samedi 11 juillet 2026

Hausse de la mortalité infantile : un naufrage de la France

Restons si vous le voulez bien dans le domaine de la santé et on se serait passé de ce type d'information ...

«Hausse de la mortalité infantile : les raisons du naufrage de la France», source article de Anne Prigent paru dans Le Figaro du 11 juillet 2026.

La France cumule plusieurs facteurs de risque qui se renforcent les uns les autres.

Notre pays, longtemps exemplaire en matière de périnatalité, voit ses indicateurs se dégrader d’année en année. Les facteurs sont multiples et complexes.

Année après année, la mortalité néonatale progresse en France, confirmant ce que professionnels et associations dénoncent depuis longtemps : une dérive continue, sans véritable inflexion. Les dernières données de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees) et de Santé publique France en apportent une nouvelle illustration. En 2024, 11,2 enfants pour 1 000 naissances sont nés sans vie ou décédés dans leur première semaine (ce qu’on appelle la mortalité périnatale, qui inclut les fausses couches). Un niveau inédit depuis dix ans.

Dans le même temps, la mortalité infantile (avant l'âge de 1 an) atteint 4,08 pour 1000 naissances vivantes, reléguant la France au 21e rang européen, loin derrière les pays scandinaves ou les Pays-Bas. Le moteur principal de ce dé-classement la mortalité néonatale (les bébés qui décèdent dans les sept premiers jours de vie). «Les chiffres sont mauvais pour la mortalité périnatale et pour la mortalité néonatale, et cette haus-se retentit mécaniquement sur la mortalité infantile», analyse la professeur Elsa Kermorvant, présidente de la Société française de néonatologie. Un constat d'autant plus saisissant qu'il concerne un pays longtemps à la pointe dans la prise en charge des nouveau-nés.

Pour l'instant, on sait qu'il y a une dégradation, mais on ne sait pas pourquoi», souligne le professeur François Goffinet. «Le système d'information était très mauvais on n'avait pas les parcours, pas les données, pas les causes. Le futur registre national obstétrical, périnatal et infantile, en cours de construction, doit justement combler cette faille majeure et permettre enfin de comprendre ce qui se joue.»

N'hésitez pas à acheter le journal pour lire l'intégralité de l'article. -aa

Puis, c'était il y a presque 20 ans, un rapport OCDE vient encore de le rappeler en classant la France au premier rang des 31 pays membres pour la mortalité prématurée évitable. Source «La prévention: entre rationalité individuelle et rationalité collective» par Claude Le Pen, 2007.

Et enfin, il y avait eu et surtout le livre de Aquilino Morelle, «La défaite de la santé publique», Flammarion, Paris, 1996.

Une lecture du rapport d'activités 2025 de l'Anses

J’ai parcouru le rapport d'activité 2025 de l’Anses, Protéger les santés, et voici ce qu'on trouve à dire sur la sécurité sanitaire des aliments :

« En sécurité sanitaire des aliments, les toxi-infections alimentaires collectives demeurent un sujet de vigilance. En 2023, leur nombre a atteint un niveau inédit depuis le début de la surveillance, avec plus de 2 200 cas groupés d’infection de même origine alimentaire déclarés en France. »

Santé publique France parle de « record » mais pudiquement l’Anses parle « niveau inédit », on ne serait pas en plein déni par hasard …

Et pourtant, l’Anses indique « Depuis 2010, l’Anses apporte les repères scientifiques nécessaires pour protéger notre santé contre les risques liés à l’alimentation, .. ».

Dès lors pourquoi ce « niveau inédit » dans les les toxi-infections alimentaires collectives ?

« L’ANSES se dit, L’Agence de toutes les santés », une curiosité à surtout ne pas prendre au pied de la lettre, car que deviennent Santé publique France et les ARS ?

On peut aussi lire dans un langage creux, une série de mots-clés :

« Une seule santé », une réponse collective, des systèmes alimentaires durables : soutenir une transition agricole associant agroécologie, sécurité sanitaire et nutrition. » 
Ouf ! 

A noter, le terme « sécurité alimentaire » n’est utilisé qu’une seule fois et le terme « sécurité sanitaire des aliments » n’est utilisée que trois fois, notamment pour indiquer que c’est un des 8 axes scientifiques transversaux.

Rien de bien nouveau dans une agence qui trop embrasse mal étreint ...

vendredi 10 juillet 2026

Carte postale de la sécurité des aliments en images ...

Ça ne s’invente pas !
« LA VIE est BELLE », je serai tenté de dire, ça dépend pour qui ...

« En accord avec l’AFSCA, La Vie Est Belle BV retire les produits « Tartin'o Original », « Salade de la mer » et « Salade de curry » de la marque La Vie est Belle de la vente et les rappelle auprès des consommateurs en raison de la présence possible de Listéria monocytogenes. » Source AFSCA de Belgique.


Autre exemple, si vous lisez le site de l'EFSA, au programme des actualités, deux foyers épidémiques (1 et 2) au sein de l'UE, la vie est décidément vraiment belle ...

mercredi 8 juillet 2026

Le Codex Alimentarius adopte des directives harmonisées sur l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes

« Le Codex Alimentarius adopte des directives harmonisées à l'échelle internationale sur l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes lors de la CAC49 », source article de Bailee Henderson dans Food Safety Magazine.

Après des années d'élaboration et de délibérations, l'organisme mondial de normalisation a officiellement adopté, le 7 juillet lors de la 49e session de la Commission du Codex Alimentarius (CAC49), des directives internationales sur l'utilisation de l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes fondé sur l'évaluation des risques.

La CAC49 se tient du 6 au 10 juillet 2026 à Genève, Suisse.

Mentions sur l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes harmonisées à l'échelle internationale et fondées sur les risques

Les nouvelles directives sur l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes intègrent un cadre fondé sur les risques pour l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes et recommandent une approche systématique et uniforme de l'utilisation des mentions de l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes, fondée sur des seuils établis et des doses de référence pour les allergènes alimentaires prioritaires, y compris le gluten.

Ces directives visent à remédier au problème des mentions d'avertissement concernant les allergènes, qui varient d'un pays à l'autre et manquent d'harmonisation dans de nombreux pays. Ces incohérences empêchent les consommateurs allergiques d'évaluer de manière réaliste le risque associé à la consommation d'un aliment portant une telle mention. Par conséquent, les nouvelles orientations du Codex visent à garantir que ces avertissements ne soient utilisés que lorsque le risque de présence fortuite d'allergènes a été scientifiquement évalué et ne peut être maîtrisé de manière adéquate par de bonnes pratiques de management des allergènes.

Conscients des progrès réalisés par le Codex vers l'adoption officielle d'une l'étiquetage de précaution relatif aux allergènes fondée sur les risques, plusieurs pays et régions, notamment les États-Unis, le Royaume-Uni et l'Union européenne, ont déjà entamé des discussions en vue d'adopter un tel cadre à l'échelle nationale.

Autres normes adoptées lors de la CAC49

- Directives révisées pour la maîtrise de Campylobacter et de Salmonella dans la viande de poulet (CXG 78-2011).
- Directives révisées sur l'application des principes généraux d'hygiène alimentaire à la maîtrise de Listeria monocytogenes dans les aliments (CXG 61-2007).
- Norme relative à la levure de boulangerie. 
- Révisions de la norme générale pour les additifs alimentaires (GSFA, CXS 192-1995), les esters de polyglycérol d’acides gras (INS 475).

NB : Article sujet à modification suite à l'évolution de la réunion du Coex Alimentarius. Suivez les mises à jour de cet article. -aa.

MàJ du 10 juillet 2026. Le Codex a accouché d'un plan stratégique consensuel mais creux, jugez plutôt ...

Objectifs stratégiques pour la période 2026-2031

Le plan stratégique définit quatre objectifs stratégiques qui guideront les travaux de la Commission jusqu’en 2031 :
Élaborer des normes fondées sur la science qui garantissent la sécurité des aliments et prennent en compte les nouveaux enjeux en la matière : le Codex intensifiera ses activités de prospective et de veille stratégique, renforcera le recours aux avis scientifiques de la FAO, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et de leurs instances d’experts, et poursuivra l’élaboration de normes grâce à des processus rapides, transparents et inclusifs.
Améliorer l’efficacité de l’élaboration des normes du Codex : les actions prévues comprennent l’optimisation des systèmes de management des travaux grâce aux technologies numériques, une meilleure hiérarchisation des nouveaux projets, le soutien au leadership des comités et aux points de contact nationaux du Codex, ainsi que le renforcement de la participation des Membres tout au long du processus d’élaboration des normes.
Renforcer la collaboration avec les organisations internationales : le Codex travaillera en plus étroite collaboration avec les organisations internationales compétentes afin d’identifier des moyens de relever les défis mondiaux, d’améliorer la coordination et de soutenir la transition vers des systèmes alimentaires durables et résilients.
Accroître la visibilité et l’utilisation des normes du Codex : la Commission vise à promouvoir une reconnaissance plus large du Codex en tant qu’organisme international d’élaboration de normes alimentaires, à encourager l’utilisation des textes du Codex dans le cadre d’approches intégrées telles que « Un seul monde, une seule santé » (One Health), et à plaider pour une harmonisation accrue des systèmes nationaux de contrôle des aliments grâce à l’adoption des normes du Codex.

Tout au long de la mise en œuvre du Plan stratégique 2026-2031, le Codex a indiqué qu'il continuerait à remplir sa mission statutaire et à respecter ses valeurs fondamentales : l'inclusion, la collaboration, la recherche de consensus et la transparence.

Les étonnantes méthodes de la grande distribution ...

« Un rapport accablant du Sénat sur les pratiques de la grande distribution », source blog-notes d’Olivier Masbou du 29 mai 2026.

« Menaces », « relations commerciales brutales », le rapport d’une commission d’enquête du Sénat sur les pratiques de la grande distribution (rapport sur les marges des industriels et de la grande distribution) dit enfin clairement ce que les agriculteurs dénoncent depuis des années. « Nous avons constaté l’existence de pratiques prédatrices des distributeurs, envers les industriels et les agriculteurs. En témoigne ce chiffre : seulement 8 % de la valeur ajoutée de l’alimentaire va aux agriculteurs », a déclaré Antoinette Guhl, sénateur (Ecologistes, Paris), rapporteur de la Commission.

Le rapport relève que la répartition de la valeur est « très déséquilibrée au détriment de l’amont (agriculteurs, producteurs, transformateurs et industriels) et au profit de l’aval (grande distribution) ». Ces « relations commerciales brutales » fragilisent la « souveraineté alimentaire du pays ». « L’industrie française est mise sous pression et les marges ont tendance, en particulier pour les PME, à se réduire ».

Le rapport dénonce également « des méthodes de négociation assises sur la menace, l’intimidation et la contrainte ». Il épingle aussi les centrales d’achat européennes qui « sont devenues l’outil favori des distributeurs pour contourner la loi française au profit de droits étrangers ».

Une suite avec David contre Goliath dans le blog-notes d'Olivier Masbou du 6 juillet 2026.

Olivier Mevel est universitaire, maître de conférences en marketing, commerce et distribution. Il est auditionné le 20 janvier dernier dans le cadre de la commission d’enquête parlementaire sur « Les marges des industriels et de la grande distribution ». Le rapport, on le sait, est très sévère contre la grande distribution qui a réagi durement.

Aujourd’hui, les enseignes vont plus loin. Olivier Mevel a reçu, par huissier, mandaté par la FCD, une ‘sommation interpellative’ lui enjoignant de répondre à plusieurs questions concernant son audition (cf. linkedin.com/in/olivier-mevel-090a93b6). Pourquoi est-ce grave ?

Une commission d’enquête parlementaire est, après le vote de la loi, le plus haut niveau d’action du Sénat ou de l’Assemblée nationale. Les personnes entendues doivent prêter serment et un faux témoignage est passible des sanctions prévues par le code pénal (cinq ans d’emprisonnement et 75 000 euros d’amende). Une audition devant une commission d’enquête, c’est pas Jo le Rigolo au bistro du coin!

Si la FCD conteste les propos d’Olivier Mevel, ou de n’importe qu’elle autre personne auditionnée, elle se retourne vers le Sénat qui fera les investigations nécessaires. La méthode retenue par la Fédération, c’est purement, simplement et méchamment de l’intimidation.

Qui osera témoigner dans une autre commission d’enquête (alors que par ailleurs, on ne peut pas se soustraire à une convocation) ?

C’est donc l’institution parlementaire qui est ainsi menacée. Les sénateurs, le président du Sénat, doivent réagir, mais aussi les députés, la présidente de l’Assemblée nationale, le Gouvernement (et notamment le ministre du Commerce qui connaît parfaitement le sujet !) et même le Président de la République, car s’attaquer à une commission d’enquête parlementaire, c’est s’attaquer à la démocratie.

Mevel contre la FCD, c’est David contre Goliath. Je crois me souvenir que c’est David qui gagne à la fin !

mardi 7 juillet 2026

PFAS : Un défi permanent

C'est par ces mots forts du Dr Tewes Tralau, vice-président du BfR, que commence le nouveau dossier de l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) sur les PFAS dans le nouveau numéro du magazine scientifique du BfR, Bf2GO.

« Il n’y a rien dehors et rien dedans, car elle est à l’envers dehors et dehors dedans », dit le poème « Épirhème » de Goethe, consacré à la contemplation de la nature. Au sens figuré, cela s’applique également à de nombreuses substances que l’Institut fédéral allemand d’évaluation des risques (BfR) considère comme dangereuses.Prenons l'exemple des PFAS, ces « polluants éternels » qui pénètrent dans le corps humain par l'environnement, c'est-à-dire de l'extérieur vers l'intérieur. Il peut s'écouler un long moment avant qu'ils ne soient de nouveau éliminés. Ce n'est toutefois pas une éternité, comme vous pouvez le lire dans notre article sur les PFAS.

L'ingestion de PFAS par l'homme provient principalement des produits alimentaires d'origine animale, tels que le poisson, la viande, le lait et les œufs. En raison de la longue durée de séjour de certains PFAS dans l'organisme, des concentrations peuvent s'accumuler et avoir des effets néfastes sur la santé. Parmi ces effets, on note une augmentation du taux de lipides sanguins (un facteur de risque de maladies cardiovasculaires), une augmentation d'une enzyme hépatique dans le sérum sanguin (indiquant un trouble du foie) et une diminution du poids de naissance. Grâce à des études de transfert, le Dr Robert Pieper et son équipe du BfR étudient comment les PFAS pénètrent dans l'alimentation via les aliments pour animaux, l'eau potable et les sols. Il explique précisément ce mécanisme dans l'interview de BfR2GO.

A lire, cet article « Un défi sans fin », ici.

MàJ du 1er juillet 2026. Substances per- et polyfluoroalkylées (PFAS) : substances préoccupantes dans les emballages alimentaires.

De nouvelles limites de PFAS dans les emballages alimentaires s’appliqueront à partir d’août 2026. La conformité devra être attestée par une déclaration de conformité transmise à l’importateur de l’UE. Ce guide explique les nouvelles règles et la manière dont les opérateurs de la chaîne d’approvisionnement agroalimentaire peuvent s’y préparer.

Cas groupés de salmonellose en France liée à des œufs de Pologne

Cas groupés de salmonellose en France liée à des œufs de Pologne, source article de Joe Whitworth paru dans Food safety News 7 juillet 2026.

Une éclosion de cas de salmonellose survenue en France a probablement été causée par des œufs contaminés provenant de Pologne.

Seize personnes ont été contaminées par Salmonella Enteritidis, dont neuf hommes et sept femmes. Quatre personnes ont été hospitalisées. Les patients étaient âgés de 1 à 55 ans et présentaient principalement de la fièvre et de la diarrhée, selon Santé publique France.

En réponse aux questions de Food Safety News, la Direction générale de l'alimentation (DGAL) a indiqué que le lien initial avait été établi grâce à une enquête auprès de patients, révélant une corrélation entre l'apparition des symptômes et la consommation de produits contenant des œufs crus. L'origine de ces œufs a ensuite été déterminée grâce au code imprimé sur les coquilles.

Les œufs blancs incriminés étaient vendus en supermarché. Ils avaient déjà été consommés lorsque le lien entre la consommation d'œufs et l'apparition des symptômes a été établi, il n'y a donc pas eu de rappel.

La DGAL a indiqué avoir contacté les autorités polonaises afin de s'assurer que toutes les mesures soient prises pour garantir la sécurité des consommateurs.

Épidémie précédente :

Lors d’une précédente épidémie, l’unité régionale Île-de-France de Santé publique France avait été informée d’un foyer de 50 cas d’infection à Salmonella Enteritidis. Il s’agissait de l’épidémie la plus importante jamais enregistrée en Île-de-France, tant par le nombre de cas que par sa durée et sa gravité.

Commentaire

Un grand merci à Joe Withworth pour ces informations. Comme presque tout le temps, l’absence de transparence et d’information sont l’apanage une fois de plus de la DGAL et de Santé publique France.

Hong Kong : Autorisation de la présence de chiens dans les établissements alimentaires

On n’arrête pas le « progrès » à Hong-Kong, jugez plutôt …

À partir du 9 juillet, les chiens seront autorisés à pénétrer dans les établissements alimentaires (entendez par là, les établissements de restauration -aa) désignés par le Département de l'hygiène alimentaire et environnementale (FEHD). Avant cette date, aucun chien n'est admis dans les établissements alimentaires, à l'exception des chiens guides et des chiens de travail.

Le porte-parole du FEHD a déclaré que cette nouvelle mesure vise à répondre aux attentes du public, à créer de nouvelles opportunités commerciales pour le secteur de la restauration et à promouvoir la cohabitation harmonieuse entre les humains et leurs animaux de compagnie. À l'exception des restaurants de fondue chinoise, des restaurants de barbecue et des restaurants d'une superficie inférieure à 20 mètres carrés, tous les restaurants titulaires d'une licence complète peuvent demander l'autorisation d'admettre des chiens.

Les 1 000 établissements de restauration retenus sont situés dans divers quartiers de Hong Kong, de Kowloon et des Nouveaux Territoires. La répartition par quartier et par catégorie de ces établissements figure ici.

Un porte-parole du FEHD a déclaré : « Le FEHD déploiera des agents dédiés pour rendre visite aux établissements retenus les 16 et 17 juin afin de leur remettre les lettres d'approbation et d'informer les exploitants des exigences réglementaires, des conditions de licence et des autres dispositions relatives à la conformité. Les candidats retenus doivent s'acquitter d'une somme de 140 dollars au plus tard le 24 juin pour modifier leur licence et y inclure cette autorisation. Si les candidats ne terminent pas les démarches dans le délai imparti ou renoncent à leur éligibilité pour d'autres raisons, le FEHD fera appel à d'autres candidats figurant sur la liste d'attente pour pourvoir les places vacantes, en respectant l'ordre établi lors du tirage au sort. »

Les candidats ayant accompli les démarches et obtenu l'approbation officielle recevront une signalétique spécifique au format A3 ; celle-ci devra être affichée bien en vue aux entrées principales des établissements à partir du 9 juillet afin d'en faciliter l'identification par le public. Le FEHD publiera les noms et adresses des établissements autorisés.

L'accès des chiens aux établissements autorisés sera permis à partir du 9 juillet. Le FEHD lancera une série de campagnes de communication, comprenant des messages d'intérêt public à la télévision et à la radio, ainsi que des publicités aux arrêts de bus, dans les stations de métro (MTR) et sur les façades des bâtiments publics, afin de faire connaître les modalités d'accès des chiens à ces établissements. Une vidéo promotionnelle sera notamment diffusée en avant-première sur la page Facebook du FEHD.

Le FEHD recommande aux établissements autorisés de prendre les dispositions nécessaires pour accueillir les chiens, notamment en aménageant les espaces de restauration, en installant des équipements adaptés, en formant le personnel et en contactant les compagnies d'assurance. Par ailleurs, la coopération entre les clients accompagnés de chiens et les autres membres du public est essentielle. Le FEHD a précédemment publié des lignes directrices sur les bonnes pratiques et le comportement à adopter, précisant les points à retenir tant pour les exploitants de restaurants que pour les clients, qu'ils soient accompagnés d'un chien ou non. Le FEHD encourage les différentes parties à se référer aux lignes directrices, à assumer leurs responsabilités et à se respecter mutuellement, favorisant ainsi l'accueil des animaux de compagnie.

Les conditions de l’autorisation de la présence de chiens dans les établissements alimentaires est ici pour ceux que cela intéresse ...

lundi 6 juillet 2026

Une enquête de l'UE révèle des lacunes dans les contrôles concernant l'histamine dans les poissons par les États membres

« Une enquête de l'UE révèle des lacunes dans les contrôles concernant l'histamine dans les poissons par les États membres », source article de la Food Safety Magazine Editorial Team du 6 juillet 2026.

Un nouveau rapport de synthèse de la Commission européenne a mis en évidence des incohérences dans la manière dont les États membres de l'UE effectuent les contrôles officiels de l'histamine dans les poissons, soulignant des lacunes au niveau des procédures d'inspection, de la formation du personnel et de l'harmonisation des méthodes d'analyse. L'UE signale des centaines de cas de maladies liées à l'histamine chaque année.

Le rapport complet est en anglais ; il existe en français un résumé des soucis rencontrés lors des inspections et contrôles de l’histamine.

Le rapport résume les conclusions d'un projet mené en 2025-2026, qui a examiné les approches des États membres en matière de contrôle de l'histamine. Cette substance peut provoquer une intoxication alimentaire lorsque les consommateurs ingèrent du poisson mal manipulé ou altéré.

Des centaines de cas d'intoxication à l'histamine sont signalés chaque année ; en 2024, l'UE a enregistré 264 cas de maladie et 55 foyers d'infection, entraînant 27 hospitalisations. Le pic d'intoxications a été observé en 2022, avec 513 cas, 100 foyers et 44 hospitalisations.

Le rapport souligne que le maintien d'une hygiène adéquate et d'une maîtrise des températures tout au long de la chaîne du froid, y compris lors de la manipulation, du stockage, du transport et de la distribution, est essentiel pour minimiser le risque de contamination par l'histamine.

Approches et besoins de l'UE en matière d'échantillonnage et d'analyse de l'histamine

Selon le rapport, tous les États membres incluent l'échantillonnage et l'analyse de l'histamine dans leurs programmes de contrôle officiel, et la plupart des pays font appel à des laboratoires accrédités et officiellement désignés. Environ la moitié des États membres utilisent la méthode analytique de référence de l'UE (à savoir la norme EN ISO 19343), tandis que d'autres s'appuient sur des méthodes analytiques alternatives validées selon des normes internationales.

Le rapport a mis en évidence des lacunes réglementaires concernant les méthodes analytiques alternatives pour la détection de l'histamine. Bien que la législation de l'UE autorise des méthodes alternatives validées par rapport à la méthode de référence, elle n'établit pas de normes adéquates pour la validation de ces méthodes par rapport à la méthode de référence. En outre, les États membres manquent de critères harmonisés pour l'utilisation de méthodes analytiques alternatives validées. L'absence de laboratoire de référence de l'UE pour l'histamine a pu limiter l'harmonisation des méthodes d'analyse et des pratiques de laboratoire au sein du bloc.

Incohérences dans les contrôles de l'histamine entre les États membres

L'enquête a révélé des faiblesses dans les systèmes de contrôle officiel de plusieurs États membres. Ces problèmes comprenaient des lacunes dans les procédures d'inspection, une formation insuffisante du personnel des autorités compétentes et des difficultés à garantir que les exploitants du secteur alimentaire respectent les exigences de l'UE en matière d'histamine. Les autorités ont également signalé que certains exploitants peinent à mettre en œuvre les plans d'échantillonnage et les méthodes d'analyse requis en raison d'une compréhension ou d'une formation limitées.

Dans certains cas, les autorités compétentes autorisent les exploitants à modifier le plan d'échantillonnage établi en vertu de la législation de l'UE, ce qui suscite des inquiétudes quant à l'application cohérente des exigences de contrôle de l'histamine dans l'ensemble des États membres.

Suisse : Augmentation des maladies infectieuses d'origine alimentaire en 2025

L’Office fédéral de la sécurité alimentaire et des affaires vétérinaires (OSAV) rapporte : « En 2025, le nombre de toxi-infections alimentaires a augmenté. Les infections les plus fréquentes étaient la campylobactériose, la salmonellose et l’infection par Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC). »

La Suisse n’est pas la seule à avoir une augmentation des toxi-infections alimentaires, le blog vous avait aussi récemment rapporté le cas du Danemark.

Comme le montre le rapport fédéral sur les zoonoses pour l’année 2025, les chiffres relatifs aux toxi-infections alimentaires sont relativement stables depuis plusieurs années, mais restent à un niveau élevé.

La campylobactériose reste de loin la zoonose la plus fréquemment enregistrée chez l’être humain. Au total, 8 654 cas de campylobactériose confirmés par diagnostic de laboratoire ont été déclarés, ce qui représente une légère augmentation par rapport à l’année 2024 (8 269 cas). Dans l’ensemble, on constate une tendance fluctuante mais stable à un niveau élevé au cours des dix dernières années.

Une stabilisation est constatée pour la salmonellose, qui reste la deuxième zoonose la plus fréquemment enregistrée en Suisse en 2025, avec 2 280 cas confirmés par diagnostic de laboratoire déclarés chez l’être humain (contre 2 257 cas en 2024), ce qui correspond à un taux de déclaration de 25,1 nouveaux cas pour 100 000 habitants. On observe toutefois une augmentation du nombre de cas par rapport aux dix dernières années. On ne sait pas encore si cette augmentation est due à un nombre de cas réellement plus élevé ou à une augmentation du nombre de tests en raison de l’utilisation croissante de méthodes PCR multiplex avec, par conséquent, une détection plus fréquente. L’augmentation des voyages de la population suisse ainsi que l’accroissement de la consommation d’œufs au cours des dernières années sont également avancés comme causes possibles.

Avec un total de 1 433 cas déclarés en 2025, la légère augmentation des infections dues aux Escherichia coli producteurs de shigatoxine (STEC) observée ces dernières années chez l’être humain se poursuit (1 382 cas en 2024). Cela correspond à un taux de déclaration de 15,8 nouveaux cas pour 100 000 habitants, le plus élevé enregistré depuis l’introduction de l’obligation de déclaration en 1999. Il est difficile de dire si cette augmentation continue des infections est due à un accroissement du nombre de tests effectués avec les méthodes PCR multiplex qui permettent une détection plus fréquente des cas.

53 cas d’infections dues à Listeria monocytogenes ont été déclarés en 2025 versus 51 en 2024). Le séquençage du génome entier a permis d’attribuer 24 cas à un cluster et d’identifier la source d’infection de deux clusters.

Le nombre de foyers de toxi-infection alimentaire collective est resté relativement stable ces dernières années. Depuis 2021, il se situe entre 37 et 43 cas par an. En 2025, les autorités ont signalé 72 foyers de toxi-infections alimentaires collectives, un nombre significativement plus élevé de foyers que celui des années précédentes. Plus de 660 personnes sont tombées malades, au moins 21 d’entre elles ont été hospitalisées et 2 sont décédées. Tous ces foyers étaient circonscrits à un seul canton. Cette augmentation du nombre de foyers ne reflète pas nécessairement une détérioration de la situation en Suisse, mais permet plutôt de conclure à une meilleure sensibilisation.

NB : Ce qu’il y a d’intéressant dans cette information en provenance de Suisse, comme pour le cas du Danemark, c’est que les données sont de 2025. Chez nous, pour les données des toxi-infections alimentaires collectives, il est question de record pour les données de 2023. 

Eh oui, c’est ainsi, nous n’en sommes qu’en 2023, pour 2025, rendez-vous en 2028 (?) ...