samedi 20 novembre 2021

A propos de la résistance aux antibiotiques chez les animaux, selon l'Anses

Dans un document du 18 novembre 2021, sur la résistance aux antibiotiques chez les animaux : quelles sont les principales conclusions pour 2020 ?, l’Anses indique les faits suivants:

L’exposition globale des animaux aux antibiotiques a légèrement diminué par rapport à 2019, ce qui est dans la continuité de la tendance observée depuis le début du suivi. L’exposition à la colistine, un antibiotique utilisé fréquemment en médecine vétérinaire et réservé aux cas sévères en médecine humaine a diminué de 66% par rapport au niveau de référence de 2014-2015 pour les filières bovine, porcine et avicole.

Les tendances de l’évolution de l’antibiorésistance restent favorables, avec une diminution ou une stabilité de la résistance à la plupart des antibiotiques, notamment ceux d’importance critique pour l’Homme (céphalosporines et fluoroquinolones), pour lesquels la conservation de leur efficacité est essentielle en médecine humaine. Néanmoins, nous avons relevé un point de vigilance chez les chiens, les chats et les chevaux, avec une tendance inverse depuis deux ans vis-à-vis de certains antibiotiques.

Globalement, les tendances vont également vers une réduction de la résistance. Les salmonelles conservent leur sensibilité aux antibiotiques d’importance critique pour la santé humaine. De même, la sensibilité des campylobacters aux macrolides, qui sont des antibiotiques de premier choix dans le traitement des campylobactérioses chez l’Homme, est conservée. La proportion de souches E. coli (qui est une espèce indicatrice de la diffusion de l’antibiorésistance) sensibles à tous les antibiotiques testés est en augmentation dans toutes les populations animales surveillées, à l’exception du porc. Enfin, la prévalence des E. coli résistants aux céphalosporines est en diminution constante dans toutes les situations et les espèces animales surveillées.

Dans un autre document de l’Anses, mis à jour le 18 novembre 2021, La résistance aux antibiotiques, une problématique majeure pour les animaux et les humains, il est indiqué:

Les volumes de ventes d'antibiotiques ne traduisent pas exactement leur utilisation. En effet, les antibiotiques récents sont plus actifs et nécessitent des quantités plus faibles de produit. De plus, les populations animales peuvent fluctuer au cours du temps. Pour évaluer l'exposition des animaux aux antibiotiques, il est nécessaire de prendre en compte la posologie et la durée d'administration des médicaments, mais aussi l'évolution de la population de l’espèce considérée. Ces paramètres permettent de calculer l’ALEA (Animal Level of Exposure to Antimicrobials).

Entre 2011 et 2020, l’exposition globale des animaux aux antibiotiques a diminué de 45,4%. Les objectifs des plans EcoAntibio (2012-2016), qui visait une réduction de 25 % de l’usage des antibiotiques en 5 ans, puis du plan EcoAntibio 2 (2017-2021), qui avait pour objectif d’inscrire cette baisse dans la durée, ont été atteints. Le plan EcoAntibio 2 visait également la réduction de moitié de l’utilisation de la colistine, un antibiotique utilisé fréquemment en médecine vétérinaire et réservé aux cas sévères en médecine humaine. Cet objectif a également été atteint, puisque cette diminution était de 66% en 2020, par rapport au niveau de référence de 2014-201.

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