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samedi 18 novembre 2023

Lorient : Retour sur une intoxication alimentaire massive à la CPAM, l’hypothèse norovirus est avancée

Heureusement que O.-F. est là ! Grâce au journal, cette intoxication alimentaire collective n’est pas oubliée ...

«Morbihan. Un mois après l’intoxication alimentaire massive à la CPAM, une origine toujours floue».

Après avoir consommé le même repas, le 17 octobre 2023, 370 agents de la CPAM du Morbihan ont été victimes d’une vaste intoxication alimentaire collective. Un mois plus tard, l’Agence régionale de santé retient l’hypothèse d’une contamination virale des plats, sans vraiment apporter d’explications.

Les faits

Le 17 octobre 2023, environ 500 agents de la CPAM étaient réunis, à Lorient (Morbihan), à l’occasion de leur assemblée générale. Et, dans les heures et jours qui ont suivi, quelque 230 agents étaient victimes de symptômes gastro-intestinaux. Au final, selon nos informations, ce sont plus de 370 personnes qui ont été malades, dont certaines très sérieusement et durant plusieurs jours. Deux agents avaient dû être hospitalisés.
Très rapidement, la préfecture a confirmé l’hypothèse selon laquelle les agents avaient été victimes d’une Toxi-infection alimentaire collective (Tiac).

Verrine citron ou bouchée champignon bœuf ?

Il a fallu attendre dix jours de plus, le 27 octobre, pour que la direction de la CPAM du Morbihan reconnaisse, à son tour, dans un courriel adressé à l’ensemble de ses collaborateurs, «l’hypothèse de la toxi-infection alimentaire collective via la verrine de tarte citron ou la bouchée champignon crémé et bœuf poêlé», avec une «cause virale (norovirus) semblant la plus probable.»

Pas de germe pathogène

Contactée à de nombreuses reprises, l’Agence régionale de santé a indiqué, jeudi soir, explique que dès le signalement, le 19 octobre, d’une  toxi-infection alimentaire collective, une enquête a été diligentée, en partenariat avec les services de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP56) et de la cellule régionale de Santé publique France.

«Un questionnaire numérique a été adressé aux participants de l’assemblée générale pour recueillir des éléments permettant de préciser la situation et d’évoquer des hypothèses diagnostiques. Le taux de réponse élevé a permis de retenir l’hypothèse de la Tiac», précise l’ARS. Mais, les analyses alimentaires, réalisées sous l’égide de la DDPP, n’ont pas permis de mettre en évidence un germe pathogène. «Au vu des délais d’incubation, des signes présentés, d’analyse, l’hypothèse d’une Tiac d’origine virale probable a été retenue», a conclu l’ARS, qui n’a pas répondu à nos demandes de précisions.

«L’analyse de nos plats témoins a montré qu’aucun germe n’a été trouvé, souligne, de son côté, le prestataire, qui n’avait jamais connu de tel incident. Le schéma le plus probable est qu’une tierce personne ait contaminé les mets, mais on va continuer de chercher pour savoir ce qu’il s’est passé.»

En clair, les agents ont été intoxiqués à cause de ce qu’ils ont mangé, mais pas par ce qu’ils ont mangé…

Commentaire

Nous avons là une fois de plus le manque de transparence et de communication de l’ARS, c’est désormais un classique qui se renouvelle chaque fois.
L’hypothèse norovirus aurait pû être confirmée par des prélèvements de selles. Ont-ils été réalisés ?
Si l’hypothèse norovirus est confirmé, norovirus est un bel et bien un germe (virus) pathogène ...

samedi 28 octobre 2023

Espagne : Opacité dénoncée par une assocation de consommateurs liée à la présence de Listeria dans des produits carnés en Andoulise

«Cárnicas Sierra Nevada : La Junta de Andalucía a déjà détecté Listeria en 2021 et l'a également cachée», source FACUA Andalucía (association de consommateurs) du 27 octobre 2023.

La FACUA Andalucía (appelée aussi Fédération) exige que le ministère de la Santé et de la Consommation fournisse des explications sur l'opacité avec laquelle elle a traité cette affaire, augmentant ainsi le risque d'intoxication alimentaire.

Le gouvernement andalou (Junta de Andalucía) a également caché qu'en 2021 il avait déjà détecté la présence de Listeria et a ordonné la fermeture temporaire des installations d'Industrias Cárnicas Sierra Nevada, l'entreprise qui a fait l’objet d'une alerte sanitaire liée à certains de ses produits commercialisés après avoir détecté des bactéries. Cette même situation s'est répétée à l'été 2023, lorsque l'administration andalouse n'a pas annoncé qu'elle avait ordonné une nouvelle cessation d'activité de l'entreprise en juillet et immobilisé les produits en raison de soupçons de contamination.

La FACUA Andalucía considère que ces événements révèlent une plus grande gravité de l'irresponsabilité de la Junta de Andalucía envers les consommateurs. Et cela est dû à son manque de transparence non seulement en ce qui concerne les mesures qu'il a adoptées il y a quelques mois, mais aussi au fait qu'il était déjà au courant de ses irrégularités depuis 2021 et n'a à aucun moment signalé ni la fermeture temporaire décrétée cette année-là, ni qu’il avait détecté Listeria dans les installations d'une entreprise de viande qui avait de nombreux produits sur le marché.

Demander des explications au gouvernement d'Andalousie

En ce sens, la Fédération exige que le ministère de la Santé et de la Consommation fournisse des explications sur l'opacité avec laquelle il a traité cette question, augmentant ainsi le risque que les consommateurs souffrent d'intoxication alimentaire dues à la consommation d'aliments contenant Listeria.

De même, la FACUA Andalucía prévient que l'absence de cas enregistrés de listériose liés à la consommation des produits Cárnicas Sierra Nevada ne signifie pas qu'ils ne se sont pas produits. Ainsi, rappelons-nous que de nombreuses personnes intoxiquées par la consommation d'aliments La Mechá n'ont pas été comptabilisées par le Service de Santé andalou, même si elles se sont rendues dans les centres de santé lorsqu'elles souffraient de listériose.

En ce sens, la Fédération critique le fait que des cas comme celui de Magrudis (La Mechá), qui a causé quatre décès, sept avortements et de nombreux blessés en 2019 en raison d'une épidémie de listériose, n'ont pas fait comprendre à la Junta de Andalucía la nécessité maintenir la plus grande transparence quant à ses actions dans le domaine de la sécurité des aliments, en donnant aux citoyens toutes les informations disponibles sur les irrégularités commises par les entreprises qui ont commercialisé des produits pouvant être dangereux pour leur santé.

Jusqu'à trois visites en 2023

Comme l'explique El País, la visite des inspecteurs de l'Office en juillet de cette année était due au fait que l'entreprise faisait déjà l'objet d'une enquête depuis 2021, lorsque sa fermeture temporaire a été ordonnée pour avoir détecté des traces de Listeria dans les saucisses qu'elle produisait. .

Lors de cette nouvelle visite, ils ont constaté que les installations ne répondaient pas aux exigences pour fabriquer sans risque de listériose, ils ont donc ordonné un nouvel arrêt temporaire et immobilisé 2 000 kg de produit en raison de soupçons de contamination.

Les inspecteurs sont revenus en août pour vérifier si des améliorations avaient été apportées en matière d'hygiène et de prévention de la contamination croisée. Ensuite, ils n'ont pas vérifié que le produit immobilisé avait été mis en vente et ont informé l'entreprise que si elle voulait le distribuer, elle devait effectuer des analyses supervisées par un laboratoire accrédité qui démontreraient l'absence de Listeria.

Ce n'est qu'à la visite suivante, en septembre, que les inspecteurs se sont rendu compte non seulement que les installations n'avaient pas été améliorées - malgré leurs engagements, mais que plusieurs lots de viande immobilisée avaient été mis en vente. Selon El País, le propriétaire a alors montré une analyse qui n'avait été validée par aucun laboratoire accrédité. Lorsque la Junta a effectué ses propres études, elle a vérifié que le dénombrement de Listeria présente était supérieur à la limite permise par la réglementation.

En octobre, après avoir reçu les résultats de ces analyses, l'Administration a décidé de lancer une alerte sanitaire.

NB : Merci à Joe Whitworh d’avoir signalé cette information.

jeudi 10 août 2023

Une journée as usual de contrôles sanitaires à Villers-Le-Bel (Val d'Oise)

Si vous aviez prévu de déjeuner ou de dîner à Villiers-le-Bel, revenez un peu plus tard ...

Le préfet du Val d’oise informe de contrôles sanitaires à Villiers-le-Bel ce matin ! (10 août 2023) :

3 fermetures :
« H express » situé 100 avenue Pierre Semard
« Tabba » situé 106 avenue Pierre Semard
« Chez Kirvam » situé 156 avenue Pierre Semard
3 mises en demeure
1 procès verbal pénal pour pratique commercial trompeuse
200 kg de denrées alimentaires saisies et détruits

Sur 8 établissements contrôlés, ce matin, sous l’autorité de Laetitia Cesari-Giordani, secrétaire générale de la préfecture du 95 et sous-préfète de Pontoise, intervention simultanée des agents de la direction départementale de la protection des populations, et des effectifs de la police Nationale du 95 et de la police aux frontières.

Fraudes, arnaques, conservation des produits, tromperie sur les prix…. L’État assure la sécurité du quotidien des consommateurs.

Quelques commentaires des internautes qui sont élogieux pour le préfet du 95 …

- Le préfet du 95 sachez que vous faites un excellent travail et vous sauvez de vies merci à vous.
- Si vous pouviez dire aux autres préfets de faire de même ça serais vraiment bien pour tout le monde.
- Même si c’est pour les caméras que vous faites cela en vérité on aime … normalement les autres préfets devraient prendre exemples …
- Le Préfet du 95 n’est jamais en vacances ! Les malfrats n’ont plus aucune échappatoires
- Le préfet du Val d’Oise mérite son salaire du très bon taf bravo

mercredi 2 août 2023

A propos des contrôles renforcés en juillet dans le Pas-de-Calais

La DDPP renforce les contrôles durant la période estivale.

Pour ce faire, des actions de contrôles et de préventions renforcés sont mises en œuvre par les services de l'État, sous l'autorité de Jacques Billant, préfet du Pas-de-Calais. 
Les contrôles portent cette année sur les priorités suivantes :

- l’hébergement touristique (hôtels, campings, gîtes, chambres d’hôtes, l’hébergement atypiques…) ;
- les activités et produits liés au bien-être et aux loisirs (locations de vélos, canoë-kayak, parcs de loisirs, parcs d’accrobranches, …) ;
- les marchés de plein air, les commerces saisonniers ;
- la sécurité alimentaire dans les établissements de restauration ;
- l’offre en ligne des activités collaboratives entre particuliers par l’intermédiaire des sites internet ;
- la protection animale (garderies d’animaux de compagnie, refuges, pensions, centres équestres)

Quelques chiffres :

Au 31 juillet 2023, 178 interventions ont eu lieu dans le cadre de cette opération. Elles ont conduit à 58 avertissements, 5 mesures de police administrative, 6 procédures contentieuses et à 1 arrêté de fermeture administrative d’une aire de jeux.

Commentaire

En Seine-Saint-Denis, il y a eu en juillet 179 entreprises contrôlées que dans le domaine sanitaire, ici 178 interventions dans de nombreux secteurs, ce qui n’est pas la même chose ; très peu de détail sur les actions mises en œuvre. Comme disait la maire de Lille, quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup ...

lundi 10 juillet 2023

Défaut d’hygiène et présence de rats : un restaurant et le drive d’un supermarché fermés en Vendée

Deux exemples au programme avec, pour commencer, cette information relativement détaillée provenant de Vendée. 

1. «Défaut d’hygiène et présence de rats : un restaurant et le drive d’un supermarché fermés en Vendée», source O.-F. du 9 juillet 2023.

Le préfet de Vendée a décidé la fermeture de deux établissements en Vendée, après des contrôles de la Direction départementale de la protection des populations. En cause : des problèmes d’hygiène et de conservation pour le restaurant, des traces de la présence de rats dans le drive.

La période estivale marque l’intensification des contrôles de la Direction départementale de la protection des populations (DDPP). Avec des conséquences parfois importantes : deux fermetures administratives d’urgence viennent d’être prononcées par le préfet de Vendée, qui n’en précise pas la localisation. Il qualifie les manquements de «graves» mais «heureusement exceptionnels».

«Désordre général» et risque de «contaminations microbiennes»

La première fermeture concerne un restaurant contrôlé le 16 juin. «Les locaux de travail présentaient un état de désordre général, un manque d’hygiène important ne permettant pas la prévention de contaminations microbiennes des denrées, conservées sans être protégées des souillures, à des températures nettement supérieures aux limites autorisées», indique la préfecture dans un communiqué.

«Rongeurs dans l’espace de stockage»

Dans le second cas, il s’agit du drive d’un supermarché. Et plus précisément, de ses réserves : «La quantité massive d’excréments observés, démontrait la présence de rongeurs (rats) dans l’espace de stockage des denrées alimentaires et les réserves attenantes dédiées aux autres produits. Les denrées alimentaires étaient régulièrement consommées et souillées par les rongeurs», décrit le communiqué, qui précise que «cette infestation ne semblait pas toutefois avoir impacté les réserves du magasin et l’espace de vente du supermarché».

300 contrôles pendant l’été 2022

Durant l’été 2022, plus de 300 contrôles avaient été réalisés. Ils avaient donné lieu à 139 avertissements, 24 mesures de police administrative, 2 fermetures et 8 procès-verbaux.

Commentaire

A ma connaissance les opérations dites de renforcement des contrôles, comme l’opération alimentaion vacances, ont disparu du paysage français, et avec elles, le renforcement des contrôles, mais je peux me tromper …

Le nom de l’enseigne concernée, dont le drive a été «fermé en urgence», n’a pas été indiqué par la préfecture, qui considère ces «manquements graves» comme «heureusement exceptionnels». Soyez transparents pour les consommateurs M. Le Préfet !

Pourtant, il est indiqué, «Dans le cadre du programme Action publique 2022 visant à transformer en profondeur l’action publique de l’État, le gouvernement s’est fixé, parmi plusieurs objectifs prioritaires, celui d’améliorer la qualité des services publics, en développant une relation de confiance entre les usagers et des administrations engagées à délivrer une information plus transparente sur la qualité de leurs services.» 

De bien belles paroles ...

2. Autre entreprise au tableau d’honneur, mais information plus courte en raison des droits d'accès, une succursale d’une chaîne de plus de 450 enseignes en France, «Francheville : fermeture administrative de la boulangerie ‘Marie Blachère‘ pour raison d’hygiène.»

Un arrêté de fermeture administrative vient d’être pris pour des «manquements graves aux règles d’hygiène» dans l’établissement «Café Marie Blachère». Source Le Progrès du 5 juillet 2023.

Un arrêté de fermeture administrative vient d’être pris par la préfecture du Rhône pour des «manquements graves aux règles d’hygiène» constatés ce mardi 4 juillet au matin dans l’établissement de boulangerie/pâtisserie/restauration rapide « Café Marie Blachère », sis 42 Avenue du Chater à Francheville.

samedi 24 juin 2023

Sécurité des aliments en France, quand le consommateur ne commet pas de faute

Une discussion lors du CPS Symposium aux Etats-Unis, rapportée par Food Safety News, s'est focalisée sur comment améliorer la sécurité des aliments dans le futur.

A la fin de la discussion, Bill Marler, l'avocat bien connu aux Etats Unis sur la sécurité des aliments, a laissé au public un message sincère. «Il y a des personnes qui, sans faute de leur part, ont souffert», a-t-il déclaré. «S'il y a une chose que je peux rapporter pour l'avenir, c’est qu’il y a des personnes qui, sans faute de leur part, ont été malades.

J’avais déjà évoqué cette discussion en rapportant des propos sur la transparence et la communication sur la sécurité des aliments, comme éléments-clés d ela sécurité des aliments. J’avais rapporté l’exemple des cas groupés à Salmonnella Bali dont nous ne savons rien en France, et pourtant la France est le pays le plus touché. C'est ainsi, secret défense !

Autre exemple avec cette communication de la Préfecture de Haute-Corse du 16 juin, mise à jour le 19 juin) qui nous informe qu’il y a acuellement «plusieurs patients présentant des symptômes de listériose.» On n’en saura pas plus, secret défense !

On ne saura pas non plus s’il existe un lien avec ces fromages, des rappels ont été déjà initiés précédemment :

- Le 2 juin 2023, rappels de pâte molle de chèvre 250gpâte molle de chèvre 350g et tomme Marmanu 700g pour suspicion de Listeria monocytogenes.
- Le 19 mai 2023, rappels de pâte molle de brebis 350g et de pâte molle de brebis 350g pour contamination par Listeria monocytogenes.

La sécurité des aliments au sein de l’UE est un ménage à trois, autorités sanitaires, entreprises alimentaires et consommateurs.

Mais parfois, pour ne pas dire souvent, le consommateur de ces fromages ne commet pas de faute en matière d’hygiène et de sécuirté des aliments, mais quand même, il se retrouve concerné par une malaladie infectieuse d’origine alimentaire …

Et pourtant le minsitère de l’Agriculture nous indique : que «le consommateur est responsable du respect des bonnes pratiques d’hygiène, respect des consignes de cuisson, respect des DLC, etc. Mais là, il n’y a pas de faute du consommateur ...

Mais qui sont les responsables, les deux autres acteurs du ménage à trois ?

Je serais curieux de connaître ce qui a été investigué dans cette fromagerie par nos autorités après le rappel du 19 mai, par exemple, secret défense !

Autre exemple, le rappel massif de poulet prêt à cuire. Les rappels (25 à ce jour) ont débuté le 16 juin et se sont terminés le 22 juin. La quasi totalité des produits ont été commercialisés jusqu’au 6 juin. Que peut faire le consommateurs quand il apprend 10 jours après au minimum qu’il y a une contamination par Listeria monocytogenes.

Là encore, le consommateur ne fait de faute en matière d’hygiène et de sécuirté des aliments puisque le produit est contaminé avant de le manipuler ...


vendredi 23 juin 2023

Epidémie à Salmonella Bali dans plusieurs pays liée semble-t-il à de la viande. La France est le pays le plus touché. Transparence, information et communication, où êtes-vous ?

Dans un article récent de Food Safety News sur comment améliorer la sécurité des aliments dans le futur, un des intervenant à un colloque, Bill Marler, l’avocat bien connu en sécurité des aliments aux Etats-Unis, a appelé à une transparence et une collaboration accrues entre les organismes de réglementation et les parties prenantes de l'industrie, soulignant l'importance du partage des informations pour prévenir de futures épidémies.

Il va donc être question ci-après de transparence, d’informations et de communication sur des cas groupés de maladies d’origine alimentaire ici et là, mais surtout en France, jugez plutôt …

«Un type rare de Salmonella à l'origine d'une épidémie dans plusieurs pays », source article de Joe Whitworth paru le 23 juin 2023 dans Food Safety News.

Près de 70 personnes sont tombées malades l'année dernière dans le cadre d'une épidémie de Salmonella impliquant 11 pays, dont les États-Unis.

La France compte le plus de patients dans une épidémie à Salmonella Ball, mais deux personnes américaines, âgées de 44 et 62 ans, ont été malades en août 2022. Elles ont toutes deux déclaré avoir voyagé en France.

Salmonella Ball est très rare en Europe. Entre 2007 et 2021, seuls 52 cas ont été signalés dans 14 pays, avec une moyenne de trois par an.

Les informations ont été partagées dans un résumé de notification conjointe (JNS pour Joint Notification Summary). Celles-ci ne sont pas rendues publiques mais Food Safety News en a vu une copie. Il est préparé par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et les pays concernés.

Un porte-parole de l'ECDC a déclaré cette semaine que l'agence n'avait reçu aucune mise à jour sur le nombre de personnes ou de pays touchés depuis la production du JNS.

La France est la plus durement touchée en lien avec de la viande

En septembre 2022, la France a signalé des cas groupés à Salmonella Ball. En novembre, 38 cas d’infection confirmés dont 24 femmes et 14 hommes avaient été enregistrées entre juillet et octobre 2022. L'âge médian des patients était de 26 ans.

Les malades venaient de 10 régions de France. Trois ont été hospitalisés mais aucun décès n'a été signalé. Sur les 20 patients interrogés, 13 ont déclaré avoir voyagé en France avant l'apparition des symptômes, mais aucune destination commune n'a été identifiée. La viande hachée bovine, les hamburgers et la consommation au restaurant ou dans les établissements de restauration rapide pendant l'été ont été fréquemment mentionnés.

En novembre 2022, 69 patients, dont 54 confirmés et 15 possibles, avaient été signalés dans neuf pays de l'UE, au Royaume-Uni et aux États-Unis.

Le premier patient a été en France avec une date d'isolement mi-juillet 2022 et le dernier patient en Finlande, mi-octobre 2022. Les personnes malades sont âgées de 1 à 87 ans et 43 hommes et 26 femmes sont tombés malades.

Certains patients ont dit avoir voyagé une semaine avant l'apparition des symptômes, avec des destinations comprenant principalement Ibiza en Espagne et en France.

Cas confirmés et probables

Le Danemark a trois cas confirmés, la Norvège en a deux tandis que les Pays-Bas et la République tchèque en ont chacun un. L'Allemagne compte un patient confirmé et deux probables.

Les pays signalant des cas probables sont la Grèce avec huit, la Belgique avec quatre et la Finlande avec un. L'épidémie en Grèce, mi-octobre 2022, concernait un jardin d'enfants. Au total, 22 enfants de moins de 3 ans et le personnel sont tombés malades.

Quatre cas en Angleterre, un en Ecosse et un au Pays de Galles sont tombés malades entre août et octobre 2022. Ils sont âgés de 1 à 44 ans. Un cas a été découvert au Royaume-Uni en 2021.

L'analyse de l'épidémie et des cas signalés indique une consommation fréquente de produits de viande bovine ou de porc, ainsi que des hamburgers, ce qui suggère que la viande est la principale source d'infection. La détection de Salmonella Ball dans des volailles en 2019 indique une possible propagation dans la chaîne de production.

L'EFSA et l'ECDC ont déclaré que de nouveaux cas et épidémies sont susceptibles de se produire dans plusieurs pays jusqu'à ce que les sources d'infection soient identifiées et que des mesures de contrôle soient mises en œuvre. Les agences ont ajouté que des efforts supplémentaires sont nécessaires de la part des autorités de santé publique et de sécurité des aliments pour enquêter sur les épidémies à Salmonella Ball et pour identifier les sources spécifiques de l'infection.

jeudi 22 juin 2023

Décrue des rappels de produits alimentaires en 2023 ?

Non le titre de l'article n'est pas humoristique. Après un tsunami en 2021 lié à la présence d’oxyde d’éthylène, la décrue a commencé en 2022 et semble se poursuivre en 2023 mais ne crions pas victoire trop tôt.

En effet, nous en sommes en 2023 sur des bases à peu près identiques à celles de 2022 …

Voici quelques données :

- 3 249 rappels du 1er avril 2021 (date de création de RappelConso) au 31 décembre 2021
- 2 441 rappels sur l’année 2022
- 960 rappels depuis le début de l’année 2023, dont 167 depuis le début juin 2023 (mise à jour au 22 juin 2023). Sauf erreur de ma part, il y a eu 99 rappels sur 167 produiits rappelés en raison de la présence de Listeria monocytogenes. C’est unique !

Bien entendu, ces données sont élevées voire très élevées, uniques en Europe, et cela ne donne lieu à aucune espèce de communication ou d’information de la part de nos autorités quelles qu’elles soient, il est vrai que la transparence n’est leur fort …

Ainsi, on apprend au détour d’un communiqué de la préfecture de la Haute-Corse, (mis à jour le 19 juin) relayant un communiqué d’une entreprise alimentaire, qu’il y aurait plusieurs patients présentant des symptômes de la listériose et que la souche bactérienne retrouvée dans des fromages est similaire à celle identifiée chez ces patients. Le blog vous en avait parlé ici.

On peut toujours attendre un communiqué de l’ARS Corse ou Santé publique France !

Selon ce média corse, « Les autorités sanitaires ont annoncé un rappel de plusieurs fromages insulaires. En cause, la «forte suspicion» de la présence de Listeria monocytogenes dans les fromages, l'agent responsable de la listériose.»

A noter que d’autres fromages onté rappelés les 20 et 21 juin et les rappels sont publiés sur le compte twitter de la préfecture de Haute-Corse.

A suivre ...


Complément
Publication d'une notification d'alerte au RASFF de l'UE par l'Allemagne le 22 juin pour la présence de Listeria monocytogenes dans des fromages de brebis de France.

vendredi 21 avril 2023

La gestion de Nestlé dans l’affaire Buitoni est critiquée pour son manque de transparence, lors de l’assemblée générale du groupe

«Assemblée générale de Nestlé: Ethos attend plus de transparence concernant l’affaire Buitoni», source communiqué d’Ethos du 20 avril 2023.

Ethos regrette le manque d’informations de Nestlé concernant l’affaire des pizzas Buitoni qui ont fait deux morts en France en 2022. Ethos a pris bonne note de l’accord entre Nestlé et les familles des victimes annoncé le 17 avril mais considère que les informations contenues dans le rapport annuel sur cette affaire sont très insuffisantes. Ethos considère également que la transparence du rapport de rémunération demeure très en deçà des pratiques de marché. Finalement, Ethos est déçu par la décision du conseil d’administration de ne pas soumettre le rapport climatique au vote des actionnaires de manière proactive.

Ethos recommande de s’opposer à la décharge des membres du conseil d’administration et de la direction (point 2 de l’ordre du jour) lors de l’assemblée générale qui se tient le 20 avril 2023 à Lausanne en raison du manque d’informations fournies par l’entreprise dans le cadre de l’affaire Buitoni en France. Si un accord a été annoncé lundi entre Nestlé et les familles suspendant ainsi la procédure civile, l’action pénale de l’affaire est toujours en cours. Pour cette raison, Ethos estime que le conseil d’administration doit rester responsable et ne peut donc être déchargé pour l’année 2022. 

Pour rappel, une cinquantaine de personnes, en grande majorité des enfants, étaient tombées malades au mois de mars 2022 en France après avoir mangé des pizzas de la marque Buitoni, propriété de Nestlé depuis 1988. Deux enfants étaient décédés en raison de la présence de la bactérie Escherichia coli. Ethos regrette en particulier le manque d’informations communiquées par Nestlé dans son rapport annuel et ses comptes 2022 au sujet de cette affaire. Les provisions exactes réalisées pour ce litige ne sont pas indiquées de manière spécifique dans les comptes qui ne mentionnent même pas cette affaire.

A propos d’Ethos
Ethos est une fondation suisse pour un développement durable, regroupe actuellement 247 caisses de pension et fondations d’utilité publique. Créée en 1997, la Fondation Ethos a pour buts de promouvoir l’investissement socialement responsable et de favoriser un environnement socio-économique stable et prospère au bénéfice de la société civile actuelle et future.

NB : Merci à Joe Whitworth d’avoir diffusé cette information.

Commentaire
Pour rappel, et surtout pour Ethos, il n'y a pas eu 'une cinquantaine de personnes' touchées dans cette épidémie, mais 55 personnes et deux décès. un peu de respect svp !

vendredi 31 mars 2023

Épidémie en Europe à Salmonella Virchow liée à des restaurants servant de la viande de type kebab. La France rapporte le plus de cas

«
Épidémie à Salmonella Virchow liée à des restaurants servant de la viande de type kebab», source ECDC du 30 mars 2023.

Depuis juin 2017, une épidémie transfrontalière persistante à Salmonella Virchow ST16 sévit dans cinq pays de l'Union européenne et de l’Espace économique européen (UE/EEE), au Royaume-Uni et aux États-Unis, selon une évaluation rapide de l'épidémie publiée par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA). La majorité des cas ont été liés à des restaurants locaux servant de la viande de type kebab.

Au total, 210 cas ont été signalés dans les pays suivants : Danemark (2), France (111), Allemagne (26), Irlande (4), Pays-Bas (34), Royaume-Uni (32) et États-Unis (1).
Les informations disponibles issues des entretiens de cas, des enquêtes de traçabilité et de l'analyse des clusters par séquençage du génome entier (WGS) ont montré que les produits de viande de type kebab contenant de la viande de poulet contaminée sont les vecteurs probables d'infections et que le clone a circulé dans la chaîne de production de viande de volaille de l'UE. du moins en France, Allemagne, Irlande et Pays-Bas. En l'absence de numéros de lot des produits de kebab contaminés et d'informations sur les analyses de Salmonella connexes, la ou les sources d’infection n'ont pas pu être établies.

Johanna Takkinen, experte principale de l'ECDC sur les maladies d'origine alimentaire et hydrique, a déclaré :

«L'ECDC encourage les pays à séquencer les isolats de S. Virchow à partir d'infections humaines acquises au niveau national et à interroger les cas d'infections à S. Virchow ST16. Les investigations devraient se concentrer sur la consommation de viande de volaille et de produits connexes et être menées en étroite collaboration avec les autorités de sécurité des aliments. L'ECDC peut aider les pays dans le séquençage des isolats.»

Parmi les cas interrogés (55), les taux d'hospitalisation variaient de 16,7% (2/12) au Royaume-Uni à 29,4% (5/17) et 38,5 % (10/26) en France et en Allemagne, respectivement. Aucun décès n'a été signalé. Le nombre de cas confirmés ne représente qu'une petite proportion de toutes les cas d’infection dans l'UE/EEE, en partie en raison des capacités de séquençage variables des pays.

De nouvelles infections sont susceptibles de se produire dans l'UE/EEE, quel que soit le groupe d'âge, jusqu'à ce que des investigations supplémentaires soient menées pour identifier la ou les sources et les points de contamination tout au long de la chaîne de production de viande de poulet, y compris les chaînes de production primaire en amont. Cela permettra de mettre en place des mesures de contrôle appropriées.
Dans le rapport final de l’ECDC, la viande type kebab devient de la viande poulet, Multi-country outbreak of
Salmonella Virchow ST16 infections linked to the consumption of meat products containing chicken meat.

Dans ce rapport, on apprend concernant la France,

La France a signalé 111 cas à Salmonella Virchow HC5_82819 (HC5_82819 est le cluster hiérarchique dans les isolats de l’épidémie) depuis juin 2017 avec une nette augmentation du nombre de cas en 2022. Le cas le plus récent a une date de prélèvement de février 2023. Les cas ont un âge médian de 22 ans (fourchette <1 à 80 ans), avec une répartition par sexe de 60 hommes et 51 femmes. L'épidémie française de 2022 est principalement liée aux restaurants locaux de type kebab d'une région française. Quarante-deux cas (81%) résidaient dans une seule région. En 2021, une épidémie causée par la même souche de S. Virchow s'est produite en France, qui était associée à un seul restaurant de kebab dans une autre région.

En France, les résultats des questionnaires issus des entretiens avec les patients recensent la consommation de kebab avec de la viande de poulet, dans les jours précédant la date d'apparition des symptômes, par 19 des 24 cas interrogés (79%), dont 14 (74%) ont cité le même restaurant kebab dans une région

Le 11 janvier 2023, la France a publié une notification 2023.0274 au RASFF de l’UE pour informer les autorités de sécurité des aliments des enquêtes alimentaires liées à un cluster génomique d'infections causées par Salmonella Virchow. Au 9 mars 2023, 18 suivis validés par la Commission européenne étaient partagés par les pays via la plateforme RASFF.

Investigations en France
Suite à l'enquête de santé publique et aux informations sur l'exposition alimentaire des cas français, l'autorité française de sécurité des aliments (DGAL et DGS) a informé le RASFF que trois restaurants, à savoir un restaurant français A, un restaurant français B et un restaurant français C (visité par les cas entre août et novembre 2022) avaient été approvisionnés en viandes pour kebab par trois fournisseurs allemands. Plus précisément, la société allemande A approvisionnait le restaurant français A via le grossiste français A (notification au RASFF 2023.0274) ; la société allemande B approvisionnait le restaurant français B via le grossiste français B et la société allemande C approvisionnait le restaurant français C via le grossiste français C (notification au RASFF 2023.0274).

Deux autres restaurants ont été visités par les cas, à savoir le restaurant français D et le restaurant français E. Le restaurant français D était approvisionné par le grossiste français D qui recevait le kebab congelé de la société allemande D et par le grossiste français G qui recevait le kebab congelé de la société allemande E via le grossiste français E. Le restaurant français E a été approvisionné par le grossiste français F qui a reçu le kebab de la société polonaise F (notification au RASFF 2023.0274).

Le 20 janvier 2023, l'autorité de sécurité des aliments en France a informé que des isolats de S. Virchow génétiquement apparentés à la souche représentative du cluster ont été identifiés en 2022 dans deux élevages français dans le cadre du programme national de contrôle de Salmonella pour l'espèce Gallus gallus. Les poulets de chair de ces deux élevages français, à savoir l'élevage français A et l'élevage français B, avaient été abattus dans l'abattoir belge A en mai-juillet 2022 et septembre 2022 (élevage A), et en janvier 2022 et août-octobre 2022 ( élevage B) (notification au RASFF 2023.0274).

Recommandations et options de réponse
L'ECDC encourage les pays à séquencer les isolats de S. Virchow à partir d'infections humaines acquises au niveau national et à interroger les cas d'infections à S. Virchow ST16, en se concentrant sur la consommation de diverses viandes de poulet/volailles et de produits connexes.

L'EFSA encourage les États membres à effectuer le séquençage des isolats alimentaires de S. Virchow ST16 liés au présent groupe soit sur le plan microbiologique (sérotype ou ST) soit sur le plan épidémiologique (par exemple, consommation déclarée de produits à base de viande, y compris de viande de poulet, par des cas humains). L'EFSA recommande également la soumission des données génomiques des isolats de S. Virchow ST16 provenant de tout type de denrées alimentaires, d'aliments pour animaux, d'animaux et d'environnement connexe au système One Health WGS de l'EFSA. La préparation des produits à base de viande de kebab doit être effectuée conformément aux instructions des fabricants.

Commentaire
La notification 2023.0274 a disparu des radars du RASFF.
On découvre cette épidémie en France liée à des restaurants kebabs, ce qui montre que chez certains des restaurants impliqués la cuisson de la viande ne détruit pas Salmonella, étonnant, non ?
«Pour vivre heureux, vivons cachés», on consent à nous donner des informations. 111 personnes ont été contaminées en France, et pas d'information. En effet, chez nous, nos autorités sanitaires toutes réunies se sont bien gardées de nous en informer.
Ça tombe bien, j’évite les restaurants kebab.

NB : Les photos sont des illustration sans aucun lien avec les informations publiées.

mardi 21 février 2023

Buitoni, le retour profil bas des pizzas ...

Un blog fait part dans un article du 20 février des «ambitions de Buitoni pour son retour en rayons». Vous lirez cela à tête reposée et si l’envie de manger une pizza Buitoni vous est revenue ...

Pour l’instant, sur le site Internet de Buitoni, c’est toujours profil bas avec des questions et des tentatives de réponses ...

Allez-vous arrêter les pizzas Fraîch’Up ?
Les pizzas de la gamme Fraîch’Up et la ligne de production qui était concernée par le rappel restent suspendues jusqu’à nouvel ordre.

Comment puis-je encore avoir confiance en vous et votre marque ?
Nous avons pleinement conscience de la nécessité de regagner cette confiance et abordons cette réouverture avec beaucoup d’humilité, en nous inscrivant dans une démarche de transparence vis-à-vis de toutes nos parties prenantes.
Toutes les analyses menées sur l’ensemble des autres pizzas Buitoni à ce jour sont tout à fait conformes aux critères de qualité et sécurité alimentaire et ces produits peuvent être consommés en toute sécurité.
D’ores et déjà, Buitoni met en place une série de mesures pour prévenir la présence de la bactérie E. coli STEC de l’amont à l’aval de notre production, notamment par un renforcement des cahiers des charges auprès de nos fournisseurs pour nos matières premières et la mise en œuvre de contrôles sur l’ensemble de la chaîne.

La page Nos engagements du site Internet de Buitoni met en avant la transparence avec «Toutes nos actions pour garantir la qualité et la sécurité de nos pizzas.»

Ces actions semblent pertinentes mais certaines restent vagues comme «TOUS nos sites de production répondent à des protocoles stricts d’hygiène et sécurité.» Malheureusement, l’histoire a montré que cela n’était pas le cas sur le site de Caudry.
Enfin vous lirez l’évolution de l’usine de Caudry ici.

Toujours des questions et des réponses parfois curieuses voire langue de bois comme celle-ci,

Des photos et des témoignages qui critiquent l’hygiène de l’usine circulent dans les médias.
Les images auxquelles vous faites référence ne reflètent pas la réalité de notre usine de production ni même les conditions sanitaires habituelles de l’usine. Elles sont néanmoins inacceptables et nous comprenons qu’elles aient pu heurter nos consommateurs.
Des travaux de modernisation de l’usine de Caudry ont été menés selon un plan co-construit et validé par les autorités qui comprenait le démontage et le nettoyage de plus de 19 000 pièces sur la chaîne de production.
Plus de 2 000 analyses ont été effectuées dans le cadre du plan d’investigation. Aucune présence de la bactérie n’a été détectée sur l’ensemble des chaînes de production de l’usine de Caudry et leur environnement.
Commentaire
Cela a heurté parce c'était la réalité (?). On le saura certainement au cours de l'action de justice ...

NB : L'image en haut et à droite est issue de ce site.