Le focus de l’article cible la DDPP du Val de Marne en ces termes ...
J’attends le démenti de cette information ...
«L'hygiène, avant la microbiologie, n'est hygiénique que dans ses intentions. C'est la science des apparences qui repose entre des mains d'aveugles : est sain ce qui est beau, bon, et ne sent pas mauvais.» Pierre Darmon, L'homme et les microbes, Fayard, 1999.
Le focus de l’article cible la DDPP du Val de Marne en ces termes ...
J’attends le démenti de cette information ...
L’indicateur de la réduction des TIAC serait utile d’autant plus que les données sont très élevées telles celles atteintes en 2022, 2023 et vraisemblablement en 2024, comme le blog vous l’a révélé.
Il semble clair, comme le blog l’a narré, que les inspections de 2024 étaient en trompe-l’œil, on a voulu faire un coup ...
Le bilan 2025 va donc s'attacher à mesurer si cette augmentation du nombre de contrôles se traduit réellement par une baisse des TIAC, un indicateur dont les données consolidées sont attendues pour la fin de l'année.
De mauvaises langues, dont le blog ne fait pas partie, comme le Sénat et les syndicats, soulignent des points de vigilance et des critiques :
une charge administrative. Les services départementaux rapportent une charge de travail accrue liée au contrôle des rapports produits par les délégataires privés.
la pédagogie. Certains professionnels de la restauration regrettent une perte de la dimension de conseil lors des inspections déléguées, perçues comme plus rigides ou administratives que celles menées historiquement par les agents publics.
La « privatisation rampante » est LA critique centrale car l’externalisation vue comme une perte de contrôle de l’État et une logique de rentabilité incompatible avec la santé publique . Certains parlent de « sécurité sanitaire low-cost ».
Mais le vrai point de tension est la quantité vs la qualité des inspections. Tout le débat se cristallise ici :
Vision de l’État
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Vision des critiques
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plus de contrôles = plus de
sécurité
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mieux vaut moins mais mieux
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recours au privé = efficacité
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risque de dilution du contrôle
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centralisation = simplification
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simplification incomplète
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Laissons la conclusion à ce document de FO Agriculture, juillet 2025« Police Sanitaire Unique » (PSU) : une réforme qui patine, faute de visibilité, et d’alignement entre objectifs et moyens.
Le groupe de travail du 3 juillet 2025, réunissant la Directrice générale de l’alimentation (DGAl), des agents des directions départementales en charge de la protection des populations (DDecPP) et leurs représentants, a mis en lumière une accumulation préoccupante de dysfonctionnements.
L’écart entre les ambitions initiales et la réalité opérationnelle s’accentue dangereusement. Le nombre d’inspections dans le secteur de la remise directe, initialement fixé à 25 000, a été révisé à la baisse en 2025, pour atteindre seulement 17 000 inspections, traduisant un recul des exigences face aux défaillances des délégataires. Par ailleurs, l’objectif d’augmentation de 10 % des inspections dans les établissements agréés n’a pas été atteint. Quant au taux de réalisation du Plan de Surveillance et de Contrôles (PSPC), il n’était que de 35 % au 30 juin 2025, en raison de difficultés de montée en compétence.
La formation des délégataires, censée garantir la qualité et la fiabilité des contrôles délégués, apparaît aujourd’hui largement insuffisante. Jusqu’à la moitié du temps des agents des DdecPP, en charge du suivi de la délégation, est absorbée par la correction des rapports des délégataires et la saisie dans des outils informatiques défaillants, éloignant ainsi les équipes de leurs missions essentielles de contrôle.
Un autre point de tension concerne la gestion des suites administratives et judiciaires des inspections. FO Agriculture note que dans certains départements, plus de 40 % des inspections donnent lieu à des suites, un seuil critique qui engendre une surcharge importante pour les agents des DDecPP, chargés de leur gestion administrative, de leur suivi et des recontrôles associés, assurés sans moyens adaptés. Sur le plan des moyens humains, la DGAL a confirmé qu’aucune garantie n’est acquise concernant l’octroi des 60 ETP demandés par le ministère de l’agriculture, dans un contexte de réduction massive des dépenses publiques visant à économiser 44 milliards d’euros. Cette absence de moyens fragilise considérablement les services déconcentrés.
Commentaire
En 2024 (année des J.O.), il y a eu 106 280 inspections officielles; ce chiffre est en trompe-l'oeil, car il y a eu 55 750 inspections réalisées par des organismes délégataires privés, soit en fait 50 530 inspections par le seul service public, chiffre comparable à 2023 !
Cela étant, que de temps perdu, quand on songe qu’en 2012, peu avant l’arrivée d'un nouveau ministre de l’agriculture, il y avait en France 86 239 inspections en sécurité sanitaire des aliments. Combien de pas en arrière pendant toutes ces années, et pendant cela, les TIAC ont augmenté, augmenté ...
L'objectif de la baisse des TIAC attendra donc encore, mais ce qu'on attend surtout, c'est une prise de conscience de la gravité de la situation liée à l'augmentation incroyable des TIAC en 2022, 2023 et vraisemblablement en 2024.
Où sont les agences comme l'Anses, la DGAL, et Santé publique France ? Leur silence est coupable, tout comme elles l'ont été quand le nombre d'inspections en sécurité des aliments a baissé drastiquement depuis 2012 pendant plus de 10 ans !
Chers Lecteurs,
1. Les rappels de produits alimentaires continuent sur leur lancée, après une baisse toute relative en 2023 et 2024, voici que 2025 aura été un bon cru. Voici les chiffres sur ces cinq dernières années :
Et pourtant les données des TIAC en 2022, 2023 et 2024 ne sont pas bonnes du tout ...
Les résultats produits éclairent les enjeux de santé publique, enrichissent les connaissances sur l’état de santé et fournissent des informations nécessaires pour guider les politiques de prévention et aider à réduire les inégalités sociales et territoriales de santé.
Totalement hors sol !
Selon Santé publique France,
Le nombre de toxi-intoxications alimentaires collectives (TIAC) notifiées en 2022 est le plus élevé enregistré depuis la mise en place de la surveillance en 1987. Il a dépassé le précédent record de 2019 après une diminution en 2020-2021 dans le contexte de la pandémie de Covid-19. »
Comme l’on dit, le « précédent record » se doit être battu, c’est désormais fait ...
Mais d’où proviennent ces informations ? Elles sont issues du EU One Health Zoonoses Report de l’EFSA, publiées le 10 décembre 2024.
Un constat, les TIAC sont en nette augmentation aussi en 2023 !
Tout va donc bien ?
Comme le rapporte les autorités de santé,
Toutefois, les TIAC ne sont que la partie la plus visible d’un problème plus vaste. Le fardeau des infections d’origine alimentaire, dont la majorité des cas surviennent de façon sporadique sans lien apparent entre eux, est important et était estimé à entre 1,28 à 2,23 millions de personnes affectées chaque année sur la période 2008-2013.
Et que dire des inspections en sécurité des aliments :
Fréquentation très exceptionnelle en décembre, la meilleure de l'année 2023, et de loin, est-ce à dire que fort de ce succès, le blog va continuer en 2024 ?Mes meilleurs voeux et bonne et heureuse année 2024
… certains contrôles et prélèvements dans le cadre des plans de surveillance et de contrôle seront délégués à des opérateurs publics et privés afin d’accroître l’action de l’État en matière de protection des consommateurs :
- dans les établissements effectuant de la remise directe au consommateur (distribution, métiers de bouche, restauration commerciale, marchés...) ;
- pour les contrôles de l’effectivité de la mise en œuvre des retraits et des rappels dans les points de vente à la suite d’alertes sanitaires ;
- pour une partie des prélèvements dans le cadre des plans de surveillance et plans de contrôle.
A l’issue d’un appel à candidatures publié en mai 2023 et d’un processus de sélection, les organismes suivants ont été retenus en région Auvergne-Rhône-Alpes :
- le BUREAU VERITAS EXPLOITATION pour la réalisation des inspections dans le secteur de la remise directe au consommateur, ainsi que pour les contrôles de l’effectivité des retraits et rappels suite à alerte sanitaire,
- le groupement momentané d’entreprises constitué du GIP TERANA, du LDA 01 et du LIDAL, dont le mandataire est le GIP TERANA, pour la réalisation de prélèvements dans le cadre des plans de surveillance et de contrôle.
Source préfecture du Puy de Dôme du 15 décembre 2023, «Mise en place d’une police unique sanitaire des aliments – délégation à des organismes tiers».
On lira ce passage d'un communiqué de la DGCCRF du 15 décembre 2023, une sorte de requiem ...
Dorénavant, l’ensemble des questions relatives à la sécurité des aliments, et notamment la gestion des crises sanitaires ou des contaminations à l’origine d’intoxications, de TIAC (toxi-infection alimentaire collective), de maladies, voire, dans de plus rares cas, de mortalité relèveront de la gestion de la DGAl. Les missions de sécurité et de loyauté des produits alimentaires étant parfois étroitement liées, les deux administrations veilleront donc à coopérer étroitement dans l’intérêt des consommateurs.
Amen.
🔴 #consommation | L’État vous protège |
— Préfet d'Indre-et-Loire (@Prefet37) December 22, 2023
🎁 Produits du terroir, artisanat local ou encore produits fabriqués en France ?
🔎 Les inspecteurs de la #CCRF sont sur le terrain pour protéger les consommateurs, notamment sur la sécurité et la loyauté des denrées et objets proposés. pic.twitter.com/1w6WJ4FIr1
Les 100 000 contrôles annuels étaient alléchants, oui mais patatras, ils sont passés à la trappe, car il faut bien le dire, on ne va se mentir, on ne récolte que la politique de ses moyens, à défaut d’avoir les moyens de sa politique. Bien triste en réalité, la sécurité des aliments n’échappe donc pas à la déliquescence de l'Etat, ici aussi «on marche sur la tête» ...
Vous lirez donc ce document du ministère à tête reposée entre Noël et le jour de l’An, car rien ne presse, mais en attendant, le consommateur lambda a bien du mal à comprendre ce qui se passe ...
«Intoxications alimentaires et cas de salmonellose à Marquise, un kebab ciblé», source La Voix du Nord du 16 décembre 2023.
Au moins une demi-douzaine de personnes assurent avoir subi une intoxication alimentaire après avoir mangé dans un kebab du centre-ville. Deux personnes ont été hospitalisées.
Depuis sa sortie de l’hôpital le 6 décembre, Romain peut à peine marcher un kilomètre, «ensuite j’ai les jambes sciées», pose le Marquisien de 30 ans. En l’espace d’une semaine, à la fin novembre, il a perdu 10 kilos. Selon sa mère Betty, « les soignants m’ont dit que s’il était resté seul chez lui, il ne serait plus là aujourd’hui ». Le ton est grave, à la hauteur de la frayeur vécue. À l’image de Romain, au moins une demi-douzaine de personnes, adultes et adolescents, assurent avoir été victimes d’une intoxication alimentaire après avoir mangé fin novembre à l’Istanbul Kebab, rue Jean-Jaurès à Marquise. «J’allais là-bas deux à trois fois par semaine et je n’avais jamais eu de soucis», reprend Romain.
Depuis sa sortie de l’hôpital le 6 décembre, Romain peut à peine marcher un kilomètre, «ensuite j’ai les jambes sciées», pose le Marquisien de 30 ans. En l’espace d’une semaine, à la fin novembre, il a perdu 10 kilos. Selon sa mère Betty, «les soignants m’ont dit que s’il était resté seul chez lui, il ne serait plus là aujourd’hui». Le ton est grave, à la hauteur de la frayeur vécue. À l’image de Romain, au moins une demi-douzaine de personnes, adultes et adolescents, assurent avoir été victimes d’une intoxication alimentaire après avoir mangé fin novembre à l’Istanbul Kebab, rue Jean-Jaurès à Marquise. «J’allais là-bas deux à trois fois par semaine et je n’avais jamais eu de soucis», reprend Romain.
Au moins deux cas de salmonellose ont été confirmés. «Mon fils a eu jusqu’à 41 degrés de température, rage la maman d’Alexandre, un collégien de 13 ans. Il a mangé un tacos le 23 et le 24 novembre. Dès le lendemain, il a eu horriblement mal au ventre et aux jambes.» Le médecin de garde à Audresselles diagnostique une gastro intestinale avec déshydratation et prescrit des médicaments. «Mais ça ne s’est pas amélioré, poursuit la mère. Il hurlait à la mort». Après examen, des traces de la bactérie Salmonella sont détectées. Deux semaines après les faits, Alexandre peine encore à se nourrir et s’hydrater. Des examens complémentaires sont prévus.
Christèle a logiquement paniqué en voyant l’état physique de son fils se dégrader. «Les premières analyses ont confirmé qu’il n’y avait aucun souci viral mais c’était positif pour la recherche bactériologique.» En l’occurrence la salmonella. Pour elle comme pour les autres victimes, la chaîne du froid n’aurait pas été respectée. Plusieurs évoquent des merguez avariées. Des déclarations ont été faites à l’Agence régionale de santé et la direction départementale de la protection des populations a relevé des manquements à l’hygiène au sein de l’établissement.
Pas un restaurant ne résiste à ses contrôles sanitaires et ses photos chocs sur les réseaux sociaux remportent un franc succès. Philippe Court, préfet du Val-d'Oise, est devenu malgré lui un «influenceur» de la sécurité alimentaire.
«Appelez-moi le @prefet95, j'ai un resto pour vous», «Envoyez-moi le @prefet95 qu'on en finisse», «@prefet95 merci pour vos efforts».
Ces messages postés sur X (ex-Twitter), le préfet en reçoit des centaines par jour des quatre coins de la France.
Dès son arrivée dans le département du nord de la couronne parisienne en 2021, Philippe Court a fait du contrôle sanitaire «un enjeu de santé publique» et une de ses priorités de représentant de l'Etat.
En 2023, les équipes de la direction départementale de la protection des populations (DDPP) ont visité 546 établissements et prononcé 83 fermetures administratives. Parmi les lieux réprimandés, on retrouve 53 restaurants, 11 boulangeries, 2 Ehpad et un abattoir.
Certains détracteurs ont reproché à la préfecture de cibler «les kebabs».
«Nous nous refusons aucun lieu», rétorque le préfet, qui précisé avoir contrôlé des crèches, des collèges mais aussi «les deux (restaurants) étoilés» du département.
Il reconnaît toutefois que la restauration rapide représente «80%» de l'offre dans les zones urbaines du Val-d'Oise où vit une population jeune.
Ces contrôles d'hygiène se font pour la plupart sur un signalement de l'Agence régionale de la santé ou d'une personne malade.
Une boulangerie a été fermée après l'hospitalisation d'un client qui a eu de «graves séquelles», indique la DDPP 95.
Plus de la moitié des inspections de la DDPP 95 ont abouti à des «non-conformités mineures», rassure sa directrice Vanessa Hummel-Fourrat.
Ces structures ont reçu un avertissement ou une mise en demeure avec un délai pour se mettre aux normes imposées par la loi ou effectuer des travaux.
