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lundi 21 août 2023

Deuxième rappel en 10 jours de riz rond spécial dessert pour cause de présence cadmium. Il était commerialisé depuis le 25 mai 2023.

Nouveau rappel
le 21 août de riz rond spécial dessert de la marque Carrefour classic pour cause de mise en évidence de cadmium à un seuil dépassant la limite maximale résiduelle.

Ce rappel intervient 10 jours avant le précédent rappel du 11 août 2023.

Ce qu’il y a d’inquiétant, c’est que les lots du deuxième rappel étaient commercialisés depuis le 25 mai 2023 ...

Rappel du 21 août 2023

Lot : 313111 Date de durabilité minimale 11/05/2025
Lot : 313121 Date de durabilité minimale 11/05/2025
Lot : 313511Date de durabilité minimale 15/05/2025
Commercialisé du 25/05/2023 au 21/08/2023

Rappel du 11 août 2023

Lot : 313011 Date de durabilité minimale 10/05/2025
Date début/Fin de commercialisation : Jusqu'au 11/08/2023

Si l’Anses s’interesse à la sécurité des aliments, elle pourra sans aucun doute produire une évaluation des risques pour les consommateurs, et notamment les enfants, ayant consommé le riz rond spécial dessert dès le 25 mai 2023 ...

Bientôt une réponse ?

Complément

Et que dire de ce rappel de roquette le 21 août 2023 pour présence de Listeria monocytogenes, soit 13 jour après la fin de la DLC. La roquette était vendue du 1er août au 9 août 2023.
Oui que dire, si ce n’est que ce rappel est réalisé pour couvrir juridiquement l’inspecteur chargé des contrôles …

Dans un contexte réduction du gaspillage il est déprimant de constater l’explosion des plans de rappels de produits alimentaires et les destructions de produits comestibles qui s’en suivent. Le principe de précaution lié à la protection juridique du vétérinaire inspecteur coûte très cher… Lu dans une interview de Richard Menu paru dans European Scientist du 1er août 2023, «Il n’est pas trop tard pour sauver notre industrie agro-alimentaire.» Richard Menu est l’auteur de «Qui veut la peau de notre industrie agroalimentaire ?». 

samedi 17 juin 2023

Les 15 et 16 juin 2023, journées Listeria en France : 37 rappels sur un total de 42 rappels pour ces deux jours

Le 16 juin 2023 est-il une journée ordinaire dans la vie d’un consommateurs ?
Bilan : 23 rappels dont 20 pour cause de présence de Listeria monocytogenes.

- 14 rappels de produits de charcuterie sèche pour cause de présence de Listeria monocytogenes.
- 6 rappels de poulet blanc entier prêt à cuire pour cause de présence de Listeria monocytogenes.
- 1 rappel de saucisse cuite Brassé pour autres contaminants microbiologiques.
- 1 rappel de biquet fermier cendré pour cause de présence de Escherichia coli producteurs de shiagoxines.
- 1 rappel de sucre de fleur de coco bio pour cause de présence de sulfites. Il s’agit du 11e rappel depuis le début de l’année 2023.

Pour le poulet blanc prêt à cuire, un rappel a eu lieu aussi au Luxembourg le 16 juin. Pas de notification au RASFF de l’UE à ce jour.


Ce sera peut-être le 15 juin qui sera une journée ordinaire de rappels dans la vie d’un consommateur, à moins que cela ne soit le 16 juin, jugez plutôt ...

Le 15 juin 2023

Bilan : 19 rappels dont 17 pour cause de présence de Listeria monocytogenes.

- 15 rappels de fromages de chèvre ou de brebis de Corse pour cause de présence de Listeria monocytogenes.
- 1 rappel de concombres noa bio de marque Biocoop pour cause de dépassement desl limites réglementaires pesticides. Le blog vous narré cette histoire, ici.
- 1 rappel de poêlée wok 400 g pour cause de présence de Salmonella.
- 1 rappel de terrine forestière pour cause de présence de Listeria monocytogenes.
- 1 rappel de boulettes sauce tomate pour cause de présence de Listeria monocytogenes.

Voilà deux journée difficiles à départager dans la vie ordinaire d’un consommateur en France. Les données ont été fournies par RappelConso.

Mise à jour du 19 juin 2023

Est parue une notification au RASFF de l'UE par la France le 19 juin en raison de la présence de Listeria monocytogenes dans de la charcuterie sèche de France. Le résultat de l'analyse microbiologique publié le 13 juin indique >100 ufc/g. Le produit a été distribué au Danemark, France, Allemagne, Hong Kong, Pays-Bas, Singapour.

mercredi 5 avril 2023

Pesticides : Faire peur ?

Voici payée par nos impôts, la revue 60 millions de consommateurs de ce mois d’avril qui tente de nous faire peur, houlala ...

mardi 28 mars 2023

Des conseils nutritionnels de l’EFSA, de la Suède, de la Belgique et de la France, à vous de voir ...

Voici quatre exemples pris en tenant compte de l’actualité la plus récente.

Commençons par l’EFSA, qui c’est sûr, veut notre bien, mais s’y prend-elle correctement ? Jugez plutôt …

L'exposition des consommateurs aux nitrosamines – des composés qui peuvent se former dans les aliments au cours de la préparation et de la transformation – suscite des préoccupations en matière de santé.

Quels sont les aliments qui contiennent des nitrosamines ?
Des nitrosamines ont été trouvées dans différents types de denrées alimentaires, comme des produits de charcuterie et de salaison, du poisson transformé, du cacao, de la bière et d'autres boissons alcoolisées. Le groupe alimentaire le plus important qui contribue à l'exposition aux nitrosamines est la viande et les produits à base de viande.

Les nitrosamines peuvent également être présentes dans d'autres aliments, notamment les légumes transformés, les céréales, le lait et les produits laitiers ou encore des aliments fermentés, marinés ou épicés.

La liste est donc longue et large mais nous dit-on, «nous faisons face à des lacunes dans les connaissances disponibles sur la présence de nitrosamines dans certaines catégories d'aliments spécifiques. Équilibrer son régime alimentaire en consommant une variété d'aliments plus large pourrait aider les consommateurs à réduire leur consommation de nitrosamines.»

Consommer une varité d’aliments plus large que celle qui a été citée, vraiment ? Cela devient un parcours du combattant !

Plutôt que de faire peur l’EFSA devrait sans doute attendre d’avoir comblé les lacunes dans les connaissances disponibles pour nous informer.

Le second exemple nous vient de Suède, où l’Agence alimentaire suédoise (Livsmedelsverket) invite les consommateurs à «manger des aliments regoupés au sein d’un «cercle plus vert», voir image ci-dessus.

Désormais, le cercle alimentaire a été mis à jour vers une version plus verte ! Pour que nous puissions passer à un mode de vie plus durable, il est bon de manger plus végétal. Par conséquent, il existe désormais des alternatives à base de plantes dans toutes les parties du cercle alimentaire. Les options à base de plantes sont marquées d'un petit symbole vert. 

Un vrai conte de fées, mais cette médaille a son revers, ainsi, «Par exemple, si vous ne mangez jamais de viande, de poisson, de volaille ou d'œufs, vous devez prendre des compléments alimentaires ou manger des aliments enrichis en vitamine B12 et en vitamine D.» Elle est pas belle la vie avec des pillules !

Comme troisième exemple, en Belgique, vient de paraître un avis du avis du Conseil supérieur de la santé et du Conseil scientifique institué auprès de l’AFSCA n°9343, «Avantages et inconvénients de la consommation de poisson et de fruits de mer Partie 1 : Mercure et méthylmercure dans les poissons».

Je résumé succinctement cet état des lieux, mais il vous faut savoir que «Les experts ont identifié les données qui manquaient et qui pouvaient conduire à une éventuelle mauvaise interprétation des données.»

- Pour la population adulte belge, le CSS/SciCom recommande de manger du poisson, des fruits de mer ou des mollusques une à deux fois par semaine, dont au moins une fois du poisson gras. Les poissons et les fruits de mer sont de précieuses sources de nutriments essentiels, tels que les protéines, les acides gras polyinsaturés oméga-3 à longue chaîne EPA (acide eicosapentaénoïque) et DHA (acide docosahexaénoïque), l'iode, le sélénium et la vitamine D. Ils représentent une alternative intéressante à la viande et aux produits à base de viande. Leur consommation régulière a un impact important sur la bonne santé.

- Pour les enfants (3-9 ans) et les femmes en âge de procréer, enceintes et allaitantes, il est également recommandé de consommer du poisson une à deux fois par semaine, y compris des poissons gras. Leurs nutriments contribuent, entre autres, au développement du système nerveux et cérébral. En raison de la toxicité du méthylmercure pour le développement neurologique, ces groupes sont particulièrement concernés par l'exposition au mercure. Ils doivent limiter la consommation de poissons prédateurs comme le thon, et éviter la consommation d'espadon. Les poissons riches en oméga 3 proposés dans le deuxième point doivent être privilégiés.

- Les poissons à privilégier pour leur richesse en oméga 3 sont : le maquereau, la sardine, le saumon, le hareng, le flétan, les moules, la truite, le cabillaud, etc. ils peuvent être choisis frais, surgelés, en conserve ou fumés.

Je craignais un moment que l’on ne puisse plus consommer de moules, pour en Belgique, cela aurait été la révoution ...

Complément sur la France avec ce quatrième exemple
On lira ce communiqué duministère de l’Agriculture du 27 mars 2023, «Nitrites / nitrates : le Gouvernement définit une trajectoire ambitieuse de réduction des additifs nitrés dans les produits alimentaires».

Il y aura sans doute encore plus de problèmes microbiologiques, quoi qu’en dise le minsitère, «Le délai indiqué (6 à 12 mois) permettra de valider la faisabilité théorique de ces baisses et de contrôler qu’elles permettent de maitriser la qualité sanitaire, notamment microbiologique des produits concernés.»

Et comme toujours ce leimotiv bien français, alors qu’au nouveau européen rien n’est encore décidé, voir à ce sujet le communiqué de l’EFSA, «Avec ce plan d’action, la France se positionne en tête des pays les plus exigeants de l’Union européenne.»

L’histoire ne sert donc pas de leçons à ce ministre (sinistre aurait dit Coluche) car on va cette fois-ci piéger nos entreprises de charcuterie face la concurrence européenne.

Mise à jour du 29 mars 2023
On lira l'entretien avec «Jean-David Zeitoun: «Notre espérance de vie décroît depuis trois ans», source Le Figaro du 28 mars 2023.
L’épidémiologiste dissèque avec force d’exemples comment les activités humaines produisent de plus en plus de maladies.
Après le succès de La Grande Extension, Histoire de la santé humaine, paru en 2021, l’éminent épidémiologiste clinique Jean-David Zeitoun appelle, dans son nouveau livre Le suicide de l’espèce (Denoël), à un sursaut politique pour réprimer les industries pathogènes qui obligent notre société à dépenser toujours plus pour traiter les maux qu’elles engendrent. Pour le gastroentérologue, il est urgent de stopper cette spirale qui fait mourir notre espèce au ralenti.
Sur l'industrie pathogène, on lira ce document de L'Usine Nouvelle.

vendredi 11 novembre 2022

Une épidémie à Listeria liée à des produits de charcuterie rend 16 personnes malades dans 6 États des États-Unis, dont une est décédée

«Une épidémie à Listeria liée à des produits de charcuterie rend 16 personnes malades dans 6 États des Etats-Unis, 1 décès», source CIDRAP News.

Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont annoncé le 9 novembre une épidémie à Listeria monocytogenes liée à de la viande et du fromage vendus dans les charcuteries (délis) qui a jusqu'à présent rendu malade au moins 16 personnes, dont une est décédée, dans 6 États.

Jusqu'à présent, les responsables n'ont pas identifié de source alimen
taire spécifique, ce qui, selon eux, est difficile, étant donné que Listeria se propage facilement des aliments aux surfaces dans l'environnement de la charcuterie et peut persister dans les vitrines et sur l'équipement.

Des entretiens avec 12 personnes malades ont révélé que 11 avaient mangé de la viande et du fromage provenant d’uen charcuterie. Sur sept personnes malades à New York, cinq avaient acheté de la viande ou du fromage dans au moins un magasin de NetCost Market, une chaîne d'épiceries qui vend des aliments internationaux. Cependant, le CDC a déclaré qu'il ne pense pas que NetCost Market soit la source de l'épidémie, car certaines personnes malades n'y ont pas fait leurs achats. «Un aliment contaminé a probablement introduit la souche épidémique de Listeria dans des charcuteries de plusieurs États», a dit le CDC.

En 2021, les responsables de l'État et de la ville de New York ont découvert la souche épidémique dans des prélèvements environnementaux et alimentaires du même magasin NetCost Market à Brooklyn et dans des aliments de l'un des magasins de Staten Island. Après un nettoyage en profondeur et des tests négatifs, Listeria a été retrouvée au magasin de Brooklyn en septembre 2022.

Les dates d’apparition de la maladie vont d'avril 2021 au 29 septembre 2022. Les États touchés comprennent New York (7), le Maryland (3), l'Illinois (2), le Massachusetts (2), la Californie (1) et le New Jersey (1). Toutes les personnes malades sont des adultes et sur 13 personnes disposant d'informations ethniques, 11 sont d'origine est-européenne. Treize personnes ont été hospitalisées, dont un habitant du Maryland décédé. L'une des personnes malades était une femme enceinte qui a perdu son bébé.

Le CDC a conseillé aux personnes les plus à risque de contracter la listériose, les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli, d'éviter de manger de la viande et du fromage dans les comptoirs de charcuterie à moins qu'ils ne soient chauffés à la température interne d’au moins 74°C.

vendredi 16 avril 2021

Australie Occidentale : Un audit révèle des lacunes dans le rôle de l’agence de santé en matière de sécurité des aliments

«Australie Occidentale : Un audit révèle des lacunes dans le rôle de l’agence de santé en matière de sécurité des aliments», source Food Safety News.

Un rapport sur la façon dont le ministère de la santé d'un État australien gère la sécurité des aliments a révélé plusieurs lacunes.

Les conclusions de l'auditeur général de l'Australie occidentale comprenaient des inspections en retard et un manque de suivi en temps opportun, une mauvaise tenue des registres, des pratiques de déclaration inefficaces et un manque de documents d'orientation à jour au sein de l'agence de santé. Selon l'auditeur général, ces faiblesses ont réduit la capacité du ministère de réglementer efficacement la sécurité des aliments aux consommateurs et de s’assurer que le soutien qu’il fournit est pertinent et utile.

Les résultats des inspections et de la tenue de registres étaient similaires à ceux publiés en juin 2020 après un audit de deux agences gouvernementales locales.

En juin 2019, l'Australie-Occidentale comptait 25 000 entreprises alimentaires enregistrées. Plus de 7 000 cas de maladies infectieuses intestinales ont été signalés en 2017. Le ministère de la santé estime qu'une diminution de 1% des maladies d'origine alimentaire pourrait permettre à la communauté et au système de santé d'économiser près de 6 millions de dollars australiens (4,6 millions de dollars américains) par an.

Amélioration nécessaire pour la confiance des consommateurs et des entreprises

L'auditrice générale, Caroline Spencer, a dit que l'agence devait s'améliorer pour donner aux consommateurs plus de confiance dans la consommation d'aliments sains et pour donner aux entreprises la conviction que le gouvernement réglemente toutes les entreprises de manière équitable et se concentre sur les risques qui comptent.

«Notre audit a révélé que le ministère effectuait des inspections dans les entreprises alimentaire,s mais bon nombre d'entre elles étaient en retard et les problèmes identifiés n'ont pas fait l'objet d'un suivi en temps opportun. Le ministère n'a pas non plus revu la législation comme requis, et ses directives à l'intention du personnel des entités gouvernementales internes et locales effectuant des inspections sont obsolètes. Cela crée un risque que la réglementation soit incohérente ou inefficace», a-t-elle dit.

Spencer a ajouté que le ministère ne connaissait pas la fréquence et les types de problèmes détectés, si les inspections sont effectuées dans les délais et si les mesures d'application sont cohérentes.

L’audit a révélé que les directives du ministère de la santé sur la classification, la conformité et l’application des risques étaient obsolètes. Cela signifie que les gouvernements locaux peuvent évaluer les risques similaires différemment et que les entreprises du secteur alimentaire peuvent ne pas être soumises à des mesures d'application appropriées une fois la non-conformité identifiée. L’agence n’a pas non plus collecté suffisamment de données pour assurer un suivi efficace et rendre compte de la sécurité des aliments.

Inspections en retard et problèmes d'application

Certaines inspections étaient en retard, l'application de la conformité aux normes n'était pas toujours uniforme ou opportune, et les pratiques d'enregistrement des antécédents de conformité devaient être améliorées. Ces problèmes peuvent conduire à des pratiques alimentaires dangereuses non détectées ou laissées sans réponse, selon le rapport.

Le ministère de la santé utilise les données des autorités locales sur le nombre d'inspections et d'activités d'application pour son rapport annuel sur les activités de réglementation alimentaire, mais certaines de ces informations remontaient à 18 mois.

Il y a des problèmes émergents, tels que les food trucks mobiles, les fournisseurs de services de livraison d'aliments et la production de thé kombucha, qui ne sont pas suffisamment couverts par la législation existante ou les orientations à l'appui.

Les auditeurs ont passé en revue les 30 entreprises de produits alimentaires de consommation surveillées par le ministère. En octobre 2019, six étaient en retard pour une inspection. Celles-ci comprenaient une inspection d'une entreprise à haut risque qui était en retard de 9,5 mois et quatre avec un risque moyen qui étaient en retard entre 1 et 3 ans. Depuis que lesresponsables ont été informés des conclusions, trois des inspections en retard ont été réalisées.

Le ministère de la santé utilise les avis d'amélioration comme première option d'application en cas de non-conformité. Sur 13 de ces avis, sept ne comportaient aucune preuve d'une inspection de suivi et deux n'ont fait l'objet d'un suivi que quatre et cinq mois après la date requise. Les retards dans les suivis augmentent le risque que le public soit exposé à des pratiques alimentaires dangereuses, en particulier dans les entreprises déjà jugées non-conformes, selon l'auditrice générale.

Le ministère de la santé a déclaré qu'il soutenait les cinq recommandations formulées, mais qu'il était conscient des problèmes de ressources potentiels au cours du processus de résolution de ces problèmes.

D'ici la fin de cette année, des conseils et des informations de soutien sur le site Internet de l'agence à l'intention des gouvernements locaux et du public seront mis à jour pour refléter les problèmes actuels de sécurité des aliments des consommateurs. Un système automatisé de collecte de données est envisagé avec des orientations pour le suivi des entreprises non-conformes attendues d'ici le troisième trimestre 2021.

Commentaire. En France, un nouveau site de rappels des produits alimentaires, RappelConso, ne concerne pas la santé, mais uniquement trois ministères, transition écologique, l’économie, des finances et de la relance, l’agriculture et de l’alimentation, et les petites et moyennes Entreprises, cherchez l'erreur ... et cela n'étonne personne ...

jeudi 11 février 2021

Effets indésirables des compléments alimentaires, utilisez le site Nutrivigilance

L'Anses informe le 11 février 2021 d'un nouveau site de déclaration en ligne pour la Nutrivigilance.

Le dispositif de Nutrivigilance collecte les signalements d’effets indésirables liés à la consommation de certains produits alimentaires, dont les compléments alimentaires. Les professionnels de santé, les fabricants ou distributeurs et les particuliers peuvent désormais déclarer ces effets indésirables sur un nouveau site plus facile et rapide à utiliser. En déclarant sur le site, ils contribuent ainsi à améliorer la connaissance des produitset la sécurité des consommateurs.

La Nutrivigilance, un dispositif pour améliorer la sécurité des consommateurs

Porté par l’Anses depuis 2009, le dispositif national de Nutrivigilance a pour objectif d'améliorer la sécurité des consommateurs en identifiant rapidement d'éventuels effets indésirables liés à la consommation de certains aliments que sont les compléments alimentaires, les aliments ou boissons enrichis en vitamines, minéraux, extraits de plantes, les nouveaux aliments et nouveaux ingrédients ou encore les produits destinés à l'alimentation de populations particulières : nourrissons, patients souffrant de troubles du métabolisme, de dénutrition…

Pour cela, l’Anses s’appuie sur les déclarations en ligne effectuées par les professionnels de santé (médecins, pharmaciens…) et les fabricants ou distributeurs. Les particuliers peuvent aussi déclarer, il est cependant recommandé de prendre contact avec un professionnel de santé afin que ce dernier effectue la déclaration d’effets indésirables.

Un nouveau site à l’ergonomie optimisée pour faciliter les déclarations

La nouvelle ergonomie du site de télédéclaration permet au déclarant de remplir plus rapidement et de façon plus précise les informations concernant les produits consommés ou l’effet indésirable observé. Les signalements suffisamment renseignés sont ensuite analysés par un groupe de médecins qui évalue la sévérité de l’effet indésirable et la probabilité d’un lien entre la consommation du produit et la survenue de cet effet, c’est ce qu’on appelle l’imputabilité.

Ainsi, l’Anses a publié quinze avis concernant une large gamme de produits suivis par la nutrivigilance, notamment sur les risques liés à la consommation de certaines substances présentes dans des compléments alimentaires (spiruline, lutéine, zéaxanthine, synéphrine, levure de riz rouge, glucosamine et chondroïtine, mélatonine, etc.), de compléments alimentaires destinés aux sportifs, aux femmes enceintes, de boissons dites «énergisantes» ou encore de boissons autres que le lait maternel et ses substituts dans l’alimentation des nourrissons de moins d’un an.

Pour les particuliers, les compléments alimentaires ne sont pas des produits anodins. Pour connaître nos conseils sur la consommation de compléments alimentaires, consultez notre infographie.

Déclarez un effet indésirable sur le site Nutrivigilance.

vendredi 12 juin 2020

Méthode d’évaluation des risques liés à la présence d’esters d’acides gras de glycidol dans les denrées alimentaires, selon le Comité scientifique de l'AFSCA



La DGCCRF avait réalisé des contrôles sur les composés néoformés présents dans certaines denrées alimentaires en 2016.
Les composés néoformés sont l’acrylamide, le 3-monochloro-propane-1, (3-MCPD) et ses esters, les esters de 2-MCPD, les esters de glycidol, les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP), le furane et les dérivés méthylés du furane.

Voici que le Comité scientifique de l'AFSCA a approuvé un avis le 22 novembre 2019 et amendé le 29 mai 2020 sur une 'Méthode d’évaluation des risques liés à la présence d’esters d’acides gras de glycidol dans les denrées alimentaires' (dossier SciCom 2016/31 E).

Le résumé vous est proposé ci-après.

Contexte et question
Les esters d'acides gras de glycidol (GE) sont des contaminants de processus qui se forment lors du raffinage des huiles végétales. Ils sont hydrolysés en glycidol dans le tractus gastro-intestinal. Le glycidol est probablement carcinogène et génotoxique pour l’homme. En 2017, le JECFA a établi une valeur de BMDL10 de 2,4 mg/kg pc/j pour le glycidol (JECFA, 2017). Il n’y a pas de données toxicologiques disponibles pour les GE.

Le Règlement (UE) 2018/290 fixe des teneurs maximales légales pour les GE (exprimées en glycidol) dans les huiles et graisses végétales mises sur le marché pour la vente au consommateur final ou pour une utilisation en tant qu'ingrédient dans les denrées alimentaires, dans les huiles et graisses végétales destinées à la production de denrées alimentaires pour bébés et de préparations à base de céréales pour nourrissons et enfants en bas âge, et dans les préparations pour nourrissons, préparations de suite et denrées alimentaires destinées à des fins médicales spéciales pour nourrissons et enfants en bas âge (en poudre ou liquides).

En raison du caractère carcinogène et génotoxique du glycidol, il est demandé au Comité scientifique de proposer une valeur toxicologique de référence pour les GE afin de permettre aux opérateurs de réaliser leur propre évaluation des risques liés à la présence de GE dans les denrées alimentaires. Il est également demandé d’émettre des recommandations à l’intention des opérateurs pour réduire les teneurs en GE dans les denrées alimentaires.

Résultats et discussion
Dans cet avis, le Comité scientifique décrit aux opérateurs comment réaliser une évaluation des risques liés à la présence des GE dans les denrées alimentaires. L’apport peu préoccupant en GE calculé (0,24 µg de glycidol/kg pc/j) est utilisé comme valeur toxicologique de référence. Les étapes classiques d’une évaluation des risques (identification du danger, caractérisation du danger, estimation de l’exposition chronique et caractérisation du risque) sont suivies. Les expositions chroniques haute et moyenne des divers groupes de consommateurs belges (enfants, adultes, etc.) aux GE sont estimées sur base de la consommation moyenne et haute des différents groupes d’âge de consommateurs belges, disponibles dans la Food Consumption Database de l’EFSA (système FoodEx2). Si des données de consommation ne sont pas disponibles pour les consommateurs belges, les données de consommation des pays voisins (France, Pays-Bas, Grand-Duché du Luxembourg ou Allemagne) peuvent être utilisées. Ensuite, pour la caractérisation des risques, les expositions chroniques estimées sont comparées à l’apport peu préoccupant en GE calculé (0,24 µg de glycidol/kg pc/j). Si celles-ci sont inférieures à l’apport peu préoccupant en GE, alors l’opérateur peut conclure que la teneur en GE n’est pas préoccupante pour la santé publique. Dans le cas contraire, on ne peut exclure un risque pour la santé.

Conclusions
Le Comité scientifique a calculé un apport peu préoccupant de 0,24 µg de glycidol/kg pc par jour. Sur base de cet apport peu préoccupant, les opérateurs peuvent effectuer leur propre évaluation de risques ou calculer une concentration acceptable estimée (Estimated Acceptable Concentration, EAC) en GE dans une denrée alimentaire définie. Dans le présent avis, des exemples de EAC en GE sont donnés pour un certain nombre de denrées alimentaires, et les opérateurs peuvent les utiliser.

Recommandations
Le Comité scientifique recommande aux opérateurs de calculer, dans la mesure du possible, une «concentration acceptable estimée» (Estimated Acceptable Concentration, EAC) en GE pour chaque denrée alimentaire qu’ils produisent, transforment et/ou mettent sur le marché.

Le Comité scientifique recommande également aux opérateurs d’appliquer les recommandations émises dans le «Code of practice for the reduction of 3-monochloropropane-1,2-diol esters (3-MCPDE) and glycidyl esters (GE) in refined oils and food products made with refined oils» de la Commission du Codex Alimentarius (Codex Alimentarius, 2019). Ces recommandations visent à limiter/réduire la formation et /ou la présence des GE dans les denrées alimentaires afin de protéger au mieux la santé du consommateur. Une traduction de ce document est disponible en annexe.

Définitions et abréviations
BMD Benchmark dose
Point de référence standardisé obtenu par modélisation mathématique à partir de données provenant d’expériences sur animaux ou d’études sur l’homme (cliniques ou épidémiologiques). La BMD estime la dose induisant une réponse faible mais mesurable (généralement de 1 à 10% d'incidence par rapport au contrôle) (EFSA, 2005).
BMDL Benchmark dose lower confidence limit
Limite inférieure de l'intervalle de confiance à 95% de la BMD. Pour les composés cancérigènes, la BMDL10 est la plus petite dose, qui avec une probabilité de 95%, causera une augmentation de l’incidence des cas de cancer de maximum 10% (EFSA, 2005).
Concentration Acceptable Estimée (Estimated Acceptable Concentration)
Limite de concentration basée sur le risque qui correspond à la concentration d'une substance que l'aliment peut contenir sans que l'exposition à la substance via l'aliment ne présente un risque ou une préoccupation pour la santé publique, et qui peut servir de base pour dériver une limite d'action (Comité scientifique, 2019).