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dimanche 1 octobre 2023

Etats-Unis : Pour la 9ème fois de suite, un verdict rejette l’allégation suivant laquelle le glyphosate provoquerait le cancer

Vous n’entendrez pas parler chez ceux qui pratiquent l’écologisme, les adeptes jusqu’au boutistes du principe de précaution, les antinucléaires, les antivaccins, les antiscience, etc., bref tous ceux qui n’y connaissent rien ...

lundi 17 juillet 2023

Le CIRC indique que l'asartame est peut-être cancérogène pour l'homme, mais la FDA n'est pas d'accord

«Une agence internationale indique que l'aspartame est peut-être cancérigène, mais la FDA n'est pas d'accord», source article de Food Safety News du 17 juillet 2023.

Les évaluations des effets sur la santé de l'aspartame, un édulcorant sans sucre, ont conduit à des désaccords entre divers groupes de recherche et de santé publique.

Le CIRC a classé l'aspartame comme «peut-être cancérogène pour l'homme» en raison de «preuves limitées» de la cancérogénicité chez l'homme. Entre-temps, le JECFA a réaffirmé la dose journalière admissible de 40 mg/kg de poids corporel pour l'aspartame.

La Food and Drug Administration des États-Unis a publié une réponse aux récentes évaluations. Alors que le CIRC a classé l'aspartame comme «peut-être cancérogène pour l'homme», la FDA soutient qu'il n'y a aucune preuve reliant l'édulcorant artificiel au cancer.

L'aspartame, un édulcorant artificiel largement utilisé dans divers produits alimentaires et boissons depuis les années 1980, est devenu un sujet de préoccupation en raison de ses effets potentiels sur la santé. On le trouve couramment dans les boissons diététiques, le chewing-gum, la gélatine, la crème glacée, les produits laitiers tels que le yaourt, les céréales pour petit-déjeuner, le dentifrice et même les médicaments tels que les pastilles contre la toux et les vitamines à croquer.

La Dr Francesco Branca, directeur du Département de la nutrition et de la sécurité alimentaire à l'Organisation mondiale de la santé (OMS), a souligné l'importance de comprendre les facteurs potentiels contribuant au cancer et la nécessité de poursuivre les études. «Les évaluations de l'aspartame ont indiqué que, bien que la sécurité sanitaire ne soit pas une préoccupation majeure aux doses couramment utilisées, des effets potentiels ont été décrits qui doivent être étudiés par des études plus nombreuses et de meilleure qualité», a-t-elle déclaré.

Le CIRC et le JECFA ont mené des évaluations distinctes de l'aspartame, compte tenu de son potentiel carcinogène et d'autres risques pour la santé. Le CIRC a classé l'aspartame comme «peut-être cancérogène pour l'homme» sur la base de preuves limitées de cancer chez l'homme, les animaux de laboratoire et les mécanismes possibles pour causer le cancer. D'autre part, le JECFA a réaffirmé la dose journalière admissible (DJA) de 40 mg/kg de poids corporel et a conclu que la consommation d'aspartame dans cette limite est sans danger.

S'adressant à la classification du CIRC, le Dr Mary Schubauer-Berigan du programme des monographies du CIRC a reconnu la nécessité de poursuivre les recherches pour affiner la compréhension du risque cancérogène potentiel de l'aspartame. Pendant ce temps, le Dr Moez Sanaa, chef de l'unité des normes et des avis scientifiques sur l'alimentation et la nutrition de l'OMS, a souligné la nécessité de poursuivre les études sur les voies mécanistes pertinentes pour la régulation de l'insuline, le syndrome métabolique et le diabète, en particulier en ce qui concerne la cancérogénicité.

En réponse aux examens externes de sécurité sanitaire, la FDA a exprimé son désaccord avec la conclusion du CIRC, citant des lacunes importantes dans les études sur lesquelles elle s'appuie. Les propres scientifiques de la FDA ont examiné les informations scientifiques fournies par le CIRC en 2021 et n'ont trouvé aucun problème de sécurité sanitaire lorsque l'aspartame est utilisé dans des conditions approuvées. Les autorités réglementaires et scientifiques de divers pays, dont Santé Canada et l'Autorité européenne de sécurité des aliments, ont également jugé l'aspartame sûr aux niveaux d'utilisation actuellement autorisés.

La FDA reconnaît que certains consommateurs comptent sur des produits contenant de l'aspartame et d'autres édulcorants pour réduire leur consommation de sucre. Afin d'aider les consommateurs à faire des choix éclairés, la FDA continuera de fournir des informations fiables et scientifiques sur l'aspartame et d'autres édulcorants sur son site internet.

Mise à jour du 19 juillet 2023

A lire cet article publié sur le blog d’André Heitz, «Le dysfonctionnement de l'OMS en ce qui concerne l'aspartame suscite des craintes inutiles chez les consommateurs.» par Susan Goldhaber, source WHO’s Dysfunction on Aspartame Leads to Unnecessary Consumer Fear | American Council on Science and Health (acsh.org).

Mise à jour du 23 juillet 2023
Dose Journalière Admissible (ADI) d’aspartame: pas de changement dans la législation selon le SPF Santé publique de Belgique.

Mise à jour du 26 août 2023

samedi 15 juillet 2023

Publication des résultats de l’évaluation des dangers et des risques liés à l’aspartame

Le blog vous avait parlé qu’Une nouvelle étude avait soulevé des inquiétudes quant à la sécurité sanitaire des édulcorants artificiels couramment utilisés. Un autre article rapportait, «Pourquoi l'aspartame fait-il la une des journaux ? », source Food Safety Authority of Ireland (FSAI) du 30 juin 2023.  

Les évaluations portant sur les effets sur la santé de l’aspartame, un édulcorant sans sucre, sont publiées aujourd’hui par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) et le Comité mixte d’experts des additifs alimentaires de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO). Citant une «indication limitée» de cancérogénicité pour l’homme, le CIRC a classé l’aspartame comme «peut-être cancérogène pour l’homme» (groupe 2B du CIRC) et le Comité mixte a réaffirmé la dose journalière admissible de 40 mg par kilogramme de poids corporel.

L’aspartame est un édulcorant artificiel (chimique) largement utilisé dans divers produits alimentaires et boissons depuis les années 1980, y compris les boissons à faible teneur en calories (ou «light»), les chewing-gums, la gélatine, la crème glacée, les produits laitiers tels que le yogourt, les céréales pour le petit-déjeuner, le dentifrice et les médicaments tels que les pastilles contre la toux ou les vitamines à croquer.

«Le cancer figure parmi les principales causes de décès dans le monde. Chaque année, une personne sur six meurt d’un cancer. La science ne cesse de progresser dans son évaluation des éventuels facteurs qui induisent ou favorisent le développement d’un cancer, dans l’espoir de réduire ces chiffres ainsi que le bilan humain», a déclaré le Dr Francesco Branca, Directeur, Département Nutrition et sécurité sanitaire des aliments de l’OMS. «Les évaluations concernant l’aspartame ont indiqué que, si la sécurité sanitaire ne constitue pas une préoccupation majeure compte tenu des doses couramment utilisées, des effets potentiels ont été décrits et doivent faire l’objet d’études plus nombreuses et plus approfondies.»

Les deux organismes ont mené des examens indépendants, mais complémentaires en vue d’évaluer le danger cancérogène potentiel ainsi que d’autres risques pour la santé associés à la consommation d’aspartame. C’était la première fois que le CIRC menait une évaluation de l’aspartame et la troisième fois pour le Comité mixte.

Après avoir examiné la littérature scientifique disponible, les deux évaluations ont relevé des limitations concernant les données disponibles sur le cancer (et d’autres effets sur la santé).

Le CIRC a classé l’aspartame comme «peut-être cancérogène pour l’homme» (groupe 2B) sur la base d’une «indication limitée» de cancer chez l’homme (en particulier, pour le carcinome hépatocellulaire, qui est un type de cancer du foie). En outre, il existait une «indication limitée» de cancer chez l’animal de laboratoire, de même qu’une « indication limitée» concernant les mécanismes possibles d’action cancérogène.

Le Comité mixte a conclu que les données évaluées ne fournissaient aucun motif suffisant justifiant une modification de la dose journalière admissible de 0 à 40 mg par kilogramme de poids corporel précédemment établie pour l’aspartame. Par conséquent, le Comité mixte a réaffirmé qu’une personne peut consommer de l’aspartame sans risque dans la limite de cette quantité journalière. Par exemple, avec une canette de boisson gazeuse light contenant 200 ou 300 mg d’aspartame, un adulte pesant 70 kg devrait consommer plus de 9 à 14 canettes par jour pour dépasser la dose journalière admissible, en supposant aucun autre apport en aspartame provenant d’autres sources alimentaires.

L’identification des dangers par le CIRC constitue la première étape fondamentale pour comprendre la cancérogénicité d’un agent en identifiant ses propriétés spécifiques et son potentiel nocif, c’est-à-dire le cancer. Les classifications du CIRC mettent en évidence la solidité des preuves scientifiques quant à la capacité d’un agent à causer un cancer chez l’homme, mais elles ne révèlent pas le risque de développer un cancer à un niveau d’exposition donné. L’évaluation du danger menée par le CIRC tient compte de tous les types d’expositions (p. ex. alimentaires, professionnelles). La classification fondée sur la solidité des preuves dans le groupe 2B est le troisième niveau le plus élevé sur les quatre niveaux, et elle est généralement utilisée dans les deux situations ci-après : lorsqu’il existe une indication limitée, mais insuffisante, de cancer chez l’homme ou une indication suffisante de cancer chez l’animal de laboratoire, mais pas dans les deux situations à la fois.

«Les conclusions présentant une indication limitée quant à la cancérogénicité pour l’homme et l’animal, et des données mécanistiques limitées sur la manière dont la cancérogénicité peut se produire, soulignent la nécessité de mener davantage de travaux de recherche afin de mieux comprendre dans quelle mesure la consommation d’aspartame présente un danger cancérogène», a déclaré la Dre Mary Schubauer-Berigan, Programme des Monographies du CIRC.

Les évaluations des risques menées par le Comité mixte permettent de déterminer la probabilité qu’un type particulier d’effets nocifs, c’est-à-dire un cancer, se produise dans certaines conditions et à certains niveaux d’exposition. Il n’est pas inhabituel que le Comité mixte tienne compte des classifications du CIRC dans ses délibérations.

«Le Comité mixte a également examiné les éléments de preuve concernant le risque de cancer, dans le cadre d’études menées chez l’animal et chez l’homme, et a conclu que les données faisant état d’une association entre la consommation d’aspartame et le cancer chez l’homme ne sont pas convaincantes», a déclaré le Dr Moez Sanaa, Chef de l’Unité Normes et avis scientifiques sur l’alimentation et la nutrition de l’OMS. «Nous avons besoin de meilleures études avec un suivi plus long et des questionnaires sur l’alimentation répétés dans les cohortes existantes. Nous avons besoin d’essais contrôlés randomisés, y compris des études sur les voies mécanistiques pertinentes pour la régulation de l’insuline, le syndrome métabolique et le diabète, en particulier en lien avec la cancérogénicité.

Les évaluations du CIRC et du Comité mixte concernant les effets de l’aspartame étaient fondées sur des données scientifiques collectées auprès de différentes sources, notamment des articles évalués par des pairs, des rapports gouvernementaux et des études menées à des fins réglementaires. Les études ont été examinées par des experts indépendants, et les deux comités ont pris des mesures pour garantir l’indépendance et la fiabilité de leurs évaluation. Le CIRC et l’OMS continueront d’effectuer un suivi des nouvelles données probantes et encouragent les groupes de recherche indépendants à réaliser d’autres études sur l’association potentielle entre l’exposition à l’aspartame et les effets sur la santé des consommateurs.

Complément

Mise à jour du 19 juillet 2023

A lire cet article publié sur le blog d’André Heitz, «Le dysfonctionnement de l'OMS en ce qui concerne l'aspartame suscite des craintes inutiles chez les consommateurs.» par Susan Goldhaber, source : WHO’s Dysfunction on Aspartame Leads to Unnecessary Consumer Fear | American Council on Science and Health (acsh.org).

Mise à jour du 23 juillet 2023
Dose Journalière Admissible (ADI) d’aspartame: pas de changement dans la législation selon le SPF Santé publique de Belgique.

Mise à jour du 26 août 2023

vendredi 23 décembre 2022

L'exposition répétée à Salmonella est-elle un facteur de risque de cancer du côlon ?

«L'exposition répétée à Salmonella est-elle un facteur de risque de cancer du côlon ?», source Leiden University Medical Center.

L'infection à Salmonella est une maladie bactérienne courante qui affecte le tractus intestinal. Dans une étude collaborative, des chercheurs du Leiden University Medical Center (LUMC) et de l'Université de l'Illinois à Chicago ont cherché à savoir si une exposition répétée à la bactérie augmentait le risque de formation d'un cancer du côlon. Leurs découvertes ont été publiées dans Cell Reports Medicine, «Repetitive non-typhoidal Salmonella exposure is an environmental risk factor for colon cancer and tumor growth» (L'exposition répétitive non-typhoïdale à Salmonella est un facteur de risque environnemental pour le cancer du côlon et la croissance tumorale).

Salmonella typhique, qui cause la fièvre typhoïde, infecte 10 à 20 millions de personnes chaque année, entraînant environ 130 000 décès dans le monde. Les infections non typhiques par les espèces de Salmonella sont plus courantes et moins mortelles, mais entraînent chaque année environ 153 millions de cas de diarrhée et de vomissements et 57 000 décès dans le monde.

Salmonella et développement du cancer
L'infection typhique à Salmonella a déjà été associée au cancer de la vésicule biliaire. En effet, la bactérie permet une étape dans le processus en plusieurs étapes de la formation du cancer. Des études épidémiologiques ont également associé des infections graves non typhiques à Salmonella à un risque accru de développement du cancer du côlon.

Infections à répétition : un pas de plus vers la formation du cancer
Les humains sont fréquemment exposés à Salmonella non typhique, principalement à partir de sources d'élevage et via la consommation de leurs aliments dérivés, tels que les œufs et la viande. «Bien que ce type d'infection passe souvent inaperçu pour nous, notre système immunitaire le reconnaît certainement ! Notre étude a cherché à savoir si les infections à Salmonella non typhiques légères et inaperçues augmentaient le risque de cancer du côlon. Le raisonnement est que des infections bénignes répétitives peuvent augmenter les chances qu'une bactérie pénètre et manipule des cellules qui ont franchi plusieurs étapes vers le développement d'un cancer, et qui attendent donc ce ‘pas’ supplémentaire fourni par Salmonella», explique Virginie Stévenin, postdoc et boursière au laboratoire de Neefjes.

Résultats
Les chercheurs ont évalué plus d'une centaine d'échantillons de sang humain pour déterminer le taux d'infections non déclarées en mesurant les niveaux d'anticorps contre Salmonella non typhique. Ils ont constaté que les personnes qui avaient développé un cancer du côlon avaient également été plus fréquemment exposées à des infections bénignes à Salmonella. En outre, dans des modèles chez la souris, Salmonella pourrait être détecté dans des tumeurs du côlon après l'infection. «Nous avons également observé que de multiples infections bénignes augmentaient le taux de croissance du cancer du côlon. De plus, en utilisant un modèle de culture cellulaire, il a été démontré que Salmonella infectait plus rapidement les cellules qui étaient sur le point de devenir des cellules cancéreuses entièrement transformées, favorisant davantage la formation du cancer», a dit Jacques (Sjaak) Neefjes, professeur au LUMC.

Un facteur de risque avéré
Jun Sun, professeur à l'Université de l'Illinois à Chicago, a conclu : «Ces expériences suggèrent que Salmonella non typhique peut augmenter le risque de cancer du côlon en contribuant à une étape du processus en plusieurs étapes de la formation du cancer. Étant donné que la salmonelle non typhique est répandue dans le bétail et dans notre alimentation, il est difficile d'éviter complètement de telles infections. Cependant, l'exposition aux bactéries peut être limitée par de bonnes pratiques d'hygiène lors de la manipulation et de la préparation des aliments».

NB : L’image est de ce site.

samedi 26 novembre 2022

Une recherche a analysé des études antérieures établissant un lien entre la viande rouge et le cancer. Tout sauf évident ...

«Une recherche a nalysé des études antérieures établissant un lien entre la viande rouge et le cancer», source Meatingplace. Tout sauf évident ...

Des études antérieures, qui ont proposé un lien entre la consommation de viande rouge non transformée et certains types de cancer, sont basées sur «de faibles preuves d'association», selon une nouvelle revue des données publiée dans la revue Nature Medicine.

Dans l'article, «Health effects associated with consumption of unprocessed red meat: a Burden of Proof study» (ou Effets sur la santé associés à la consommation de viande rouge non transformée: une étude sur la charge de la preuve), une équipe de chercheurs et de scientifiques de la santé de l'Université de Washington «a mené une revue systématique et mis en œuvre une méta-régression ... pour évaluer les relations entre la consommation de viande rouge non transformée et six effets potentiels sur la santé», selon le résumé de l'article.

Les auteurs ont trouvé de «faibles preuves» entre la consommation de viande rouge non transformée et le cancer colorectal, le cancer du sein, le diabète de type 2 et les cardiopathies ischémiques, aucune preuve d'une association entre la viande rouge non transformée et l'AVC ischémique ou l'AVC hémorragique ; et que bien qu'il existe des preuves que la consommation de viande rouge non transformée soit associée à un risque accru d'incidence de maladie et de mortalité, «elles sont faibles et insuffisantes pour faire des recommandations plus fortes ou plus concluantes.»

Des recherches plus rigoureuses et plus puissantes sont nécessaires, ont-ils conclu, pour mieux comprendre et quantifier la relation entre la consommation de viande rouge non transformée et les maladies chroniques.

La plupart des études examinées par l'équipe comparaient la santé d'un groupe de personnes consommant beaucoup de viande non transformée à celle d'un autre groupe consommant peu de viande.

Charge de la preuve (burden of proof)
L'outil burden of proof ou charge de la preuve montre la force des preuves entre les risques pour la santé et les résultats, indiquant la probabilité que certains comportements aient un impact sur la santé.

lundi 11 juillet 2022

Lien entre nitrites dans les charcuteries et cancer, selon un rapport de l'Anses à paraître

Après manger tue, voici que «La charcuterie tue, selon un rapport officiel», selon Le Point.
Avec un titre pareil, il ne me semble pas nécessaire d’aller plus loin ...
«L’Anses a publié un document, relayé par «Le Journal du dimanche», dans lequel elle démontre que les nitrites dans la charcuterie présentent un risque de cancer.»
D’autres médias semblent tout aussi affirmatif, «La charcuterie et le risque de cancer du côlon liés par l'Anses».
La charcuterie est déjà classée cancérogène pour l’Homme par l’OMS qui avait estimé en 2018 que près de 4000 cas de cancers du côlon étaient attribuables à sa consommation en France.

D’après différentes lectures, le chiffre de 4000 qui se répète à l’infini et qui devient par conséquent une certitude. Cela proviendrait d’une déclaration d’un ancien président de la Ligue contre le cancer, «On considère qu'il y a peut-être plus de 4000 cancers, en particulier des colorectaux, attribuables à la consommation de viande transformée. C'est simple, il faut en finir avec les nitrites »

Selon le JDD, «Un rapport officiel confirme que le jambon peut tuer». Là aussi on ne sait pas dans la dentelle ...

Dans un document qui a été communiqué cette semaine aux autorités, l’agence sanitaire Anses reconnaît l’existence d’un risque de cancer lié aux nitrites dans la charcuterie. Cette synthèse de onze pages reprend les conclusions d’un avis qui sera rendu public mardi 12 juillet.

Le ministère de l’Agriculture ne pourra plus dire qu’il ne sait pas. Mardi, l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation (Anses) rendra publique son expertise sur les risques liés à la consommation de nitrites, les conservateurs qui donnent sa couleur rose au jambon et préviennent la formation de bactéries toxiques. Selon une synthèse de cet avis initialement attendu pour 2021 que s’est procurée le JDD, l’Anses semble se ranger désormais dans le camp des opposants à ces additifs chimiques présents dans 75% de la charcuterie vendue dans la grande distribution. Les treize chercheurs -toxicologues, épidémiologistes, microbiologistes ou chimistes- qui ont rédigé le rapport, ainsi que deux conseils scientifiques de l’agence et sa direction, confirment l’existence d’un risque et  préconisent «de réduire l’exposition de la population par des mesures volontaristes en limitant l’exposition par voie alimentaire », dans un objectif de « sécurité sanitaire ».

C’est pourquoi l’Anses préconise de produire des données scientifiques pour revoir les doses journalières admissibles (DJA) en prenant en compte la toxicité de ces substances. Elle suggère aussi de veiller à la qualité de l’eau du robinet, par endroits trop riche en nitrates. Enfin, l’agence invite à poursuivre les recherches sur d’autres pathologies, notant que des travaux scientifiques récents évoquent de possibles liens avec d'autres types de cancers. «Mais dans ce cas, le niveau de preuve n’est pas suffisant», nuance la même source.

Plus nuancé donc un peu plus exact, Le Figaro rapporte dans un article, «Un rapport confirme le lien entre nitrites dans les charcuteries et cancer».

L’Agence nationale de sécurité des aliments préconiserait de poursuivre la réduction déjà engagée des sels nitrités dans les recettes de jambon ou de saucisson.

L’Agence nationale de sécurité des aliments (Anses) doit publier mardi un rapport sur l’utilisation des sels nitrités dans la charcuterie. Ses conclusions devraient épicer encore un peu plus les débats entre partisans de leur maintien, comme les charcutiers, et ceux prônant son interdiction. Selon le Journal du dimanche, l’agence reconnaît «l’existence d’une association entre le risque de cancer colorectal et l’exposition aux nitrites et aux nitrates», rejoignant ainsi les conclusions de 2015 du Centre international de recherche sur le cancer (CIRC). En même temps, poursuit la synthèse du rapport, «l’utilisation de ces additifs dans les charcuteries et salaisons permet une maîtrise efficace de la croissance de bactéries pathogènes» à l’origine d’infections alimentaires.

Plutôt que l’interdiction, qui couterait des millions d’euros aux industriels, le rapport préconise de poursuivre la réduction déjà engagée des sels nitrités dans les recettes de jambon et de saucisson. S’il peut apparaître comme une victoire des charcutiers industriels, il pourrait aussi sonner un revers pour ces derniers sur un point. Toujours selon l’Anses, certaines recettes alternatives développées par les industriels pour offrir des gammes «sans nitrites» ne «constituent pas une dimunution réelle du consommateur» à ces additifs.

L’Anses organise le 12 juillet à 9h30 une présentation des résultats de notre expertise sur les risques associés à la consommation de nitrates et de nitrites...

NB: Quand vous lisez OMS, lire Centre international de recherche sur le cancer ou CIRC, qui a publié en 2015 une monographie sur l’évaluation de la consommation de la viande rouge et des produits carnés transformés.

Mise à jour du 15 juillet 2022Le ministère de l'Agriculture indique dans un communiqué,

La santé des consommateurs français est l’unique boussole du Gouvernement dans l’analyse de l’ensemble des données et la prise de recommandations.  

Mise à jour du 20 juillet 2022. On lira l'article d'André Heitz paru dans ContrepointsNitrites et nitrates dans l’alimentation : gesticulations

On assiste à une volonté médiatique d’interdire les nitrites dans l’alimentation, mais les rapports scientifiques sont plus nuancés.

Nicolas Marcos, diététicien, a fait un commentaire sur Twitter qui me semble utile de lire.  

Aux lecteurs du blog
La revue PROCESS Alimentaire censure pour une triste question d’argent les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors que la revue a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire a censuré le blog et refuse tout assouplissement. Derrière cette revue, il faut que vous le sachiez, il y a une direction aux éditions du Boisbaudry, pleine de mépris, et un rédacteur en chef complice !

mardi 3 mai 2022

L’Europe peut inverser l’évolution de son «épidémie» d’obésité, selon un nouveau rapport de l’OMS

Source OMS
Selon un nouveau rapport de l’OMS, l’Europe peut inverser l’évolution de son «épidémie» d’obésité, source communiqué de l’OMS Europe du 3 mai 2022.

Le nouveau WHO European Regional Obesity Report 2022 [Rapport sur l’obésité dans la Région européenne de l’OMS 2022], publié le 3 mai par le Bureau régional de l’OMS pour l’Europe , révèle que les taux de surpoids et d’obésité ont atteint des proportions épidémiques dans toute la Région et continuent de grimper ; aucun des 53 États membres de la Région n’est actuellement en bonne voie d’atteindre l’un des objectifs mondiaux de l’OMS dans le domaine des maladies non transmissibles (MNT), à savoir enrayer la progression de l’obésité pour 2025.

On lira aussi dans ce communiqué,
- De nouvelles données sur l’obésité et la surcharge pondérale
- L’obésité en Europe, une «épidémie» qui se prolonge
- L’obésité n’est pas seulement un facteur de risque, mais aussi une maladie
- Quelles politiques les pays peuvent-ils adopter ?

Le rapport de l’OMS relève quelques politiques spécifiques qui semblent prometteuses pour réduire les niveaux d’obésité et de surpoids :
- l’application de mesures fiscales (telles que la taxation des boissons sucrées ou les subventions aux aliments sains) ;
- des restrictions concernant le marketing de produits alimentaires peu sains auprès des enfants ;
- un accès facilité aux services de prise en charge de l’obésité et du surpoids dans les services de soins primaires, dans le cadre de la couverture sanitaire universelle ;
- des efforts pour améliorer l’alimentation et l’activité physique durant toute la vie, notamment par des soins administrés pendant la période préconceptionnelle et la grossesse, la promotion de l’allaitement au sein, la prise de mesures en milieu scolaire et les interventions visant à créer des environnements où les aliments sains et les possibilités de pratiquer une activité physique sont plus facilement accessibles et moins chers.

Aux lecteurs du blog
Je suis en conflit depuis plusieurs années avec la revue PROCESS Alimentaire pour une triste question d’argent qui permettrait de récupérer et de diffuser correctement les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire s’est comportée et continue de se comporter en censeur et refuse tout assouplissement pour la modique somme de 500 euros. N’ayant pas les moyens d’aller devant la justice, je leur fait ici de la publicité gratuite. Derrière cette revue, il y a des aimables censeurs !

vendredi 4 février 2022

Le glyphosate, peurs, cancers, à propos d'un candidat à l"élection présidentielle

Le glyphosate rend-il malade les candidats à l'élection présidentielle ? En voici un magnifique exemple mensonger à souhait et qui attise les peurs ? Mon Dieu, que j'ai peur ...

Et la suite pour ceux qui sont verts de peur ... 

En mars 2015, le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC) a classé le glyphosate substances comme «cancérogènes probables pour l'homme».

Afin d'évaluer les risques sanitaires associés aux résidus de pesticides dans les aliments, la JMPR de mai 2016 a tenu compte de la classification du glyphosate réalisée par le CIRC, et a également examiné les résultats d'un grand nombre d'études sur la génotoxicité. La réunion a permis d'aboutir aux conclusions suivantes: le glyphosate, un herbicide systémique à large spectre, est peu susceptible de présenter un risque cancérogène pour les personnes exposées à cette substance dans l'alimentation.

Autre petite notion à connaître, selon CIRC«Dans les expériences impliquant des animaux, il a aussi été conclu à des indications limitées de la cancérogénicité de l'eau très chaude.»

Aux lecteurs du blog
Comme le montre cette notice de la BNF, le blog Albert Amgar a été indexé sur le site de la revue PROCESS Alimentaire. 10 052 articles initialement publiés par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue sont aujourd’hui inacessibles. Disons le franchement, la revue ne veut pas payer 500 euros pour remettre le site à flots, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. 

mardi 21 septembre 2021

Des bactéries intestinales pourraient être un indicateur du risque de cancer du côlon

«L'idée est que la plupart des personnes examinent le cancer colorectal avancé et pensent au microbiome», a dit William DePaolo. Getty Images.
«Des bactéries intestinales pourraient être un indicateur du risque de cancer du côlon», source University of Whasington Medicine.

L’étude a également trouvé des signatures microbiennes distinctes distinguant les patients atteints de polypes de ceux sans polypes.

Une étude publiée dans la revue Cell Host & Microbe a rapporté que la présence accrue de certaines bactéries dans un biome intestinal indique une plus grande probabilité que les polypes du côlon deviennent cancéreux.

Dans sa recherche, William DePaolo, professeur à la faculté de médecine de l'Université de Washington, a suivi 40 patients qui avaient subi des coloscopies de routine et avaient subi des biopsies près de polypes pour identifier les bactéries présentes à des niveaux relativement plus élevés par rapport à celles des patients sans polype. Tous les patients étaient âgés de 50 à 75 ans et 60% étaient des femmes.

«L'incidence croissante du cancer colorectal est un problème de santé majeur, mais on sait peu de choses sur la composition et le rôle du microbiote associé aux polypes précancéreux», indique l'étude.

L'équipe de recherche de DePaolo a découvert qu'une bactérie courante, Bacteroides fragilis non entérotoxinogène, était élevée dans les biopsies des muqueuses de patients atteints de polypes.

La recherche a également trouvé des signatures microbiennes distinctes distinguant les patients atteints de polypes de ceux sans polypes, et a établi une corrélation entre la quantité de B. fragilis dans les échantillons et l'inflammation des petits polypes.

Après un examen plus approfondi, DePaolo a découvert que B. fragilis des patients atteints de polypes différait dans sa capacité à induire une inflammation par rapport au B. fragilis des individus sans polypes.

«L'idée est que la plupart des personnes examinent le cancer colorectal avancé et pensent au microbiome, mais il est difficile de déterminer si le microbiome a changé et quand il a changé», a dit DePaolo. «Nous avons donc examiné plus tôt la maladie et demandé quand le microbiome pourrait pousser un polype vers le cancer.»

De plus, lorsque les personnes pensent au microbiome et à son rôle dans la maladie, ils pensent souvent à des changements de composition où une bactérie potentiellement dangereuse prend le relais, a-t-il ajouté.

«Ce que nos données suggèrent, c'est que, pour survivre dans un environnement où se produisent des changements métaboliques et inflammatoires, un intestin normalement sain et les bactéries apparentées peuvent s'adapter de manière à contribuer à l'inflammation plutôt qu'à la supprimer», a-t-il ajouté.

Seuls 5% des polypes du côlon se révèlent être cancéreux, a-t-il déclaré. Il a déclaré que les polypes semblaient se développer à plusieurs reprises dans les mêmes zones du côlon - et il a émis l'hypothèse qu'en fait, de nouveaux dépistages du cancer du côlon pourraient rechercher des bactéries clés habitant l'intestin - et les quantités de cette souche particulière de B. fragilis - avant que des polypes pré-cancéreux ne se développent .

Le cancer colorectal est la troisième cause de cancer aux États-Unis et son incidence augmente chez les jeunes adultes. Si un dépistage était disponible pour tester les microbes, avant même qu'un polype n'apparaisse, cela pourrait être un facteur clé pour faire baisser ces taux, a suggéré DePaulo.

La prochaine étape, a-t-il déclaré, consiste à étendre l'étude à 200 patients afin de déterminer si un échantillon fécal pourrait être utilisé comme substitut pour la biopsie de la muqueuse.

Avis aux lecteurs

Pour mémoire, il y a eu 209 produits alimentaires rappelés depuis le début du mois de septembre 2021.
Voici une liste des rappels du 29 septembre 2021: 8 rappels
- oxyde d’éthylène: 4
- Listeria monocytogenes: 2, terrine de poulet printanier traiteur, jambon supérieur Reflet de France.
- corps étrangers: 2, carrés gourmands chocolat lait et noir noisettes entières, source deux affichettes de rappel par Carrefour, 1 et 2. Oubli du jour de RappelConso qui sera réparé sûrement le 21 septembre ...

jeudi 1 juillet 2021

Des souches de Bifidobacterium bifidum agissent en synergie avec des inhibiteurs de points de contrôle immunitaires pour réduire la charge tumorale chez la souris

«En association avec le microbiome», source Microcosm de l'ASM.

Le microbiome intestinal est un important régulateur de l'immunité adaptative. Il a été démontré qu'il influence le développement tumoral et module les réponses de l'hôte à la chimiothérapie et à l'immunothérapie. Un article publié dans Nature Microbiology décrit l'identification de signatures microbiennes spécifiques chez des patients atteints de cancer du poumon non à petites cellules (NSCLC pour non-small-cell lung cancer impact) et comment les bactéries identifiées ont un impact sur l'efficacité thérapeutique des médicaments anticancéreux.

L’analyse discriminante linéaire Effect Size (analyse LefSe ou identification de différences biologiquement significatives entre groupes) des données de séquençage du ribosome 16S (ARNr) provenant de 96 prélèvements de selles de patients atteints de NSCLC et de 139 témoins sains a été utilisée pour déterminer comment les traitements anticancéreux affectent la composition du microbiome.

Bifidobacterium bifidum était significativement enrichi chez ceux qui ont répondu au traitement, et la qPCR a confirmé ces résultats. Fait intéressant, des études antérieures ont démontré que Bifidobacterium spp. améliore l'efficacité thérapeutique du blocage de PD-1* (programmed cell death 1) par la maturation des cellules dendritiques.

Ensuite, afin d'évaluer le potentiel thérapeutique de la bactérie, des tumeurs syngéniques de souris ont été traitées avec des souches commerciales de B. bifidum. Les scientifiques ont découvert que seules des souches spécifiques de B. bifidum fonctionnaient en synergie avec le blocage de PD-1 ou le traitement par l'oxaliplatine pour réduire la charge tumorale chez la souris. Il a donc été proposé que B. bifidum module les réponses immunitaires antitumorales par la biosynthèse de molécules et de métabolites immunostimulants qui potentialisent la production d'interféron γ ou interféron gamma.

*PD-1, récepteur ayant des implications majeures dans le contrôle de la balance activation/inhibition de la réponse immunitaire, en particulier dans le contrôle de l’activation des lymphocytes T.

lundi 22 mars 2021

Les bactéries peuvent aider à la réponse immunitaire anti-cancer

Une image immunofluorescente en 3D de cellules de mélanome (magenta) infectées par des bactéries (turquoise); les noyaux cellulaires sont bleus (photo Samuels Weizmann).

Les bactéries peuvent aider à la réponse immunitaire anti-cancer
, source 
 Israël Science Info.

L’immunothérapie contre le cancer pourrait être stimulée par des acteurs inattendus : les bactéries résidant dans les cellules tumorales. Des chercheurs de l’Institut Weizmann des Sciences et leurs collaborateurs ont découvert que le système immunitaire «voit» ces bactéries et ont montré qu’elles peuvent être exploitées pour provoquer une réaction immunitaire contre la tumeur. L’étude peut également aider à clarifier le lien entre l’immunothérapie et le microbiome intestinal, en expliquant les résultats de recherches antérieures selon lesquelles le microbiome affecte le succès de l’immunothérapie.

La recherche a été menée en collaboration avec le Dr Jennifer A. Wargo de l’Université du Texas MD Anderson Cancer Center (Houston, Texas) ; le Pr Scott N. Peterson du Sanford Burnham Prebys Medical Discovery Institute (La Jolla, Californie) ; le Pr Eytan Ruppin du National Cancer Institute, États-Unis ; le Prof Arie Admon du Technion et d’autres scientifiques.

Les traitements d’immunothérapie de cette dernière décennie ont considérablement amélioré les taux de guérison de certains cancers, en particulier le mélanome malin, mais pour le mélanome, ils ne fonctionnent que dans environ 40% des cas. Le Pr Yardena Samuels du département de biologie cellulaire moléculaire de Weizmann étudie les «panneaux indicateurs» moléculaires – fragments de protéines, ou peptides, à la surface des cellules – qui marquent les cellules cancéreuses comme étrangères et peuvent donc servir de cibles supplémentaires potentielles pour l’immunothérapie. Dans la nouvelle étude, elle et ses collègues ont étendu leur recherche de nouveaux panneaux de signalisation du cancer aux bactéries connues pour coloniser les tumeurs.

En utilisant des méthodes développées par le Dr Ravid Straussman, qui fut l’un des premiers à révéler la présence de bactéries dans les cellules cancéreuses, Samuels et son équipe, dirigée par le Dr Shelly Kalaora et Adi Nagler (co-première auteurs), ont analysé des échantillons de tissus de 17 tumeurs de mélanome métastatique provenant de neuf patients. Ils ont obtenu des profils génomiques bactériens de ces tumeurs, puis ont appliqué une approche connue sous le nom de HLA-peptidomique pour identifier les peptides tumoraux qui peuvent être reconnus par le système immunitaire.

L’analyse peptidomique HLA a révélé près de 300 peptides de 41 bactéries différentes à la surface des cellules de mélanome. La nouvelle découverte cruciale était que les peptides étaient affichés sur la surface des cellules cancéreuses par des complexes de protéines HLA – des complexes qui sont présents sur les membranes de toutes les cellules de notre corps et jouent un rôle dans la régulation de la réponse immunitaire.

L’une des tâches du HLA est de sonner l’alarme sur tout ce qui est étranger en «présentant» des peptides étrangers au système immunitaire afin que les cellules T immunitaires puissent les «voir». «En utilisant la peptidomique HLA, nous avons pu révéler les peptides HLA de la tumeur de manière impartialeCette méthode nous a déjà permis dans le passé d’identifier des antigènes tumoraux qui ont montré des résultats prometteurs dans les essais cliniques», explique Kalaora.

On ne sait pas pourquoi les cellules cancéreuses devraient effectuer un acte apparemment suicidaire de ce type: présenter des peptides bactériens au système immunitaire, qui peut réagir en détruisant ces cellules. Mais quelle qu’en soit la raison, le fait que les cellules malignes présentent ces peptides de cette manière révèle un type d’interaction entièrement nouveau entre le système immunitaire et la tumeur. Cette révélation fournit une explication potentielle de la façon dont le microbiome intestinal affecte l’immunothérapie. Certaines des bactéries identifiées par l’équipe étaient des microbes intestinaux connus. La présentation des peptides bactériens à la surface des cellules tumorales est susceptible de jouer un rôle dans la réponse immunitaire, et des études futures pourraient établir quels peptides bactériens améliorent cette réponse immunitaire, permettant aux médecins de prédire le succès de l’immunothérapie et d’adapter un traitement personnalisé. par conséquent.

De plus, le fait que les peptides bactériens sur les cellules tumorales soient visibles par le système immunitaire peut être exploité pour améliorer l’immunothérapie. «Beaucoup de ces peptides étaient partagés par différentes métastases du même patient ou par des tumeurs de différents patients, ce qui suggère qu’ils ont un potentiel thérapeutique et une puissante capacité à produire une activation immunitaire», explique Adi Nagler. Dans une série d’expériences en cours, Samuels et ses collègues ont incubé des cellules T de patients atteints de mélanome dans une boîte de laboratoire avec des peptides bactériens dérivés de cellules tumorales du même patient.

Résultat : les cellules T ont été activées spécifiquement vers les peptides bactériens. «Nos résultats suggèrent que les peptides bactériens présentés sur les cellules tumorales peuvent servir de cibles potentielles pour l’immunothérapie», a déclaré Yardena Samuels. «Ils peuvent être exploités pour aider les cellules T immunitaires à reconnaître la tumeur avec plus de précision, afin que ces cellules puissent monter une meilleure attaque contre le cancer. Cette approche pourra à l’avenir être utilisée en combinaison avec des médicaments d’immunothérapie existants.»

Référence

Identification of bacteria-derived HLA-bound peptides in melanoma. Nature, 2021; DOI: 10.1038/s41586-021-03368-8.