie que le sésame, lorsqu'il est présent dans un aliment, est désormais obligatoire. doivent être divulgués sur les étiquettes des aliments et les entreprises doivent mettre en œuvre des contrôles pour minimiser ou prévenir considérablement les contacts croisés avec les allergènes du sésame.

Avec l'adoption de la loi FASTER Act, la FDA et les familles dont les membres sont allergiques au sésame espéraient qu'il deviendrait plus facile pour les personnes allergiques au sésame de se sentir plus confiantes dans leurs choix alimentaires grâce à la déclaration claire du sésame sur l'étiquetage. Cependant, certains fabricants ajoutent intentionnellement du sésame à des produits qui n’en contenaient pas auparavant et étiquettent les produits pour indiquer sa présence, plutôt que de prendre les mesures appropriées pour minimiser ou prévenir les contacts croisés. Cela permet aux fabricants de respecter la loi en matière de divulgation de la présence d'un allergène alimentaire majeur. Cependant, cela limite également les options pour les consommateurs allergiques au sésame, un résultat que la FDA ne soutient pas.

«La FDA recherche des opportunités qui pourraient aider les consommateurs allergiques au sésame et à d’autres allergènes alimentaires majeurs à trouver des aliments qu’ils peuvent consommer sans danger. Nous encourageons les fabricants à suivre les lignes directrices du projet de mise à jour publiées pour éviter des contacts croisés avec des allergènes et garantir un étiquetage approprié», a déclaré le commissaire de la FDA, Robert M. Califf. «Nous reconnaissons qu'il est difficile de garantir que les produits soient exempts d'allergènes et nous collaborons avec les parties prenantes sur cette question. L'agence souhaite trouver des solutions, au sein de nos instances, qui répondent aux besoins des consommateurs souffrant d'allergies alimentaires. La mise à jour de ce projet de lignes directrices avec le nouveau chapitre sur les allergènes fournit un outil pour aider les fabricants à atteindre cet objectif.

mercredi 6 septembre 2023

Mise à jour des conseils sur les meilleures pratiques en matière d'étiquetage des allergènes alimentaires

«La Food Standards Agency (FSA) a publié une mise à jour des conseils sur les meilleures pratiques en matière d'étiquetage des allergènes alimentaires», source FSA du 5 septembre 2023.

Ces lignes directrices techniques sur les bonnes pratiques visent à aider les entreprises alimentaires lors de l'application de l'étiquetage des allergènes, tout en contribuant à assurer la sécurité sanitaire des consommateurs. La mise à jour prend en compte les directives de la Food and Drink Federation (FDF) sur le management des modifications des informations sur les allergènes, également publiées le 5 septembre 2023.

Les directives techniques de la FSA recommandent un certain nombre de changements concernant la manière dont les entreprises alimentaires doivent utiliser un étiquetage de précaution des allergènes (PAL pour Precautionary Allergen Label) et conseillent aux entreprises alimentaires de :

- seulement appliquer un PAL s'il existe un risque inévitable de contamination croisée par des allergènes qui ne peut pas être suffisamment contrôlé par la séparation et le nettoyage.

- Préciser lequel des 14 allergènes majeurs le PAL fait référence, par exemple, en utilisant «peut contenir de l’arachide» plutôt qu'une déclaration générique «peut contenir des fruits à coque».

- Utiliser la déclarations d’un PAL en combinaison avec un étiquetage ‘végétalien’ lorsqu'un risque de contamination croisée avec un allergène a été identifié. Une étiquetage ‘végétalien’ communique des informations différentes d'une allégation ‘sans’, qui sont des informations sur la sécurité des aliments destinées à différents groupes de consommateurs.

Le conseil technique explique plus en détail pourquoi les entreprises ne devraient pas utiliser une déclaration d’un PAL à côté d'une déclaration ‘sans’ et fournir des informations actualisées sur les meilleures pratiques pour l'utilisation de la déclaration sans ingrédient contenant du gluten (NGCI pour No Gluten Containing Ingredient) pour les entreprises alimentaires dans les produits alimentaires non préemballés.

Natasha Smith, directrice adjointe de la régementation à la FSA, a dit :

Bien que l'utilisation d’un PAL soit volontaire, il est important qu'il soit aussi précis et utile que possible pour les consommateurs lorsqu'il est utilisé. Les mises à jour de ces lignes directrices aideront les entreprises à gérer efficacement les allergènes et garantiront que les personnes vivant avec des allergies et des intolérances alimentaires bénéficient le plus possible d’un PAL.

Les lignes directrices aident également à clarifier la distinction entre une allégation ‘végétalienne’ et une allégation ‘sans’. Une allégation ‘sans allergène’ doit garantir que l’allergène spécifié est absent et pour l’utiliser, une entreprise alimentaire doit avoir mis en place des contrôles stricts pour éliminer tout risque de contamination croisée. Une allégation végétalienne ne concerne pas la sécurité des aliments, et nos nouvelles lignes directrices soulignent qu'une déclaration d’un PAL pour tout ou partie des mollusques, œufs, poissons, lait et crustacés (aliments qui sont à la fois des allergènes réglementés et des produits d'origine animale) peut être utilisée pour communiquer un risque. de leur présence involontaire, lorsque celle-ci a été identifiée par une évaluation des risques réalisée par une entreprise alimentaire.

Nous continuons d’encourager les consommateurs souffrant d’allergies et d’intolérances à vérifier à tout moment l’étiquetage des produits alimentaires pour nous assurer que les aliments ne contiennent pas d’ingrédients auxquels ils pourraient être allergiques.

Kate Halliwell, directrice scientifique de la Food and Drink Federation, a dit :

Les directives techniques sur les allergènes de la FSA sont un document clé pour les entreprises, qui permettent de garantir qu'un étiquetage approprié est fourni pour aider au mieux les consommateurs. Il convient de noter en particulier que cette dernière version apporte des éclaircissements importants aux entreprises du secteur alimentaire, en particulier aux petites et moyennes entreprises, sur l'utilisation appropriée des déclarations de précaution sur l'étiquetage des allergènes.

Assurer la cohérence dans la manière dont les mentions ‘peut contenir’ sont utilisées aidera les entreprises et, surtout, garantira que les consommateurs allergiques ne soient pas inutilement limités dans les choix alimentaires dont ils disposent.

La FSA continuera à traiter l'hypersensibilité alimentaire comme un domaine prioritaire. Les travaux futurs consisteront notamment à travailler avec les organismes internationaux de normalisation alimentaire pour influencer l'introduction de normes de seuils allergènes et à continuer de trouver des moyens d'améliorer la fourniture d'informations sur les allergènes, notamment en tenant compte de la nécessité d'une normalisation dans ce domaine.

jeudi 31 août 2023

Rappel de Punjabi Cashew Korma de Street Kitchen par Carrefour, suite à la présence d'un allergène non mentionné sur l'étiquetage

Je palie momentanément un oubli de RappelConso avec ce rappel chez Carrefour le 29 août 2023. Il s’agit de Cashew Korma - Street Kitchen

Suite à une erreur de production, la société MEDIASCORE FOODING procède au rappel du produit suivant : STREET KITCHEN - PUNJABI CASHEW KORMA suite à une erreur d’étiquetage (contre étiquette de sauce satay ne mentionnant pas l’allergène Amande).

Lot : 639/039222302 DDM : 29/02/24

L'ensemble du lot est retiré de la commercialisation.

Cependant, certains de ces produits ont été commercialisés avant la mesure de retrait et peuvent contenir un allergène non étiqueté : l’amande. Il est donc demandé aux personnes allergiques et/ou intolérantes aux amandes, qui détiendraient ce produit de ne pas le consommer et de le rapporter au magasin, où il leur sera remboursé.

Ces produits ne présentent aucun risque par ailleurs pour les personnes non allergiques aux amandes, qui peuvent tout à fait consommer ces produits, ou se les faire rembourser en magasin.

Complément

Toujours pas d'information de RappelConso.

Ajoutons à cet oubli, un autre rappel le 31 août 2023 par Carrefour de la barquette osso bucco de dinde 1kg pour cause de suspicion de présence de Listeria monocytogenes.
Marque : Pouce
Conditionnement : Barquette sous atmosphère protectrice
Lot : 0343157445
DLC 20/08/23 

vendredi 18 août 2023

Des images de vidéosurveillance montrent que le personnel d'un supermarché enlevait les étiquettes des DLC et DDM des produits alimentaires

Des images de vidéosurveillance montrent que le personnel d'un supermarché enlevaitait les étiquettes des DLC et DDM des produits alimentaires, source Camberra Weekly.

L’enlèvement d’étiquettes de date de péremption (DLC ou DDM) sur les aliments en vente à East Row IGA a vu les exploitants du supermarché, Rising Wood Pty Ltd, condamnés pour de graves manquements à la santé et à la sécurité des aliments, a annoncé ACT Health.

Rising Wood Pty Ltd a été condamné à une amende de moins de 10 000 euros après que le directeur de la société, Abdullah Osman, ait plaidé coupable de neuf chefs d'accusation contre la société. Le manager Javid Osman a également été personnellement condamné à une amende de 590 euros le mois dernier après avoir plaidé coupable d'avoir entravé un agent public du territoire.

Le directeur de la santé, le Dr Kerryn Coleman, a salué la décision dans la première poursuite en vertu de la loi alimentaire de 2001 entreprise par ACT Health depuis la pandémie de COVID-19.

«ACT Health essaie de travailler en collaboration avec le secteur alimentaire pour garantir que les aliments à vendre soent à la fois sûrs et adaptés à la consommation humaine», a dit le Dr Coleman.

Commentaire

Les amendes sont d’un montant ridiculement bas. 

jeudi 17 août 2023

On ne badine pas avec la fraude alimentaire en Angleterre

De fausses barres Wonka dangereuses vendues à la confiserie Powy’s Mollie’s
Un patron de confiserie s'est retrouvé avec un goût amer après avoir été condamné à payer 10 000 £ (11 715 euros) pour avoir vendu des barres de chocolat «Wonka» qui posaient un risque «imminent» pour la sécurité du public.

Alan Price, propriétaire de la chaîne de magasins Mollie's basée à Welshpool, a reconnu 10 accusations devant le tribunal de première instance de Llandrindod Wells cette semaine. Trois autres ont été retirés.

Les infractions concernent le vendeur de tablettes de chocolat de 57 ans rendues célèbres par le livre pour enfants de Roald Dahl, Charlie et la chocolaterie et les films suivants.

Les infractions, qui se sont produites entre le 24 novembre 2022 et le 16 mars de cette année, concernent des produits portant une fausse marque et des articles mal étiquetés dans les barres qui pourraient avoir des «conséquences fatales» pour les clients allergiques.

lundi 31 juillet 2023

Réaction allergique grave après avoir mangé du pâté de foie

Il y a eu en France quatre rappels de pâté de foie de marque Monique Rannou et Netto voir photos ci-dessous), le 28 juillet 2023 par RappelConso, en raison de la présence d'un allergène (lait) non déclaré.

La conséquence de ces rappels se trouve désormais dans la notification au RASFF de l’UE, 2023.5162, par la France le 31 juillet 2023 en raison d’un étiquetage défectueux de l’allergène lait dans du pâté de foie de France. Le produit était sensé être distribué en Belgique, mais la notification indique le produit n’a pas été distribué.

La notification fait suite à une plainte d’une personne.

La notification rapporte qu’il y a eu une hospitalisation pour réaction allergique. La personne tolère des traces de lait, mais lorsqu'elle a mangé la terrine, elle a eu une réaction allergique grave.

vendredi 21 juillet 2023

Luxembourg : Rappel d'une pâte à cookies pouvant être consommée crue pour cause d’absence de stockage réfrigéré

Selon le site Kooks, la pâte à cookies commercialisée par cette entreprise française peut être consommée, crue, cuite ou réchauffée, car selon la liste des ingrédients, la farine de blé est thermisée.

Il s’agit d’un pot de 150 ml - 120g net, qui se veut :

- Un concept américain mais réalisé «à la française»
- 3 façons de déguster : crue, réchauffée ou cuite
- Une petite cuillère intégrée dans le couvercle

Rappelons que selon Santé publique France, pour la prévention du syndrome hémolytique et urémique (SHU) basée sur l’hygiène et l’éviction de certains aliments à risque, «les préparations à base de farine (pizza/pâte à cookies/gâteau/tarte/crêpe...) ne doivent pas être consommées crues ou peu cuites.»

Il me semble que cette nouvelle pâte à cookies risque de semer le trouble chez des consommateurs souvent peu regardant sur l’étiquetage des produits.

Cela étant, le portail de la sécurité alimentaire du Luxembourg informe le 21 juillet 2023 du rappel au Luxembourg de Kook's Cookie Dough Original 120 g de la marque Kook's.

La référence n’a pas été conservée en frigo tout au long de son stockage.

Nom
Kook's Cookie Dough Original 120gr
Marque
Kook's
Unité
120 g
Code barre
3770017697032
Date de durabilité minimale (DDM)
Toutes les DDM jusqu’au 25/08/2023
Période de vente
12/06/2023 au 20/07/2023

A suivre ...


Mise à jour du 25 juillet 2023
La suite est un rappel le 24 juillet par l'AFSCA de Belgique.
Problématique : Le produit n'a pas été stocké au réfrigérateur, sa sûreté ne peut donc pas être garantie.

mardi 18 juillet 2023

C'est l'histoire étonnante de rappels répétés de produits de boulangerie pour cause de présence d'allergènes non déclarés

«
Bis repetita non placent, sed perseverare diabolicum», Ils aiment se répéter deux fois, mais c'est diabolique de persévérer

Le 28 juin 2023, le blog vous a informé que plusieurs lots de produits de boulangerie ont été rappelés : il s’agit de pains de mie extra-moelleux nature et complet Netto et sous maque Chabrior (Intermarché) et brioches tranchées Top Budget, Chabrior et Netto.

Notons à ce sujet que l’on ne trouvera aucune trace de ces rappels chez RappelConso. Les liens cités proviennent de la revue 60 millions de consommateurs.

Le 4 juillet 2023, soit six jours après, la France a notifié au RASFF de l’UE la présence de sulfites non déclarés dans de la brioche et du pain de mie de France.

Le 4 juillet 2023, l’AFSCA de Belgique signale un «Avertissement de Fournil du Val de Loire».

- Produit : Pain brioché et toasté de la marque Chabrior.
- Allergène ou substance provoquant une intolérance non mentionnée sur l'étiquette : sulfite.

Deux avertissements n’avaient donc pas suffi et voici qu’on apprend le 17 juillet 2023 que la marque Chabrior et les marques distributeurs Netto et Top budget ont droit à … 18 avis de rappels de produits de boulangerie sur le site RappelConso, toujours pour la même cause, substances allergisantes non déclarées !!!


- Pain de mie extra moelleux complet de marque Netto 500g
Brioches aux pépites de chocolat de marque Chabrior
Brioches aux pépites de chocolat au lait de marque Chabrior
Pain de mie extra moelleux nature de marque Netto 500g
8 Croissants de marque Chabrior
Pain de mie extra moelleux complet de marque Chabrior 500g
Pains au chocolat de marque Top Budget x15
Croissant de marque Top Budget x20
Brioche tranchée de marque Top Budget 750g
12 Briochettes de marque Chabrior
10 Pains au chocolat de marque Chabrior
Brioche tranchée de marque Chabrior 500g / 700g / 1500g
Pain de mie extra moelleux nature de marque Chabrior 500G / 750G
10 Pains au chocolat de marque Netto
Brioche tranchée de marque Netto 500g
12 Briochettes Rondes de marque Netto
Briochettes Pépites chocolat de marque Netto
10 Croissants de marque Netto

Cerise sur le gâteau, voici que l’AFSCA de Belgique informe le 17 juillet 2023 d’un avertissement de Fournil du Val de Loire :

- Produits : Brioche et pains de mie de la marque Chabrior
-Allergène ou substance provoquant une intolérance non mentionné sur les étiquettes : sulfites.

Pour l’instant, pas encore de notification au RASFF de l’UE ...

NB : Photo d'un exemple d'un produit rappelé.

Complément

Un nouveau étonnant rappel de poulet le 17 juillet 2023, dont la DLC est du 7 juillet, pour cause de présence de Listeria monocytogenes. La terrible série (1 et 2) continue jusqu'à quand ...