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mardi 19 décembre 2023

Allemagne : Huile d’olive, 42% de non-conformités

Dans le cadre d'une récente enquête menée par l'Office d'enquête chimique et vétérinaire de Stuttgart (CVUA), plus d'une centaine de bouteilles d'huile d'olive extra vierge ont été analysées et ont révélé des irrégularités dans 40% d'entre elles. La situation était encore plus alarmante pour les huiles achetées en ligne, puisque presque toutes les bouteilles ne répondaient pas aux normes requises.

L'Office fédéral allemand pour la protection des consommateurs eu 1 er août 2022t la sécurité alimentaire (BVL) a identifié l'huile d'olive comme l'un des dix aliments les plus contrefaits en Allemagne, ce qui a incité les autorités locales à effectuer des contrôles de qualité réguliers.

Entre janvier et août 2023, le laboratoire central des huiles et graisses alimentaires du CVUA a examiné 141 échantillons d'huile d'olive extra vierge, constatant que 59 échantillons (42%) présentaient des irrégularités d'étiquetage, des défauts graves ou une pure falsification. Source Affidia.

Commentaire

vendredi 8 décembre 2023

Brasseurs et microbrasseurs : plus de 6 sur 10 ont au moins une anomalie

«Brasseurs et microbrasseurs : encore des anomalies à corriger», source DGCCRF du 6 décembre 2023.

La DGCCRF a notamment mené des contrôles en matière de loyauté, d’étiquetage et de commercialisation. Ses investigations ont donné lieu au contrôle de 280 établissements, dont 163 présentaient au moins une anomalie, soit plus de 6 sur 10.
NB : Dans l’article de la DGCCRF, il est rapporté 295 établissements contrôlés.

Le constat d’une réglementation insuffisamment maîtrisée
Les enquêteurs ont vérifié le respect des règles protectrices du consommateur de la présentation des bières à leur distribution, notamment en cas de vente à distance. Plusieurs lacunes ont été constatées dans ces différents domaines.  

En matière d’étiquetage, les contrôles ont consisté à vérifier la conformité des mentions obligatoires (présence, exactitude, visibilité et lisibilité des mentions prévues par la réglementation), l’emploi approprié des dénominations, mais aussi la véracité des mentions et allégations commerciales.

Quand l’étiquette est imparfaite
Pour vérifier la loyauté des étiquetages, les enquêteurs ont fait analyser des échantillons et ont noté, parmi les non-conformités :
- 39 cas de titre alcoométrique volumique erroné
- 4 cas de bières bio contenant des résidus de pesticide
- 1 cas de présence de gluten dans une bière sans gluten
- 1 cas de présence d’alcool dans une bière sans alcool
- 6 cas de problèmes liés aux arômes
- 1 cas où la bouteille contenait moins que la quantité nette indiquée
- 2 cas de bières présentant du CO2 exogène, c’est-à-dire non-issu de la fermentation du moût et devant donc apparaître dans la liste des ingrédients.

Les enquêteurs ont aussi fait certaines constations visuellement et ont notamment relevé :
- 26 cas d’allergènes pas ou mal indiqués
- 28 cas de titre alcoométrique volumique mal présenté
- 5 cas d’absence de date de durabilité minimale (DDM)
- 8 cas d’absence de numéro de lot
- 1 cas d’absence de langue française

Au total, sur 128 échantillons analysés, 52 étaient «conformes», soit à peine plus de 40%. 30% des échantillons présentaient un titre alcoométrique volumique (TAV) différent de celui indiqué.

A l’issue de ces investigations, 126 avertissements ont été adressés au total pour les manquements relevés. Par ailleurs, ces contrôles ont donné lieu à 41 injonctions et une transaction de 13 000 euros pour étiquetage non conforme et mise sur le marché de bières importées contenant un colorant interdit dans les bières.

lundi 4 décembre 2023

Lituanie : Plusieurs interventions des autorités constatent des non-conformités à l'hygiène

«Plusieurs interventions des autorités constatent des non-conformités à l'hygiène en Lituanie», source article de Food safety News paru le 3 décembre 2023.

Les autorités lituaniennes ont découvert un certain nombre de non-conformités des règles d'hygiène chez différents producteurs lors d'une série d'opérations récentes.

Dans le premier cas, les inspecteurs du Service alimentaire et vétérinaire de l'État (VMVT) ont découvert une conserverie de viande illégale dans le garage d'un immeuble résidentiel.

Les inspecteurs du département de Šiauliai du VMVT ont organisé un achat témoine avec la division de Šiauliai de l'Inspection nationale du travail (VDI) et la police de Šiauliai après avoir reçu un rapport sur une éventuelle production illégale de viande.

Au cours de l'opération, il a été révélé que la personne manipulait de la viande en conserve dans une maison et un garage, sans autorisation. Les cartons remplis de conserves prêts à la vente étaient conservés dans un garage.

Les autorités ont déclaré que la viande en conserve fabriquée dans des conditions insalubres présentait un risque pour la santé. Les aliments en conserve préparés dans des conditions de sécurité des aliments et d'hygiène médiocres peuvent héberger des bactéries et des toxines responsables du botulisme. Ils ont encouragé les consommateurs à vérifier que le fabricant est conforme et que le produit est correctement étiqueté avant l'achat, ou à en informer les autorités.

Un autoclave pour la mise en conserve a été trouvé dans le garage mais aucun document n'a été fourni démontrant la sécurité sanitaire de l'opération. Tout le matériel sera confisqué dans le cadre de l'enquête et des mesures administratives ont été ouvertes contre le suspect.

Dans un autre cas, les inspecteurs du département Telšiai du VMVT ont effectué une inspection inopinée dans une usine de production appartenant à l'UAB Restera.

Lors de la visite, des non-conformités à l'hygiène ont été constatés avec un mauvais entretien ainsi que des moisissures et des salissures sur le site. Les activités de l'entreprise ont été suspendues jusqu'à ce que tous les problèmes soient résolus et elle fait également face à une sanction financière.

Les responsables ont dit que certaines matières premières étaient stockées dans des conditions incorrectes et elles seront donc détruites. Les registres d'autocontrôle, qui détaillent les facteurs importants pour la sécurité des aliments, tels que les enregistrements de nettoyage et les changements de température, étaient mal remplis car il était écrit que les locaux étaient nettoyés quotidiennement.

Viande dangereuse et foyers potentiels
En octobre également, les inspecteurs de Vilnius ont aidé à découvrir des non-conformités en matière d'hygiène dans un atelier de découpe et dans le équipements.

Lors d'une inspection, plus de 4 tonnes de découpes de porc ont été retrouvées. Les produits n'étaient pas étiquetés, les autorités ne pouvaient donc pas vérifier la traçabilité, la durée de conservation, la sécurité sanitaire et la qualité de la viande. Les enregistrements des autocontrôles n’étaient pas non plus remplis.

Pendant ce temps, des agents du département VMVT de Kaunas ont découvert plus de 300 kg de viande potentiellement dangereuse chez un producteur.

Les résultats d'une inspection ont conduit à la suspension du producteur. Des produits carnés non étiquetés et une carcasse qui ne semblait pas avoir été vérifiée par un vétérinaire agréé ont été retrouvés. Il y avait également un manque de documentation et certains équipements étaient en mauvais état.

Le département de Šiauliai du VMVT faisait partie d'une équipe qui a enquêté sur une suspicion d’intoxication alimentaire.

D'après les informations du Centre national de santé publique (NVSC), un nombre indéterminé de personnes ayant assisté à un événement privé ont présenté des symptômes d'infection tels que des nausées, des vomissements et de la fièvre.

Un magasin de kebabs à Radviliškis a été suspendu après qu'une inspection ait révélé l'absence d'eau chaude courante dans la zone de manipulation des aliments, un risque de contamination croisée, des produits alimentaires périmés et de mauvaises pratiques de cuisson.

Lors d'une autre éclosion, les responsables de Marijampole ont évalué la sécurité des aliments dans un jardin d'enfants après que six enfants soient tombés malades.

Une inspection n'a révélé aucune non-conformité de l'hygiène personnelle ou de la sécurité sanitaire des pratiques de production alimentaire, les aliments étant stockés dans des conditions appropriées. Des prélèvements d’aliments, d'eau et de l'environnement ont été envoyés pour analyses.

lundi 13 novembre 2023

L''agence irlandaise des produits de la mer révèle des incidents et des contrôles critiques en 2022

«L'agence irlandaise des produits de la mer révèle des incidents et des contrôles critiques en 2022», source article de Food Safety News paru le 13 novembre 2023.

L’agence irlandaise responsable du contrôle des produits de la mer a révélé des maladies présumées dues aux coquillages et la détection d’agents pathogènes dans les produits dans son rapport annuel 2022.

La Sea-Fisheries Protection Authority (SFPA) est chargée de garantir la sécurité sanitaire des produits de la mer pour les consommateurs jusqu'à la vente au détail et de vérifier le commerce des produits de la mer.

L’année 2022 a été décrite comme une année difficile pour le secteur irlandais des produits de la mer, avec les répercussions continues du Brexit, les retombées de l’invasion russe de l’Ukraine, l’impact du COVID-19 sur les marchés d’exportation et les crises de l’énergie et du coût de la vie.

Les agents de protection des pêches maritimes (SFPOs) ont effectué 1 958 contrôles officiels de sécurité des aliments dans 2 323 locaux. Cela comprenait des inspections d'établissements agréés, des échantillonnages, des contrôles d'hygiène des navires et la certification d'un envoi de produits alimentaires exportés vers un autre pays. Au total, 1 249 échantillons ont été prélevés, la majorité étant des produits alimentaires.

Incidents liés à des cas de maladie

La SFPA a répondu à 74 incidents liés à des préoccupations concernant la sécurité ou la qualité des aliments qui nécessitaient une enquête en raison de risques pour la santé publique.

Vingt-trois incidents concernaient des cas de maladie présumées consécutives à la consommation de mollusques bivalves vivants, en particulier des huîtres. Six étaient dus à la détection de Listeria monocytogenes dans des produits de la mer, et cinq étaient suspectés comme étant la présence de norovirus dans des coquillages, sans aucun cas de maladie signalé.

La SFPA a traité 12 plaintes en 2022. Celles-ci allaient d'une plainte d’un client en raison de la présence de plusieurs arêtes dans une darne de saumon, d'un morceau de métal dans du saumon fumé et d'une autre concernant l'utilisation d'un produit biocide non autorisé par une entreprise.

L'application des règles en matière de sécurité saniatire des produits de la mer allait de mesures consultatives informelles à l'envoi d'avis de conformité et à l'ouverture de poursuites pénales en cas de non-conformité grave.

Deux poursuites pénales ont été engagées contre des entreprises alimentaires pour de non-conformités à la réglementation en matière d'hygiène, de contrôle de la température, de lutte antiparasitaire et de traçabilité. Seize avis de conformité ont été émis en 2022.

Le Brexit et un travail plus élargi

Le Brexit a conduit à des exigences accrues envers la SFPA. Les exportations de coquillages irlandais vers des destinations internationales en dehors de l'UE ont nécessité que la SFPA traite 3 670 certificats sanitaires pour 78 171 tonnes de produits. En outre, 688 certificats de capture ont été délivrés pour exporter 10 800 tonnes de produits de la mer irlandais vers des pays, dont le Royaume-Uni.

Un portail de signalement confidentiel a reçu 73 contacts avec un événement lié à la sécurité des aliments.

Le groupe d'experts de l'UE sur l'hygiène alimentaire et le contrôle des aliments d'origine animale s'est réuni trois fois en 2022 et a discuté de la fraude et du contrôle du thon, des opérateurs intermédiaires dans la chaîne d'approvisionnement des coquillages, de la super-réfrigération des produits de la pêche et des modifications de la réglementation de l'UE. Le groupe de travail de l'UE sur les mollusques bivalves vivants s'est réuni une fois et les sujets comprenaient la gestion de norovirus.

La SFPA participe à la protection de la durabilité de la pêche maritime et à la protection contre la pêche illégale.

En 2022, les SFPOs ont procédé à 1 903 inspections de navires de pêche, ce qui représente une augmentation de 41% par rapport à 2021. 87 dossiers ont été ouverts en raison de 161 non-conformités présumées dans le domaine de la pêche maritime. Ce chiffre représente à la fois les infractions en matière de sécurité des aliments et des produits de la mer.

Paschal Hayes, responsable de la SFPA, a dit : «2022 a été une année de changements importants au sein de la SFPA avec la nomination d'une nouvelle autorité et de nouveaux membres de la haute direction dans l'ensemble de l'organisation. La protection de la sécurité sanitaire des produits de la mer est essentielle à la réputation de l’offre irlandaise de produits de la mer, tant au pays qu’à l’étranger, et, en fin de compte, à la santé et au bien-être des consommateurs de produits de la mer irlandais.»

mercredi 8 novembre 2023

Contrôles des produits chimiques, biocides et détergents : 41% des établissements en anomalies et plus de 50% des échantillons contrôlés son non-conformes

La DGCCRF rapporte dans un communiqué du 8 novembre, «
Produits chimiques, biocides et détergents : la DGCCRF relève d’importants manquements en matière d’étiquetage».
C’est le moins que l’on puisse dire, jugez plutôt …

Ce plan annuel de contrôle a eu lieu en 2021 et a concerné 1 742 établissements et environ 6 200 références de produits soit 2 251 produits biocides, 1 439 détergents, 433 nettoyants désinfectants et 2 069 autres produits chimiques. Les principaux produits contrôlés sont les désinfectants et les insecticides (tous deux des produits biocides).

Dans le cadre des contrôles annuels des produits chimiques, biocides et détergents, la DGCCRF a contrôlé en 2021 près de 6 200 références de produits. Des anomalies ont été relevées dans 41% des 1 742 établissements contrôlés. Les anomalies les plus fréquemment rencontrées concernent, le non-respect de mesures d’étiquetage relatif aux potentiels dangers encourus par le consommateur, que ce soit des dangers physiques, pour sa santé ou pour l’environnement.

Sur les 342 échantillons analysés en laboratoire, 177 ont été déclarés non-conformes dont 51 non-conformes et dangereux. Ces prélèvements ont été ciblés sur les produits pour lesquels les analyses sont le plus susceptible de révéler des dangerosités, notamment du fait d’incohérences liées à leur emballage, à leur étiquetage ou à leur présentation. Les taux d’anomalie et de dangerosité présentés sont donc nettement supérieurs à ceux de l’ensemble de produits présents sur le marché.

Anomalies en série

Quels que soit les produits considérés (biocides, détergents, peintures, e-liquides …), les anomalies les plus fréquemment rencontrées (56%) restent celles liés à l’application du règlement CLP (car relatif à la classification, à l'étiquetage – labelling - et à l'emballage - packaging - des produits chimiques), en particulier en matière d’étiquetage. Or, un étiquetage conforme est indispensable pour assurer une bonne information des consommateurs sur les dangers présentés par le produit et les précautions d’emploi correspondantes.

- 485 avertissements, notamment pour des questions d’étiquettage,

- 208 mesures de police administrative c’est-à-dire des mesures de retrait ou rappel des produits, ou des demandes de ré-étiquetage,
- 4 procès-verbaux administratifs, 1 consignation et 3 saisies de produits,
- 33 procès-verbaux pénaux, par pour le présence en rayon de produits biocides dont les dates de péremption étaient dépassées.

vendredi 6 octobre 2023

Miel français : En 2021, 40% des établissements contrôlés présentaient des anomalies. Là au moins, rien ne change !

Si on (re)lit l’article de juillet 2019 du blog, Les enquêtes de la DGCCRF, aujourd'hui le miel, on découvre que rien n’a vraiment changé puisqu’au cours d’une enquête de 2017, la DGCCRF rapportait que 43% des miels analysés en laboratoire sont «non conformes» et 2% «à surveiller».

Mise à jour du 10 octobre 2023

Vous avez trouvé du miel ? Belle vidéo éducative de COPA COGECA faisant campagne pour qu'il n'y ait plus de miel frelaté sur le marché européen d'ici 2030 !

Et pour être précis : sur 320 échantillons de miel importés dans l’UE, 46% étaient SUSPECTÉS d’adultération.

dimanche 24 septembre 2023

Une agence irlandaise révèle des non-conformités liées à la sécurité sanitaire des produits de la mer

«Une agence irlandaise révèle des non-conformités liées à la sécurité sanitaire des produits de la mer», source article de Food safety News du 24 septembre 2023.

L'agence responsable de la sécurité sanitaire des produits de la mer en République d'Irlande a enregistré 18 violations potentielles de la loi sur la sécurité des aliments au cours du premier semestre 2023.

La Sea-Fisheries Protection Authority (SFPA) est chargée de faire respecter la législation alimentaire dans le secteur des produits de la mer jusqu'au point de vente au détail.

Huit mises en demeure ont été adressées à des entreprises au cours des trois premiers mois de 2023 et dix au cours du trimestre suivant, dans le cadre de contrôles officiels basés sur les risques.

Les agents de protection des pêches maritimes ont effectué 87 inspections de janvier à mars 2023 dans des établissements terrestres ainsi que dans des navires congélateurs et usines.

Les huit avis d'exécution comprenaient sept avis de conformité et une ordonnance d'interdiction.

Paschal Hayes, directeur général de la SFPA, a dit : «La protection de la sécurité sanitaire des produits de la mer est un élément central de notre mission en tant qu'autorité de réglementation. Assurer la confiance des consommateurs dans la qualité, la provenance et la sécurité sanitaire de nos produits de la mer est essentiel pour réaliser les ambitions collectives du secteur.

«Le faible niveau de non-conformité constaté illustre les efforts considérables déployés par la plupart des entreprises de produits de la mer pour respecter la réglementation, ainsi que le système d'inspection robuste en place pour garantir et, si nécessaire, faire respecter la conformité.»

D'avril à juin

Les 10 avis d’exécution du deuxième trimestre 2023 comprenaient six avis de paiement forfaitaire, trois avis de conformité et un avis d’amélioration.

Une entreprise, O Cathain Iasc Teoranta, a été condamnée à une amende de 4 500 euros par le tribunal de district d'An Daingean en avril.

L'entreprise, basée à Dingle, dans le comté de Kerry, a plaidé coupable à des accusations de violation de la loi sur la sécurité des aliments, notamment la mise sur le marché de produits de thon rouge dangereux, le non-respect des exigences en matière d'hygiène alimentaire et le défaut d'assurer le contrôle de la température des produits de thon rouge.

L’affaire est survenue à la suite d’une inspection inopinée des locaux en mars 2021, qui a également empêché la vente au détail de thon rouge.

mercredi 24 mai 2023

Des gérants d'un restaurant agressent un inspecteur de l'hygiène, fermeture de 30 jours !

Gray : des gérants d'un restaurant agressent un inspecteur de l'hygiène, fermeture de 30 jours

Lors d’un contrôle sanitaire réalisé par des agents de la Direction départementale de l’emploi, du travail, des solidarités et de la protection des populations (DDETSPP), des faits de violences verbales et physiques ont été exercés à l'encontre des inspecteurs par les gérants du restaurant Istanbul situé rue Victor Hugo à Gray.

Au regard de ces faits de violences dont ont été victimes des agents de l'Etat, Michel Vilbois, le préfet de la Haute-Saône, a ordonné la fermeture administrative du restaurant pour une durée de 30 jours. «En outre, durant le contrôle effectué, plusieurs constats ont mis en évidence des non-conformités», indique la préfecture.

Le préfet rappelle que «les inspecteurs de la DDETSPP interviennent pour assurer la protection des consommateurs et de ce fait, notamment la qualité des produits. Toute agression verbale ou physique d’un agent de l’État est inadmissible».

A noter que le gérant du restaurant entend contester cette fermeture pour raisons d’hygiène sur sa page Facebook, mais cela ne changera pas les non-conformités observées et encore moins les agressions contre les agents chargés des inspections. 

Plein soutien à nos agents ! Plainte doit être déposée M. Le Préfet !

samedi 24 décembre 2022

A propos de la 'star des réveillons' ...

Le 24
novembre 2022, Bercy Infos nous renseigne sur «Comment choisir un foie gras ?»

Le 23 décembre 2022, un tweet de la DGCCRF nous informe sur la «star des réveillons : que vous optiez pour du foie gras cru, cuit, mi-cuit ou poêlé, achetez en toute confiance et sachez décrypter les étiquettes en suivant nos conseils».

Le tweet renvoie à une information de la DGCCRF du 3 novembre 2021, «Le foie gras : acheter un produit de qualité».

Les contrôles de la DGCCRF
Les produits contenant du foie gras font l’objet de contrôles réguliers, aux stades de la production et de la distribution. Ces contrôles portent notamment sur la composition des blocs de foie gras et des préparations contenant du foie gras, tels les pâtés, mousses, galantines et autres spécialités au foie de canard ou d’oie.
Regardons du côté des enquêtes. 
Dans une enquête publiée en avril 2022, mais réalisée en 2019, la DGCCRF nous informe sur «Étiquetage et composition des blocs de foie gras et autres produits à base de foie gras de canard ou d’oie».

Faits marquants
- Malgré quelques progrès, un contrôle sur deux aboutit à la constatation d’une ou plusieurs anomalies.
- 46% des établissements contrôlés présentaient une anomalie. Les enquêteurs ont notamment constaté des manquements aux règles d’étiquetage et des tromperies à l’égard des consommateurs.
- La production nationale de foie n’a pas retrouvé son niveau antérieur aux différents épisodes d’influenza aviaire qu’a connus la France entre 2015 et 2017.
- Le taux de non-conformité s’élève à 28% pour les blocs de foie gras et à 75% pour les produits à base de foie gras.
- Le taux global d’établissements en anomalie est très supérieur à celui constaté en 2018 et en 2014. Certains professionnels maîtrisent mal les réglementations nationales ou communautaires applicables à leurs produits.

Pas mal pour la 'star des réveillons' !
La DGCCRF indique son forme de happy end, «L’enquête a permis de sensibiliser les professionnels aux exigences réglementaires et de les rappeler à leurs obligations d’autocontrôle en matière de loyauté.»

Si l’on jette un coup d’oeil sur une enquête de la DGCCRF de 2018, publiée en décembre 2019, «Qualité des produits de la filière des palmipèdes à foie gras», le taux d’anomalie était de 14,5%, on ne peut donc pas dire que la sensibilisation en 2019 ait fonctionné et depuis plus rien pas l’ombre d’une enquête sur la 'star des réveillons' ...

NB : La photo en haut à droite est issue du tweet de la DGCCRF.

samedi 29 octobre 2022

Colorants dans les confiseries dont les macarons : Encore beaucoup trop de non-conformités

N’hésitez pas à offrir des macarons lorsque vous aurez une visite des inspecteurs de la DGCCRF, car la dernière publication des enquêtes de la DGCCRF sur les colorants dans les confiseries s’intitule, «Tortillons, macarons : les colorants dans nos péchés mignons».

L’enquête, publiée le 28 octobre 2022, «révèle qu’encore trop de professionnels artisans connaissent mal la réglementation en matière d’usage des colorants et plus généralement des additifs.»

De 2018 à 2020, ses enquêteurs ont contrôlé plus de 780 établissements, effectué 580 analyses de produits et réalisé près de 960 contrôles concernant principalement les règles relatives aux additifs (50% des contrôles) et les règles d’étiquetage (13% des contrôles). Au total, 38% des établissements contrôlés ne respectaient pas la réglementation.  

Une enquête sur plusieurs années pour vérifier que la situation s’améliore bien
Lors de l’enquête réalisée en 2017, les laboratoires de la DGCCRF avaient notamment analysé 30 échantillons de macarons dont 45% étaient non conformes ou impropres à la consommation en raison d’un dépassement de la quantité de colorant autorisée ou de l’utilisation d’un colorant non autorisé pour les produits de boulangerie fine (notamment les E 104 et E 110...). L’utilisation des colorants était souvent mal maîtrisée dans les produits artisanaux et dans les confiseries spécifiquement vendues dans les foires et fêtes foraines (pralines, sucettes, tortillons, sucres d’orge, nougats, etc.) ainsi que dans les macarons.

En 2018, un quart des macarons et confiseries analysés contenaient encore des colorants en quantité excessive. Compte tenu du nombre important de non-conformités relevées, l’enquête a été prolongée en 2019 et 2020. Elle visait toutes sortes de douceurs, du macaron en passant par les meringues, les biscuits, les pâtisseries jusqu’aux confiseries dans lesquelles le sucre était l’ingrédient majoritaire (y compris les produits de chocolat).

Les macarons dans le rouge
En 2018, 45% des échantillons de macarons prélevés étaient non-conformes ou impropres à la consommation. En 2019 et 2020, ce taux s’élevait à 40%. Les analyses des macarons ont démontré l’emploi de colorants non autorisés ou l’utilisation de colorants autorisés mais avec des teneurs deux fois supérieures à la limite maximale autorisée. Dans certains cas, la teneur contenue dans un seul macaron pouvait parfois même atteindre la dose journalière admissible c’est-à-dire pouvant être consommée sans présenter de risque pour la santé, ce qui n’est pas admissible pour des produits souvent consommés en plusieurs unités.

Ce qu’il faut retenir
- La situation des macarons s’améliorent-elle ? Le taux de non-conformes est de 40% en 2019 et 2020.
- 580 prélèvements pour analyse en laboratoire ont été effectués sur des familles de produits variées. Les bonbons et confiseries ainsi que les macarons représentaient 70% des prélèvements.
- Au regard des enquêtes et des résultats d’analyses précédents, les enquêteurs ont affiné le ciblage des produits prélevés vers des produits qui présentaient des non conformités lors des contrôles passés. Les analyses sur ces produits ciblés ont révélé un taux de non-conformité de 67% en 2018 et 63% entre 2019 et 2020.

Dans les suites données aux contrôles sont très nombreuses, pêle-mêle, on trouve :
- 130 mesures de police administrative pour enjoindre aux professionnels de se remettre en conformité,
- 21 procès-verbaux ont été adressés aux professionnels,
- 5 arrêtés préfectoraux ont été pris pour suspendre la commercialisation et retirer de la vente des confiseries importées des États-Unis  reconnues impropres à la consommation.
- 100 alertes ont été notifiées pour chaque type de produits (macarons, confiseries etc.) et des procédures de retrait/rappel ont été mises en œuvre. Les non-conformités relatives aux macarons ont donné lieu à 49 procédures d’alertes entre 2018 et 2020.

Commentaire
En conclusion, la DGCCRF nous propose une happy end, car les professionnels ne recommeront plus,
- Les contrôles ont permis à certains professionnels de prendre conscience des règles applicables en matière d’additifs/colorants.
- Les suivis d’injonction ont montré que les professionnels se sont mis en conformité, tant au niveau de la fabrication, qu’au niveau de l’étiquetage.
- Compte tenu du taux d’anomalie constaté dans les établissements visités et de l’impact des contrôles sur le changement des pratiques, les contrôles sur l’utilisation de colorants dans le secteur des produits sucrés ont été maintenus en 2021 et 2022.

Nous verrons bien lors des prochains résultats des enquêtes ce qu’il en sera précisément, mais, au fait, 2021 et 2022, c’est aujourd’hui ...

lundi 1 août 2022

48% des huiles d’olive prélevées sont non conformes, selon des contrôles de 2020 de la DGCCRF, as usual

Le sujet de l’huile d’olive est un sujet récurrent en termes de non-conformité et de fraude, selon la terminologie très précise utilisée par la Commission européenne, vous lirez cela en fin d’article ... 

En attendant, le blog a déjà traité ce sujet de l'huile d'olive, avec ces articles :

Voici les principaux résultats d’une enquête de 2020 de la DGCCRF, sobrement intitulée, «Des fraudes récurrentes relevées sur les huiles d’olive».

La question est donc mais que fait la police pour sanctionner durement ces fraudeurs ? Hélas, on ne saura pas, le jeu du chat et de la souris se poursuit donc ...

En France, l’engouement pour les huiles d’olive de qualité est constant. Le pays bénéficie de pas moins de huit AOP, répondant à une demande croissante des acheteurs de consommer local/français ou bio. La DGCCRF mène de manière régulière des contrôles sur ces produits.

Ainsi, en 2020, la DGCCRF a réalisé de nombreux contrôles portant sur la qualité de l’huile d’olive (catégorie vierge extra, catégorie vierge), sur la conformité des étiquetages, sur les mentions valorisantes, ainsi que sur l’origine des produits.

Les services de la DGCCRF ont également effectué 97 prélèvements (122 en 2019 et 126 en 2018 -aa) pour vérifier les allégations concernant la qualité des produits. 48% des huiles d’olive prélevées ont été déclarés non conformes au terme des analyses effectuées, en raison de caractéristiques organoleptiques (caractéristiques, qualités ou propriétés perçues par les sens lors de la dégustation, comme la couleur, l'odeur ou le goût) insuffisantes car ne répondant pas aux critères de leurs catégories tels que définis par la réglementation. Ces anomalies étaient parfois associées à des problématiques d’étiquetage. Des mesures de police administratives ont été prononcées pour permettre le déclassement d’huiles d’olives impropres à la consommation et leur réemploi dans l’industrie non alimentaire.

Cible
177 établissements contrôlés
206 contrôles
97 prélèvements
Résultats
4 procès-verbaux pénaux
18 injonctions
40 avertissements

Pendant ce temps, la Commission européenne insiste sur la terminologie à utiliser entre fraude et non-conformité de l’huile d’olive, «Les rapports hebdomadaires sur la fraude agroalimentaire et l'utilisation de l'iRASFF : fraude alimentaire versus non-conformité». Source Minutes de la réunion du 15 juin 2022 de l’EU Agri-Food Fraud Network (EU FFN).

La Commission rappelle les notifications de l’iRASFF dans la catégorie «Graisses et huiles», notamment celles relatives à l'huile d'olive. L'analyse des données pour 2020 et 2021 montre que certaines non-conformités ont été signalées à tort dans la partie Food Fraud de l'iRASFF. Le cas typique concerne la dégradation naturelle de l'huile d'olive extra vierge en huile d'olive vierge, où il est difficile de démontrer l'intentionnalité et qui doit être considérée en premier lieu comme une non-conformité. La demande doit ensuite être affectée en tant que notification AAC (Administrative and Assistance Cooperation) dans iRasff. Si à l'issue de l'enquête des éléments de fraude sont identifiés, la notification NC (non-conforme) pourra être affectée à une catégorie de fraude alimentaire, afin d'impliquer le Food Fraud Network. 

Mise à jour du 15 juillet 2023
Selon une étude de Que Choisir publiée le 26/06/2023 sur les huiles d’olive, plus de la moitié sont non conformes !
Sur les 14 huiles d’olive officiellement «vierges extra » que nous avons analysées, 8 ne répondaient pas aux exigences de cette appellation, et auraient dû être vendues comme «vierges» uniquement. Une pratique bien trop fréquente.
Le temps passe rien ne change ...

mardi 14 juin 2022

Scènes de la vie de la sécurité des aliments en France ...

Deux informations, toutes deux distinctes mais qui concernent la sécurité des aliments en France ...

«Marseillan convoqué après de multiples infractions à l'hygiène», source France 3 régions du 7 juin 2022.

Le gérant d'un restaurant de Marseillan, dans l'Hérault, devra s'expliquer après la découverte de plusieurs infractions à l'hygiène dans son établissement. Tout a commencé quand un client a découvert des vers dans son tacos.

Un restaurateur de Marseillan, dans l'Hérault, sera convoqué pour se justifier au sujet de l'hygiène dans son établissement. La Brigade nautique a relevé plusieurs infractions en visitant les cuisines.

Le contrôle est relaté, photos à l'appui, par les gendarmes de l'Hérault sur leur page Facebook. Les militaires expliquent comment ils sont intervenus dans un restaurant «qui vend des produits de la pêche» dans la station balnéaire.

Des vers dans son tacos
C'est un client du restaurant qui a trouvé des vers dans son tacos qui a donné l'alerte, racontent les gendarmes dans leur post. Se rendant sur les lieux, ils ont alors constaté plusieurs «infractions à l'hygiène : DLC dépassées, sol glissant dû à la présence d'huile, moules à même le sol mortes dans leur jus de fusion, produit non stockés selon les règles d'hygiène».
Le responsable du restaurant «sera convoqué pour audition», précisent encore les gendarmes.

Commentaire
Ici les contrôleurs sont des militaires, pourquoi pas ? Cela étant, que risque ce restaurateur, un rappel à la loi, un stage hygiène, rien de bien méchant, et surtout pas de fermeture ..'.

Autre région et un constat similaire ... voir pire !

«La Rochelle: entorses aux règles sanitaires et fraudes constatées au marché central», source Sud-Ouest du 13 juin 2022.

Les agents de la Direction départementale de la protection de population (DDPP) ont contrôlé onze bancs au marché de La Rochelle. Ils font tous l’objet de poursuites.

Début juin, les agents de la Direction départementale de la protection de la population (DDPP) de Charente-Maritime ont mené une mission sur le marché central de La Rochelle, en coopération avec la brigade de surveillance du littoral de la gendarmerie maritime. Onze bancs de boucherie, poissons, fruits et légumes ont été contrôlés. Tous se trouvaient en violation de certaines normes sanitaires ou en fraude. Ils ont fait l’objet de poursuites répressives, correctives ou préventives en fonction des pratiques.

Les fonctionnaires ont constaté des températures de conservation trop élevées, des défauts de vitrine de protection des marchandises, de traçabilité des produits exposés, d’étiquetage informatif, l’absence de lave-mains pour le personnel, de renouvellement du statut «bio» ou encore de tarage des balances de pesée.

Commentaire
Onze stands contrôlés onze sanctionnés ! 
Là aussi que risquent-ils ?
J’aime assez le terme 'entorses' pour qualifier les non-conformités graves relevées. Ah s’il y avait un peu plus de contrôles sanitaires en France, cela se saurait ...

Merci à Bruno Longhi qui m'a signalé ces nouvelles pas rassurantes ...

Aux lecteurs du blog
Je suis en conflit depuis plusieurs années avec la revue PROCESS Alimentaire pour une triste question d’argent qui permettrait de récupérer et de diffuser correctement les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire s’est comportée et continue de se comporter en censeur et refuse tout assouplissement pour la modique somme de 500 euros. N’ayant pas les moyens d’aller devant la justice, je leur fait ici de la publicité gratuite. Derrière cette revue, il y a des aimables censeurs, les journalistes complices de la direction !

jeudi 2 juin 2022

Irlande: Audits inopinés sur l'étiquetage et la traçabilité de la viande = niveau élevé de non-conformités à la législation alimentaire

En temps normal, c’est la routine, as usual, mais quand un audit inopiné survient, bonjour des dégâts ...

«La FSAI constate des non-conformités dans plusieurs entreprises alimentaires lors d'un audit de l'étiquetage et de la traçabilité de la viande», source Food Safety Authority of Ireland (FSAI) du 31 mai 2022.

La Food Safety Authority of Ireland (FSAI) a publié un audit qui a révélé un niveau de non-conformités à la législation alimentaire et a ensuite conduit à la mise en œuvre de dix mesures d'application formelles. L'audit de la FSAI sur la conformité des opérateurs du secteur alimentaire aux exigences d'étiquetage et de traçabilité de la viande a évalué un échantillon représentatif d'entreprises alimentaires, y compris des supermarchés, bouchers, établissements de restauration, établissements de stockage et de distribution, usines de transformation de la viande et des abattoirs et leur conformité aux exigences d'étiquetage et de traçabilité de la viande. L’audit a examiné la disponibilité, l'exactitude et la pertinence des renseignements fournis sur les étiquettes et des renseignements sur les produits de viande non préemballés.

Au total, 27 audits inopinés sur site ont été menés dans des entreprises alimentaires, avec un accent particulier sur la vérification du respect des exigences en matière d'étiquetage et de traçabilité de la viande. Les principaux résultats du rapport comprennent:

La non-conformité aux exigences d'étiquetage des aliments préemballés a été détectée dans 18 des établissements audités et 5 de ces établissements présentaient une non-conformité grave.

La non-conformité aux exigences en matière d'information sur les aliments pour les aliments non préemballés (dans les établissements de vente au détail et de restauration) a été détectée lors des audits dans cinq établissements. Un de ces cinq établissements présentait une non-conformité grave.

Le non-respect des exigences de traçabilité a été détecté lors des audits dans dix établissements. Cinq de ces dix établissements présentaient des non-conformités graves.

Le non-respect d'autres aspects de la législation alimentaire, en dehors du périmètre prévu de l'audit, a également été détecté lors des audits de 17 établissements. Dans 14 sur 17 établissements, la non-conformité était considérée comme grave. Des rapports d'actions correctives ont été délivrés à toutes les entreprises alimentaires où une non-conformité a été détectée.

De bonnes pratiques ont été relevées dans certaines entreprises au cours de l'audit, notamment des tests de spéciation ADN de routine, l'utilisation élective de chaînes d'approvisionnement courtes pour les ingrédients carnés et la conservation des enregistrements numériques des étiquettes, des documents commerciaux et des enregistrements de traçabilité.

L'audit a conduit à dix actions formelles d'application de la part de l'inspection des aliments ou de la FSAI contre six entreprises alimentaires. Quelque 14 recommandations ont également été formulées pour renforcer le respect de la législation alimentaire, notamment en demandant aux entreprises de veiller à ce que les aliments soient étiquetés avec précision. Une autre recommandation indiquait que la conformité aux exigences de traçabilité devrait être améliorée et que les entreprises alimentaires devraient disposer des ressources pour les aider. Il a également été conseillé aux entreprises alimentaires de minimiser le gaspillage alimentaire en examinant si une date limite de consommation ou une DDM doit être appliquée sur les étiquettes des aliments surgelés préemballés.

S'exprimant, la Dr Pamela Byrne, directrice générale de la FSAI, a rappelé aux entreprises alimentaires que le respect des exigences légales en matière d'étiquetage et de traçabilité est essentiel pour protéger la santé et les intérêts des consommateurs.

(...) «Bien que de bonnes pratiques aient été observées dans certaines entreprises alimentaires, malheureusement, cet audit a révélé qu'il y avait un degré variable de conformité des entreprises alimentaires aux exigences d'étiquetage et de traçabilité de la viande. Heureusement, le non-respect grave de ces exigences était limité à un petit nombre d'entreprises. Il est également décevant que de graves non-conformités en dehors de la portée prévue de l'audit aient été observées dans de nombreuses entreprises auditées. Les consommateurs ont le droit à des aliments sains et leur santé et leurs intérêts doivent être primordiaux dans tout ce que font les entreprises alimentaires. Nous continuons à travailler en étroite collaboration avec l'inspection des aliments pour explorer les possibilités de renforcer le respect de la législation alimentaire. Nous exhortons les entreprises alimentaires à s'assurer qu'elles respectent leurs exigences légales en matière de sécurité des aliments et qu'elles doivent également tirer pleinement parti des informations et de l'assistance fournies sur notre site Internet.

La FSAI a la responsabilité globale de l'application de la législation alimentaire en Irlande. Elle réalise des audits ciblés des entreprises alimentaires afin de déterminer le niveau de conformité à la législation alimentaire en vigueur et l'efficacité de sa mise en œuvre. Cet audit ciblé a été réalisé entre août 2021 et mars 2022.

Rapport de 38 pages, Audit of Food Business Operator Compliance with Meat Labelling and Traceability Requirements (Audit de la conformité des entreprises alimentaires aux exigences d'étiquetage et de traçabilité de la viande).

Commentaire
Les entreprises auditées ne sont pas citées, la transparence a des limites ...
J’ai de nombreux doutes sur la réalisation d’une telle action en France, principalement en raison du manque de personnel.

Mise à jour du 27 juin 2022. On lira l'article de Joe Whitworth paru dans Food Safety NewsAudit uncovers meat sector violations.

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