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jeudi 1 octobre 2026

La Suède a intensifié les inspections alimentaires en 2025, mais des disparités subsistent

Alors que de 2012 à 2024, les inspections en sécurité des aliments en France ont, soit baissé (2012 à 2016), soit stagné (2017 à 2022), puis subitement augmenté en 2023 et 2024*, cet article sur la Suède interroge notre propre pays (même si les explications fournies ne sont pas les mêmes) sur le nombre d’inspections qui a, certes, atteint des niveaux inédits, mais surtout pour quels objectifs, et pourtant, il y a encore tant à faire dans ce domaine ...

« La Suède a intensifié les inspections alimentaires en 2025, mais des disparités subsistent », source Food Safety Magazine.

Les autorités suédoises ont réalisé plus de 60 000 inspections alimentaires programmées en 2025, soit environ 4 000 de plus qu'en 2024, atteignant ainsi l'objectif national annuel fixé pour ces contrôles, selon le rapport de l'Agence suédoise de l'alimentation (Livsmedelsverket) sur les contrôles alimentaires de 2025.

En 2025, les autorités ont mené à bien 91 % des contrôles alimentaires programmés fondés sur les risques, dépassant l'objectif national de 90 %. Pour les établissements présentant un risque élevé, 88 % des contrôles prévus ont été réalisés.

Une plus grande cohérence dans l'évaluation de la conformité des entreprises alimentaires est nécessaire

En Suède, la majorité des contrôles alimentaires sont effectués par les municipalités, aux côtés des conseils administratifs de comté et de l'agence nationale. Selon le rapport de 2025, bien que les contrôles officiels aient été généralement fondés sur les risques et que la plupart des entreprises alimentaires aient respecté les règles en vigueur, le manque d'uniformité entre les autorités de contrôle a été identifié comme un point à améliorer. L'Agence suédoise de l'alimentation a relevé des différences significatives dans la manière dont les autorités municipales évaluent la conformité des entreprises, ce qui pourrait entraîner des conditions inégales pour les entreprises selon les municipalités.

Toutefois, la cohérence des évaluations des entreprises par les différentes autorités s'est légèrement améliorée en 2025, atteignant 53 %, contre 49 % l'année précédente.

Autres pistes d'amélioration pour les contrôles alimentaires en Suède

Le rapport a mis en évidence d'autres domaines nécessitant des améliorations.
Par exemple, le taux de vérification de la traçabilité tout au long de la chaîne alimentaire suédoise s'est établi à 70 %, un chiffre inférieur à l'objectif de 90 %.

De plus, 69 % des non-conformités identifiées ont fait l'objet d'un suivi et ont été corrigées dans un délai d'un an, un résultat en deçà de l'objectif national de 75 %.

L'Agence suédoise de l'alimentation a commencé à mettre en œuvre un processus de contrôle standardisé visant, en partie, à améliorer le suivi et la correction rapides des non-conformités. Sur la base des résultats des contrôles alimentaires nationaux de 2025, la Suède a défini quatre domaines prioritaires sur lesquels concentrer ses efforts pour la période 2026-2029 : des contrôles cohérents et fondés sur les risques, des contrôles efficaces, la traçabilité et la préparation.

* A titre de comparaison avec la France, en 2025, l'AFSCA de Belgique a réalisé 182 420 inspections auprès de 56 456 entreprises, dont 85,9 % ont donné un résultat favorable. 62 168 échantillons ont été analysés, dont 98,1 % se sont révélés conformes.

En France, en 2025, il n’a été réalisé que 120 765 inspections en sécurité des aliments, si je puis dire ...

mardi 22 septembre 2026

Suède : Une étude révèle l'ampleur des maladies infectieuses d'origine alimentaire non signalées

Un article paru dans iScience décrit le fardeau des maladies infectieuses d’origine dans une approche Une seule santé (Foodborne disease burden in Sweden with a One Health perspective).

Merci à Joe Whiworth de Food Safet News de m’avoir signalé cet article.

  • De 2013 à 2022, les maladies infectieuses d'origine alimentaire ont causé 1,2 million de cas et 37 665 DALYs* en Suède.
  • La campylobactériose et la salmonellose présentent la charge de DALYs la plus élevée parmi les autres
  • Des liens étroits existent entre les cas de campylobactériose humaine et les épidémies dans les élevages de volailles.
  • Des associations sont observées entre les variables bioclimatiques et les cas annuels de maladies infectieuses d'origine alimentaire.

* Le DALY (année de vie corrigée de l'incapacité) représente la perte de l'équivalent d'une année de vie en bonne santé.

Résumé

Les maladies infectieuses d'origine alimentaire représentent un fardeau considérable pour la santé publique mondiale. Pourtant, leur ampleur et leurs facteurs déterminants en Suède n'ont pas fait l'objet d'une évaluation exhaustive. Dans le cadre de l'approche « Une seule santé », nous avons estimé le fardeau national des maladies infectieuses d'origine alimentaire de 2013 à 2022 et exploré les liens avec les sources zoonotiques et les facteurs climatiques. Nous avons recensé plus de 1,2 million de cas, pour la plupart non déclarés, correspondant à 37 665 années de DALYs. La campylobactériose représente la part la plus importante des cas et du fardeau de morbidité, avec de fortes corrélations avec les foyers épidémiques dans les élevages de volailles et la consommation de viande de poulet contaminée. La salmonellose se classe au deuxième rang en termes de fardeau de morbidité. La listériose a causé relativement peu de cas, mais un fardeau de morbidité disproportionné. L'augmentation des températures et des précipitations était associée à une incidence annuelle plus élevée. Un fardeau plus élevé, ajusté à la population, a été observé dans les comtés du nord. Ces résultats permettent de mieux comprendre la dynamique des maladies infectieuses d'origine alimentaire en Suède et soulignent la nécessité de renforcer les stratégies de prévention et de surveillance tout au long de la chaîne de production alimentaire.

Nous y voilà, comme dans d’autres pays, la Suède fait face à une sous déclaration des cas de maladies infectieuses d'origine alimentaire.

Introduction

Cette étude vise à explorer six maladies transmises par les animaux (zoonoses) courantes en Suède : la campylobactériose, la cryptosporidiose, l’infection à Escherichia coli entérohémorragique (EHEC), l’hépatite A, la listériose et la salmonellose non typhoïdique. Cette sélection reflète les pathogènes pour lesquels la Suède dispose de données de surveillance nationale fiables et de haute qualité, permettant l’estimation des DALYs. Plusieurs pathogènes pertinents, tels que norovirus, n’ont pu être inclus car ils n’étaient pas soumis à déclaration obligatoire durant la période d’étude. L’analyse se concentre donc sur les pathogènes susmentionnés pour lesquels des données nationales robustes existent, garantissant ainsi la comparabilité et la validité des résultats. Cette étude quantifie d’abord le fardeau des DALYS associé aux zoonoses en Suède, puis applique une approche « Une seule santé » afin de comprendre les interactions complexes entre les humains, les animaux et l’environnement. À partir des données disponibles, nous cherchons à examiner les liens entre l’incidence des zoonoses et l’incidence humaine, et à identifier comment les facteurs bioclimatiques influencent l’incidence des zoonoses.

Incidence estimée de la maladie et DALY

En Suède, entre 2013 et 2022, l'incidence déclarée des maladies d'origine alimentaire (MOA) pour les six maladies étudiées était de 107 972 cas, tandis que le nombre de cas estimés dépassait les 2 millions, dont environ 1,2 million suspectés d'être d'origine alimentaire. Au total, les maladies infectieuses d’origine alimentaire ont été responsables de 37 665 DALYs. La campylobactériose était la maladie infectieuse d’origine alimentaire présentant l'incidence et la charge de morbidité la plus élevée, avec près d'un million de cas d'origine alimentaire estimés, contre une incidence déclarée d'un peu moins de 75 000 cas. Sa charge de morbidité représentait plus de la moitié de la charge totale des maladies infectieuses d’origine alimentaire, soit 19 415 DALYs. L'hépatite A était la maladie infectieuse d’origine alimentaire présentant la charge de morbidité estimée la plus faible, avec 173 DALYs et environ 1 700 cas. La listériose présentait l'incidence la plus faible, estimée à moins de 1 000 cas. Cependant, fortement amplifiée par son DALY élevé par cas, elle s’est classée troisième dans la charge globale des maladies infectieuses d’origine alimentaire.

Discussion

Dans l’étude, il a été montré que la campylobactériose, la salmonellose et la listériose étaient les principales causes de maladies d'origine alimentaire en Suède. La listériose se distingue par son impact disproportionné malgré sa faible incidence. Nous avons constaté que plus d'un million de cas de maladies d'origine alimentaire n'ont pas été déclarés pendant la période étudiée.

Il a été aussi constaté que le portage de Campylobacter chez les poulets de chair dans les élevages avicoles suédois était étroitement lié à la campylobactériose humaine endémique, soulignant le lien fort entre la viande de poulet contaminée et la campylobactériose.

Conclusion

Cette étude offre un aperçu précis de la répartition sur dix ans de six maladies d'origine alimentaire en Suède. La campylobactériose, la salmonellose et la listériose sont les principales causes de morbidité liée à ces maladies dans le pays. Bien que la listériose soit peu fréquente, elle représente une part disproportionnée de la morbidité, soulignant ainsi son importance en santé publique. Sur le plan spatial, le DALY était la plus élevé dans le sud de la Suède, tandis que plusieurs comtés du nord présentaient des charges plus élevées, ajustées à la population, ce qui met en évidence une hétérogénéité régionale importante. Ces schémas géographiques pourraient être en partie influencés par des facteurs climatiques, tels que les variations de température et de précipitations, qui étaient associés à l'incidence des maladies d'origine alimentaire dans nos analyses. Par ailleurs, la forte association entre le portage de Campylobacter chez les poulets de chair et la campylobactériose humaine contractée dans un contexte endémique renforce le rôle de la viande de volaille contaminée comme voie de transmission majeure en Suède.

Globalement, ces résultats soulignent l'importance d'une approche intégrée « Une seule santé » qui prend en compte conjointement la santé humaine, animale et les facteurs environnementaux lors de l'évaluation et de la gestion des risques liés aux maladies d'origine alimentaire. À la lumière de nos conclusions, les priorités à court terme devraient porter sur : (1) le renforcement des contrôles tout au long de la filière avicole, de la biosécurité à la ferme à l'hygiène d'abattage et à la manipulation en point de vente, afin d'endiguer la campylobactériose endémique ; (2) l'intégration d'une gestion des risques tenant compte du climat (par exemple, un renforcement de la surveillance et des contrôles d'hygiène pendant les périodes chaudes et humides) ; et (3) le renforcement de la surveillance des aliments non issus de l'élevage, en particulier les légumes frais (par exemple, les légumes à feuilles, les salades composées, les herbes aromatiques) et les fruits et légumes/baies importés, en intégrant les flux de données actuellement fragmentés entre les différents organismes. Les données relatives aux sources d'épidémies devraient continuer d'être utilisées comme indicateurs de vecteurs traçables plutôt que comme mesures de l'exposition au niveau de la population, et les comtés présentant des taux d'exposition plus élevés, ajustés à la population, pourraient bénéficier de stratégies de surveillance et de prévention adaptées aux systèmes alimentaires locaux et aux capacités de dépistage. À l'avenir, les plateformes de données partagées One Health, qui relient systématiquement les données humaines, animales, alimentaires et climatiques, associées à des enquêtes microbiologiques et sur la chaîne alimentaire ciblées, permettront des tests de sensibilité plus rigoureux et une meilleure compréhension des causes, guidant ainsi des actions préventives plus précises en matière de sécurité des aliments en Suède.

mercredi 27 décembre 2023

Panorama des foyers de cas d'intoxication alimentaire en Europe

C’est une sorte de panorama des problèmes d'intoxication alimentaire de l’année 2023 que nous convie Joe Whitworth avec cet article paru dans Food Safety News du 27 décembre 2023, «2023 : De Salmonella en Suède et en Pologne aux foyers de cas d’intoxication alimentaire à E. coli et de botulisme».

Alors que la Pologne et Salmonella se sont déjà rencontrées, en Suède, des œufs et Salmonella étaient moins attendus cette année. Il y a eu une augmentation inquiétante des incidents de botulisme et Fukushima est revenu sur le devant de l’actualité en 2023.

Alors que nous avons entendu parler davantage de Listeria dans les champignons énoki cette année, Salmonella dans la halva, le tahini, les produits de sésame et le virus de l’hépatite A dans des baies congelées sont encore très présents.

Reconnaissance de l’Alliance to Stop Foodborne Illness
Plus tôt cette année, l'Alliance to Stop Foodborne Illness a annoncé sa liste des 40 meilleurs professionnels de la sécurité des aliments de moins de 40 ans. J’étais parmi les lauréats.

C’était un moment de reconnaissance inattendu et un moment fort de ma carrière. Malheureusement, cela n'a pas empêché tous les cas où les équipes de communication me citent des détails déjà fournis ou semblent peu utiles lors de demandes d'informations. La sécurité des aliments étant une responsabilité partagée, j'aimerais que davantage d'informations soient partagées avec le public et avec nous. Cliquez ici pour voir tous les 40 meilleurs professionnels de la sécurité des aliments âgés de moins de 40 ans.

Les épidémies les plus étranges de 2023
En réalité, nous ne connaissons probablement pas l'épidémie la plus inhabituelle cette année, mais nous le découvrirons peut-être à l'avenir grâce à des études ou des articles. D’après ce qui est public, je ferais deux suggestions.

Premièrement, une vaste épidémie en Finlande a finalement été attribuée à des niveaux élevés d'un additif présent dans des tortillas.

Plus de 800 personnes, principalement des enfants, ont été touchées en août à Mikkeli. Des investigations approfondies ont révélé des concentrations élevées de propionate de calcium dans des échantillons de tortillas provenant de Pologne. Le propionate de calcium est utilisé dans les produits de boulangerie comme conservateur. Les concentrations dans les tortillas impliquées étaient dix fois plus élevées que dans les autres tortillas.

Deuxièmement, une épidémie au Portugal associée au broa de milho (un type de pain de maïs). Plus de 200 personnes sont tombées malades en juillet. Des alcaloïdes tropaniques, l'atropine et la scopolamine, ont été détectés à des niveaux très élevés. Une enquête a révélé des preuves de contamination par des graines du genre Datura, une plante qui peut être présente comme mauvaise herbe dans les champs cultivés.

Souci lié aux œufs et Salmonella en Suède
Alors Salmonella Enteritidis n'a été retrouvé chez des poules pondeuses commerciales que trois fois depuis 2003, il y aurait eu peu de chances que la Suède ait un problème d'œufs à Salmonella en 2023. Mais c'est exactement ce qui s'est passé après la détection dans les installations du plus grand producteur d'œufs du pays en décembre 2022.

82 personnes provenant de 17 régions ont été infectées par Salmonella Enteritidis entre décembre 2022 et février 2023. La souche épidémique a été retrouvé à plusieurs reprises à CA Cedergren au printemps et en été malgré d'importants efforts de nettoyage et d'abattage des poules. Après avoir initialement ordonné que les œufs de l'installation soient traités thermiquement, la production a été interrompue pour un nettoyage supplémentaire en septembre.

Les isolats en Suède sont proches de ceux provenant d'épidémies ailleurs, comme en Belgique en 2022. Des souches similaires ont également provoqué des épidémies pluriannuelles, avec des cas dans plusieurs pays liés aux œufs polonais et espagnols. Une suggestion est que la souche est présente dans la pyramide de production centralisée. Des investigations sur la propagation de Salmonella entre des troupeaux de poules pondeuses dans différents pays sont en cours au niveau de l'UE.

Poulets et œufs de Pologne contaminés par Salmonella
Le problème de Salmonella dans les produits de volaille polonaise est bien connu. En tant que producteur et exportateur majeur de ces produits, il suffit d’un problème dans quelques entreprises pour déclencher une alerte majeure. En 2022, 190 notifications de la présence de Salmonella dans le système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de l'UE concernaient des produits de viande de volaille de Pologne.

Il y a eu cette année 200 cas de salmonellose au Royaume-Uni causés par différentes souches de Salmonella Enteritidis, avec deux foyers liés aux œufs et trois à la viande de volaille. Entre janvier et octobre 2023, 14 pays de l’UE, le Royaume-Uni et les États-Unis ont signalé 335 infections à Salmonella impliquant des producteurs polonais. Des inquiétudes concernant l'utilisation d'antibiotiques ont également été soulevées dans une enquête menée par la chaîne de télévision ITV, le Bureau of Investigative Journalism et le journal The Guardian.

En 2020, plusieurs foyers ont été provoqués par du poulet pané surgelé en provenance de Pologne. Les mesures de contrôle renforcées en 2021 ont amélioré la situation, alors espérons qu'elle s'améliorera en 2024.

Épidémies majeures à E. coli en Norvège et au Royaume-Uni
L'une des épidémies majeures à E. coli cette année s'est produite en Norvège, non pas en raison de sa taille mais en raison de sa gravité et de sa localisation. Techniquement, cela n'a pas encore été déclaré terminé, mais sans mise à jour depuis fin octobre, nous espérons que cela se soit terminé.

L'Institut norvégien de santé publique (FHI) a signalé que E. coli O26:H11 avait été détecté chez 24 personnes. Il s'agissait de l'une des épidémies à E. coli les plus graves du pays. Quinze des personnes infectées avaient moins de 13 ans et neuf enfants ont développé un type d'insuffisance rénale appelé syndrome hémolytique et urémique (SHU). La souche épidémique a été retrouvée dans un hamburger, mais d'autres produits de viande hachée utilisant les mêmes matières premières ont également été retirés du marché.

Au Royaume-Uni, une épidémie à E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) O183 a rendu malade au moins 25 personnes. Six personnes ont été hospitalisées, une a développé un SHU et une personne est décédée. Étant donné que nous attendons toujours le rapport sur une grande épidémie à E. coli au Royaume-Uni en 2022, il faudra peut-être un certain temps avant d’en savoir plus.

Épidémies de botulisme et rappels
Il semble y avoir eu davantage d'incidents de botulisme cette année, certainement provoqués par des produits commerciaux. En début d'année, nous avons eu un cas de botulisme lié à du lait d'amande en Australie. En juillet, 11 personnes ayant mangé une sorte d'omelette espagnole en Espagne sont tombées malades et en septembre, 16 personnes ayant consommé des sardines dans un restaurant en France ont développé le botulisme.

Il y a eu également des incidents en Argentine et au Vietnam, ainsi qu'un autre cas en France lié aux piments en conserve. Plusieurs rappels ont également été présents dans plusieurs pays. Certains problèmes incluent un stockage incorrect des produits, des instructions manquantes et le désir d'articles plus artisanaux, locaux et faits maison. Les consommateurs doivent comprendre les dangers potentiels d’une telle production et de réduire les risques.

Le rejet d'eau traitée à Fukushima au Japon
Le Japon envisageait de rejeter dans la mer l'eau stockée dans la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi. L'eau a été traitée par un système avancé de traitement des liquides pour éliminer presque toute la radioactivité, à l'exception du tritium, qui sera dilué lorsqu'il entrera dans la mer.

Cette décision a été soutenue par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) et plusieurs pays, dont les États-Unis. Pourtant, la Chine, Hong Kong et la Russie figuraient parmi les pays qui ont imposé des restrictions à l’importation de produits de la mer en provenance du Japon. Ces interdictions font l'objet de discussions en cours à l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Complément
A ce tableau, j’ajouterais les 700 personnes victimes d’une intoxication alimentaire lors du repas de Noël en décembre 2023 chez Airbus.

mercredi 13 décembre 2023

Actualités de la présence de norovirus dans des huîtres de France

Cela tombe mal, car voici que le Danemark a notifié au RASFF de l’UE le 13 décembre 2023 la présence de norovirus dans des huîtres de France. 

La notification rapporte qu’il y a eu 32 personnes concernées par les symptômes suivants : diarrhée, fièvre, nausées, douleurs abdominales, vomissements.
Le produit n'est plus (vraisemblablement) sur le marché

Dans un précédent article, Joe Whitworth de Food Safety News avait rapporté que la Suède a notifié au RASFF de l'UE le 15 novembre 2023, 14 cas à norovirus liés à des huîtres de France.

La Norvège a notifié au RASFF de l’UE le 10 novembre 2023 la présence de norovirus dans des huîtres de France ; 6 personnes ont des symptômes de diarrhée et de vomissements.

Sur ce sujet, le blog vous a proposé les articles suivants :

Vendredi 15 décembre 2023, le blog fera paraître le Top 10 de l’année 2023 de la sécurité des aliments en France. Il s’gait d’une mise en perspective de quelques faits saillants, mais aussi avec des absents …

mardi 12 décembre 2023

Suède : Des cas à E. coli liés à du persil importé

«Suède : Des cas à E. coli liés à du persil importé», source article de Food Safety News du 12 décembre 2023.

Du persil contaminé importé du sud de l'Europe a été associé à au moins 150 cas à E. coli en Suède.

Plus de 100 personnes ont été infectées par E. coli entérotoxinogène (ETEC) et E. coli entéropathogène (EPEC) après avoir consommé des aliments lors d'une conférence à Jönköping fin octobre. Une épidémie similaire a rendu 50 personnes malades à Stockholm.

À Stockholm, des personnes ont été infectées à peu près au même moment dans un restaurant qui servait du persil du même producteur. Cela a amené les responsables de la santé à croire que c'était probablement du persil italien qui était à l'origine des épidémies.

Au total, 104 participants à la conférence ont déclaré avoir souffert d'une maladie. Des échantillons ont été prélevés dans quatre cas. L'analyse a montré qu'ils étaient infectés par différentes combinaisons de E. coli pathogènes telles que ETEC, EPEC et E. coli entéroagrégatif (EAEC).

Les premiers tests alimentaires n'ont révélé aucune bactérie, parasite ou virus susceptible d'avoir provoqué l'épidémie, mais d'autres cultures en laboratoire ont confirmé ETEC et EPEC.

Relier les épidémies et la traçabilité du produit
L’Agence alimentaire suédoise (Livsmedelsverket) suit l’incident en utilisant les systèmes d’alerte de l’UE. Les autorités italiennes ont été informées afin qu'elles puissent contacter le producteur et enquêter sur ce qui s'est passé.

L'Agence de santé publique de Suède (Folkhälsomyndigheten) a séquencé des isolats ETEC provenant de deux cas à Jönköping et à Stockholm. Les résultats montrent qu'ils sont très similaires, ce qui indique que les foyers dans les deux municipalités ont une source commune.

«Nous ne savons pas comment le persil a été contaminé mais nous devons attendre l'enquête. Des foyers de cette ampleur sont relativement rares mais surviennent de temps à autre dans le pays. Il est important que nous parvenions à retracer la source de l'infection», a déclaré Monica Kollberg du bureau de protection de l'environnement et de la santé de Jönköping.

ETEC se transmet par des aliments ou de l'eau contaminés par des excréments d'animaux ou d'humains. L'infection peut provoquer une diarrhée aqueuse et des crampes abdominales. La maladie se développe un à trois jours après l'exposition et dure généralement trois à quatre jours. Les symptômes durent rarement plus de trois semaines.

EPEC se propage par des aliments ou de l'eau contaminés par des excréments d'animaux ou d'humains. Elle peut également se transmettre après avoir touché un animal, une personne ou un objet contaminé. Les symptômes comprennent une diarrhée aqueuse, une déshydratation, de la fièvre et des vomissements. Ils surviennent généralement quatre à 12 heures après l’exposition, ce qui peut prendre des jours.

En novembre, la Suède a signalé 14 cas à norovirus liés à des huîtres en provenance de France, et en octobre, un fromage de chèvre, également en provenance de France, a été à l'origine d'un foyer à Cryptosporidium avec sept cas d’infection.

Vendredi 15 décembre 2023, le blog fera paraître le Top 10 de l’année 2023 de la sécurité des aliments en France. Il s’gait d’une mise en perspective de quelques faits saillants, mais aussi avec des absents …

jeudi 9 novembre 2023

Suède : Près de 1,2 millions de volailles vont être euthanasiées parce qu’on ne sait pas éradiquer Salmonella des poulaillers

Cela montre à quel point il doit être difficile d’éradiquer Salmonella une fois qu’elle arrive sur place. Ce n’est pas la première fois que des volailles sont abattues.

Ce n’est pas un foyer d’inflenza aviaire hautement pathogène mais cela y ressemble, «Le plus grand producteur d'œufs de Suède va abattre tous ses poulets suite à d’épidémies récurrentes à Salmonella», source AP News du 8 novembre 2023.

Le plus grand producteur d'œufs de Suède, qui possédait près de 1,2 million de poules, soit 20% de toutes les poules pondeuses du pays avant l'épidémie à Salmonella, a reçu l'ordre de les euthanasier toutes afin que l'installation puisse être entièrement nettoyée.

Le Conseil suédois de l'agriculture a renoncé à tenter de nettoyer les poulaillers de CA Cedergren, qui a connu des épidémies récurrentes à Salmonella au cours de l'année écoulée, a annoncé mercredi le principal média agricole suédois, ATL.

Les autorités suédoises ont tenté de nettoyer les poulaillers infectés de l'entreprise du sud de la Suède. «Cela n'a pas réussi et maintenant que nous avons une réinfection, nous devions faire quelque chose de différent», a déclaré à ATL Katharina Gielen, responsable du contrôle des infections au Conseil.

On ne savait pas combien de poulets seraient tués. CA Cedergren n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat.

Commentaire

A une échelle plus petite, s’agissant d’un équipement de transformation des aliments bien identifié qui présente des contaminations récurrentes par des pathogènes, si le nettoyage-désinfection ne suffit pas, il faut alors se résoudre à changer d’équipement, dure réalité, mais cela montre que le nettoyage-désinfection seul ne suffit pas car il n’a rien de magique ...

Mise à jour du 11 novembre 2023
Décidément, la Suède a encore des soucis avec Salmonella et ces nouveaux rappels d'œufs ...

samedi 28 octobre 2023

Un fromage au lait de chèvre de France soupçonné d'être à l'origine d'une épidémie de cryptosporidiose en Suède

Un fromage au lait de chèvre de France soupçonné d'être à l'origine d'une épidémie de cryptosporidiose en Suède, selon une notification au RASFF de l’UE par la Suède le 27 octobre 2023.

La fiche de danger microbiologique transmissible par les aliments de l’Anses sur Cryptosporidium spp. rappelle qu’en 2017, une épidémie dans l’ouest de la France a été reliée à la consommation de fromage blanc biologique au lait non pasteurisé.

Etait-ce le cas pour ce fromage de chèvre ? Pas d’information à ce jour dans la notification.

Il est noté dans cet article que «La cryptosporidiose humaine apparait largement sous-diagnostiquée en France. Les prescriptions de routine pour le diagnostic biologique de diarrhées persistantes devraient être améliorées en spécifiant une recherche parasitologique (dont cryptosporidies).»

Ainsi dans cette épidémie de gastro-entérite, qui n’était pas qu’une gastro hivernale, ni une suspicion d’intoxication alimentaire, «Le génotype hypertransmissible C. parvum IIaA15G2R1, considéré comme zoonotique, a été retrouvé dans des échantillons de fèces de veaux à proximité du laboratoire de fabrication de fromages.»

A suivre ...

vendredi 6 octobre 2023

Norovirus est à l'origine de la plupart des éclosions et des cas de maladie en Suède

«Norovirus est à l'origine de la plupart des éclosions et des cas de maladie en Suède», source article de Joe Whitworth paru le 6 octobre 2023 dans Food Safety News.

Norovirus est à l'origine du plus grand nombre d'épidémies et de cas de maladie en 2022, selon l'Agence suédoise de l'alimentation (Livsmedelsverket).

Au total, 337 foyers de cas de maladie d'origine alimentaire suspectées ou confirmées ont été signalés à l'agence, soit 2 261 cas de maladie. Dans 303 événements, deux personnes ou plus ont été infectées par la même source. Cela représente une augmentation par rapport aux 251 foyers avec 1 467 patients en 2021.

En 2022, le nombre d’intoxications alimentaires est revenu au niveau observé avant la pandémie de la COVID-19. L’augmentation des foyers et des cas de maladie a commencé fin 2021, lorsque plusieurs restrictions imposées pendant la pandémie ont été levées.

Le nombre d’incidents a culminé au cours des six derniers mois de 2022. Cela était dû à quatre grandes épidémies impliquant plus de 100 patients en septembre et décembre.

La plupart des éclosions sont causées par norovirus

Dans huit rapports, il a été indiqué que 45 personnes avaient besoin de soins hospitaliers. Un décès a été constaté lors d'une épidémie de listériose causée par du gravlax/saumon fumé à froid.

Pour 273 foyers, la cause des foyers était inconnue. Cependant, 24 foyers avec 544 cas ont été causées par des virus, 22 avec 334 cas de maladie par des bactéries, six avec 208 cas par des parasites et d'autres causes telles que l'histamine ou les lectines ont été liées à 12 foyers avec 68 patients.

Norovirus était l'agent pathogène qui a provoqué le plus de foyers avec 23 et 536 cas. Neuf foyers étaient liés à des fruits de mer tels que des huîtres et des moules. Dix incidents liés à l'histamine ont touché 30 personnes. Six foyers à Cryptosporidium ont rendu malades 208 personnes. Salmonella était à l'origine de huit foyers avec 193 personnes malades.

Des foyers ont également été causées par Listeria, Campylobacter, E. coli, Staphylococcus aureus et Bacillus cereus, le virus de l'hépatite A, Clostridium perfringens et Yersinia enterocolitica.

Les catégories avec le plus de cas de maladie étaient les légumes avec 263 cas et les aliments servis sous forme de buffets avec 236 cas.

Les œufs en provenance de Suède ont été à l'origine d'une épidémie de salmonellose, ce qui est inhabituel, selon le rapport. L'entreprise, CA Cedergren, n'est toujours autorisée à vendre des œufs qu'à d'autres entreprises alimentaires qui doivent les traiter thermiquement avant de les utiliser dans des produits. Plus tôt cette année, l'Agence suédoise de santé publique (Folkhälsomyndigheten) a signalé que 79 personnes étaient malades suite à l'épidémie de Salmonella Enteritidis.

Facteurs contributifs des épidémies

Le facteur contributif le plus courant aux épidémies était «l’infectionet/ou une mauvaise hygiène parmi le personnel», qui a été mentionné dans 30 rapports. Cela signifie que ceux qui manipulaient des aliments étaient des porteurs ou ne suivaient pas les bonnes pratiques d’hygiène. En deuxième position se trouvait «la température élevée de refroidissement», qui a été mentionnée 26 fois.

Plusieurs incidents liés à l'histamine étaient liés au thon, qui provenait souvent de pays asiatiques. Une épidémie à Salmonella était liée à des concombres en provenance d'Espagne, tandis qu'une autre était soupçonnée d'avoir été causée par de la viande hachée en provenance de Pologne. Une épidémie à Salmonella attribuée à de la roquette et une épidémie d'huîtres à norovirus ont été liées à des aliments produits en Suède.

Un rapport précédent révélait que la plupart des infections d’origine alimentaire avaient augmenté en Suède en 2022 par rapport à l’année précédente.

Début octobre 2023, l'Agence de santé publique suédoise a révélé que les cas de Campylobacter avaient augmenté au cours des deux dernières semaines. Un plus grand nombre de cas ont été signalés par rapport à la même période de l'année précédente et des cas d’infection ont été enregistrés dans les 21 régions.

En septembre, l'agence a dit que le nombre de cas signalés était resté élevé en août, avec une moyenne de 140 infections par semaine. Cependant, les chiffres de septembre étaient comparables à ceux de la même période en 2022.

Le nombre de cas signalés est resté élevé après l’été. L'augmentation du nombre de patients fait suite à une présence accrue de Campylobacter dans les troupeaux de poulets de chair.

vendredi 8 septembre 2023

Épidémie mortelle de Listeria résolue en Suède

«Épidémie mortelle de Listeria résolue en Suède», source article de Food Safety News du 7 septembre 2023.

Une épidémie mortelle à Listeria en Suède a été attribuée à du poisson issu d'un producteur.

Les 19 personnes malades étaient âgées de 63 à 93 ans, dont 13 hommes et six femmes. Des patients ont été signalés dans 10 régions différentes.

Six personnes atteintes de listériose sont décédées. Cependant, on ne sait pas exactement quel rôle l’infection a joué dans leur décès, car la plupart des patients souffraient d’autres maladies sous-jacentes graves.

Des personnes ont été atteintes du même type de Listeria depuis l'automne 2022, mais 15 cas sont survenus depuis la fin mai de cette année, a indiqué Folkhälsomyndigheten (l'Agence de santé publique de Suède).

Parmi les cas pour lesquels des informations étaient disponibles, 14 ont déclaré avoir mangé du saumon conditionné sous-vide de l'une des deux marques avant de tomber malade. Ces deux marques sont produites par Leröy Seafood, et Listeria a été détectée dans des produits et des prélèvements environnementaux dans les installations de l'entreprise.

Dans la plupart des cas, les prél-vements n'ont été analysés que qualitativement, il n'est donc pas clair si Listeria était supérieure à la limite de 100 UFC/g, selon Livsmedelsverket (l'Agence alimentaire suédoise).

«Pour Leröy Smögen Seafood, une alimentation sûre et sécurisée est notre priorité, et nous prenons cet incident très au sérieux. Nous faisons tout notre possible pour que cela ne se reproduise plus. Nous entretenons une bonne coopération et un bon dialogue avec l'Agence suédoise de l'alimentation», indique un communiqué de l'entreprise.

Trouver la source des infections

Une analyse plus approfondie d'échantillons d'aliments, de l'environnement et de cas humains a révélé le même type de Listeria, ce qui indique que les produits de saumon sont la source probable de l'infection. L'entreprise a augmenté l'échantillonnage et prend d'autres mesures de nettoyage dans l'installation.

Début août, le distributeur Axood a rappelé un lot de 200 g de saumon fumé à froid de chez Falkenberg Seafood après la découverte de faibles niveaux de Listeria.

Le produit était disponible à la vente dans la majorité des magasins Axfood. Listeria a été détecté lors des contrôles internes du distributeur.

« La production n'a pas été arrêtée, mais tous les lots sont actuellement analysés pour la présence de Listeria avant leur mise sur le marché. L'entreprise doit prendre des mesures en suivant ses procédures basées sur HACCP. Ils doivent également rechercher la cause des produits contaminés par Listeria monocytogenes et prendre des mesures pour prévenir une telle contamination. Cela peut impliquer des modifications des procédures fondées sur HACCP ou d'autres mesures», a déclaré Mats Lindblad de Livsmedelsverket.

Commentaire

Les autorités suèdoises de la sécurité des aliments semblent très gentilles.

mardi 15 août 2023

2023, année Salmonella en Suède ?

«Nouvelle épidémie à Salmonella chez Cedergren à Mönsterås, 340 000 poules sont tuées», source svt NYHETER du 15 août 2023

Une fois de plus, le plus grand producteur d'œufs de Suède, CA Cedergren, a été touché par Salmonella. Deux élevages doivent être nettoyées et 340 000 poules sont euthanasiées selon une décision du Conseil suédois de l'agriculture.

Le producteur d'œufs CA Cedergren à l'extérieur de Fliseryd représente un peu moins d'un cinquième du marché suédois des œufs, mais a été touché par Salmonella à plusieurs reprises au cours de l'année.

En janvier, 160 000 poules ont été tuées et en février 160 000 autres. En avril, toutes les livraisons d'œufs de consommation ont été stoppées, après la découverte de la bactérie dans l'usine de conditionnement.

- C'est calme et tranquille, aucun test positif depuis avril. Mais la semaine dernière, deux élevages ont montré des tests positifs, explique Örjan Johansson, responsable du contrôle des infections à l'Agence suédoise pour l'agriculture.

Le 10 août, l'Agence suédoise pour l'agriculture a décidé que toutes les volailles des deux élevages concernées devaient maintenant être euthanasiées, cette fois, il s'agit d'environ 340 000 poules.

L'autorité soupçonne qu'il s'agit de la même souche génétique qui était à l'origine des épidémies précédentes.

Si vous avez de nouveau eu des échantillons positifs, vous devez recommencer le nettoyage-désinfection à partir de zéro.

jeudi 27 juillet 2023

Du poisson fumé serait suspecté dans une épidémie mortelle à Listeria en Suède

«Du poisson fumé serait suspecté dans une épidémie mortelle à Listeria en Suède», source article de Food Safety News paru le 27 juillet 2023.

Trois personnes sont décédées en Suède dans le cadre d'une éclosion à Listeria qui pourrait avoir été causée par du poisson fumé.

Folkhälsomyndigheten (l'Agence de santé publique de Suède) a dit que le décès de trois des patients les plus âgés était lié à leurs infections à Listeria, mais il n'est pas clair s'ils sont décédés avec ou à cause de la listériose.

De fin mai à début juillet 2023, 10 personnes ont contracté des infections à Listeria causées par le même type de bactérie. Quatre autres personnes sont tombées malades fin 2022 à cause de cette souche.

Les patients sont 10 hommes et quatre femmes âgés de 63 à 93 ans. Ils vivent dans huit régions différentes du pays.

Sur la base des informations d'un questionnaire remis aux patients sur les aliments qu'ils consommaient avant de tomber malades, beaucoup ont déclaré avoir mangé du gravad ou du saumon fumé à froid, mais le produit exact à l'origine de l'épidémie n'est pas encore clair.

Recommandations pour les groupes vulnérables

Folkhälsomyndigheten, Livsmedelsverket (l'Agence suédoise de l'alimentation) et les unités régionales de contrôle des infections enquêtent sur les cas de maladie.

Livsmedelsverket a dit que Listeria peut causer des maladies graves aux personnes appartenant à des groupes à risque, telles que les femmes enceintes, les personnes âgées et les personnes dont le système immunitaire est affaibli.

«Ceux qui appartiennent à un groupe à risque – ou qui doivent offrir de la nourriture à quelqu'un dans un groupe à risque – peuvent réduire le risque d'infection en suivant les conseils de l'Agence suédoise de l'alimentation sur Listeria. Certains aliments tels que les fromages bleus doivent être complètement évités, tandis que d'autres aliments tels que le saumon fumé à froid et le saumon gravad doivent être consommés dans la semaine suivant la date indiquée sur l'emballage», a dit Jonas Toljander, microbiologiste chez Livsmedelsverket.

En 2022, 125 cas de listériose ont été signalés contre 107 l'année précédente. L'âge médian était de 79 ans et, comme les années précédentes, la plupart avaient plus de 80 ans. Dans l'ensemble, 45 personnes sont décédées dans le mois suivant le diagnostic.

Les autorités nationales et locales ont réalisé 266 prélèvements de différents types d'aliments pour tester la présence ou l'absence de Listeria monocytogenes en 2022. L'agent pathogène a été détecté huit fois. Deux d'entre eux étaient du saumon emballé sous vide pris dans le cadre d'un travail sur une suspicion d'intoxication alimentaire ou une plainte.

NB : La photo est issue de Livsmedelsverket.

jeudi 20 juillet 2023

Une étude met en évidence une mortalité élevée liée à l'infection à Clostridioides difficile

«Une étude met en évidence une mortalité élevée liée à l'infection à Clostridioides difficile», source article de Chris Dall paru le 19 juillet 2023 dans CIDRAP News.

Une étude de cohorte basée sur la population en Suède a révélé que l'infection à Clostridioides difficile (ICD) était associée à une mortalité élevée toutes causes confondues et spécifique à une cause, ont rapporté des chercheurs dans Clinical Microbiology and Infection.

Pour l'étude, une équipe de chercheurs suédois et belges a comparé les individus diagnostiqués comme ayant au moins un épisode d’ICD de 2006 à 2019 à l'ensemble de la population suédoise en utilisant des indices standardisés de mortalité (ISMs). Chaque patient atteint d’ICD a été apparié à 10 témoins et les ISMs ont été calculés pour la mortalité toutes causes confondues et la mortalité cardiovasculaire et liée au cancer, qui ont été sélectionnés en fonction de la prévalence des causes de décès en Suède. L'analyse a fait des ajustements pour les comorbidités chroniques.

L'étude a inclus 43 150 personnes atteintes d’ICD (74,8% âgées de 65 ans et plus, 91,6% d’ICD nosocomiales et 16,8% d’ICD récurrentes) et 355 172 témoins.

Dans l'ensemble, 61,6% du groupe ICD sont décédés au cours de la période d'étude, contre 28,8 % des témoins. L'ICD était associée à un taux de mortalité multiplié par 3 à 7 (taux de fréquence des incidents [IRR], 3,5 ; intervalle de confiance [IC] à 95 %, 3,3 à 3,6 ; SMR, 6,8 ; IC à 95 %, 6,7 à 6,9) respectivement par rapport aux témoins appariés et la population suédoise. Les taux de mortalité étaient les plus élevés pour les ICD nosocomiales (IRR, 2,4 ; IC à 95%, 1,9 à 3,2) et pendant le premier épisode d'ICD (IRR, 0,2 ; IC à 95%, 0,2 à 0,3 pour les récurrentes par rapport à la première ICD).

Les risques de mortalité étaient cependant encore significativement augmentés lorsque nous limitions nos analyses à ceux sans comorbidités.

Les personnes atteintes d'ICD avaient plus de comorbidités chroniques que les témoins, mais la mortalité restait plus élevée parmi les cas d'ICD même après ajustement et stratification pour la comorbidité ; L'ICD était associée à une mortalité accrue, en particulier chez les personnes sans comorbidités chroniques (IRR, 6,1 ; IC à 95%, 5,5 à 6,8).

«Le biais de survie et les comorbidités sous-jacentes peuvent jouer un rôle, et bien que nous ayons ajusté les comorbidités chroniques, une confusion résiduelle par les comorbidités et la fragilité est probable», ont écrit les auteurs de l'étude. «Les risques de mortalité étaient cependant encore considérablement augmentés lorsque nous limitions nos analyses à ceux sans comorbidités.»

NB : L’image de Clostridioides difficile est du CDC.

Mise à jour du 23 juillet 2023

On lira l'article du BfR du 20 juillet 2023 «C. difficile - An intestinal germ with pathogenic potential».

mardi 11 juillet 2023

La Suède signale une augmentation récente des cas à Campylobacter

La Suède n’est plus ce qu’elle était …  «La Suède signale une augmentation récente des cas à Campylobacter », source Food Safety News du 11 juillet 2023 .

La Suède a enregistré une augmentation du nombre de patients atteints par Campylobacter avec du poulet contaminé soupçonné d'être à l'origine du problème.

Au cours des dernières semaines, le nombre de personnes infectées par Campylobacter a augmenté. Le pic de cas à la fin juin et au début juillet est survenu après une augmentation de Campylobacter dans les troupeaux de poulets de chair. Les poulets de chair sont des poulets élevés pour leur viande.

Des responsables de Folkhälsomyndigheten (l'Agence de santé publique de Suède) ont déclaré que l'augmentation estivale annuelle semble avoir commencé assez soudainement et un peu plus tôt que d'habitude.

Les données de l'Institut vétérinaire national (SVA) montrent que cela a été précédé par plusieurs grands troupeaux de poulets de chair positifs à Campylobacter.

Les personnes malades vivent dans tout le pays et des infections ont été enregistrées dans tous les groupes d'âge.

La moyenne est d'environ 20 cas déclarés non associés aux voyages par jour et en augmentation. Cela peut être comparé à un pic d'environ 25 à 30 cas par jour qui s'est généralement produit au début du mois d'août les années précédentes.

Le nombre de personnes infectées au niveau national et de cas dont le pays d'infection est inconnu est passé d'environ 70 par semaine pendant la majeure partie du mois de juin à 100, il y a deux semaines et à plus de 140 la semaine dernière.

Viande de poulet réfrigérée soupçonnée d'être la principale source

Des études antérieures ont montré un lien entre l'infection à Campylobacter et la consommation de poulet réfrigéré, où environ un tiers de ceux qui ont contracté la maladie ont été liés à du poulet.

L'infection à Campylobacter chez l'homme est plus fréquente en été, tout comme sa présence dans les troupeaux de poulets de chair.

Au total, 5 165 cas de campylobactériose ont été signalés en 2022 et 57 % d'entre eux étaient domestiques. Cela représente plus de 4 000 cas en 2021. Pour les infections domestiques en 2022, l'âge médian était de 51 ans avec une fourchette de 0 à 101.

Les autorités nationales et locales ont prélevé 64 échantillons de différents types d'aliments en 2022 mais n'ont pas trouvé de Campylobacter. Les entreprises alimentaires de sept abattoirs ont collecté 1 046 échantillons de peau de cou regroupés sur la base de la réglementation européenne. Les résultats des analyses dans tous les abattoirs étaient satisfaisants selon la législation, et seuls 18 dépassaient la limite de 1 000 UFC/g.

Une bonne hygiène lors de la manipulation de poulet cru réduit le risque d'infection. Les conseils comprennent le lavage des mains avant de commencer à cuisiner et immédiatement après avoir manipulé de la viande et du poulet crus.

La viande de poulet crue et les autres aliments doivent être séparés, en particulier les aliments prêts à consommer tels que les salades. Les planches à découper et les ustensiles de cuisine doivent également être soigneusement lavés après avoir coupé de la viande et du poulet.

Nombre de cas signalés par Campylobacter par semaine infectés en Suède ou avec un pays inconnu de acs d'infection (230706). La semaine 27 (du 3 au 9 juillet) n'est pas encore terminée. 

Inhemska 2023 : Nombre de cas domestique en 2023
okänt smittland :  Pays d’infection inconnu