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mardi 19 décembre 2023

Allemagne : Huile d’olive, 42% de non-conformités

Dans le cadre d'une récente enquête menée par l'Office d'enquête chimique et vétérinaire de Stuttgart (CVUA), plus d'une centaine de bouteilles d'huile d'olive extra vierge ont été analysées et ont révélé des irrégularités dans 40% d'entre elles. La situation était encore plus alarmante pour les huiles achetées en ligne, puisque presque toutes les bouteilles ne répondaient pas aux normes requises.

L'Office fédéral allemand pour la protection des consommateurs eu 1 er août 2022t la sécurité alimentaire (BVL) a identifié l'huile d'olive comme l'un des dix aliments les plus contrefaits en Allemagne, ce qui a incité les autorités locales à effectuer des contrôles de qualité réguliers.

Entre janvier et août 2023, le laboratoire central des huiles et graisses alimentaires du CVUA a examiné 141 échantillons d'huile d'olive extra vierge, constatant que 59 échantillons (42%) présentaient des irrégularités d'étiquetage, des défauts graves ou une pure falsification. Source Affidia.

Commentaire

vendredi 8 décembre 2023

Opération Opson en Italie et Espagne : 11 arrestations et saisie de plus de 260 000 litres d'huile d'olive frelatée

L'enquête, soutenue par Europol dans le cadre de l'opération Opson, a abouti à 11 arrestations et à la saisie de plus de 260 000 litres d'huile d'olive frelatée.

dimanche 16 juillet 2023

Qualité des huiles d'olive, le temps passe, rien ne change pour le consommateur !

Selon une étude de Que Choisir publiée le 26/06/2023 sur les huiles d’olive, plus de la moitié sont non conformes ! 

Sur les 14 huiles d’olive officiellement «vierges extra» que nous avons analysées, 8 ne répondaient pas aux exigences de cette appellation, et auraient dû être vendues comme «vierges» uniquement. Une pratique bien trop fréquente. 

Toujours aucune amélioration en vue au rayon des huiles d’olive. Alors que les alertes se sont multipliées, ces dernières années, concernant les fausses promesses des références vierges extra, notre nouveau test d’huiles d’olive confirme que le problème perdure. Le terme « extra » engage en effet ‒ en théorie ‒ à l’absence de défaut gustatif (le moindre petit goût de rance ou de fermenté, par exemple, est exclu) et physicochimique (aucune trace d’oxydation de l’huile n’est permise), durant toute la période de commercialisation du produit. Or, 8 des 14 références que nous avons analysées cette année présentaient ce type de défauts. Soit un taux de déclassement équivalent à celui constaté lors de notre précédent test, en 2021, et plus élevé encore que celui retrouvé en 2019 (à l’époque, 20 % des huiles testées s’étaient avérées non extra).

Le blog vous avait proposé un article en août 2021, 48% des huiles d’olive prélevées sont non conformes, selon des contrôles de 2020 de la DGCCRF, as usual.

Les principaux résultats d’une enquête de 2020 de la DGCCRF, sobrement intitulée, «Des fraudes récurrentes relevées sur les huiles d’olive».

Les services de la DGCCRF ont également effectué 97 prélèvements (122 en 2019 et 126 en 2018 -aa) pour vérifier les allégations concernant la qualité des produits. 48% des huiles d’olive prélevées ont été déclarés non conformes au terme des analyses effectuées, en raison de caractéristiques organoleptiques (caractéristiques, qualités ou propriétés perçues par les sens lors de la dégustation, comme la couleur, l'odeur ou le goût) insuffisantes car ne répondant pas aux critères de leurs catégories tels que définis par la réglementation. Ces anomalies étaient parfois associées à des problématiques d’étiquetage. Des mesures de police administratives ont été prononcées pour permettre le déclassement d’huiles d’olives impropres à la consommation et leur réemploi dans l’industrie non alimentaire.

Il n’y a pas que l’association Que Choisir qui fait des tests sur l’huile d’olive, le blog a publié le 26 mai 2023 un article, Huiles d'olive sous le prisme de la revue 60 millions de consommateurs. Rien de bien neuf, hélas !

S’agissant des huiles d'olive appellation «vierge extra»: la moitié d'un panel de 24 échantillons, déclassée en «vierge».
A l’évidence, tous ces résultats vont dans le même sens, le temps passe rien ne change et personne n'a la réponse ...

dimanche 28 mai 2023

Huiles d'olive sous le prisme de la revue 60 Millions de consommateurs. Rien de bien neuf, hélas !

Huiles d'olive appellation «vierge extra»: la moitié d'un panel de 24 échantillons, déclassée en «vierge» par «60 Millions de consommateurs», selon France info.

Dans son numéro de juin, (en ligne et en kiosque) le magazine 60 Millions de ommateurs consacre une large enquête sur l'huile d'olive. Vingt-quatre produits ont été testés et une partie des références ne mérite pas la mention «vierge extra». 

Sur le plan de l’appellation vierge extra, soit le «top» de l’huile d’olive, la moitié de notre panel de 24 échantillons, est déclassée en «vierge» seulement.

Notre jury expert a en effet décelé divers défauts, par exemple le défaut moisi/humidité a été trouvé dans 6 références, aussi bien bio que conventionnel, et quel que soit leur prix. Peut-être à cause d’un lavage insuffisant des olives, d’un stockage dans de mauvaises conditions…


Présence de plastifiants dans plusieurs références
Ce sont les phtalates, des molécules chimiques ajoutées volontairement par les fabricants de plastique, pour les assouplir. Normalement, il est interdit d’utiliser des matériaux contenant des phtalates sur la chaîne de production et de stockage des corps gras, comme l’huile. Difficile de connaître l’origine de cette contamination, peut-être des cuves, des tuyaux, des bâches… Or certains phtalates, le DEHP et le DBP, sont reconnus perturbateurs endocriniens et ont été décelés tous les deux dans 4 huiles, certes, à des teneurs très faibles.

Traces d'hydrocarbures d'huiles minérales
Ce sont des dérivés chimiques liés à l’activité humaine, ils sont un peu partout dans l’environnement, et on les retrouve aussi dans des colles, des encres d’impression, des lubrifiants de machines, des produits de nettoyage ou encore dans certains pesticides.

Le problème de ces substances, c’est qu’elles migrent facilement et contaminent notamment notre alimentation. Leur présence dans les huiles d’olive peut provenir de la récolte, des moteurs des machines agricoles, etc.  Nous en avons retrouvé dans 5 huiles, avec pour certaines, à des teneurs à la limite du seuil acceptable dans les corps gras.


Commentaire
Que doit-on penser de cette étude ?
Vu le nombre limité d’échantillons, il semble difficile de conclure. Je ne sais pas si cela va déclencher une communication ou une réaction de l’Anses ou de nos autorités sanitaires, voire la nouvelle police sanitaire unique …
Les résultats proposés par la revue de consommateurs vont dans le sens de ceux déjà proposés par la DGCCRF. Ainsi selon une étude publié en 2022, «48% des huiles d’olive prélevées sont non conformes, selon des contrôles de 2020 de la DGCCRF, as usual».

En 2021, l’association Que Choisir, devenue depuis une ONG, rapportait aussi des tromperies récurrentes dans les huiles d’olive, rien de bien nouveau depuis, hélas …

lundi 1 août 2022

48% des huiles d’olive prélevées sont non conformes, selon des contrôles de 2020 de la DGCCRF, as usual

Le sujet de l’huile d’olive est un sujet récurrent en termes de non-conformité et de fraude, selon la terminologie très précise utilisée par la Commission européenne, vous lirez cela en fin d’article ... 

En attendant, le blog a déjà traité ce sujet de l'huile d'olive, avec ces articles :

Voici les principaux résultats d’une enquête de 2020 de la DGCCRF, sobrement intitulée, «Des fraudes récurrentes relevées sur les huiles d’olive».

La question est donc mais que fait la police pour sanctionner durement ces fraudeurs ? Hélas, on ne saura pas, le jeu du chat et de la souris se poursuit donc ...

En France, l’engouement pour les huiles d’olive de qualité est constant. Le pays bénéficie de pas moins de huit AOP, répondant à une demande croissante des acheteurs de consommer local/français ou bio. La DGCCRF mène de manière régulière des contrôles sur ces produits.

Ainsi, en 2020, la DGCCRF a réalisé de nombreux contrôles portant sur la qualité de l’huile d’olive (catégorie vierge extra, catégorie vierge), sur la conformité des étiquetages, sur les mentions valorisantes, ainsi que sur l’origine des produits.

Les services de la DGCCRF ont également effectué 97 prélèvements (122 en 2019 et 126 en 2018 -aa) pour vérifier les allégations concernant la qualité des produits. 48% des huiles d’olive prélevées ont été déclarés non conformes au terme des analyses effectuées, en raison de caractéristiques organoleptiques (caractéristiques, qualités ou propriétés perçues par les sens lors de la dégustation, comme la couleur, l'odeur ou le goût) insuffisantes car ne répondant pas aux critères de leurs catégories tels que définis par la réglementation. Ces anomalies étaient parfois associées à des problématiques d’étiquetage. Des mesures de police administratives ont été prononcées pour permettre le déclassement d’huiles d’olives impropres à la consommation et leur réemploi dans l’industrie non alimentaire.

Cible
177 établissements contrôlés
206 contrôles
97 prélèvements
Résultats
4 procès-verbaux pénaux
18 injonctions
40 avertissements

Pendant ce temps, la Commission européenne insiste sur la terminologie à utiliser entre fraude et non-conformité de l’huile d’olive, «Les rapports hebdomadaires sur la fraude agroalimentaire et l'utilisation de l'iRASFF : fraude alimentaire versus non-conformité». Source Minutes de la réunion du 15 juin 2022 de l’EU Agri-Food Fraud Network (EU FFN).

La Commission rappelle les notifications de l’iRASFF dans la catégorie «Graisses et huiles», notamment celles relatives à l'huile d'olive. L'analyse des données pour 2020 et 2021 montre que certaines non-conformités ont été signalées à tort dans la partie Food Fraud de l'iRASFF. Le cas typique concerne la dégradation naturelle de l'huile d'olive extra vierge en huile d'olive vierge, où il est difficile de démontrer l'intentionnalité et qui doit être considérée en premier lieu comme une non-conformité. La demande doit ensuite être affectée en tant que notification AAC (Administrative and Assistance Cooperation) dans iRasff. Si à l'issue de l'enquête des éléments de fraude sont identifiés, la notification NC (non-conforme) pourra être affectée à une catégorie de fraude alimentaire, afin d'impliquer le Food Fraud Network. 

Mise à jour du 15 juillet 2023
Selon une étude de Que Choisir publiée le 26/06/2023 sur les huiles d’olive, plus de la moitié sont non conformes !
Sur les 14 huiles d’olive officiellement «vierges extra » que nous avons analysées, 8 ne répondaient pas aux exigences de cette appellation, et auraient dû être vendues comme «vierges» uniquement. Une pratique bien trop fréquente.
Le temps passe rien ne change ...

mardi 20 juillet 2021

Huiles d’olive, des tromperies récurrentes, selon Que Choisir

Le 17 février 2021, le blog vous proposait un article, «DGCCRF: plan de contrôles des huiles d'olive, 49% d'analyses non conformes».

Puis, le 21 juin 2021, «Contrôle des huiles d’olive: le taux de prélèvements en anomalie observé est de 78%, as usual». 

Les résultats de la dernière enquête de la DGCCRF publiée le 17 juin 2021, «Contrôle des huiles d’olive : la DGCCRF constate de trop nombreuses anomalies sur leur qualité».

Voici que l’association de consommateurs UFC Que Choisir a mené sa propre enquête sur des huiles d’olive et annonce Des tromperies récurrentes.

Nous avons analysé 26 huiles pour vérifier qu’elles étaient bien «vierge extra» comme annoncé. Résultat : 16 ont été déclassées dans la catégorie inférieure. Du jamais vu chez Que Choisir !

Que Choisir nous propose une vidéo qui explique bien le pourquoi du comment du devenir d’analyses qui évoluent défavorablement au cours du temps, à voir ...

lundi 21 juin 2021

Contrôle des huiles d’olive: le taux de prélèvements en anomalie observé est de 78%, as usual

Il se trouve que j’ai passé quelques jours en juin dans le Vaucluse et j’ai acheté sur le marché de Carpentras un litre d’huile d’olive de la région. Une fois rentré à ma location, au cours d’un échange avec mon loueur, je l’informe de mon achat. Il regarde très attentivement l’étiquetage de la bouteille d’huile d’olive et me dit que sans doute ce doit une huile d’olive de la région, et de qualité, mais ce n’était pas garanti !

Cette anecdote illustre bien les difficultés que l'on a à acheter sur les étals des marchés, où l'on trouve de tout, et surtout, à tous les prix, allant parfois jusqu’à plus de 30 euros le litre d'huile d'olive…

Voici les résultats de la dernière enquête de la DGCCRF publiée le 17 juin 2021, «Contrôle des huiles d’olive : la DGCCRF constate de trop nombreuses anomalies sur leur qualité».

Constat

Du fait du ciblage affiné chaque année sur les produits les plus susceptibles de présenter des non-conformités, le taux de prélèvements en anomalie observé est de 78%, soit un niveau comparable aux années précédentes.

La messe est dite

Le plan de contrôle réalisé chaque année par la DGCCRF permet de maintenir une surveillance active dans un secteur où le taux d’anomalies sur les prélèvements se maintient à un niveau élevé depuis plusieurs années (78 % en 2019 sur les produits ciblés, après 77% en 2018, 75% en 2017, 72% en 2016). Ces taux élevés ne sont toutefois pas représentatifs du marché, du fait du ciblage opéré par les enquêteurs. Les anomalies les plus fréquentes concernent le non-respect des règles d’étiquetage des huiles et le classement erroné des huiles dans une catégorie supérieure à celle correspondant à leurs qualités organoleptiques.

Conclusion

Les prélèvements révèlent un nombre encore trop important d’anomalies sur la qualité des huiles.
Le sur-classement des huiles d’olive à la catégorie supérieure reste l’anomalie principale.

mercredi 17 février 2021

DGCCRF : plan de contrôles des huiles d'olive, 49% d'analyses non conformes

La DGCCRF nous présente le 16 février 2021 une enquête, dont elle a le secret, sur le «plan de contrôles des huiles d'olive»

On va supposer que ce plan de contrôle a eu lieu en 2018, plus de deux ans déjà, car nous n'avons pas date de réalisation ...
Quel était l'objectif de ce plan de contrôle ?

Aujourd’hui, plus de trois millions et demi de tonnes d’huiles d’olive sont produites dans le monde. La récolte française a atteint 5 800 tonnes en 2018. Dans le cadre du plan de contrôle annuel instauré par l’Union européenne afin de vérifier la qualité et l’étiquetage des huiles d’olive commercialisées, la DGCCRF a enquêté et constaté de nombreux manquements.

Un défaut d’étiquetage est une anomalie très répandue

Cible : 227 établissements contrôlés et 126 prélèvements analysés
Résultats
  • Taux d’établissements en anomalie 40 %
  • 62 avertissements
  • 23 injonctions
  • 8 procès-verbaux pénaux
  • 1 arrêté préfectoral de destruction
  • Analyse des prélèvements :25,5% conformes, 25,5% à surveiller et 49% non conformes

Je crois que tout est dit en quelques chiffres … vous lirez le plan de contrôle dans le détail avec des anecdotes dignes de Marcel Pagnol …

Cela étant, il vous faut savoir que le secteur de l'huile d'olive ne s'améliore pas du tout, si l'on en juge par les précédents contrôles.

Plan de contrôle 2016 des huiles d'olive publié en septembre 2018,

Cible : 286 établissements et 139 prélèvements
Résultats
  • Taux de non-conformité des établissements : 41,6%
  • Taux de non-conformité des prélèvements : 48%
  • 71 avertissements
  • 39 injonctions
  • 17 procès-verbaux
  • 3 arrêtés préfectoraux de destruction

Plan de contrôle 2015 des huiles d’olive, publié en janvier 2017 : 301 établissements visités et 133 prélèvements,

41% des produits contrôlés ne sont pas conformes à la réglementation et 25 % des professionnels contrôlés ne respectaient pas la réglementation.

Le plan de contrôle des huiles d'olive publié en janvier 2015, sans doute le plan de contrôle a-t-il eu lieu en 2013 (?), sur 143 prélèvements, 148 établissements visités,

30 % des échantillons «conformes», 22,4 % «à surveiller» et 46% «non conformes»,

Quel peut être le constat ?

De moins en moins d'établissements visités et des analyses à la baisse, mais surtout le pourcentage d'échantillons non conformes ne s'améliore pas du tout … on peut continuer comme cela pendant longtemps, est-cela la perspective pour les consommateurs ?

jeudi 11 juin 2020

La chaîne de production d'huile d'olive extra vierge est susceptible de fraude


« Chaîne de production d'huile d'olive extra vierge susceptible de fraude », source communiqué de l'Université de Waneningen.

Jing Yan de Wageningen University & Research a mené des recherches sur la vulnérabilité à la fraude de la chaîne de production d'huile d'olive. Elle a obtenu son doctorat le 10 juin 2020.

Dans sa thèse «Investigation sur la fraude dans la chaîne d'approvisionnement en huile d'olive extra vierge: identification des points vulnérables et développement de nouvelles méthodes de détection de la fraude», elle décrit où la fraude se cache dans la chaîne de production d'huile d'olive extra vierge et quelles méthodes peuvent être utilisées pour le démontrer.

Lire la thèse complète, ici.

L'authenticité de l'huile d'olive difficile à démontrer
L'huile d'olive extra vierge a récemment gagné en popularité en raison de sa qualité et de ses bienfaits potentiels pour la santé. C'est un produit coûteux et donc susceptible de fraude.

La fraude à l'huile d'olive se produit souvent en raison de l'ajout d'huile d'olive de qualité inférieure et d'huiles de graines moins chères, en particulier des huiles raffinées.

Les caractéristiques de l'huile d'olive extra vierge, telles que les propriétés chimiques et physiques spécifiques, sont influencées par divers facteurs, notamment le niveau de maturité, l'origine géographique, les méthodes de transformation et les conditions de stockage. De plus, les fraudeurs de l'huile d'olive sont de plus en plus malins. En conséquence, l'authenticité de l'huile d'olive extra vierge est difficile à démontrer.

La thèse de Yan montre également que le plus grand risque de fraude réside dans les détaillants et le commerce inter-entreprises. Cela est dû en partie aux options plus étendues dans le temps et le lieu de la chaîne et, d'autre part, à l'absence de mesures de contrôle adéquates.

Méthodes pour détecter la fraude
La recherche doctorale a également développé des méthodes permettant de détecter la fraude. D'une part, il s'agit de méthodes de dépistage rapide, qui utilisent de petits équipements portables, des substances volatiles et du bruit. D'un autre côté, une méthode de laboratoire a été développée qui peut détecter avec précision les fraudes de faible niveau avec l'huile raffinée et elle est basée sur les contaminants créés lors du raffinage.

La description des maillons faibles de la fraude dans la chaîne de production d'huile d'olive extra vierge et le développement de méthodes pour la détecter contribuent à réduire la fraude dans la chaîne de l'huile d'olive. Cela peut également prévenir la concurrence déloyale et garantir que les consommateurs en ont pour leur argent.

mercredi 22 mai 2019

150 000 litres de fausse d’huile d’olive vierge extra saisis par Europol


« 150 000 litres de fausse d’huile d’olive vierge extra saisis au sein d'un gang 'bien huilé' », communiqué d'Europol du 14 mai 2019.

Des experts de la Coalition coordonnée pour la répression des infractions contre la propriété intellectuelle d’Europol (IPC3 pour Intellectual Property Crime Coordinated Coalition) ont aidé les Carabinieri italiens de la NAS et le tribunal de Darmstadt en Allemagne à arrêter 20 personnes et à saisir 150 000 litres de fausse huile d’olive. Les criminels, qui gagnaient chaque année jusqu'à 8 millions d'euros de profits criminels, ont modifié la couleur des huiles de qualité médiocre pour les vendre sur les marchés italien et allemand sous forme d'huile d'olive vierge extra.

L'enquête a débuté par l'identification d'une organisation criminelle soupçonnée de manipuler de grandes quantités d'huile de tournesol en Italie. Le gang a fait ressembler cette huile de mauvaise qualité à l’huile d’olive vierge extra en ajoutant de la chlorophylle, du bêta-carotène et de l’huile de soja. Après ce processus, les suspects ont vendu l'huile contrefaite sur le marché allemand, en essayant de la vendre aux restaurateurs.

Les activités de cette huilerie ont été menées dans des conditions insalubres. Alors que certains des travailleurs étaient responsables de la production et du conditionnement du produit, ceux qui étaient plus solvables livraient la fausse huile dans des camions toutes les deux semaines.

Dans certaines cas, la fausse huile d'olive a remplacé complètement la véritable
Une fois en Allemagne, le produit contrefait était stocké dans des entreprises de logistique en attente de distribution sur le marché allemand. Dans certains cas, la fausse huile d'olive a complètement remplacé la véritable.

En Italie et en Allemagne, 20 perquisitions à domicile ont été effectuées. Au total, 150 000 litres de fausse huile d'olive ont été saisis à différents endroits, dont cinq camions transportant chacun 23 000 litres d'huile de contrefaçon.

On estime que les suspects ont gagné environ 8 millions d'euros chaque année, sachant qu'ils ont acquis un million de litres d'huile de tournesol chaque année pour environ un million d'euros et qu'ils ont vendu le produit contrefait entre 5 et 10 euros le litre.

Lutte contre la fraude alimentaire à EUROPOL
Cette opération, soutenue par Europol et Eurojust, a été réalisée dans le cadre de l'opération internationale OPSON, qui visait à lutter contre les produits alimentaires et les boissons de qualité supérieure, contrefaits et non conformes, sur le marché en Europe et dans les pays voisins. Europol a soutenu cette affaire depuis le début en organisant une réunion opérationnelle à son siège de La Haye.

En mars 2019, une réunion d'information s'est tenue à Europol avec des représentants des autorités italiennes et allemandes. En outre, Europol a fourni un soutien analytique, en traitant toutes les informations reçues par les unités d’enquête et déployées auprès d’experts de la Coalition coordonnée pour la lutte contre la criminalité de la propriété intellectuelle, qui ont assuré un soutien sur place pendant la journée d’action.

vendredi 12 avril 2019

Rapport 2018 sur la fraude alimentaire dans l'UE

Le rapport 2018 (The EU Food Fraud Network and the System for Administrative Assistance - Food Fraud Annual Report 2018) sur les activités du réseau européen de lutte contre la fraude alimentaire a été publié le 12 avril 2019. Il présente les échanges volontaires liés aux suspicions de fraude alimentaire dans le système d’assistance et de coopération administrative dit « système AAC » de l'UE. En 2018, 234 demandes de coopération au total ont été lancées dans le cadre du AAC-Food Fraud par les États membres et la Norvège, dont 58 originaires d'Allemagne. Bien que la liste des demandes échangées dans le système ne représente pas l'ensemble des incidents de fraude alimentaire dans l'UE, son nombre a considérablement augmenté en 2018 (par rapport à 157 en 2016 et 178 en 2017). 

La catégorie « poisson et produits à base de poisson » a enregistré le plus grand nombre de demandes (45), suivie de « viande et produits à base de viande » et « graisses et huiles ». Lancé en 2013, le réseau européen de lutte contre la fraude alimentaire permet aux États membres d'intervenir dans des domaines dans lesquels les autorités nationales sont confrontées à de possibles non-conformités intentionnelles de la législation de la chaîne agroalimentaire de l'UE ayant un impact transfrontalier. Le réseau européen de lutte contre la fraude alimentaire relie des organismes de liaison désignés par chaque État membre conformément aux règles énoncées dans le règlement sur les contrôles officiels. Les participants travaillent sur une base volontaire (contrairement au système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, RASFF) et uniquement en cas de non-conformité transfrontalière. La responsabilité des actions de suivi dans le système AAC-Food Fraud incombe aux États membres.

Ce rapport annuel présente des informations pour l'année 2018 sur les échanges volontaires liés à des suspicions de fraude alimentaire dans le cadre du système AAC de l'UE. Au total, 234 demandes de coopération ont été lancées dans le cadre du AAC-Food Fraud en 2018 par les États membres de l'UE et la Norvège. En outre, la Commission européenne (CE) elle-même a créé 33 demandes dans le fichier AAC- Food Fraud en 2018.

Top 10 des catégories de produits (nombre de requêtes) du système AAC-Food Fraud en 2018
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Exemples de coopération dans l’UE en 2018

a) Huile d'olive
Des produits vendus sous forme d'huile d'olive extra vierge, mais de qualité inférieure et non conformes aux normes de l'UE, étaient distribués aux restaurants et au commerce de détail du Royaume-Uni. Les produits ont été importés d'Espagne. À la suite d'une demande adressée par le Royaume-Uni à l'Espagne dans le cadre du système AAC-Food Fraud, les autorités espagnoles compétentes ont engagé des actions en justice contre l'opérateur du secteur alimentaire pour une possible fraude.

Des mélanges de 30% d'huile d'olive raffinée et 70% d'huile d'olive extra vierge vendus comme extra vierge au lieu d'huile d'olive :
  • Problème d'étiquetage (mauvaise catégorie)
  • La qualité de l'huile dans la bouteille est inférieure à la qualité d'une huile d'olive extra vierge

De la différence entre le prix de l'huile d'olive extra vierge et le prix de l'huile d'olive, on a un gain multiplié par 30% (pourcentage de non-conformité)

b) Thon
Au cours de l’opération OPSON VII d'Europol, une action coordonnée de l'UE a été menée avec le soutien du réseau européen de lutte contre la fraude alimentaire dans 11 pays européens. Les pratiques illicites comprenaient la substitution d'espèces et la vente frauduleuse de thon destinée à la mise en conserve comme étant du thon frais. Dans ce cas, le thon destiné à la mise en conserve était traité illégalement avec des substances chimiques qui en altéraient la couleur pour donner une impression trompeuse de sa fraîcheur. Au total, plus de 51 tonnes de thon ont été saisies et plus de 380 échantillons ont été prélevés. Selon des informations récentes, il existe encore des soupçons concernant le thon sur le marché qui a été traité pour en changer la couleur.
NB : L'image en haut de l'article sur la fraude alimentaire est issue de ce site.