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samedi 22 août 2026

Une étude démontre comment le recours à la pulvérisation affecte l'efficacité d'un désinfectant vis-à-vis de Listeria sur des surfaces en contact avec les aliments

« Une étude démontre comment le recours à la pulvérisation affecte l'efficacité d'un désinfectant vis-à-vis Listeria sur des surfaces en contact avec les aliments », source FSM.


Des chercheurs de l'Université Cornell ont combiné des estimations de contraintes de cisaillement issues de la modélisation informatique de la dynamique des fluides avec des mesures expérimentales de réduction microbienne.
Des temps d'application plus longs, des distances de pulvérisation plus courtes et des schémas de pulvérisation exerçant une force physique suffisante sur les surfaces peuvent contribuer à une meilleure réduction microbienne.
Les expériences mesurant l'efficacité des désinfectants peuvent fausser les résultats de désinfection en conditions réelles si les contraintes de cisaillement et le temps d'application ne sont pas pris en compte.
Ces résultats remettent en question l'hypothèse selon laquelle le nettoyage élimine physiquement la contamination, tandis que la désinfection inactive principalement chimiquement les micro-organismes restants.
La formation des opérateurs de désinfection et la conception des équipements de pulvérisation gagneraient à mieux prendre en compte l'impact du jet et les forces de cisaillement.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université Cornell a démontré que la technique d'application des désinfectants et la mécanique des fluides, notamment les contraintes de cisaillement, peuvent influencer significativement la réduction microbienne sur les surfaces en contact avec les aliments. Ceci suggère que les tests d'efficacité statiques classiques peuvent ne pas refléter fidèlement les performances des désinfectants en conditions réelles.

Publiée dans la revue Applied and Environmental Microbiology, l'étude, «Variable fluid mechanics explain why static efficacy tests overestimate sanitizer performance against Listeria», a estimé la contrainte de cisaillement (c'est-à-dire la façon dont un matériau réagit à une force s'exerçant sur sa surface) à l'aide de la dynamique des fluides numérique* (modélisation informatique permettant de simuler et d'analyser l'écoulement des liquides). Ces estimations ont été couplées à des mesures de réduction microbienne obtenues lors d'expériences d'application d'hypochlorite de sodium à 100 ppm sur Listeria innocua présent sur de l'acier inoxydable.

L'efficacité du désinfectant a été analysée par pulvérisation manuelle à l'échelle pilote, par pulvérisation contrôlée à l'échelle du laboratoire et par immersion statique d'échantillons.

Les chercheurs ont expliqué que les tests d'efficacité des désinfectants ont traditionnellement mis l'accent sur l'inactivation chimique dans des conditions statiques, par exemple par immersion de surfaces inoculées dans du désinfectant. Or, la désinfection par pulvérisation est un processus dynamique dans lequel des forces physiques peuvent contribuer à l'élimination microbienne, et la contrainte de cisaillement exercée sur une surface peut varier selon le lieu et le mode d'application du désinfectant. La technique d'application a eu un impact significatif sur la réduction de Listeria.

Afin d'évaluer la variabilité lors de l'application manuelle d'un désinfectant, trois chercheurs spécialisés en désinfection industrielle ont été chargés de traiter une surface en acier inoxydable inoculée à l'aide d'un pulvérisateur sous pression contenant 100 ppm d'hypochlorite de sodium. Les chercheurs ignoraient l'emplacement des sites d'inoculation et n'ont reçu aucune instruction concernant la technique d'application, hormis les consignes de sécurité.

Chaque opérateur a déterminé indépendamment le jet de pulvérisation, la durée du traitement et la distance entre la buse et la surface. Malgré une désinfection complète de la surface plane en acier inoxydable par les trois opérateurs, les réductions microbiennes ont varié significativement :

L’opérateur ayant pulvérisé pendant six secondes à une distance de 150 cm a obtenu la plus faible réduction, soit 1,9 ± 0,5 log UFC/surface.
L’opérateur ayant pulvérisé pendant 15 secondes à 45 cm a obtenu la plus forte réduction, soit 3,7 ± 0,7 log UFC/surface.
Le troisième opérateur a pulvérisé pendant 13 secondes à 75 cm et a obtenu une réduction de 2,1 ± 0,6 log UFC/surface.

À noter que parmi les trois opérateurs,

La réduction moyenne était de 2,6 ± 0,4 log UFC/surface.
Aucun opérateur n’a atteint une réduction de 5 log, malgré l’utilisation d’une surface plane en acier inoxydable, facile à nettoyer et sans aspérités, et un temps de contact du désinfectant de 120 secondes après pulvérisation. Les résultats indiquent que des temps d'application plus longs, des distances plus courtes entre les buses et les surfaces, ainsi que des schémas de pulvérisation exerçant une force physique suffisante, peuvent contribuer à une meilleure réduction microbienne.

Contribution des contraintes de cisaillement à l'élimination physique de Listeria

Afin d'étudier l'influence de la mécanique des fluides sur l'efficacité du désinfectant, les chercheurs ont mené des expériences contrôlées à l'échelle du laboratoire à l'aide d'un pulvérisateur fixe positionné à 38 cm de surfaces verticales en acier inoxydable. Trois zones ont été évaluées : le point d'impact direct du désinfectant sur la surface, une zone immédiatement adjacente à ce point et une zone de « film de liquide (fluid-film) » située sous le point d'impact, où le désinfectant s'écoule le long de la surface.

La modélisation CFD** a estimé les contraintes de cisaillement à 25 pascals (Pa) au point d'impact, à 75 Pa immédiatement adjacent et à seulement 4 Pa au niveau du film liquide.

Après une application de trois secondes d'hypochlorite de sodium à 100 ppm, les réductions de L. innocua variaient considérablement selon la zone d'application. Les chercheurs ont observé des réductions de :

7,5 ± 0,5 log UFC/surface au point d’impact
6,4 ± 0,7 log UFC/surface immédiatement adjacente au point d’impact
0,4 ± 0,1 log UFC/surface à l’emplacement du film liquide à faible cisaillement.

La différence entre la zone du film liquide et les deux zones proches du point d'impact du jet était statistiquement significative.

Rôle significatif de l'élimination physique dans la réduction microbienne

Des expériences utilisant uniquement de l'eau ont confirmé le rôle de l'élimination physique. La pulvérisation d'eau a entraîné des réductions de :
3,4 ± 0,6 log UFC/surface au point d'impact
3,2 ± 0,5 log UFC/surface immédiatement à côté du point d'impact
0,4 ± 0,8 log UFC/surface au niveau de la zone du film de liquide.

Bien que les différences entre les traitements à l'eau n'aient pas été statistiquement significatives, les chercheurs ont indiqué que des réductions supérieures à 3 log UFC dans les zones directement exposées au jet démontraient qu'une part importante de la réduction microbienne pouvait être attribuée à l'élimination physique plutôt qu'à l'inactivation chimique.

Les chercheurs ont suggéré que les écarts importants entre les zones directement pulvérisées et celles recouvertes d'un film liquide pourraient expliquer en partie les réductions relativement faibles obtenues lors d'une application manuelle. Des schémas de pulvérisation variables peuvent laisser certaines parties de la surface sans impact direct du désinfectant, entraînant une contrainte de cisaillement moindre et une élimination physique réduite des cellules microbiennes.

L'application et le temps de contact ont influencé l'efficacité du désinfectant

Une exposition prolongée au désinfectant a amélioré la réduction microbienne, y compris dans les zones soumises à une contrainte de cisaillement relativement faible.

Au niveau de la zone du film liquide :

Une pulvérisation de désinfectant de trois secondes sans temps de contact supplémentaire a entraîné une réduction de 0,4 ± 0,1 log UFC/surface
L'ajout d'un temps de contact de 120 secondes après la pulvérisation de trois secondes a porté la réduction à 2,0 ± 0,1 log UFC/surface
La prolongation de la durée de pulvérisation à 120 secondes, sans période de contact supplémentaire, a porté la réduction à 6,3 ± 0,3 log UFC/surface.

L'immersion statique a donné des résultats différents :

L'immersion de coupons en acier inoxydable inoculés dans le désinfectant pendant trois secondes a entraîné une réduction de 2,3 ± 0,1 log UFC/surface
Une immersion de trois secondes suivie d'un temps de contact de 120 secondes a entraîné une réduction de 4,4 ± 0,6 log UFC/surface
Une immersion de 120 secondes a entraîné une réduction de 6,0 ± 0,1 log UFC/surface.

Les chercheurs ont constaté que l'immersion garantissait un contact complet et uniforme avec le désinfectant, tandis que la pulvérisation entraînait une dynamique des fluides et une couverture de désinfectant variables spatialement. Par conséquent, l'efficacité mesurée à l'aide d'échantillons immergés ou de zones exposées directement au jet peut ne pas refléter les réductions obtenues sur l'ensemble d'une surface lors d'une désinfection manuelle.

Principaux enseignements et implications pour la recherche et l'industrie

Globalement, les chercheurs ont conclu que les expériences mesurant l'efficacité des désinfectants pouvaient surestimer ou sous-estimer les résultats réels de la désinfection si les contraintes de cisaillement et la durée d'application ne sont pas prises en compte.

L'étude a également remis en question la distinction simpliste selon laquelle le nettoyage élimine physiquement la contamination tandis que la désinfection inactive principalement chimiquement les micro-organismes restants. D'après les chercheurs, le détachement physique des cellules causé par le flux de désinfectant représente un élément important des réductions microbiennes obtenues lors de la pulvérisation.

Les résultats suggèrent que la formation des opérateurs de désinfection et la conception des équipements de pulvérisation pourraient bénéficier d'une meilleure prise en compte de l'impact du jet et des forces de cisaillement. L'augmentation de la durée d'application de la pulvérisation et un temps de contact suffisant avec le désinfectant ont également été identifiés comme des facteurs importants pour maximiser la réduction microbienne. Les chercheurs ont souligné que l'écart entre les tests d'efficacité contrôlés et l'application pratique a des conséquences sur l'estimation de la réduction des risques apportée par les programmes d'assainissement. Selon eux, une surestimation de la réduction microbienne due au traitement désinfectant pourrait conduire à des politiques de sécurité des aliments ne tenant pas suffisamment compte d'autres sources de réduction microbienne au sein des programmes de nettoyage-désinfection.

* La dynamique des fluides numérique est une branche de la physique qui utilise l'informatique et des méthodes mathématiques pour simuler et analyser le le mouvement des liquides et des gaz, ainsi que leurs interactions avec des surfaces.

** La modélisation CFD (Computational Fluid Dynamics, ou mécanique des fluides numérique) est une méthode de simulation par ordinateur qui permet d'étudier le mouvement des fluides (liquides et gaz) et leurs transferts de chaleur ou de masse en résolvant les équations mathématiques de la physique.

mercredi 13 décembre 2023

Les cas à Listeria ont atteint un niveau record en Europe en 2022

Il est toujours bon d’avoir un autre éclairage sur ce rapport, et de plus, par certains égards, il est bien plus complet que mon article initial.

Ainsi Joe Whitworth de Food Safety News a publié un article paru le 13 décembre 2023, «Les cas à Listeria ont atteint un niveau record en Europe en 2022».

Les infections à Listeria ont atteint des niveaux records en Europe tandis que les cas à Salmonella et à E. coli ont également augmenté en 2022, selon les derniers chiffres.

Les données proviennent du rapport 2022 One Health Zoonoses de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) et du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC).

La plupart des décès étaient associés à la listériose avec 286, dont 81 liés à la salmonellose.

Les cas déclarés de campylobactériose, la maladie zoonotique la plus fréquente, sont restés stables en 2022 par rapport à l'année précédente, avec 137 107 cas. Il y a eu plus de 10 500 hospitalisations et 34 décès. La viande de poulet était la source d'infection la plus courante.

Les taux de notification par pays les plus élevés ont été enregistrés au Luxembourg, en République tchèque, en Slovaquie et au Danemark. Les taux les plus faibles ont été enregistrés en Pologne, en Bulgarie, en Roumanie et en Grèce. L'Allemagne a enregistré le plus grand nombre de cas, avec près de 43 500.

Vingt-quatre États membres et l'Irlande du Nord ont soumis des données sur le critère d'hygiène des procédés pour Campylobacter défini dans la réglementation de l'UE. Seize pays et l'Irlande du Nord ont signalé 7 905 résultats de tests issus des contrôles officiels, avec 19,4% qui sont supérieurs à 1 000 UFC/g. Vingt pays ont signalé 58 372 résultats de surveillance des entreprises, dont 17,5% dépassaient 1 000 UFC/g. Une douzaine de pays ont partagé les résultats de leurs prélèvements, montrant que le nombre dépassant la limite était nettement plus élevé dans les échantillons officiels, avec 22,1%, que dans les autocontrôles qui étaient à 9%.

Statistiques sur Salmonella
La salmonellose était la deuxième maladie la plus courante, avec 65 208 cas, contre 60 169 en 2021. Les principaux sérotypes acquis dans l'UE étaient Salmonella Enteritidis, Typhimurium, Salmonella Typhimurium monophasique, Infantis, Newport et Derby.

Les taux de notification les plus élevés ont été enregistrés en République tchèque et en Slovaquie, tandis que la Bulgarie, la Grèce, l'Italie, la Lettonie, le Portugal et la Roumanie ont enregistré les taux les plus faibles. La France compte le plus grand nombre de cas, avec 11 162.

Sur les 4 135 cas associés à des voyages pour lesquels des informations sur le pays probable d'infection ont été enregistrés, la Turquie, l'Égypte, le Maroc et la Thaïlande étaient les destinations en dehors de l'UE les plus fréquemment signalées. Les principaux pays d'infection pour les cas associés aux voyages en Europe étaient l'Espagne et l'Italie.

«Le nombre de cas humains signalés pour les deux maladies d’origine alimentaire les plus courantes reste inférieur à celui d’avant la pandémie. Cependant, étant donné l'impact de ces infections sur la santé humaine, une vigilance accrue et des efforts supplémentaires pour réduire le nombre de cas sont nécessaires», a déclaré Ole Heuer, chef de la section des maladies à tendance épidémique à l'ECDC.

La yersiniose arrive en troisième position avec près de 8 000 cas. Il s’agit du plus grand nombre d’infections au cours des 10 dernières années.

Données sur E. coli et Listeria
Viennent ensuite E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) avec plus de 7 100 cas et Listeria monocytogenes avec 2 738.

Les STEC ont provoqué 1 130 hospitalisations et 28 décès dus à des infections, contre 6 406 en 2021.

Les taux de notification les plus élevés étaient en Irlande, à Malte, en Suède et au Danemark, tandis que les plus faibles étaient au Portugal, en Slovaquie et en Pologne. La Bulgarie, Chypre et la Lituanie n'ont enregistré aucun cas d’infection en 2022. L'Allemagne a enregistré le plus grand nombre de cas, avec 1 873.

Sur la base des informations provenant de 3 374 cas, les principaux sérogroupes étaient O157, O26, O103 et O146.

L'Espagne, la Grèce, l'Italie et la Croatie étaient les pays d'Europe les plus susceptibles d'être infectés. Pour les pays non membres de l'UE, la Turquie était le principal pays d'infection, suivie par l'Égypte et le Maroc.

Au total, 562 cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) ont été signalés, touchant principalement des enfants âgés de moins de 4 ans, et 20 d'entre eux sont décédés. Les principaux sérogroupes étaient O26, O157, O80 et O145.

Les infections à Listeria ont provoqué 1 330 hospitalisations et les cas (2 738 cas) ont augmenté par rapport aux 2 365 cas de 2021. Il s’agit du nombre le plus élevé signalé depuis le début de la surveillance au niveau de l’UE en 2007.

Le Danemark, la Finlande, la Suède, l'Espagne, la Slovénie et la Belgique affichaient les taux de notification les plus élevés. La Bulgarie, la Croatie, Chypre, la Grèce, Malte et la Roumanie ont enregistré les taux les plus bas. L'Allemagne compte le plus grand nombre de patients, avec 548.

La République tchèque a enregistré 48 cas en 2022 contre 24 en 2021, et la Slovaquie est passée de 13 à 25. En Italie, les cas ont augmenté de 115 ; en Espagne, ils ont augmenté de 82. Douze infections associées aux voyages ont été signalées en dehors de l'UE, notamment au Royaume-Uni, aux États-Unis et en Afrique du Sud.

Les décès ont augmenté de 100 contre 186 en 2021. La France a enregistré le plus grand nombre de cas mortels avec 73, suivie par l’Espagne avec 67 cas, Allemagne, 33 cas et la Pologne, 22 cas.

Les cas de Brucella sont passés de 162 à 198, mais les infections à Trichinella ont chuté de 77 à 41.

Vendredi 15 décembre 2023, le blog fera paraître le Top 10 de l’année 2023 de la sécurité des aliments en France. Il s’gait d’une mise en perspective de quelques faits saillants, mais aussi avec des absents …

samedi 28 octobre 2023

Espagne : Opacité dénoncée par une assocation de consommateurs liée à la présence de Listeria dans des produits carnés en Andoulise

«Cárnicas Sierra Nevada : La Junta de Andalucía a déjà détecté Listeria en 2021 et l'a également cachée», source FACUA Andalucía (association de consommateurs) du 27 octobre 2023.

La FACUA Andalucía (appelée aussi Fédération) exige que le ministère de la Santé et de la Consommation fournisse des explications sur l'opacité avec laquelle elle a traité cette affaire, augmentant ainsi le risque d'intoxication alimentaire.

Le gouvernement andalou (Junta de Andalucía) a également caché qu'en 2021 il avait déjà détecté la présence de Listeria et a ordonné la fermeture temporaire des installations d'Industrias Cárnicas Sierra Nevada, l'entreprise qui a fait l’objet d'une alerte sanitaire liée à certains de ses produits commercialisés après avoir détecté des bactéries. Cette même situation s'est répétée à l'été 2023, lorsque l'administration andalouse n'a pas annoncé qu'elle avait ordonné une nouvelle cessation d'activité de l'entreprise en juillet et immobilisé les produits en raison de soupçons de contamination.

La FACUA Andalucía considère que ces événements révèlent une plus grande gravité de l'irresponsabilité de la Junta de Andalucía envers les consommateurs. Et cela est dû à son manque de transparence non seulement en ce qui concerne les mesures qu'il a adoptées il y a quelques mois, mais aussi au fait qu'il était déjà au courant de ses irrégularités depuis 2021 et n'a à aucun moment signalé ni la fermeture temporaire décrétée cette année-là, ni qu’il avait détecté Listeria dans les installations d'une entreprise de viande qui avait de nombreux produits sur le marché.

Demander des explications au gouvernement d'Andalousie

En ce sens, la Fédération exige que le ministère de la Santé et de la Consommation fournisse des explications sur l'opacité avec laquelle il a traité cette question, augmentant ainsi le risque que les consommateurs souffrent d'intoxication alimentaire dues à la consommation d'aliments contenant Listeria.

De même, la FACUA Andalucía prévient que l'absence de cas enregistrés de listériose liés à la consommation des produits Cárnicas Sierra Nevada ne signifie pas qu'ils ne se sont pas produits. Ainsi, rappelons-nous que de nombreuses personnes intoxiquées par la consommation d'aliments La Mechá n'ont pas été comptabilisées par le Service de Santé andalou, même si elles se sont rendues dans les centres de santé lorsqu'elles souffraient de listériose.

En ce sens, la Fédération critique le fait que des cas comme celui de Magrudis (La Mechá), qui a causé quatre décès, sept avortements et de nombreux blessés en 2019 en raison d'une épidémie de listériose, n'ont pas fait comprendre à la Junta de Andalucía la nécessité maintenir la plus grande transparence quant à ses actions dans le domaine de la sécurité des aliments, en donnant aux citoyens toutes les informations disponibles sur les irrégularités commises par les entreprises qui ont commercialisé des produits pouvant être dangereux pour leur santé.

Jusqu'à trois visites en 2023

Comme l'explique El País, la visite des inspecteurs de l'Office en juillet de cette année était due au fait que l'entreprise faisait déjà l'objet d'une enquête depuis 2021, lorsque sa fermeture temporaire a été ordonnée pour avoir détecté des traces de Listeria dans les saucisses qu'elle produisait. .

Lors de cette nouvelle visite, ils ont constaté que les installations ne répondaient pas aux exigences pour fabriquer sans risque de listériose, ils ont donc ordonné un nouvel arrêt temporaire et immobilisé 2 000 kg de produit en raison de soupçons de contamination.

Les inspecteurs sont revenus en août pour vérifier si des améliorations avaient été apportées en matière d'hygiène et de prévention de la contamination croisée. Ensuite, ils n'ont pas vérifié que le produit immobilisé avait été mis en vente et ont informé l'entreprise que si elle voulait le distribuer, elle devait effectuer des analyses supervisées par un laboratoire accrédité qui démontreraient l'absence de Listeria.

Ce n'est qu'à la visite suivante, en septembre, que les inspecteurs se sont rendu compte non seulement que les installations n'avaient pas été améliorées - malgré leurs engagements, mais que plusieurs lots de viande immobilisée avaient été mis en vente. Selon El País, le propriétaire a alors montré une analyse qui n'avait été validée par aucun laboratoire accrédité. Lorsque la Junta a effectué ses propres études, elle a vérifié que le dénombrement de Listeria présente était supérieur à la limite permise par la réglementation.

En octobre, après avoir reçu les résultats de ces analyses, l'Administration a décidé de lancer une alerte sanitaire.

NB : Merci à Joe Whitworh d’avoir signalé cette information.

samedi 19 août 2023

L'Espagne voit les infections à STEC et Listeria augmenter en 2022

«L'Espagne voit les infections à E. coli et Listeria augmenter en 2022», source article de Food Safety News du 18 août 2023.

L'Espagne a enregistré une augmentation des infections à E. coli et à Listeria en 2022, selon des chiffres récemment publiés.

En 2022, 633 cas d’infection à E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) ont été rapportés, ainsi que huit cas importés. Cela comprend 620 cas confirmés et 13 cas probables. Le nombre était de 426 cas en 2021.

Les incidences les plus élevées en 2022 ont été observées chez les enfants de moins de 5 ans, étant plus élevées chez les filles que chez les garçons, selon les données du Réseau national de surveillance épidémiologique (RENAVE).

Au total, 134 hospitalisations ont été signalées et six personnes ont développé un syndrome hémolytique et urémique (SHU). Le SHU est une complication grave associée aux infections à E. coli qui provoque une insuffisance rénale. Quatre d'entre eux avaient moins de 3 ans, un avait 10 ans et l'autre était un adulte de 84 ans.

Trois décès ont été enregistrés : un enfant de moins de 3 ans atteint du SHU et deux adultes âgés de 65 et 93 ans.

Pour les cas importés, deux avaient moins de 10 ans et les autres avaient entre 22 et 60 ans.

Des informations sur le sérogroupe responsable de l'infection étaient disponibles dans 80 cas dont 67 correspondaient à O157. L'un était O107, un autre était O128 et 11 ont été enregistrés comme non-O157.

En 2021, deux épidémies sont survenues avec quatre patients et un cas de SHU. En 2022, cinq éclosions à STEC ont été signalées, entraînant 13 cas et deux hospitalisations.

Deux étaient d'origine alimentaire : l'une d'elle, avec quatre cas, était associé à la consommation de divers aliments dans un bar. Dans l'autre éclosion, avec deux cas de moins de 2 ans dans une pépinière, l'aliment suspect était des hamburgers et E. coli O157 a été identifié dans des prélèvements cliniques des patients.

Données sur Listeria

En 2022, 460 patients ont été rapportés, dont 450 confirmés, neuf probables et un importé. En 2021, 375 patients ont été recensés avec 38 décès.

Les taux d'incidence les plus élevés en 2022 ont été observés chez les garçons de moins d'un an, suivis des hommes de plus de 75 ans et des filles de moins d'un an.

Au total, 67 décès ont été signalés. Le groupe d'âge avec le plus de décès était celui des plus de 84 ans avec 20 décès, suivi des 75 à 84 ans avec 19 décès et des 65 à 74 ans avec 16 décès.

En 2021, deux épidémies ont fait quatre cas. Au cours de la dernière année, neuf éclosions de listériose ont été signalées avec 20 cas et huit hospitalisations.

Dans trois épidémies, le mode de transmission était la consommation alimentaire. Dans l'une d'elle, l'aliment suspect était de la viande de volaille, dans une autre, il s'agissait de viande non précisée, et l'aliment impliqué dans le troisième incident était inconnu. Les autres ont été causés par la transmission mère-enfant.

jeudi 27 juillet 2023

Royaume-Uni : Renforcement des contrôles sur les champignons enoki et le tahini

«Le Royaume-Uni prévoit des inspections plus strictes sur les champignons enoki et le tahini. Il sollicite les commentaires du public», source article de Joe Whitworth paru le 27 juillet 2023 dans Food safety News.

Les autorités de sécurité des aliments d'Angleterre, du Pays de Galles et de l'Écosse ont ouvert une période de commentaires sur les taux de contrôle de certaines denrées alimentaires et aliments pour animaux d'origine non animale en provenance de certains pays.

Les modifications proposées appliqueraient une modification temporaire des contrôles officiels ou des conditions particulières à l'entrée en Grande-Bretagne des produits sélectionnés. Des contrôles plus stricts ont été suggérés pour les champignons enoki de deux pays à cause de la présence de Listeria ainsi que le tahini et la halva d'un pays à cause de Salmonella.

La période de commentaires s'adresse aux entreprises de l'alimentation humaine et animale en Angleterre, au Pays de Galles et en Écosse, aux autorités sanitaires locales et portuaires et aux autres parties intéressées par la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux. Elle est ouverte jusqu'au 28 août.

La Food Standards Agency (FSA) et Food Standards Scotland (FSS) ont passé en revue les contrôles actuels. Les ministres prendront des décisions en matière de management des risques sur la base des recommandations de la FSA et de la FSS. Il est prévu que la législation connexe entrera en vigueur au début de 2024. Les modifications ne s'appliquent pas en Irlande du Nord en raison des règles du cadre de Windsor.

Liste des modifications possibles

L'examen a trouvé 20 nouveaux produits qui devraient faire l'objet de contrôles renforcés en raison des craintes qu'ils présentent un risque pour la santé publique. Des contrôles plus stricts devraient être introduits pour trois produits tandis que quatre autres devraient faire l'objet de contrôles réduits. Deux produits devraient être retirés du périmètre des contrôles.

Les importations d'aliments à haut risque d'origine non animale en provenance de certains pays ne peuvent entrer en Grande-Bretagne que par des postes de contrôle frontaliers agréés où des contrôles officiels sont effectués, tels que des examens documentaires, d'identité et physiques, y compris des prélèvements.

Les champignons Enoki de Chine et de Corée du Sud ont été ajoutés à la liste des contrôles à une fréquence de 20% pour l'identification et les contrôles physiques de Listeria.

Les graines de sésame ainsi que le tahini et la halva à base de graines de sésame de Syrie sont désormais inclus dans les contrôles de Salmonella à une fréquence de 10%.

Les changements récents apportés aux règles de l'UE signifient que les envois de tahini et de halva en provenance de Syrie entrant en Europe seront soumis à une identification et à des contrôles physiques à une fréquence de 20%.

Dans le cadre des plans britanniques, la pâte d'arachide en provenance des États-Unis sera contrôlée pour les aflatoxines à un taux de 10%. Les produits à base d'arachide du Brésil et les noisettes de Turquie ont été retirés de la liste en raison d'une meilleure conformité.

Des contrôles réduits sont proposés pour les poivrons doux de Chine pour Salmonella à une fréquence de 10%, l'huile de palme du Ghana pour les colorants du Soudan à raison de 20% et la nois de muscade d'Indonésie pour les aflatoxines à une fréquence de 10%.

Plusieurs modifications sont suggérées en raison des aflatoxines dans les mélanges d'épices du Pakistan, de l’arachide d'Inde, d'Égypte, de Gambie, du Sénégal et du Ghana et des graines de melon d'Iran.

Un certain nombre de changements sont proposés en raison des résidus de pesticides dans de la grenadille et les fruits de la passion de Colombie, les bananes d'Équateur, les oranges d'Égypte, certaines épices d'Inde, certains poivrons du Kenya et les fruits du dragon du Vietnam.

Appel de données sur les mycotoxines

La FSA et la FSS demandent également des données sur les niveaux de toxines T-2 et HT-2 dans les aliments et l'exposition des consommateurs. T-2 et HT-2 sont des mycotoxines qui affectent principalement les cultures céréalières telles que l'avoine, le blé et l'orge. La présence dépend fortement des conditions météorologiques et peut présenter une grande variabilité annuelle.

Les agences recueillent des informations sur ces mycotoxines afin que les contaminants puissent être examinés et l'exposition des consommateurs évaluée. Les données sont recherchées tout au long de la chaîne d'approvisionnement des céréales, du champ au niveau de la vente au détail.

La date limite de soumission est le 31 octobre. Toutes les données soumises seront mises à la disposition de la FSA et de la FSS et pourront être utilisées dans le processus d'analyse des risques pour ces mycotoxines.

mercredi 14 juin 2023

La Norvège signale une augmentation de la plupart des cas d'infection d'origine alimentaire en 2022

«La Norvège signale une augmentation de la plupart des infections d'origine alimentaire en 2022», source article de Joe Whitworth paru le 14 juin 2023 dans Food Safety News.

Selon les chiffres de l'Institut norvégien de santé publique (FHI), un nombre plus élevé d'infections d'origine alimentaire a été enregistré l'année dernière.

En 2022, l'incidence de plusieurs maladies infectieuses d'origine alimentaire, hydrique et animale à déclaration obligatoire a augmenté, après avoir diminué pendant la pandémie de la COVID-19. Au cours de cette période, il y a eu une diminution de la plupart des infections d'origine alimentaire en raison de facteurs tels que la réduction des déplacements et des mesures de contrôle des infections. Certaines maladies sont de retour au même niveau qu'avant l'épidémie, tandis que d'autres sont encore plus faibles qu'avant, mais avec une tendance à la hausse.

Comme les années précédentes, la campylobactériose a enregistré le plus grand nombre de cas signalés, suivie de la salmonellose. La cryptosporidiose a continué d'augmenter, avec 514 cas en 2022, en particulier parmi les cas transmis localement.

La campylobactériose a enregistré le plus grand nombre de cas signalés en 2022 avec 2 983, une augmentation par rapport à 2020 et 2021, mais un nombre inférieur à celui d'avant la pandémie. La salmonellose à 712 cas en 2022, la shigellose à 80 cas et la giardiase à 331 cas montrent la même tendance.

Plusieurs infections ont atteint des niveaux pré-pandémiques, comme E. coli avec 518 cas en 2022, l’hépatite A avec 31 cas et la yersiniose avec 117 cas.

Chiffres sur E. coli et Campylobacter

L'année dernière a été marquée par d'importantes épidémies à Salmonella et à Yersinia. Plus de détails sur les 34 épidémies de 2022 peuvent être retrouvés ici.

Sur près de 3 000 cas d’infections à Campylobacter, 989 ont été infectées en Norvège et 712 à l'étranger. Pour le reste, il y avait une source inconnue d'infection. Parmi les cas domestiques, 414 ont été admis à l'hôpital et les hommes ont été légèrement plus touchés que les femmes.

Parmi les personnes infectées à l'étranger, plus de 200 cas se sont rendus en Espagne, y compris les îles Canaries et Majorque, 77 en Turquie et 45 en Grèce, y compris Rhodes et la Crète.

Sur plus de 500 cas à E. coli, 267 ont été infectés en Norvège, 114 à l'étranger et cette information n'était pas connue pour 137 patients. La plupart des cas se trouvaient dans les groupes d'âge de 0 à 9 ans, de 10 à 19 ans et de 30 à 39 ans. E. coli O103 était le type le plus courant lorsque ces données étaient disponibles. Le deuxième était O146, suivi de O26 et O157.

Au total, 145 personnes ont été hospitalisées, principalement des personnes âgées de 0 à 9 ans. Deux personnes ont développé le syndrome hémolytique et urémique (SHU) et une était un enfant de ce groupe d'âge. Les cas de SHU étaient infectés par E. coli O26 et O63. L'un d'eux a été infecté en Norvège.

Données sur Salmonella, Listeria et Yersinia

Sur plus de 700 cas d’infection à Salmonella, 324 ont été infectées en Norvège, 252 à l'étranger et pour 136 cas, le lieu d'infection n'a pas été précisé. Les principaux pays d'infection étaient la Turquie, l'Espagne et la Grèce.

De tous les cas signalés, 276 ont été hospitalisés. La plupart étaient âgés de 20 à 29 ans, de 0 à 9 ans et de 50 à 59 ans. Un peu plus de patients étaient des femmes. Salmonella Enteritidis était le type le plus courant avec plus de 200 cas enregistrés. La deuxième était Salmonella Agona en raison d'une épidémie. Viennent ensuite Salmonella Typhimurium et son variant monophasique.

Les infections à Listeria sont passées de 20 en 2021 à 31 en 2022. Parmi celles-ci, 27 ont été infectées en Norvège et quatre à l'étranger. La plupart des cas ont été signalés en novembre et décembre avec cinq patients au cours de ces mois.

Tous les patients ont été hospitalisés. Ils appartenaient principalement aux tranches d'âge de 70 à 79 ans, de 80 à 89 ans et de 60 à 69 ans. Les hommes étaient légèrement plus touchés que les femmes.

Sur 117 cas à Yersinia, 83 ont été infectés en Norvège, 10 ont été infectés à l'étranger et pour 24, ces données ne sont pas connues. Toutes les infections sauf deux ont été causées par Yersinia enterocolitica.

Il y avait pour la plupart des cas des groupes de 10 à 19 ans, de 30 à 39 ans et de 20 à 29 ans. Au total, 33 personnes ont été hospitalisées.

Un cas de botulisme et de brucellose a été enregistré. Le cas de botulisme a été infecté en Norvège tandis que le patient atteint de brucellose a été infecté à l'étranger.

mardi 27 décembre 2022

Vous avez dit l'hystéria ! Mais qu'est-ce donc cette hystérie ?

Voici ci-apprès quelques exemples d’articles ayant pour titre ou thème, Listeria, l’hystéria, l’hystérie, etc., retrouvés ici et là. Le phénomène semble dater, mais qu’en sera-y-il demain ?

Le blog ne cède à aucune hystérie ou à une quelconque panique mais il énonce des faits. Mais à quoi pourrait être dû cette actualité de Listeria ?
A mon avis, il y a au moins deux raisons,

i) le nombre de rappels ayant pour cause la présence ou la suspicion de présence de Listeria monocytogenes. Il me semble, je n’ai pas encore les derniers chiffres, que Listeria est de loin en tête des causes de rappel de produits alimentaires en France. Songez par exemple, que 63 rappels ont eu pour cause du jambon le plus souvent contaminé par Listeria monocytogenes en 2022, selon RappelConso. Vraiment, très étonnant …
Il semble donc y avoir aussi une perte de maîtrise de Listeria par les entreprises alimentaires. Cela sera à suivre en 2023.

ii) Le nombre de cas de listériose en 2021 a franchi le cap des 400 cas. Le blog avait écrit,
«Santé publique France indique encore en ce moment sur la page Internet sur la Listériose, 300 à 400 cas de listériose invasive sont déclarés chaque année en France. Désormais pour 2021, il faudra dire 435 cas de listériose, soit 0,64 cas pour 100 000 habitants. La France a aussi rapporté le nombre de cas le plus élevé de décès (75).»

Voici donc cet inventaire non exhaustif d’articles sur Listeria, l’hystéria, l’hystérie, etc., et il ne s'agit pas que d'un phénomène français ...

«L'hystérie de la «Listeria», tribune publié le 11 mars 2000 dans Libération.

Listeria Hysteria: Understanding the Significance, Detection, and Strategies for Controlling Listeria in Food Production Facilities, séminaire gratuit virtuel du 12 décember 2022.

A propos de «L'épidémie de listériose sous contrôle», source Swiss info.ch du 7 juin 2005.
Pas d’hystérie. De son côté, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP devenu l’OSAV) a mis en garde contre toute hystérie face aux cas de listériose à Neuchâtel. Les grandes épidémies sont rares et seules les catégories de personnes à risques peuvent avoir des problèmes. Les personnes âgées, les patients affaiblis, les femmes enceintes et qui allaitent doivent simplement renoncer à certains aliment. (...) Il n'y a donc pas de raison de céder à l'hystérie.

Listeria, source 3M.
Plusieurs épidémies retentissantes de L. monocytogenes durant la dernière décennie ont touché des entreprises alimentaires et leurs consommateurs, ce qui a généré une inquiétude et une attention accrues de la part des inspecteurs de l’hygiène, des médias et du grand public. Certains ont décrit cet intérêt grandissant pour ce pathogène comme une «hystérie de la listeria».

«L'hystérie de la listériose», source article du blog chatelaine du 1er septembre 2008.
Faut se taper la lecture des journaux en rafale pour réaliser à quel point nous manquons de retenue et de logique. «Nous», c’est «eux», bien sûr. D’abord la listériose. Comme l’a écrit un collègue, il meurt 1000 fois plus de gens à cause de la grippe chaque année. Et à moins d’avoir passé l’âge de coucher les fesses à l’air ou d’être en traitements de chimio, vous devriez être bon pour vous en sortir sans avoir à vous rabattre sur les singles de Kraft. Je le tiens d’une spécialiste sur la question, c’est elle qui briefe les «officiels» en ce moment.

«L’hystérie contre la listeria», source éditions Aladdin.
Les toxi-infections peuvent être dues entre autres à des salmonelles, des campylobacters, des e.colis ou à la listeria. La présence de germes dans l’aliment, telle que détectée en laboratoire, n’implique pas qu’il y ait une certitude de maladie. Il faut encore que le sujet qui a consommé des listeria ou des salmonelles développe une pathologie. Sources partielles. «L’hystérie listeria», dans les Dossiers du Canard Enchaîné «Qu’est-ce qu’on mange ? Nouvelle enquête au fond de nos assiettes », 1997.

«Listéria : aucune hystérie !», source article de La Dépêche du 29 février 2000.
Pas de psychose particulière sur le marché de Castres autour des commerçants charcutiers et bouchers. La listéria ne perturbe pas les recettes...
Ça respire la santé au long de toutes les allées. La bonne bouffe régne en maître, et se revendique comme telle avec fierté. Fi de la psychose hexagonale. Sur le marché de plein air de Castres, pas d'hystérie suscitée par la listéria. La dérision toise les interrogations ou doutes qui pourraient subsister dans l'esprit de consommateurs.

«Listéria : pas d'hystérie», source article de La Dépêche du 27 janvier 2000.
La répression des fraudes et les services vétérinaires mènent près de 4.000 contrôles par an dans des entreprises du secteur alimentaire. Un pôle commun d'intervention pourrait voir le jour prochainement.
Si l'hystérie de la listériose semble épargner l'Aude, les bactéries restent un danger potentiel pour tout consommateur. «Le risque zéro n'existe pas, même dans une entreprise qui est certifiée ou qui a adopté ne démarche qualité».

«La listéria : risques et précautions», source revue 60 millions de consommateurs du 23 octobre 2018.
Aliments à éviter, personnes à risques, symptômes… L’essentiel sur la bactérie responsable de la listériose, une toxi-infection rare mais grave. (...)
Cet organisme est responsable de la listériose, une grave infection alimentaire : 20 à 30% des cas aboutissent au décès du malade (et même au-delà chez les enfants à naître). Inutile cependant de déclencher une hystérie collective, les cas restent rares.

«Listeria: est-ce l'hystérie?», source Le Devoir du 12 septembre 2008.
Il y a cinq ans, ma passion pour les fromages et ma formation en nutrition m'ont amenée à ouvrir une boutique spécialisée. Mes clients, qui se disent heureux de mes conseils et des fromages que je bichonne comme des bébés, me le rendent bien par leur fidélité.

«Listeria, un germe qui fait toujours l’actualité…», source article d’Albert Amgar du 26 octobre 2008, publié sur le blog de seppi.
En Afrique du Sud, il a été question en 2018 de «listeria hysteria», comme chaque fois qu'une épidémie survient..., voir l’article «Des nouvelles de l'actualité de Listeria...» paru le 18 mars 2018.

«SA gripped by 'listeria hysteria' as hunt for source continues» (L'Afrique du Sud saisie par ‘l'hystérie de la listeria’ alors que la chasse à la source se poursuit), source Times Live du 15 février 2018.
Contractée en mangeant des aliments contenant l'agent pathogène Listeria, la listériose est de loin la plus mortelle des maladies d'origine alimentaire. Compte tenu de l'ampleur de notre mystérieuse épidémie, elle a conduit à ce qu'un délégué a appelé «l'hystérie de la listeria», lors d'un atelier sur la listériose organisé par la South African Association of Food Science and Technology (SAAFoST) à Johannesburg.

« L'hystériose », source article de LSA du 27 janvier 2000.
«La sécurité alimentaire n'a jamais été aussi bien garantie qu'aujourd'hui.»
«Halte à l'hystérie sur la listériose ! » Quand deux scientifiques de haut niveau et un distributeur lancent ce même message la même semaine, il convient sans doute de les entendre. C'est d'abord Jean-Louis Gaillard, professeur de microbiologie à la faculté de médecine Paris-Ouest, qui, dans «le Monde», ironisait sur la «l'hystériose» s'emparant de consommateurs soumis à un flot d'informations «certes rigoureusement exactes mais assaisonnées d'une forte dose de catastrophisme». C'est ensuite Bernard Chevassus-au-Louis, président de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, qui, dans ce numéro de «LSA», appelle au simple respect des faits.

UNE bactérie tueuse. Une industrie alimentaire obsédée par le profit. Des informations que l'on cache au grand public. Tous les ingrédients sont là pour une «bonne bouffe» médiatique. A l'heure des OGM, de la «vache folle» et autres viandes à la dioxine ou aux hormones. Ah ! le bon vieux temps où la viande était viande et le petit commerçant si chaleureux (quoiqu'un peu cher), et où les bactéries savaient rester à leur place ! Cela pourrait être vrai, mais ce n'est pas la vérité. Plutôt une sorte d'écume médiatique un peu racoleuse. Une présentation des faits qui caresse le consommateur dans le sens du poil. Et le consommateur a le poil sensible, en ce moment.

«La Complainte du Munster qu'on assassine», source.
Monsieur le Président,
Je vous fais cette lettre,
Alors que l'on s'apprête
A me faire disparaître
De cet ici-bas.
Coup bas !

Au nom de grands principes
D'hygiénistes en quête
D'aseptie et d'antisetiques
Et d'une hystérie des listéria,
Patatras ! Voilà que l'on m'abat.
...

NB : Photo d’un autobus prise dans une rue de Perth, lors du XII International Symposium on Problems of Listeriosis, Perth, Australie, 2-6 Octobre 1995.