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samedi 22 août 2026

Une étude démontre comment le recours à la pulvérisation affecte l'efficacité d'un désinfectant vis-à-vis de Listeria sur des surfaces en contact avec les aliments

« Une étude démontre comment le recours à la pulvérisation affecte l'efficacité d'un désinfectant vis-à-vis Listeria sur des surfaces en contact avec les aliments », source FSM.


Des chercheurs de l'Université Cornell ont combiné des estimations de contraintes de cisaillement issues de la modélisation informatique de la dynamique des fluides avec des mesures expérimentales de réduction microbienne.
Des temps d'application plus longs, des distances de pulvérisation plus courtes et des schémas de pulvérisation exerçant une force physique suffisante sur les surfaces peuvent contribuer à une meilleure réduction microbienne.
Les expériences mesurant l'efficacité des désinfectants peuvent fausser les résultats de désinfection en conditions réelles si les contraintes de cisaillement et le temps d'application ne sont pas pris en compte.
Ces résultats remettent en question l'hypothèse selon laquelle le nettoyage élimine physiquement la contamination, tandis que la désinfection inactive principalement chimiquement les micro-organismes restants.
La formation des opérateurs de désinfection et la conception des équipements de pulvérisation gagneraient à mieux prendre en compte l'impact du jet et les forces de cisaillement.

Une nouvelle étude menée par des chercheurs de l'Université Cornell a démontré que la technique d'application des désinfectants et la mécanique des fluides, notamment les contraintes de cisaillement, peuvent influencer significativement la réduction microbienne sur les surfaces en contact avec les aliments. Ceci suggère que les tests d'efficacité statiques classiques peuvent ne pas refléter fidèlement les performances des désinfectants en conditions réelles.

Publiée dans la revue Applied and Environmental Microbiology, l'étude, «Variable fluid mechanics explain why static efficacy tests overestimate sanitizer performance against Listeria», a estimé la contrainte de cisaillement (c'est-à-dire la façon dont un matériau réagit à une force s'exerçant sur sa surface) à l'aide de la dynamique des fluides numérique* (modélisation informatique permettant de simuler et d'analyser l'écoulement des liquides). Ces estimations ont été couplées à des mesures de réduction microbienne obtenues lors d'expériences d'application d'hypochlorite de sodium à 100 ppm sur Listeria innocua présent sur de l'acier inoxydable.

L'efficacité du désinfectant a été analysée par pulvérisation manuelle à l'échelle pilote, par pulvérisation contrôlée à l'échelle du laboratoire et par immersion statique d'échantillons.

Les chercheurs ont expliqué que les tests d'efficacité des désinfectants ont traditionnellement mis l'accent sur l'inactivation chimique dans des conditions statiques, par exemple par immersion de surfaces inoculées dans du désinfectant. Or, la désinfection par pulvérisation est un processus dynamique dans lequel des forces physiques peuvent contribuer à l'élimination microbienne, et la contrainte de cisaillement exercée sur une surface peut varier selon le lieu et le mode d'application du désinfectant. La technique d'application a eu un impact significatif sur la réduction de Listeria.

Afin d'évaluer la variabilité lors de l'application manuelle d'un désinfectant, trois chercheurs spécialisés en désinfection industrielle ont été chargés de traiter une surface en acier inoxydable inoculée à l'aide d'un pulvérisateur sous pression contenant 100 ppm d'hypochlorite de sodium. Les chercheurs ignoraient l'emplacement des sites d'inoculation et n'ont reçu aucune instruction concernant la technique d'application, hormis les consignes de sécurité.

Chaque opérateur a déterminé indépendamment le jet de pulvérisation, la durée du traitement et la distance entre la buse et la surface. Malgré une désinfection complète de la surface plane en acier inoxydable par les trois opérateurs, les réductions microbiennes ont varié significativement :

L’opérateur ayant pulvérisé pendant six secondes à une distance de 150 cm a obtenu la plus faible réduction, soit 1,9 ± 0,5 log UFC/surface.
L’opérateur ayant pulvérisé pendant 15 secondes à 45 cm a obtenu la plus forte réduction, soit 3,7 ± 0,7 log UFC/surface.
Le troisième opérateur a pulvérisé pendant 13 secondes à 75 cm et a obtenu une réduction de 2,1 ± 0,6 log UFC/surface.

À noter que parmi les trois opérateurs,

La réduction moyenne était de 2,6 ± 0,4 log UFC/surface.
Aucun opérateur n’a atteint une réduction de 5 log, malgré l’utilisation d’une surface plane en acier inoxydable, facile à nettoyer et sans aspérités, et un temps de contact du désinfectant de 120 secondes après pulvérisation. Les résultats indiquent que des temps d'application plus longs, des distances plus courtes entre les buses et les surfaces, ainsi que des schémas de pulvérisation exerçant une force physique suffisante, peuvent contribuer à une meilleure réduction microbienne.

Contribution des contraintes de cisaillement à l'élimination physique de Listeria

Afin d'étudier l'influence de la mécanique des fluides sur l'efficacité du désinfectant, les chercheurs ont mené des expériences contrôlées à l'échelle du laboratoire à l'aide d'un pulvérisateur fixe positionné à 38 cm de surfaces verticales en acier inoxydable. Trois zones ont été évaluées : le point d'impact direct du désinfectant sur la surface, une zone immédiatement adjacente à ce point et une zone de « film de liquide (fluid-film) » située sous le point d'impact, où le désinfectant s'écoule le long de la surface.

La modélisation CFD** a estimé les contraintes de cisaillement à 25 pascals (Pa) au point d'impact, à 75 Pa immédiatement adjacent et à seulement 4 Pa au niveau du film liquide.

Après une application de trois secondes d'hypochlorite de sodium à 100 ppm, les réductions de L. innocua variaient considérablement selon la zone d'application. Les chercheurs ont observé des réductions de :

7,5 ± 0,5 log UFC/surface au point d’impact
6,4 ± 0,7 log UFC/surface immédiatement adjacente au point d’impact
0,4 ± 0,1 log UFC/surface à l’emplacement du film liquide à faible cisaillement.

La différence entre la zone du film liquide et les deux zones proches du point d'impact du jet était statistiquement significative.

Rôle significatif de l'élimination physique dans la réduction microbienne

Des expériences utilisant uniquement de l'eau ont confirmé le rôle de l'élimination physique. La pulvérisation d'eau a entraîné des réductions de :
3,4 ± 0,6 log UFC/surface au point d'impact
3,2 ± 0,5 log UFC/surface immédiatement à côté du point d'impact
0,4 ± 0,8 log UFC/surface au niveau de la zone du film de liquide.

Bien que les différences entre les traitements à l'eau n'aient pas été statistiquement significatives, les chercheurs ont indiqué que des réductions supérieures à 3 log UFC dans les zones directement exposées au jet démontraient qu'une part importante de la réduction microbienne pouvait être attribuée à l'élimination physique plutôt qu'à l'inactivation chimique.

Les chercheurs ont suggéré que les écarts importants entre les zones directement pulvérisées et celles recouvertes d'un film liquide pourraient expliquer en partie les réductions relativement faibles obtenues lors d'une application manuelle. Des schémas de pulvérisation variables peuvent laisser certaines parties de la surface sans impact direct du désinfectant, entraînant une contrainte de cisaillement moindre et une élimination physique réduite des cellules microbiennes.

L'application et le temps de contact ont influencé l'efficacité du désinfectant

Une exposition prolongée au désinfectant a amélioré la réduction microbienne, y compris dans les zones soumises à une contrainte de cisaillement relativement faible.

Au niveau de la zone du film liquide :

Une pulvérisation de désinfectant de trois secondes sans temps de contact supplémentaire a entraîné une réduction de 0,4 ± 0,1 log UFC/surface
L'ajout d'un temps de contact de 120 secondes après la pulvérisation de trois secondes a porté la réduction à 2,0 ± 0,1 log UFC/surface
La prolongation de la durée de pulvérisation à 120 secondes, sans période de contact supplémentaire, a porté la réduction à 6,3 ± 0,3 log UFC/surface.

L'immersion statique a donné des résultats différents :

L'immersion de coupons en acier inoxydable inoculés dans le désinfectant pendant trois secondes a entraîné une réduction de 2,3 ± 0,1 log UFC/surface
Une immersion de trois secondes suivie d'un temps de contact de 120 secondes a entraîné une réduction de 4,4 ± 0,6 log UFC/surface
Une immersion de 120 secondes a entraîné une réduction de 6,0 ± 0,1 log UFC/surface.

Les chercheurs ont constaté que l'immersion garantissait un contact complet et uniforme avec le désinfectant, tandis que la pulvérisation entraînait une dynamique des fluides et une couverture de désinfectant variables spatialement. Par conséquent, l'efficacité mesurée à l'aide d'échantillons immergés ou de zones exposées directement au jet peut ne pas refléter les réductions obtenues sur l'ensemble d'une surface lors d'une désinfection manuelle.

Principaux enseignements et implications pour la recherche et l'industrie

Globalement, les chercheurs ont conclu que les expériences mesurant l'efficacité des désinfectants pouvaient surestimer ou sous-estimer les résultats réels de la désinfection si les contraintes de cisaillement et la durée d'application ne sont pas prises en compte.

L'étude a également remis en question la distinction simpliste selon laquelle le nettoyage élimine physiquement la contamination tandis que la désinfection inactive principalement chimiquement les micro-organismes restants. D'après les chercheurs, le détachement physique des cellules causé par le flux de désinfectant représente un élément important des réductions microbiennes obtenues lors de la pulvérisation.

Les résultats suggèrent que la formation des opérateurs de désinfection et la conception des équipements de pulvérisation pourraient bénéficier d'une meilleure prise en compte de l'impact du jet et des forces de cisaillement. L'augmentation de la durée d'application de la pulvérisation et un temps de contact suffisant avec le désinfectant ont également été identifiés comme des facteurs importants pour maximiser la réduction microbienne. Les chercheurs ont souligné que l'écart entre les tests d'efficacité contrôlés et l'application pratique a des conséquences sur l'estimation de la réduction des risques apportée par les programmes d'assainissement. Selon eux, une surestimation de la réduction microbienne due au traitement désinfectant pourrait conduire à des politiques de sécurité des aliments ne tenant pas suffisamment compte d'autres sources de réduction microbienne au sein des programmes de nettoyage-désinfection.

* La dynamique des fluides numérique est une branche de la physique qui utilise l'informatique et des méthodes mathématiques pour simuler et analyser le le mouvement des liquides et des gaz, ainsi que leurs interactions avec des surfaces.

** La modélisation CFD (Computational Fluid Dynamics, ou mécanique des fluides numérique) est une méthode de simulation par ordinateur qui permet d'étudier le mouvement des fluides (liquides et gaz) et leurs transferts de chaleur ou de masse en résolvant les équations mathématiques de la physique.

lundi 13 novembre 2023

Egypte : Cinq ans après leur décès, on apprend que deux touristes britanniques sont vraisemblablement décédés suite à la désinfection de leur chambre d’hôtel

«Punaises de lit : deux touristes meurent en Égypte après la désinfection de leur chambre d’hôtel», source Le Parisien du 11 novembre 2023.

Un rapport pointe l’utilisation de produits chimiques pour désinfecter la chambre d’hôtel voisine envahie par des punaises de lit.

Cinq ans après leur décès, le mystère pourrait être résolu : la mort de ce couple de Britanniques pourrait être liée aux produits chimiques utilisés pour se débarrasser des punaises de lit qui avaient envahi leur hôtel en Égypte.

Susan et John Cooper, 63 et 69 ans en 2018, séjournaient avec leur fille et leurs trois petits-enfants dans un hôtel d’Hurghada sur les bords de la mer Rouge. Le couple, originaire du Lancashire (Royaume-Uni), qui avait pris plusieurs chambres au Aqua Magic Hotel, est alors tombé malade et est décédé quelques heures plus tard. Cinq ans plus tard, le rapport d’enquête, délivré durant une audience de deux jours cette semaine et cité par la BBC, évoque une possible exposition à «des agents biologiques infectieux ou à des produits chimiques toxiques».

Selon le rapport du comté de Blackburn (Lancashire), le couple n’a pas succombé à une intoxication alimentaire ou au monoxyde de carbone. Alors ? Quel est le mal qui a touché Susan et John, qui ont été rapatriés dans leur pays dans des cercueils scellés et recouverts de façon hermétique par du zinc. Le rapport du légiste pointe un éventuel empoisonnement aux produits anti-punaises de lit de ces sexagénaires en pleine santé.

C’est qu’au moment de leur séjour, la chambre voisine, occupée par la famille d’un Allemand et reliée au couple britannique par une porte fermée, était infestée par des punaises de lit. «Quand je suis entré, j’ai tout de suite senti une odeur étrange, comme de la moisissure ou de l’humidité (…) Il y avait beaucoup d’insectes dans le lit et sur le lit», décrit dans ce rapport le touriste Allemand, en vacances avec sept membres de sa famille.

La porte «scellée» avec du ruban adhésif

Leur chambre est changée et quelques heures plus tard, des employés de l’hôtel interviennent dans la chambre avec ce qui semble être une bonbonne de trois ou quatre litres d’insecticides. La porte de la suite est peu après «scellée» avec du ruban adhésif épais. «On ne peut pas dire que le travail ait été très professionnel», commente l’Allemand.

Dans la chambre voisine, Molly, 12 ans, la petite fille de Susan et John commence à sentir une «puanteur». Le lendemain matin, ses grands-parents sont trouvés dans leur chambre, très malades. Face à sa fille, John s’affale et entre des hauts de cœur et des «grimaces», il parvient à lui dire «Je ne me sens vraiment pas bien». Plus tard, il ne parviendra plus à respirer correctement. «Il avait un regard vitreux et fixe», décrit Kelly, leur fille. Près de lui, Susan «gémit», du vomi dans les cheveux et sur le sol de la chambre.

jeudi 9 novembre 2023

Suède : Près de 1,2 millions de volailles vont être euthanasiées parce qu’on ne sait pas éradiquer Salmonella des poulaillers

Cela montre à quel point il doit être difficile d’éradiquer Salmonella une fois qu’elle arrive sur place. Ce n’est pas la première fois que des volailles sont abattues.

Ce n’est pas un foyer d’inflenza aviaire hautement pathogène mais cela y ressemble, «Le plus grand producteur d'œufs de Suède va abattre tous ses poulets suite à d’épidémies récurrentes à Salmonella», source AP News du 8 novembre 2023.

Le plus grand producteur d'œufs de Suède, qui possédait près de 1,2 million de poules, soit 20% de toutes les poules pondeuses du pays avant l'épidémie à Salmonella, a reçu l'ordre de les euthanasier toutes afin que l'installation puisse être entièrement nettoyée.

Le Conseil suédois de l'agriculture a renoncé à tenter de nettoyer les poulaillers de CA Cedergren, qui a connu des épidémies récurrentes à Salmonella au cours de l'année écoulée, a annoncé mercredi le principal média agricole suédois, ATL.

Les autorités suédoises ont tenté de nettoyer les poulaillers infectés de l'entreprise du sud de la Suède. «Cela n'a pas réussi et maintenant que nous avons une réinfection, nous devions faire quelque chose de différent», a déclaré à ATL Katharina Gielen, responsable du contrôle des infections au Conseil.

On ne savait pas combien de poulets seraient tués. CA Cedergren n'a fait aucun commentaire dans l'immédiat.

Commentaire

A une échelle plus petite, s’agissant d’un équipement de transformation des aliments bien identifié qui présente des contaminations récurrentes par des pathogènes, si le nettoyage-désinfection ne suffit pas, il faut alors se résoudre à changer d’équipement, dure réalité, mais cela montre que le nettoyage-désinfection seul ne suffit pas car il n’a rien de magique ...

Mise à jour du 11 novembre 2023
Décidément, la Suède a encore des soucis avec Salmonella et ces nouveaux rappels d'œufs ...

vendredi 4 août 2023

Un article met en évidence les lavabos des hôpitaux comme source d'agents pathogènes hautement résistants

«Un article met en évidence les lavabos des hôpitaux comme source d'agents pathogènes hautement résistants», source article de Chris Dall paru le 3 août 2023 dans CIDRAP News.

Une étude de cas publiée dans Morbidity and Mortality Weekly Report met en évidence le rôle de l'environnement de l'eau de l'hôpital dans la transmission d'agents pathogènes hautement résistants et difficiles à traiter.

L’article de chercheurs du Centers for Disease Control and Prevention (CDC), de la Division de la Santé publique de l'Idaho (IDPH) et du Laboratoire de Santé publique de l'Utah (UPHL) décrit l'identification et l'investigation de Pseudomonas aeruginosa producteurs d’une carbapénémase et résistants aux carbapénèmes (CP-CRPA) chez deux patients qui ont séjourné dans la même chambre dans une unité de soins intensifs (USI) dans l'Idaho à 4 mois d'intervalle.

L'agent pathogène opportuniste, qui a finalement été localisé dans un lavabo de la chambre partagée, persiste dans l'environnement hospitalier, où il peut se propager facilement entre les patients et provoquer de graves infections invasives,

Les enquêteurs ciblent la tuyauterie comme origine

L'agent pathogène a été identifié pour la première fois par le personnel hospitalier le 17 septembre 2021 dans les expectorations d'une femme qui avait reçu une ventilation mécanique pendant 3 des 5 semaines d'hospitalisation en USI. Le séquençage du génome entier par l'UPHL, qui appartient au CDC Antibiotic Resistance Laboratory Network, a détecté le gène imipenem métallo-bêta-lactamase de type 84 (blaIMP-84), l'un des gènes de carbapénémase les moins fréquemment signalés, et a caractérisé l'isolat comme appartenant à séquence type multilocus 235 (ST235).

Le 25 janvier 2022, CP-CRPA a été isolé d'un deuxième patient qui partageait la même chambre tout en recevant une ventilation mécanique pendant 4 semaines. Le séquençage de l'isolat par UPHL a confirmé qu'il appartenait également à ST235 et portait le gène blaIMP-84. Mais il n'y avait aucune preuve de transmission de personne à personne.

Bien qu'aucun CP-CRPA n'ait été détecté chez les 16 patients qui sont restés dans la chambre entre les deux patients, aucun patient n'a été placé dans la chambre après le 25 janvier et des responsables de l'IDPH se sont rendus à l'hôpital en mars 2022 pour enquêter sur le groupe et collecter des échantillons environnementaux.

L'un des domaines sur lesquels l'IPHL s'est concentré était les parties non jetables des ventilateurs, où des agents pathogènes comme le CRPA peuvent résider s'ils ne sont pas correctement nettoyés. Mais sur la base de consultations avec le CDC, les enquêteurs ont également examiné la tuyauterie de la pièce, car P. aeruginosa est connu pour former des communautés complexes de bactéries appelées biofilms, qui se développent dans des environnements chauds et humides. En fait, des recherches antérieures ont révélé que le CRPA est l'un des organismes résistants aux carbapénèmes les plus courants trouvés dans l'environnement de l'eau des hôpitaux.

Les enquêteurs de l'IPHL ont prélevé des échantillons d'eau et des écouvillons de deux lavabos et d'une toilette dans la pièce. Le CP-CRPA a été isolé à partir d'un échantillon d'eau des toilettes et de l'un des lavabos, et le séquençage a révélé que les isolats du lavabo étaient génétiquement similaires aux isolats des deux patients.

Suite à cette découverte, un désinfectant a été ajouté à la procédure de nettoyage du siphon du lavabo et l'échantillonnage des lavabos et des toilettes dans la chambre 13 jours après la septième application de désinfectant n'a trouvé aucun CRPA. En décembre 2022, aucun cas ultérieur n'avait été détecté.

La collaboration entre les établissements de soins de santé et les agences de santé publique, y compris les tests d'isolats de CRPA pour les gènes de carbapénèmase et la mise en œuvre d'interventions d'hygiène des lavabos, a été essentielle dans l'identification et la réponse à ce cluster CP-CRPA dans un établissement de soins de santé», ont écrit les auteurs.

samedi 6 mai 2023

Etats-Unis : Travail d'enfants la nuit pour le nettoyage d'entreprises alimentaires de viande et de volaille. Honte à ces 13 entreprises responsables !

«Lettre de l'éditeur : A propos des nettoyeurs» (Taking it to the cleaners), source article deDan Flynn paru le 6 mai 2023 dans Food Safety News.

Tout le monde devrait être familier avec cette histoire à ce jour.

Les enquêteurs de l’U.S. Department of Labor à la fin de 2022 et au début de 2023 ont découvert plus de 100 enfants mineurs travaillaient principalement la nuit dans des abattoirs pour certaines des marques de viande et de volaille les plus connues. Mais dans tous les cas, les jeunes étaient des contractuels employés par Packers Sanitation Services Inc. (PSSI) sans emploi direct par aucune des usines de viande.

En d'autres termes, PSSI a des contrats pour fournir des services de nettoyage-désinfection et fournit ses employés qui nettoient les installations de viande et de volaille. Parce que des employés contractuels étaient impliqués, c'est PSSI qui a fini par payer les 1,544 millions dedollars (1,338 millions d’euros) d'amendes pour ces 13 sites, qui sous-traitaient avec Packers Sanitation Services pour des travaux qui ont entraîné la fourniture de main-d'œuvre enfantine pour des emplois critiques en matière de sécurité des aliments:

Nom du transformateur
Ville
Etat
Mineurs concernés
Montant de l’amende

George’s Inc.

Batesville

AR

4

$60,552

Tyson Food Inc.

Green Forest

AR

6

$90,828

JBS Foods

Greeley

CO

4

$60,552

Maple Leaf Farms Inc.

Milford

IN

2

$30,276

Cargill Inc.

Dodge City

KS

26

$393,588

Turkey Valley Farms

Marshall

MN

2

$30,276

Buckhead Meat of Minnesota

St. Cloud

MN

1

$15,138

JBS Foods

Worthington

MN

22

$333,036

Gibbon Packing Co.

Gibbon

NE

1

$15,138

JBS Foods

Grand Island

NE

27

$408,726

Greater Omaha Packing Co. Inc

Omaha

NE

5

$75,690

Tyson Food Inc.

Goodlettsville

TN

1

$15,138

Cargill Inc.

Fiona

TX

1

$15,138

Total des amendes payés par PSSI

$1,544,076 million

Ce n'est pas le bon moment pour que votre nom soit associé au travail des enfants. Et la liste des 13 comprend certains des plus grands noms de l'industrie de la viande et de la volaille. D'une part, le travail des enfants n'est pas loin de nos jours de la traite des êtres humains, qui s'accompagne de peines beaucoup plus sévères.

Et puis il y a le simple fait que si vous êtes d'accord avec l'utilisation d'enfants pour effectuer certaines des tâches les plus critiques de votre entreprise en matière de sécurité des aliments, vous n'êtes peut-être pas aussi sérieux que vous le prétendez tout le temps.

Je n'ai donc pas été surpris que des noms comme Cargill, Tyson Foods et JBS USA résilient leurs contrats avec PSSI. Ou est-ce une surprise qu'ils puissent commencer avec des usines sur cette liste des 13,

Et les annulations de contrats ont été signalées lorsque le président directeur général de PSSI, Dan Taft, a décidé de prendre sa retraite. Le meneur vis-à-vis de PSSI est The Blackstone Group, le plus grand fonds de capital-investissement.

Certains lecteurs de Food Safety News ayant une connaissance plus approfondie du nettoyage des abattoirs que moi doutent sérieusement qu'il y ait eu autant d'annulations que celles signalées. Le Food Safety and Inspection Service de l'USDA devrait collecter et signaler les contrats pour desservir les établissements réglementés.

Ce qui semble réel, c'est l'annonce que JBS USA et United Food and Commercial Workers International Union (UFCW) vont être partenaires de JBS Sanitation, une entreprise de service dédiée à la sécurité des aliments et au nettoyage-désinfection des usines alimentaires qui fournira des prestations de services internes pour JBS USA et les installations de Pilgrim.

L'UFCW est le syndicat qui représente la plupart des employés de la viande et de la volaille aux États-Unis.

JBS a commencé la transition de 10 installations vers JBS Sanitation et prévoit de déplacer des installations supplémentaires vers la nouvelle société chaque fois que des fournisseurs de services tierces parties ne sont pas en mesure de respecter les normes d'audit et de conformité de JBS USA. JBS dit avoir résilié les contrats avec le fournisseur PSSI dans de nombreuses installations, y compris les emplacements cités dans la plainte du Department of Labor. Ces emplacements comprennent Grand Island, Nebrska; Worthington, Minnesota; et Greeley, Colorado.

«À la lumière des allégations troublantes qui se sont produites dans le secteur de l'hygiène alimentaire, JBS USA a pris la décision de créer une entreprise capable de fournir les niveaux les plus élevés de sécurité des aliments et d'assurance qualité, tout en adoptant les mêmes normes élevées de conformité et de vérification des emplois auxquelles nous adhérons lors de l'embauche de notre propre personnel JBS USA», a déclaré Wesley Batista Filho, directeur général de JBS.

«Les révélations sur le travail des enfants parmi les sous-traitants dans les usines de conditionnement de viande sont tout simplement inacceptables, et il a été encourageant de voir la volonté de JBS USA d'agir de manière proactive pour remédier à cette situation flagrante», a dit Marc Perrone, président international de l’UFCW «Nous croyons fermement qu'un contrat syndical solide est la solution à l'exploitation de tous les travailleurs de l'industrie et nous sommes heureux de nous associer à JBS USA sur le nettoyage-désinfection interne dans un certain nombre d'installations à travers le pays, ce qui signifie que les employés chargés du nettoyage-désinfection vont désormais reçoivent des salaires, des avantages et des protections élevés des autres membres syndiqués de ces établissements. Nous sommes impatients de poursuivre notre travail avec JBS USA pour assurer un approvisionnement alimentaire sûr et un environnement de travail sûr pour nos membres.

La nouvelle entreprise JBS-UFCW prévoit d'être différente avec une hotline interne de dénonciation, où les employés peuvent signaler en toute confidentialité toute activité suspecte concernant la présence de travailleurs mineurs. L'entreprise a également fourni aux districts scolaires locaux l'access à la ligne d'éthique du JBS pour des rapports confidentiels concernant des incidents suspectés de travail d'enfants.

De plus, les services techniques du nouveau JBS Sanitation seront dirigés par Alfred «Al» Almanza, responsable de la sécurité des aliments et de l'assurance qualité pour JBS Global,

Avant de rejoindre JBS en 2017, Almanza a passé près de 40 ans au sein de l'USDA, dont une décennie en tant qu'administrateur du Food Safety and Inspection Service (FSIS), et en tant que sous-secrétaire adjoint à la sécurité des aliments sous l'administration Obama.

«Le nettoyage-désinfection est un élément clé pour produire des aliments sains, abordables et sûrs», a déclaré Almanza. «Cela nécessite une expertise spécifique et une formation approfondie pour être effectué en toute sécurité. Notre objectif chez JBS Sanitation sera la sécurité des aliments que nous fournissons, la sécurité des hommes et des femmes qui fournissent des services de nettoyage-désinfection et la création d'opportunités pour les membres de notre équipe.

Les contrats de nettoyage-désinfection dans les abattoirs sont un sujet qui est passé trop longtemps inaperçu. Lorsque le plus grand fonds de capital-investissement du pays sent beaucoup d'argent dans quelque chose, vous devriez probablement faire attention. Lorsque les emplois de nuit dangereux ne sont légalement disponibles que pour les personnes de plus de 18 ans et sont régulièrement occupés par des enfants mineurs, nous avons besoin de mesures correctives immédiates.

Et lorsque cette situation évolutive aboutit à un mariage entre une grande multinationale et son syndicat, il se passe quelque chose à coup sûr.

Commentaire
Ce n’est pas seulement des amendes que la bande des 13 auraient dû avoir mais aussi de la prison pour la traite d’êtres humains.


mercredi 3 mai 2023

La contamination par Listeria dans les installations de production est plus probable dans les zones non en contact avec le produit, selon une nouvelle étude

Ce n’est pas vraiment un scoop mais cela contribue à la maîtrise de Listeria dans l’environnement. On peut raisonnablement penser que si les siphons, les collecteurs des eaux usées, les sols et les plafonds sont propres, le reste est propre et exempt de Listeria

«La contamination par Listeria dans les installations de production est plus probable dans les zones non en contact avec le produit, selon une nouvelle étude», source Food Safety News du 3 mai 2023.

Une nouvelle étude financée par le Center for Produce Safety (CPS), «Study looks at Listeria contamination patterns in processors» a révélé que la contamination par Listeria monocytogenes dans les installations de transformation des produits alimentaires est plus susceptible de se produire dans les zones non en contact avec le produit telles que les siphons, les collecteurs des eaux usées, les sols et les plafonds, plutôt que dans les zones en contact direct comme les couteaux et bandes transporteuses ou de convoyage.

Ana Allende et son équipe de l'institut de recherche CEBAS-CSIC en Espagne ont mené un projet de deux ans pour examiner les schémas de contamination par Listeria monocytogenes et les programmes de nettoyage-désinfection associés dans trois installations de transformation de produits alimentaires et identifier les principaux points de contamination.

Les chercheurs ont divisé les zones de transformation en trois zones en fonction de leur proximité en contact avec le produit.

- La zone 1 concernait les zones en contact direct, telles que les couteaux et les bandes transporteuses.
- La zone 2 comprenait les surfaces qui n'entraient pas en contact avec les aliments mais qui se trouvaient à proximité.
- La zone 3 comprenait des surfaces non en contact avec le produit, plus éloignées, qui pourraient potentiellement conduire à la contamination des zones 1 et 2.

Ils ont procédé à un échantillonnage systématique des installations en fin de journée avant le nettoyage et la désinfection, ainsi qu'après les activités de nettoyage et de désinfection.

Les chercheurs ont collecté plus de 600 échantillons dans les trois zones et 45 échantillons d'ingrédients crus et de produits finis. L'équipe a ensuite utilisé le séquençage du génome entier (WGS) sur 100 échantillons pour comprendre si Listeria était transitoire ou persistant. Ils ont constaté que les deux mêmes sérotypes de Listeria monocytogenes étaient présents sur les trois lignes de transformation après les deux prélèvements, avant et après le nettoyage, suggérant que ces sérotypes étaient inhérents et se déplaçaient de la zone 3 vers la zone 1.

«Nous avons commencé à nous intéresser au rôle de la contamination environnementale après des années de participation au symposium de la CPS où certains chercheurs, tels que le Dr Martin Wiedmann et la Dr Laura Strawn, se sont concentrés sur la maîtrise de Listeria dans les usines de conditionnement et de installations de transformation», a dit Allende. «Nous essayons d'apporter nos expériences d'un autre point de vue. Les installations que nous pouvons échantillonner ici pourraient également nous aider à comprendre l'importance de ce problème.»

De plus, les chercheurs ont évalué l'efficacité des biocides contre les isolats de Listeria monocytogenes résidents et ont découvert que tous les isolats obtenus de l'environnement après nettoyage étaient sensibles aux biocides, dissipant les craintes que les agents pathogènes deviennent résistants aux désinfectants.

Allende a dit que l’étude visait à fournir des résultats pertinents pour les trois transformateurs de produits coopérants, mais qu'elle avait également des implications plus larges pour l'industrie des produits agricoles sur la manière dont elle devrait effectuer la surveillance environnementale, y compris l'échantillonnage après la transformation juste avant le nettoyage. Les résultats devraient aider les transformateurs à mieux comprendre les principaux points de contamination dans la zone 1 et leur relation avec Listeria monocytogenes de séquence type identiques ou similaires dans les zones 2 et 3.

«L'une des hypothèses que nous avions était que la matière première introduisait une grande partie de Listeria», a dit Allende. «C'était avant que nous procédions à l'échantillonnage et au séquençage complet du génome pour comprendre les isolats et qu'ils ne provenaient pas tous de la matière première. Une partie de la contamination provenait probablement de la zone 3 dans les différentes installations de transformation.»

Alors que plusieurs études ont examiné la prévalence de Listeria monocytogenes dans les installations de transformation des produits laitiers et de la viande, peu ont examiné les schémas de contamination par Listeria monocytogenes et les programmes de nettoyage-désinfection connexes dans les installations de transformation des produits alimentaires. Le projet de recherche mené par Allende et son équipe est conçu pour fournir des données pratiques sur les plans de surveillance environnementale des installations de production, ainsi que sur l'efficacité des programmes de nettoyage et de désinfection.

La Food and Drug Administration des États-Unis a une politique de tolérance zéro pour Listeria monocytogenes dans les échantillons de produits transformés, tandis que la Commission européenne a fixé un seuil allant jusqu'à 100 unités formant colonie par gramme.

Commentaire
Le passage de Listeria de la zone 3 à la zone 1 est probablement dû à une mauvaise méthode de nettoyage.

Le contrôle de l’environnement après nettoyage-désinfection peut s’avérer utile, mais il semble encore plus utile juste avant le démarrage de la production.

Enfin, l’article ne mentionne pas la validation du nettoyage-désinfection avec le recours avec des lames porte-germes.

En France, le critère microbiologique pour Listeria monocytogenes dans les échantillons de produits transformés est proche de celui de la FDA aux États-Unis, malgré ce critère énoncé de la réglementation européenne. En fait, tout ceci est évolution notamment en ce qui concerne les aliments prêts à être consommés réfrigérés.

Dans une rare document sur le sujet du nettoyage et de la désinfection des siphons de sol dans les entreprises alimentaires, voici une vidéo de Campden BRI de janvier 2020 à ce sujet.

Cette courte vidéo illustre les points clés à considérer lors du nettoyage d'un siphon de sol dans un environnement de fabrication d'aliments et de boissons. Elle explique comment sélectionner l'équipement de nettoyage approprié, utiliser des techniques de nettoyage et des désinfectants efficaces et comment inspecter un siphon de sol après nettoyage. La vidéo se concentre sur les méthodes de nettoyage pour deux conceptions de collecteurs d'eaux usées, les caniveaux et le siphon cloche.

Voir aussi Comment fait-on pour nettoyer les collecteurs d’eaux usées en entreprise alimentaire ?

dimanche 9 avril 2023

Etats-Unis : Des parents ont aidé leur fille de 14 ans à faire le nettoyage de nuit dans une usine de viande bovine

«Des parents ont aidé leur fille de 14 ans à faire le nettoyage de nuit dans une usine de viande bovine», source article de Dan Flynn paru le 9 avril 2023 dans Food Safety News.

Le travail des enfants dans l'industrie du conditionnement de la viande a suscité beaucoup d'attention, mais quel rôle, le cas échéant, les parents ont-ils joué ? Une affaire judiciaire du comté du Nebraska fournit des réponses d'une famille, et ce n'est pas joli.

La mère d'une fille de 14 ans, qui travaillait de nuit chez JBS Grand Island pour effectuer des travaux de nettoyage-désinfection, a fourni de faux documents montrant que sa fille avait 22 ans, selon la Nebraska State Patrol.

La mère de la jeune fille empochait son salaire, tandis que les enseignants et le personnel du collège de la jeune fille s'interrogeaient sur les brûlures chimiques de la jeune fille de 14 ans et pourquoi elle s'endormait pendant la journée scolaire.

Les parents ont tous deux plaidé coupables de maltraitance d'enfants par le travail d’enfants. Leurs noms ne sont pas divulgués afin d'empêcher que le nom de l'enfant mineur ne soit rendu public. La mère est condamnée à deux mois d'assignation à résidence suivis d'un an de probation surveillée. Le beau-père a fait un séjour de 30 jours dans la prison du comté.

Les parents ont admis qu'ils avaient aidé la fille à trouver un travail dangereux car il s'agissait de nettoyer des machines dans une usine de conditionnement de viande. Le procureur du comté a déposé les accusations en août 2022.

Des accusations comme celles-ci contre les parents sont rares, selon les responsables du Nebraska. Seulement environ cinq cas similaires ont été relevés au cours de la dernière décennie. Aucun autre parent n'a été inculpé, bien que 27 mineurs aient effectué des travaux dangereux dans l'usine de viande bovine chez JBS à Grand Island. Telles étaient les conclusions du ministère américain du Travail dans son enquête sur Packers Sanitation Services Inc., qui fournissait de la main-d'œuvre contractuelle à JBS.

Le ministère du travail a imposé des sanctions pécuniaires à Packers Sanitation totalisant 1,5 million de dollars (1,36 million d’euros) pour plus de 100 enfants dans ces emplois dangereux de l'industrie de la viande dans des usines dirigées par des leaders de l'industrie tels que Tyson, JBS et Cargill.

Packers Sanitation, basé à Kieler, Wisconsin, est l'un des plus grands fournisseurs de services de nettoyage-désinfection d’entreprises alimentaires du pays. Il a payé les amendes civiles après que la division des salaires et des heures du ministère américain du Travail ait découvert que l'entreprise employait au moins 102 enfants, âgés de 13 à 17 ans, dans ces emplois dangereux de conditionnement de viande.

La sécurité intérieure a enquêté sur d'éventuels stratagèmes de traite des êtres humains impliquant l'industrie de la viande. Ces rapports sont intervenus après qu'au moins 13 usines de l'industrie de la viande dans huit États aient employé des enfants, dont certains travaillaient la nuit pour nettoyer les opérations d'abattage, ce qui a des implications sur la sécurité des aliments.