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vendredi 4 septembre 2026

France : Des graines de courge à l'origine d'un foyer de 81 cas groupés de salmonellose

Il était une fois une notification au RASFF de l’UE, 2026.7693, du 1er septembre par la France au sujet de la présence de Salmonella Enteritidis dans des graines de courge de France.

Le produit a fait l’objet d’un rappel au Luxembourg et en Belgique le 1er septembre et aurait été distribué en Suisse.

En France, il y a eu deux rappels le 28 août 2026, 1 et 2, et un rappel le 3 septembre, ici.

Mais ce qui frappel le plus est l’information selon laquelle il y aurait 76 cas de maladie …

Mercredi 2 septembre 2026, Joe Whitworth de Food Safety News a posé des questions à Santé publique France, et aujourd’hui, 4 septembre 2026, nous avons un communiqué du ministère de l’agriculture, « Cas groupés de salmonellose : retrait-rappel de graines de courge »

Pas de response directement, mais nous avons ce communiqué, « la pression, ça marche (peut-etre un petit peu…) », me dit Joe Whitworth ...

Des cas groupés de Salmonella Enteritidis causés par une même souche bactérienne ont été identifiés par les autorités sanitaires.

Au 4 septembre 2026, il y avait 81 cas et le 2 septembre 2026, 76 cas.

Les investigations menées par Santé publique France en lien avec le Centre national de référence (CNR) des Salmonella et le ministère chargé de l’Agriculture, en coordination avec le ministère chargé de la Santé, orientent vers une contamination par des graines de courge provenant d’un transformateur situé dans le Lot-et-Garonne (47), distribuées principalement dans le réseau de magasins de l’enseigne Grand Frais.

D’autres enseignes de distributions sont également concernées, tant par des graines crues seules que par des mélanges de graines contenant les graines de courge contaminées.

Les investigations se poursuivent afin de préciser la source de la contamination.

Point de situation épidémiologique

Santé publique France en lien avec le Centre national de référence (CNR) des Salmonella de l’Institut Pasteur a identifié un regroupement génomique de Salmonella Enteritidis impliquant à ce jour 81 cas ayant été infectés par une même souche.

Les souches ont été isolées entre le 3 mai et le 12 août 2026 chez des personnes malades. Les cas sont répartis dans plusieurs régions françaises.

Des investigations épidémiologiques ont été menées par Santé publique France. Elles ont notamment permis d’interroger certains malades sur les produits consommés, les dates et lieux d’achats, etc. Parmi les malades interrogés, 6 ont été hospitalisés et 2 ont consulté aux urgences pour leur infection. Tous ont connu une évolution favorable de leurs symptômes et sont rentrés à domicile.

Selon le court communiqué de Santé publique France du 4 septembre 2026, on apprend :

Les personnes ont été malades entre le 3 mai et le 12 aout 2026. Il s’agit de 56 femmes et 25 hommes, âgés en moyenne de 36 ans. Ces personnes sont réparties dans 10 régions : Auvergne-Rhône-Alpes (27), Île-de-France (12), Hauts-de-France (8), Bourgogne-Franche-Comté (8), Provence-Alpes-Côte d’Azur (8), Grand Est (5), Bretagne (5), Occitanie (4), Pays de la Loire (2) et Normandie (2).  

Investigations et mesures de gestion

Une inspection a été menée par la Direction départementale chargée de la protection des populations (DDPP) du Lot-et-Garonne auprès du transformateur concerné, sans que la source de la contamination n’ait pu être identifiée à ce stade. Sans attendre les résultats de l’enquête sur la source de la contamination, les éléments épidémiologiques et analytiques ont conduit le transformateur à mettre en œuvre un retrait-rappel. Les éléments de traçabilité font apparaître une distribution vers plusieurs enseignes de supermarchés dont essentiellement les magasins de l’enseigne Grand Frais.

Symptômes et conduite à tenir

Les toxi-infections alimentaires causées par les salmonelles se traduisent par des troubles gastro-intestinaux (diarrhée, vomissements) d’apparition généralement brutale, souvent accompagnés de fièvre et de maux de tête qui surviennent généralement dans les 6 à 72 heures suivant la consommation d’un produit contaminé. Ces symptômes peuvent être plus prononcés chez les jeunes enfants, les femmes enceintes, les sujets immunodéprimés et les personnes âgées.

Les personnes qui auraient consommé ce produit et qui présenteraient ces symptômes sont invitées à consulter leur médecin traitant en lui signalant cette consommation. En cas d’urgence, appelez le 15.

En l’absence de symptômes dans les 7 jours après la consommation du produit concerné, il est inutile de s’inquiéter et de consulter un médecin.

Si vous détenez ce produit, ne le consommez pas et jetez-le. Si vous le souhaitez, vous pouvez le rapporter au point de vente.

Produits rappelés

Le ministère de l’agriculture indique dans son communiqué la liste des produits rappelés par Grand Frais : il s’agit de deux rappels déjà mentionnés plus haut le 28 septembre 2026. Un troisième rappel du 3 septembre 2026, pas par Grand Frais, a semble-t-il, été omis …

Un grand merci à Joe Whitwoth sans qui nous n’aurions sans doute pas eu accès à cette information.

Complément du 5 septembre 2026

Il y a eu, en 2018, un rappel de graines de courge aux États-Unis pour cause de présence de Listeria monocytogenes.

Royaume-Uni : 50 cas supplémentaires dans l'éclosion de salmonellose. Le bilan total dépasse les 500 cas

L'UKHSA, en collaboration avec la Food Standards Agency (FSA) et d'autres partenaires de santé publique, a fait le point au 3 septembre 2026 sur l'épidémie de salmonellose. L’UKHSA poursuit son enquête sur une épidémie de salmonellose au Royaume-Uni conjointement avec la Food Standards Agency (FSA) et d'autres partenaires de santé publique, sur trois foyers de cas à Salmonella Enteritidis (t5.9411, t5.9765 et t0.24068) au Royaume-Uni ; les éléments recueillis suggèrent un lien possible avec des œufs importés.


Au 1er septembre 2026, on dénombrait :

- un total de 305 cas confirmés et un décès liés au foyer de cas t5.9411 en Angleterre, avec des dates de prélèvement allant du 11 août 2025 au 21 août 2026 ;

- un total de 182 cas confirmés liés au foyer t0.24068 en Angleterre, sans aucun décès signalé, et des dates de prélèvement allant du 27 mai 2025 au 15 août 2026 ;

- un totalde 41 cas confirmés et un décès liés au foyer de cas t5.9765 en Angleterre, avec des dates de prélèvement allant du 27 janvier 2026 au 11 août 2026.

Les cas continuent d'être associés à la consommation de repas dans divers établissements de restauration, notamment de petits cafés, des restaurants et des points de vente à emporter. Le risque de salmonellose pour la population générale reste faible.

Hannah Charles, épidémiologiste principale à l'UKHSA, a déclaré :

Nos investigations à ce jour indiquent un lien avec des œufs importés, mais l'enquête se poursuit. Nous continuerons à assurer le suivi des cas et à rechercher d'éventuelles autres sources communes si elles venaient à être identifiées.

« Il est important de souligner que le risque global pour la population reste faible. En Angleterre, tous les prélèvements de Salmonella provenant de patients pris en charge à l'hôpital ou en soins sont systématiquement analysés par séquençage du génome entier, ce qui nous permet d'identifier et d'étudier rapidement les épidémies potentielles. » La plupart des infections à Salmonella provoquent des symptômes bénins, tels que diarrhée, crampes abdominales, vomissements et fièvre, qui disparaissent généralement sans traitement. Toutefois, l'infection peut parfois entraîner une maladie plus grave, notamment une septicémie nécessitant une hospitalisation, en particulier chez les jeunes enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli.

Le professeur Ian Young, conseiller scientifique en chef de la Food Standards Agency, a déclaré :

« Les causes exactes de ces foyers n'ont pas encore été identifiées, mais les investigations menées jusqu'à présent ont mis en évidence un lien avec des œufs importés. Rien n'indique que les œufs produits au Royaume-Uni soient concernés. »

« Nos recommandations en matière de sécurité des aliments restent inchangées : les œufs bien cuits et manipulés dans le respect des règles d'hygiène ne devraient présenter aucun risque pour la santé. Les nourrissons, les jeunes enfants, les femmes enceintes et les personnes âgées ne doivent consommer des œufs crus ou peu cuits que s'ils portent le marquage "British Lion" ou s'ils sont produits dans le cadre du programme "Laid in Britain". Cette recommandation ne s'applique pas aux personnes immunodéprimées nécessitant un régime sous surveillance médicale ; celles-ci doivent continuer à suivre les conseils médicaux qui leur sont propres.

Si vous mangez à l'extérieur ou achetez des aliments contenant des œufs, il est possible que vous ne sachiez pas s'ils portent le marquage "British Lion" ou s'ils sont certifiés "Laid in Britain". Dans ce cas, pour les personnes vulnérables, la mesure la plus sûre consiste à s'assurer que les œufs soient bien cuits et à éviter les plats contenant des œufs crus ou peu cuits, comme les mousses, la mayonnaise fraîche ou la sauce hollandaise.

Comme pour toute maladie d'origine alimentaire, une bonne hygiène reste votre meilleure protection : conservez et cuisinez les aliments conformément aux instructions figurant sur l'emballage, lavez-vous soigneusement les mains avant de manipuler des aliments et systématiquement après avoir manipulé de la viande crue, de la volaille ou des œufs. »

Selon le Daily Mail, il y aurait 50 cas de plus depuis le précédent communiqué de l’UKHSA la semaine dernière, le total passant de 474 cas à 528 cas dont deux décès.

L’origine de la contamination est activement recherchée et des cas ont été rapportés en Allemagne, Autriche, Belgique, Danemark, France et Pays-Bas.

mardi 7 juillet 2026

Cas groupés de salmonellose en France liée à des œufs de Pologne

Cas groupés de salmonellose en France liée à des œufs de Pologne, source article de Joe Whitworth paru dans Food safety News 7 juillet 2026.

Une éclosion de cas de salmonellose survenue en France a probablement été causée par des œufs contaminés provenant de Pologne.

Seize personnes ont été contaminées par Salmonella Enteritidis, dont neuf hommes et sept femmes. Quatre personnes ont été hospitalisées. Les patients étaient âgés de 1 à 55 ans et présentaient principalement de la fièvre et de la diarrhée, selon Santé publique France.

En réponse aux questions de Food Safety News, la Direction générale de l'alimentation (DGAL) a indiqué que le lien initial avait été établi grâce à une enquête auprès de patients, révélant une corrélation entre l'apparition des symptômes et la consommation de produits contenant des œufs crus. L'origine de ces œufs a ensuite été déterminée grâce au code imprimé sur les coquilles.

Les œufs blancs incriminés étaient vendus en supermarché. Ils avaient déjà été consommés lorsque le lien entre la consommation d'œufs et l'apparition des symptômes a été établi, il n'y a donc pas eu de rappel.

La DGAL a indiqué avoir contacté les autorités polonaises afin de s'assurer que toutes les mesures soient prises pour garantir la sécurité des consommateurs.

Épidémie précédente :

Lors d’une précédente épidémie, l’unité régionale Île-de-France de Santé publique France avait été informée d’un foyer de 50 cas d’infection à Salmonella Enteritidis. Il s’agissait de l’épidémie la plus importante jamais enregistrée en Île-de-France, tant par le nombre de cas que par sa durée et sa gravité.

Commentaire

Un grand merci à Joe Withworth pour ces informations. Comme presque tout le temps, l’absence de transparence et d’information sont l’apanage une fois de plus de la DGAL et de Santé publique France.

vendredi 10 novembre 2023

Le CDC rapporte un pic des infections causées par Salmonella multirésistants

«Le CDC rapporte un pic des infections causées par Salmonella multirésistants», source article de Chris Dall paru le 9 novembre 2023 dans CIDRAP News.

Les Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont rapporté que les infections humaines causées par une souche multirésistante au antibiotiques (MDR) de Salmonella liée au Mexique ont augmenté de manière significative en 2021 et 2022.

Dans un article publié dans Morbidity and Mortality Weekly Report, des enquêteurs du CDC, du ministère américain de l'Agriculture et de plusieurs services de santé publique étatiques et locaux ont déclaré que le nombre d'isolats cliniques d'une souche MDR de Salmonella enterica Newport a doublé en 2021 par rapport à la référence 2018 à 2020 et est restée élevée en 2022. La souche, qui a été identifiée pour la première fois aux États-Unis en 2016, est liée aux voyages au Mexique, à la consommation de fromage obtenu au Mexique et de viande bovine du Mexique et des États-Unis.

La souche, nommée REPJJP01, a désormais été détectée dans les 50 États et dans le District de Columbia et a provoqué plusieurs épidémies dans plusieurs États.

Souche liée au Mexique

De juin 2018 à mars 2019, une épidémie dans plusieurs États causée par la souche REPJJP01 a entraîné 255 cas d’infection et 60 hospitalisations. L'enquête sur cette épidémie a révélé que les infections, dont 43% concernaient des personnes ayant voyagé au Mexique, étaient liées au fromage à pâte molle de style mexicain obtenu au Mexique.

Mais les enquêteurs ont également trouvé des liens avec des produits bovins du Mexique et des États-Unis, ce qui suggère que la souche était présente chez les bovins des deux pays.

Les auteurs de l’article ont dit qu'une augmentation des rapports de REPJJP01 dans la base de données PulseNet du CDC - le réseau national de sous-typage pour la surveillance des maladies bactériennes d'origine alimentaire - en 2021 a déclenché une autre enquête, qui impliquait le séquençage du génome entier d'isolats cliniques et des entretiens avec des patients pour obtenir des informations sur les voyages et l’exposition alimentaire.

Les 641 isolats humains obtenus en 2021 et 2022 représentaient plus du double du nombre annuel de référence de cas détectés de 2018 à 2020 (315). Mais les auteurs disent que le nombre de cas de maladie est probablement plus élevé, avec environ 29 cas à Salmonella pour chaque cas confirmé par culture.

Sur les 1 282 personnes présentant des infections confirmées par culture causées par REPJJP01 en 2021 et 2022, 56% étaient hispaniques ou latino-américaines. Sur les 721 patients qui avaient des antécédents de voyage connus, 48% ont déclaré avoir voyagé au Mexique au cours du mois précédant le début de la maladie. Onze patients qui n'ont déclaré aucun voyage ont dit avoir mangé des aliments, notamment du queso fresco et du bœuf séché, achetés au Mexique par leur famille ou leurs amis.

Sur les 721 patients disposant de données d'hospitalisation, 247 (33%) ont été hospitalisés et 2 sont décédés. La grande majorité des isolats de patients (1 141, 89%) étaient résistants ou avaient une sensibilité réduite à au moins un antibiotique recommandé pour le traitement, et 1 110 (87%) étaient MDR.

«Le taux d'hospitalisation élevé est cohérent avec les études indiquant que les patients atteints d'infections à Salmonella résistantes aux antimicrobiens sont plus susceptibles d'être hospitalisés», ont écrit les auteurs. «L'augmentation des infections par cette souche MDR est préoccupante car elle limite les options de traitement, a des conséquences plus graves et crée des opportunités de propagation des gènes de résistance.»

Plusieurs voies de transmission

Une enquête supplémentaire sur deux épidémies dans plusieurs Etats en 2021 a révélé que la viande bovine, y compris le viande bovine séchée, était un véhicule suspecté dans l'une des épidémies. Un échantillon de viande hachés bovine ayant une souche de Salmonella Newport qui était génétiquement impossible à distinguer des isolats cliniques était le véhicule confirmé dans l'autre foyer. La plupart des 25 isolats analysés provenant de bovins (produits bovins et échantillons de caecaux) étaient résistants et 65% étaient MDR.

Les résultats indiquent que la souche a plusieurs voies de transmission.

«Cette souche pourrait se propager aux États-Unis par le biais de voyageurs revenant du Mexique, de bovins nés ou élevés au Mexique et abattus aux États-Unis, ou de viande bovine ou de fromage importés du Mexique», ont écrit les auteurs. «La souche REPJJP01 pourrait également se propager aux États-Unis par l'intermédiaire d'animaux ou de produits bovins.»

Salmonella est à l'origine d'environ 1,35 million de maladies et de 26 500 hospitalisations aux États-Unis chaque année.

Le CDC dit qu'il continue de travailler avec les services de santé locaux et étatiques afin d’identifier les sources d'infection. En attendant, il exhorte les cliniciens à être conscients du potentiel de multirésistance aux médicaments chez les voyageurs vers le Mexique atteints de salmonellose, et avertit les consommateurs de suivre les pratiques de sécurité des aliments à l'étranger, comme éviter la viande bovine ou d'autres aliments vendus par des vendeurs ambulants.

mardi 3 octobre 2023

33 nouveaux cas dans une épidémie à Salmonella liée aux tortues de compagnie

«33 nouveaux cas dans une épidémie à Salmonella liée aux tortues de compagnie», source article de Stéphanie Soucheray paru le 2 octobre 2023 dans CIDRAP News.

Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) a mis à jour ses informations sur une épidémie à Salmonella liée à des tortues de compagnie, qui comprend 33 nouveaux cas et 7 autres États touchés. Il y a désormais 59 cas de maladie et 23 hospitalisations dans une épidémie touchant 18 États. Aucun décès n'a été signalé.

La Pennsylvanie compte 10 cas, le Tennessee 7 et la Californie 6. Les maladies ont commencé à des dates allant du 27 octobre 2022 au 26 août 2023. L'âge médian des cas est de 7 ans et 39% ont moins de 5 ans.

«Les responsables de la santé publique de l'État et locaux ont interrogé des personnes sur les animaux avec lesquels ils ont été en contact au cours de la semaine précédant leur maladie», a indiqué le CDC. «Sur les 46 personnes qui ont fourni ces informations, 33 (72%) ont déclaré avoir été en contact avec des tortues de compagnie. Sur les 26 personnes qui ont indiqué la taille de la tortue de compagnie, 26 (100%) ont signalé un contact avec des tortues de compagnie dont la carapace mesurait moins de 4 pouces (10 cm) de long.»

La vente de tortues de compagnie de moins de 4 pouces de long est interdite au niveau fédéral car ces animaux sont liés à un certain nombre d'infections. Mais les animaux sont relativement faciles à obtenir en ligne ou dans certaines animaleries.

Le CDC exhorte les personnes à toujours se laver les mains après avoir manipulé des tortues de compagnie, à n'acheter que des tortues de plus de 4 pouces et d’éviter de les embrasser.

vendredi 25 août 2023

France : Suspicion de cas de salmonellose liés à la consommation d'œufs


Des œufs frais de poules élevées au sol de Belgique seraient concernés par une suspicion de salmonellose liée à la consommation d’œufs, selon une notification au RASFF de l’UE par la France le 24 août 2023. Ces œufs ont été distribués en France.

D’après la notification, il y aurait 10 personnes atteintes de salmonellose.

Aura-t-on des informations ? Rien n'est moins sûr !

A suivre ...

dimanche 20 août 2023

Salmonellose, ce n'est pas toujours les aliments. Les petites tortues sont une Salmonella factory !

«Tortues et Salmonella», source CDC.

Une loi fédérale interdit la vente et la distribution de tortues à carapace de moins de 10 cm de long comme animaux de compagnie car elles ont causé de nombreux cas de maladie, en particulier chez les jeunes enfants. Malgré l'interdiction, ces tortues peuvent parfois être trouvées illégalement en ligne et dans les magasins, les marchés aux puces et les stands en bordure de route.

Les tortues de compagnie de toute taille peuvent héberger des germes comme Salmonella dans leurs excréments, même si elles ont l'air saines et propres. Ces germes peuvent facilement se propager à leur corps, à l'eau du réservoir et à tout ce qui se trouve dans la zone où elles vivent et se déplacent.

Vous pouvez tomber malade en touchant une tortue ou quoi que ce soit dans son environnement, puis en touchant votre bouche ou vos aliments avec des mains non lavées et en avalant des germes comme Salmonella .

Complément

Une épidémie à Salmonella liée aux tortues de compagnie rend malade 26 personnes dans 11 États des États-Unis. Source CIDRAP News.

mercredi 19 juillet 2023

Suisse : Rapport sur les foyers de toxi-infections alimentaires 2022 avec un focus sur l'affaire Kinder de Ferrero

L'OSAV de Suisse vient de paraître le 17 juillet 2023, le Rapport sur les foyers de toxi-infections alimentaires 2022, 9 pages.

On ne peut pas demander cela à notre pays, lui qui vient de publier le 2 juin 2023 les données de 2021, mais avec un sursaut, tout est possible ...

A noter qu’une étude est parue en 2023 dans Journal of Consumer Protection and Food Safety sur les Foyers de toxi-infections alimentaires en Suisse de 2007 à 2021.

En Suisse, les foyers de toxi-infections alimentaires étaient peu fréquents jusqu’en 2020 (13 foyers). Par contre, une augmentation significative de leur nombre a été enregistrée en 2021 (37) et ce chiffre se maintient en 2022 (40). Les causes de cette hausse ne sont pas confirmées, mais des hypothèses peuvent être formulées.  

Les hypothèses énoncées pour l’explication de la hausse du nombre de foyers en 2021 peuvent être reprises pour les cas rapportés en 2022. Tout d’abord, on sait que les cas de toxi-infections alimentaires ne sont pas tous notifiés et que les données ainsi collectées ne donnent pas nécessairement une image complète de la situation réelle. L’annonce des cas dépend de différents facteurs, entre autres, du nombre de malades, de la gravité de la maladie, des hospitalisations éventuelles ainsi que de la collaboration des différents acteurs impliqués (patients, médecins, organes de contrôle). Depuis 2019, l’OSAV a travaillé pour sensibiliser les diverses autorités concernées à l’importance d’annoncer les cas, et a mis en place des projets pour leur fournir des outils d’investigations nécessaires lors de tels évènements. Ces outils sont aujourd’hui à la disposition des autorités et l’augmentation du nombre de cas est peut-être le reflet d’une meilleure sensibilisation.

Les petits foyers, associés à un petit nombre de personnes, sont aussi peut-être désormais déclarés de manière plus systématique, même si leur cause n'a pas pu être définitivement élucidée. Enfin, un simple hasard peut aussi constituer une hypothèse plausible. Les chiffres des années prochaines nous apporteront peut-être une réponse.

En 2022, les autorités de surveillance ont enregistré 40 foyers de toxi-infections alimentaires dans toute la Suisse. Au total, plus de 780 personnes sont tombées malades, au moins 40 ont dû être hospitalisées et un décès est survenu.

L’agent infectieux à l’origine des foyers a pu être déterminé, avec une haute probabilité, dans 16 des 40 foyers rapportés. Par contre, l’aliment à l’origine de la contamination n’a été identifié de façon sûre ou très probable que dans 9 foyers. «de façon sûre» (sept foyers) signifie que l’agent pathogène a été retrouvé dans la denrée, et «très probable» (deux foyers) signifie qu’un lien avec un aliment a été établi grâce aux associations épidémiologiques.

Des détails sur quelques foyers marquants en Suisse sont fournis, mais ce qui retiendra l’attention c’est cette une longue et méticuleuse description du calendrier des cas de salmonellose en liaison avec les produits Kinder de chez Ferrero. Description recommandée par le blog !

Cas de salmonellose et les produits Kinder de chez Ferrero

Un autre foyer touchant l’ensemble de la Suisse a été lié à une flambée internationale due à la consommation de produits chocolatés. Au total 17 pays ont été touchés, impliquant 455 cas de salmonellose dont la majorité a concerné des enfants de moins de 10 ans.

Le 17 février 2022, le Royaume-Uni annonce à l’ECDC avoir détecté un cluster de 18 infections monophasiques dues à une même souche de Salmonella Typhimurium [Salmonella Typhimurium de séquence type (ST) 34].

Le 25 mars, la Commission européenne informe via le réseau d’alerte rapide RASFF les Etats-membres de l’UE de la survenue d’infections d’origine alimentaire. Un produit à base de chocolat est le principal suspect.

Les entrevues de cas et les enquêtes épidémiologiques ont suggéré que certains produits chocolatés de la marque «Kinder» de l’entreprise Ferrero, fabriqués dans une usine de transformation en Belgique, étaient des vecteurs probables à l’origine des infections. Sur la base des contrôles officiels, l’autorité belge chargée de la sécurité des aliments a estimé que cette usine n’était plus en mesure de garantir la sécurité de ses produits. En conséquence, l’autorisation de production a été retirée. Simultanément, l’entreprise Ferrero a décidé d’étendre le rappel mondial à tous les lots de tous les produits de la marque «Kinder» fabriqués dans cette usine belge, peu importe le numéro de lot ou la date d’expiration.

Fin mars 2022, lorsque les données de séquençage de la bactérie ont été rendues disponibles, les scientifiques ont pu relier les cas humains d’infection à l'établissement belge grâce aux techniques avancées de typage moléculaire (Whole Genome Sequencing ou WGS).

Au 8 avril 2022, 150 cas confirmés ou probables avaient été signalés dans neuf pays de l’UE/EEE (Allemagne, Belgique, Espagne, France, Irlande, Luxembourg, Norvège, Pays-Bas et Suède) et au RoyaumeUni. La plupart des cas sont âgés de moins de 10 ans et le taux d’hospitalisation avoisine les 50% en date du 12 avril.

Entre le 5 et 7 avril 2022, Ferrero Suisse SA procède au retrait et rappel volontaire de tous les produits de la marque «Kinder» fabriqué dans l’entreprise belge et distribués dans le pays. Suite aux investigations menées en Suisse, 49 cas ont pu être mis en relation avec l'épidémie survenue en Europe. Les patients sont principalement des enfants de moins de dix ans. L’âge moyen est de trois ans et géographiquement les cas se sont répartis sur 15 cantons.

Cette épidémie a évolué rapidement et les enfants ont été les plus exposés au risque d’infection grave parmi les cas signalés. Les rappels et les retraits lancés dans le monde entier ont permis de réduire le risque d’infections supplémentaires.

La source de l'infection a été établie par la suite : le point exact de contamination a été identifié dans la ligne de production de matière grasse laitière anhydre commune aux lignes de production de la marque en question (Communication personnelle EFSA : Network on Microbiological Risk Assessment 22nd meeting, 18.10.2022).

Conclusion

Il arrive très souvent qu’aucun lien direct et certain ne puisse être établi entre les aliments consommés et la maladie, principalement parce que la denrée alimentaire n’est plus disponible au moment de l’inspection ou parce que trop de temps s’est écoulé entre l’annonce des problèmes et le début des investigations. C’était le cas pour plus de la moitié des foyers en 2022 : 26 sur 40. Par ailleurs, dans 23 cas sur 40, l’agent infectieux est resté inconnu et, dans 19 cas, ni la denrée ni l’agent infectieux n’ont pu être déterminés avec certitude ou avec une haute probabilité. Dans 7 cas au moins, les inspections ont mis en évidence des problèmes au niveau des bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication, par exemple des lacunes au niveau du nettoyage ainsi qu’une conservation inadéquate des denrées et un non-respect de la chaîne du froid.

Commentaire
Saura-t-on la cause exacte de cette épidémie de salmonellose en lien avec les produits Kinder de Ferrero, il faut espérer que la justice rendra publique cette information ...
Selon Santé publique France, point au 2 juin 2022, il y avait 118 cas de salmonellose avec une souche appartenant à l'épidémie liée aux chocolats Kinder de chez Ferrero.

mercredi 8 mars 2023

L'épidémie de salmonellose dans un célèbre restaurant de Madrid aurait été causée par plusieurs employés porteurs sains de Salmonella

«L'épidémie à Salmonella chez Casa Dani aurait été causée par la maladie de plusieurs employés de l'établissement, selon une étude menée par Madrid Salud», source Vozpópuli du 7 mars 2023.

L' épidémie de salmonellose à Casa Dani fin janvier a eu son origine dans la maladie de plusieurs employés qui étaient porteurs de la bactérie sans le savoir (on appelle cela des porteurs sains -aa), selon des sources de l'enquête auprès de Vozpópuli. C'est l'hypothèse principale des procédures que Madrid Salud a menées sur l'infection alimentaire qui a touché des personnes clientes du célèbre et légendaire établissement spécialisé dans l'omelette aux pommes de terre avec plus de trente années expériences dans la capitale.

Il y aurait eu 157 personnes touchées qui ont demandé des soins de santé, dont 16 qui ont dû être hospitalisées mais qui sont déjà sorties, ont indiqué des sources du ministère de la Santé à Europa Press.

Ce restaurant situé dans le quartier de Salamanca, a fermé tous ses locaux à partir du lundi 30 janvier, après des cas d’infections survenues dans l'établissement les 25 et 26 janvier. Il est actuellement suspendu d'activité par le conseil municipal d'arrondissement, comme le réaffirment les sources municipales consultées.

Cette situation de suspension se poursuivra jusqu'à ce que l'entreprise élabore un protocole d'autocontrôles qui comprend les informations de l'organisme municipal Madrid Salud tant en ce qui concerne les mesures d'hygiène pour les employés que la manipulation des aliments. Les professionnels de Madrid Salud et les techniciens de la santé du Conseil du district de Salamanque conseilleront activement la préparation dudit protocole par la société propriétaire de Casa Dani.

Tout cela se produit parce que les études menées par les laboratoires de Madrid Salud ont déterminé que l'hypothèse principale est que derrière l'origine de l'épidémie se trouve que plusieurs travailleurs, sans le savoir, étaient porteurs de salmonella. À la suite de l'épidémie, et une fois les analyses terminées, le dossier correspondant sera ouvert, qui pourra ou non se terminer par une sanction, selon ce que des sources municipales ont expliqué à Vozpópuli.

Les mêmes fournisseurs d'œufs
Le déclencheur final d'une intoxication alimentaire a apaisé l'incertitude que le reste des établissements voisins avaient dans le Mercado de la Paz à Madrid. La raison principale est que beaucoup d'entre eux partageaient les fournisseurs d'œufs de Casa Dani. L'hypothèse principale de l'origine de l'épidémie est déjà connue des commerçants environnants depuis plusieurs jours et ceux-ci gardent confiance en cette entité.

Des sources de Casa Dani ont souligné à Vozpópuli qu’«à tout moment» ils ont collaboré avec Madrid Salud pour pouvoir donner «une réponse» à tout ce qu'ils demandaient. Ils ont apporté également des améliorations dans les trois locaux qu'ils ont dans le Mercado de la Paz.

NB : Meric à Joe Whitworth de m’avoir signalé cette information.

Commentaire
La question que l'on peut se poser est pourquoi cela n'est pas arrivé auparavant ...

mercredi 26 octobre 2022

Des scientifiques observent un arrêt au déclin de Salmonella dans deux pays

«Des scientifiques observent un arrêt au déclin de Salmonella dans deux pays», source article de Food Safety News, complété par mes soins -aa.

Des chercheurs se sont penchés sur certains des facteurs potentiellement à l'origine d'un blocage de la chute d'un type de Salmonella dans deux pays européens.

L'incidence de Salmonella Enteritidis a connu un déclin à long terme, mais cette tendance s'est stabilisée en 2012. Explorer les raisons de la tendance à la stagnation est important pour identifier les opportunités de rétablir le modèle de déclin, ont dit des chercheurs dans Eurosurveillance, «Changing epidemiology of Salmonella Enteritidis human infections in the Netherlands and Belgium, 2006 to 2019: a registry-based population study».

L'étude visait à identifier les facteurs qui pourraient expliquer la tendance des infections de 2006 à 2019 dans deux pays voisins de l'UE. Il a montré qu'une incidence accrue était associée à la saison, aux individus plus jeunes, aux cas liés aux voyages et à la survenue d'épidémies potentielles.

Salmonella Enteritidis est responsable respectivement d'environ 30% et 20% de tous les cas de salmonellose en Belgique et aux Pays-Bas. La déclaration de salmonellose n'est pas obligatoire aux Pays-Bas. Le système de surveillance couvre 62% de la population néerlandaise.

Au total, 5 377 cas à Salmonella Enteritidis de 2006 à 2019 ont été rapportés aux Pays-Bas, dont 188 ont été exclus en raison de données manquantes sur l'âge et le sexe. En Belgique, 8 819 cas ont été rapportés, dont 541 omis en raison de données manquantes.

Différences par pays
Le nombre de patients était le plus élevé en été dans les deux pays. Aux Pays-Bas, la plupart des patients étaient âgés de 15 à 59 ans, tandis qu'en Belgique, les tranches d'âge de 0 à 4 ans et de 15 à 59 ans comptaient le plus de cas.

Aux Pays-Bas, la proportion de cas signalés avec des antécédents de voyage connus était de 17% et en Belgique, elle était de 5%, sur la base des données à partir de 2013.

Dans les deux pays, l'incidence de l'infection à Salmonella Enteritidis a considérablement diminué jusqu'en 2015, date à laquelle une tendance à la hausse a commencé. Les épidémies potentielles ont également augmenté après 2015.

Aux Pays-Bas, le taux de cas d'infection invasive était significativement plus élevé de 2015 à 2019 que de 2006 à 2014.

En Belgique, il y a eu plus de cas d’infection dans les tranches d'âge de 5 à 14 ans et de 15 à 59 ans en 2015 à 2019 par rapport à 2006 à 2014.

L'une des plus grandes épidémies à Salmonella Enteritidis liées aux œufs de Pologne a été signalée en 2016, qui a fortement touché les Pays-Bas et la Belgique. Deux autres épidémies se sont produites en 2019 : l'une liée aux œufs d'Espagne qui a touché les deux pays et l'autre liée à Lahmacum, une pizza turque, qui ne se trouvait qu'aux Pays-Bas.

Avant 2016, aucune grande épidémie n'avait été détectée aux Pays-Bas et en Belgique. L'introduction du séquençage du génome entier (WGS) en 2016 a permis d'identifier des clusters d'épidémies parmi des cas qui, autrement, auraient été manqués.

Des recherches futures devraient se concentrer sur des domaines tels que le degré d'urbanisation et le statut socio-économique. Une prochaine étape consisterait à explorer les facteurs au niveau de la production animale primaire et des niveaux de pathogénicité des souches qui pourraient potentiellement jouer un rôle dans les tendances observées, ont déclaré les scientifiques.

Dans la conclusion, les auteurs notent,
L'incidence de Salmonella Enteritidis ne diminue plus aux Pays-Bas ou en Belgique. Alors qu'une augmentation statistiquement significative a été observée aux Pays-Bas à partir de 2015, la Belgique a montré une tendance similaire, mais pas (encore) statistiquement significative. Bien que la situation puisse changer dans les années à venir, il a été démontré que la pandémie de COVID-19 a également eu un impact significatif sur cette maladie ainsi que sur d'autres maladies infectieuses. mesures de santé publique et modification des comportements de recherche de soins et de diagnostic. Quoi qu'il en soit, notre étude a montré qu'une incidence accrue de Salmonella Enteritidis était associée à la saison, en particulier à l'été et à l'automne, aux individus plus jeunes, aux cas liés aux voyages, à la résistance aux antimicrobiens et à la survenue d'épidémies potentielles. En particulier, la survenue d'épidémies potentielles dans les deux pays et d'infections invasives aux Pays-Bas a augmenté après 2015, ce qui pourrait expliquer en partie la tendance observée de l'incidence de Salmonella Enteritidis. Bien que l'effet de ces facteurs sur l'incidence de Salmonella Enteritidis puisse varier selon la situation, ils offrent des opportunités pour l'identification de cibles d'intervention et une enquête plus approfondie sur les causes possibles de la tendance à la stagnation de Salmonella Enteritidis. Pourtant, d'autres facteurs au niveau de la production primaire (animale) et des niveaux génomiques des agents pathogènes doivent être davantage élucidés.

samedi 22 octobre 2022

Il était une fois les mésaventures d’un directeur de l’assurance qualité aux Etats-Unis

Bill Marler, l’avocat bien connu aux Etats-unis en sécuirté des aliments, nous relate cette triste histoire dans un article paru le 21 octobre 2022 dans le Marler Blog, «Un manager de Honey Smacks de Kellogg plaide coupable à l'introduction d'aliments contaminés par Salmonella»

Un ancien directeur de l'assurance qualité du fabricant de produits alimentaires Kerry Inc. a plaidé coupable aujourd'hui à des accusations liées à la fabrication de céréales pour petit-déjeuner liée à une épidémie de salmonellose en 2018, ou d’intoxication alimentaire à Salmonella.

Ravi Kumar Chermala, 47 ans, a plaidé coupable de trois chefs d'accusation pour avoir provoqué l'introduction d'aliments contaminés dans le commerce entre des Etats des Etats-Unis. Chermala, directeur de l'assurance qualité de Kerry jusqu'en septembre 2018, a supervisé les programmes de nettoyage-désinfection dans diverses usines de fabrication de Kerry, dont une usine à Gridley, dans l'Illinois, qui fabriquait les céréales pour petit-déjeuner Honey Smacks de Kellogg pour le client de Kerry, la société Kellogg. En plaidant coupable, Chermala a admis qu'entre juin 2016 et juin 2018, il avait ordonné à ses subordonnés de ne pas rapporter certaines informations à Kellogg's sur les conditions à l'installation de Gridley. En outre, Chermala a admis qu'il avait ordonné à des subordonnés de l'installation de Gridley de modifier le programme de l'usine pour surveiller la présence des pathogènes dans l'usine, limitant ainsi la capacité de l'installation à détecter avec précision les conditions non sanitaires.

«Les professionnels de la sécurité des aliments ne peuvent pas dissimuler des problèmes potentiellement dangereux aux clients ou aux services réglementaires gouvernementaux», a déclaré le procureur général adjoint Brian M. Boynton, chef de la division civile du ministère de la Justice. «Le ministère continuera de travailler avec ses partenaires chargés de l'application de la loi pour tenir responsables ceux qui se livrent à une telle conduite.»

«L'annonce d'aujourd'hui renforce le fait que si un individu enfreint les règles de sécurité des aliments ou dissimule des informations pertinentes, nous chercherons à le tenir pour responsable», a déclaré l'agent spécial Lynda M. Burdelik, du bureau local des enquêtes criminelles de la FDA à Chicago. «La santé des consommateurs américains et la sécurité de nos aliments sont trop importantes pour être contrecarrées par les actes criminels d'un individu ou d'une entreprise.»

En juin 2018, la FDA des États-Unis et le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) ont annoncé qu'une épidémie en cours de cas de salmonellose aux États-Unis pouvait être attribuée à des céréales Honey Smacks de Kellogg produites dans les installations de Kerry à Gridley. En réponse, Kellogg's a volontairement rappelé tous les Honey Smacks fabriqués à l'usine depuis juin 2017. Le CDC a finalement identifié plus de 130 cas de salmonellose liés à l'épidémie, les dates d'apparition de la maladie commençant en mars 2018. Le CDC n'a identifié aucun décès lié à ce foyer.

La salmonellose peut provoquer des symptômes tels que diarrhée, fièvre et crampes abdominales qui durent plusieurs jours chez les adultes en bonne santé. En l'absence de traitement rapide, la salmonellose peut provoquer une déshydratation sévère et même la mort chez les nourrissons, les jeunes enfants, les personnes âgées, les greffés, les femmes enceintes et les personnes dont le système immunitaire est affaibli.

Chermala a plaidé coupable devant le juge d'instruction Jonathan E. Hawley à Peoria, Illinois. La date de condamnation est prévue pour le 30 janvier 2023. De plus amples informations sur l'affaire ont été publiées le 21 octobre 2022 sur le site Internet d'information du département de la justice dans l’affaire Etats-Unis versus Chermala.

L'affaire fait l'objet d'une enquête par l’Office of Criminal Investigations de la FDA. L'affaire est poursuivie par le procureur Cody Matthew Herche et le procureur principal James T. Nelson du département de la Justice, Direction de la protection des consommateurs de la division civile.

samedi 15 octobre 2022

Plus de 50 personnes atteintes de salmonellose en Suède

«Plus de 50 personnes atteintes de salmonellose en Suède», source article de Joe Whitworth paru le 15 octobre 2022 dans Food Safety News.

Plus de 50 personnes sont tombées malades dans une épidémie nationale à Salmonella en Suède dont la source n'a pas encore été identifiée.

Au total, 54 cas confirmés à Salmonella Typhimurium ont été signalés dans 20 régions différentes du pays du 17 septembre au 5 octobre.

Les patients sont âgés de 8 à 86 ans ; 31 d'entre eux sont des femmes.

Les cas ont été reliés par le séquençage du génome entier de prélèvements de patients. Cela signifie qu'ils sont suspectés d'avoir été infectés par une source commune, selon l'Agence de santé publique de Suède (Folkhälsomyndigheten).

Les unités locales de contrôle des infections, l'Agence suédoise de l'alimentation (Livsmedelsverket) et Folkhälsomyndigheten enquêtent sur l'épidémie pour identifier la source de l'infection, qui est soupçonnée d'être un aliment largement répandu en Suède.

Des entretiens avec des patients pour compiler des informations sur ce que les malades ont mangé avant de tomber malades sont en cours. Les réponses seront utilisées pour formuler des hypothèses sur la source et comparées à ce que les personnes d'un groupe témoin qui ne font pas partie de l'épidémie ont mangé.

L'incident ne semble pas être lié à une épidémie à Salmonella Typhimurium en cours au Danemark. Les responsables pensent que l'épidémie en Suède est causée par une source différente car les souches ne se regroupent pas.

Au Danemark, 14 cas ont été enregistrés entre le 15 août et le 16 septembre. Les patients sont sept hommes et sept femmes âgés de 4 à 84 ans, avec un âge médian de 61 ans.

Le Statens Serum Institut (SSI), l'Administration vétérinaire et alimentaire danoise (Fødevarestyrelsen) et le DTU Food Institute enquêtent pour trouver la source de l'épidémie.

mardi 6 septembre 2022

Finlande : Une épidémie à Salmonella rend malade plus de 50 personnes

«Finlande : Une épidémie à Salmonella rend malade plus de 50 personnes», source Food Safety News.

Dans une épidémie à Salmonella en Finlande, le nombre de personnes a doublé pour atteindre plus de 50, selon les responsables de la santé publique.

En juillet, 27 personnes dans différentes parties de la Finlande auraient contracté des infections à Salmonella Mbandaka. Début septembre, 54 personnes avaient été malades lors de l'épidémie.

Les patients sont tombés malades entre avril et août et 31 d'entre eux sont des femmes. Leur âge moyen est de 29 ans et la fourchette va de moins de 1 an à 74 ans.

Quatre personnes ont été hospitalisées en raison de leurs infections et un seul patient avait voyagé à l'étranger avant de tomber malade, a indiqué l'Institut finlandais de la santé et du bien-être (THL).

Lien vers le poulet
Sur 38 patients interrogés, 36 avaient consommé divers produits de poulet avant de tomber malades, soit à la maison, soit au restaurant.

L'autorité alimentaire finlandaise (Ruokavirasto) et les agences locales recherchent des sources potentielles sur la base des informations fournies lors des entretiens, mais jusqu'à présent, aucun produit courant n'a été identifié.

Dans l'ensemble, le nombre de cas à Salmonella a diminué au cours des 10 dernières années en Finlande.

En 2021, une importante épidémie à Salmonella a touché plus de 700 personnes. L'aliment incriminé était une salade de laitue iceberg, du concombre et des petits pois servie dans plusieurs jardins d'enfants. Au total, sept épidémies à Salmonella ont rendu malades 824 personnes, contre trois épidémies avec 21 malades en 2020.

Aux lecteurs du blog
La revue PROCESS Alimentaire censure pour une triste question d’argent les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors que la revue a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire a fermé le blog et refuse tout assouplissement. Derrière cette revue, il faut que vous le sachiez, il y a une direction aux éditions du Boisbaudry, pleine de mépris, et un rédacteur en chef complice !