Affichage des articles dont le libellé est E. coli. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est E. coli. Afficher tous les articles

mercredi 22 juillet 2026

Une nouvelle étude suggère que les particules de plastique renforcent les biofilms de E. coli ; les chercheurs soulignent les implications pour la sécurité sanitaire de l'eau potable

« Une nouvelle étude suggère que les particules de plastique renforcent les biofilms de E. coli ; les chercheurs soulignent les implications pour la sécurité sanitaire de l'eau potable », source Food Safety Magazine.

Les microplastiques et les nanoplastiques pourraient aider les bactéries pathogènes à survivre aux efforts d'élimination, leur permettant ainsi de persister dans les systèmes d'eau potable, selon une nouvelle étude publiée dans Water Research.

Plus précisément, les chercheurs ont constaté que les nanoplastiques peuvent renforcer les biofilms bactériens qui se développent à l'intérieur des canalisations d'eau potable et autres infrastructures hydrauliques. Ces biofilms deviennent plus résistants à la désinfection au chlore, ce qui peut rendre l'éradication des bactéries pathogènes des systèmes de traitement et de distribution d'eau plus difficile.

Les microplastiques et les nanoplastiques constituent déjà une préoccupation croissante de santé publique en raison de l'exposition alimentaire via l'eau et les aliments, dont l'ampleur et les conséquences sanitaires restent encore mal connues. L’étude récente suggère que ces particules de plastique pourraient affecter indirectement la santé humaine en influençant le comportement de pathogènes comme Escherichia coli dans les systèmes aquatiques.

« Il est crucial de mieux comprendre les effets néfastes des nanoplastiques sur la santé humaine, mais aussi sur l'environnement, ce qui a une incidence indirecte sur la santé humaine », a déclaré Jingqiu Liao, co-auteur de l'étude. « Les nanoplastiques peuvent favoriser la survie des agents pathogènes résistants aux antimicrobiens, ce qui pourrait nuire à l'environnement et avoir des conséquences sur la santé publique. »

L'étude a été réalisée par des chercheurs de Virginia Tech, de l'Université Rice, de l'Académie chinoise des sciences, de l'Institut fédéral suisse des sciences et technologies aquatiques et de l'Université du Zhejiang

Les nanoplastiques renforcent les biofilms de E. coli et de Pseudomonas

Les biofilms sont des communautés de bactéries qui adhèrent aux surfaces et s'entourent d'une matrice protectrice appelée substances polymériques extracellulaires (extracellular polymeric substances pour EPS). Ces communautés microbiennes qui se développent dans les réseaux de distribution d'eau potable peuvent héberger des pathogènes opportunistes et rendre leur élimination plus difficile.

Pour comprendre l'influence des nanoplastiques sur la dynamique des biofilms, les chercheurs ont exposé des biofilms composés de deux espèces bactériennes, Escherichia coli et Pseudomonas aeruginosa, à des nanoplastiques de polystyrène chargés positivement et négativement, à des concentrations environnementales pertinentes allant de 100 à 1 000 nanogrammes par litre (ng/L). Les nanoplastiques chargés positivement ont produit les effets les plus marqués.

Les chercheurs ont constaté que les nanoplastiques pénétraient dans les cellules bactériennes et augmentaient le stress oxydatif, faisant augmenter les niveaux de dérivés réactifs de l'oxygène d'environ 2,2 fois. Ce stress activait les bactériophages dormants, des virus infectant les bactéries, provoquant une lyse partielle des cellules de E. coli et la libération de matériel intracellulaire dans le biofilm environnant.

Parallèlement, des analyses transcriptomiques et protéomiques ont montré que les nanoplastiques activaient les réponses au stress chez les bactéries, stimulaient la réplication des bactériophages et renforçaient le quorum sensing, un système de communication chimique utilisé par les bactéries pour coordonner leur comportement collectif. En communiquant entre elles, les bactéries sécrétaient de plus grandes quantités d'EPS, produisant ainsi des biofilms plus épais, plus denses et plus protecteurs.

Les chercheurs ont également observé l'activation des systèmes de défense antiviraux bactériens en réponse aux prophages, des bactériophages qui insèrent leur génome dans l'ADN de bactéries hôtes et détruisent les cellules bactériennes qu'ils infectent tout en produisant un grand nombre de nouvelles particules virales. Pour se défendre contre ces prophages, les bactéries utilisent le système CRISPR (Clustered Regularly Interspaced Short Palindromic Repeats), un ensemble de séquences d'ADN ou d'ARN.

Ensemble, ces processus ont augmenté la quantité d'ADN extracellulaire au sein du biofilm, amélioré sa résistance mécanique d'environ 1,5 fois et accru significativement sa résistance à la désinfection au chlore. L'analyse métagénomique des biofilms présents dans les pipelines a suggéré que ces interactions bactéries-phages favorisaient également le développement de communautés de biofilms multi-espèces plus résilientes.

Les auteurs ont conclu que des biofilms plus résistants et plus robustes aux désinfectants pourraient créer de nouveaux défis pour les systèmes de traitement et de distribution d'eau potable en rendant les biofilms plus difficiles à éradiquer des surfaces des infrastructures.

Des recherches futures sont nécessaires pour identifier les processus moléculaires qui régissent les réponses des biofilms complexes contenant plusieurs espèces microbiennes aux particules de plastique, ainsi que pour comprendre le rôle de la taille des particules (c.-à-d. microplastiques vs nanoplastiques) sur la dynamique bactéries-phages.

Ces conclusions s'appuient sur des preuves émergentes liant les plastiques aux risques microbiens.

Ces nouvelles découvertes viennent s'ajouter à un ensemble croissant de recherches suggérant que les microplastiques et les nanoplastiques peuvent modifier le comportement bactérien de manière à accroître la persistance microbienne, la résistance aux antimicrobiens (RAM) et la virulence.

Par exemple, une étude menée en 2025 par l'Université de Boston a révélé que les microplastiques augmentaient la résistance aux antimicrobiens et la formation de biofilms chez E. coli, ce qui soulève des inquiétudes quant au fait que la pollution plastique pourrait contribuer à la propagation de la résistance aux antimicrobiens parmi les agents pathogènes d'origine alimentaire.

Des chercheurs de l'Université de l'Illinois à Urbana-Champaign avaient rapporté des résultats similaires concernant les nanoplastiques. Cette étude avait révélé que les nanoplastiques chargés modifiaient la croissance, la viabilité, les réponses au stress physiologique, la virulence et la formation de biofilm de E. coli pathogène. Une autre étude avait également montré que les nanoplastiques augmentaient la virulence de Salmonella, favorisaient la formation de biofilm et exacerbaient la résistance aux antimicrobiens, les effets étant plus marqués à des concentrations plus élevées.

Prises ensemble, ces études suggèrent que les particules de plastique peuvent influencer les communautés microbiennes par de multiples voies biologiques, augmentant potentiellement la persistance des bactéries pathogènes dans les matrices alimentaires et les systèmes aquatiques.

mardi 14 juillet 2026

Allemagne : Une importante épidémie régionale à E. coli a touché près de 500 personnes

En Allemagne, une épidémie régionale d'infections à E. coli (EHEC) qui a débuté à mi-août 2025 fait l'objet d'un bilan consolidé publié en juillet 2026 par les autorités sanitaires.

Un article du 14 juillet 2026 de Joe Whitworth dans Food Safety News, auquel je n’ai pas accès, apporte une mise à jour importante des données.

Selon cet article, et selon l’IA, qui s'appuie sur des données récemment publiées par l'Office régional de la santé et des affaires sociales (LAGuS) du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale :

Le précédent rapport datait du 13 novembre 2025 et le dernier rapport du Bureau régional de la santé et des affaires sociales (Landesamt für Gesundheit und Soziales - LAGuS) de Mecklenbourg-Poméranie-Occidentale du 6 juillet 2026 :

  • Près de 500 personnes touchées : Les chiffres finaux font état de 476 cas possibles (dont 428 infections formellement liées).
  • 3 décès ont été attribués à cette épidémie.
  • Les enfants particulièrement ciblés : Contrairement à la crise historique de 2011 qui touchait majoritairement les adultes, cette épidémie a principalement affecté les jeunes enfants (avec un âge médian de 4 ans chez les patients contaminés).
Caractéristiques scientifiques
  • Une souche rare, résistante et virulente : le Centre national de référence allemand a identifié le coupable comme étant la souche EHEC O45:H2. C'est un sérotype extrêmement rare en Allemagne (seulement 13 cas détectés entre 2015 et juin 2025). Ce variant possède des gènes produisant des shigatoxines (soustypes stx2a, eaeA et ehxA), le rendant particulièrement agressif et résistant à plusieurs antibiotiques.
  • Syndrome Hémolytique et Urémique (SHU) : Une proportion importante de cas, notamment chez les enfants, a développé un SHU, une complication rénale et sanguine grave. Plus de 50 cas de SHU confirmés ont nécessité des hospitalisations lourdes en soins intensifs.

Les zones géographiques concernées

L'épidémie est restée majoritairement localisée dans le nord et l'ouest de l'Allemagne.

  • L'épicentre principal était la région de Mecklenbourg-Poméranie-Occidentale (Mecklenburg-Vorpommern).
  • Des foyers importants ont également été identifiés en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (Nordrhein-Westfalen).

Origine de la contamination : un mystère irrésolu

Malgré des centaines d'entretiens approfondis avec les familles des malades, des analyses de l'environnement et des tests poussés sur les aliments suspects de la chaîne de distribution, l'origine exacte de la contamination (l'aliment vecteur) n'a jamais pu être identifiée avec certitude. La dispersion géographique laisse supposer la contamination d'une denrée alimentaire largement distribuée, mais la fin de la courbe épidémique fin 2025 a clos les recherches de terrain sans coupable désigné.

dimanche 17 décembre 2023

Conte de Noël : Une souche probiotique de E. coli peut détruire des pathogènes qui survivent à un traitement aux antibiotiques !

Il y a
E. coli et E. coli, voici un conte de Noël qui relate comment un gentil E. coli probiotique a terrassé un vilain pathogène …
Une souche probiotique de E. coli peut cibler et détruire des pathogènes qui survivent à un traitement aux antibiotiques ! 
Référence
Patricia J. Hare, Hanna E. Englander, Wendy W. K. Mok, Probiotic Escherichia coli Nissle 1917 inhibits bacterial persisters that survive fluoroquinolone treatment, Journal of Applied Microbiology, Volume 132, Issue 6, 1 June 2022, Pages 4020-4032, https://doi.org/10.1111/jam.15541 

mardi 12 décembre 2023

Suède : Des cas à E. coli liés à du persil importé

«Suède : Des cas à E. coli liés à du persil importé», source article de Food Safety News du 12 décembre 2023.

Du persil contaminé importé du sud de l'Europe a été associé à au moins 150 cas à E. coli en Suède.

Plus de 100 personnes ont été infectées par E. coli entérotoxinogène (ETEC) et E. coli entéropathogène (EPEC) après avoir consommé des aliments lors d'une conférence à Jönköping fin octobre. Une épidémie similaire a rendu 50 personnes malades à Stockholm.

À Stockholm, des personnes ont été infectées à peu près au même moment dans un restaurant qui servait du persil du même producteur. Cela a amené les responsables de la santé à croire que c'était probablement du persil italien qui était à l'origine des épidémies.

Au total, 104 participants à la conférence ont déclaré avoir souffert d'une maladie. Des échantillons ont été prélevés dans quatre cas. L'analyse a montré qu'ils étaient infectés par différentes combinaisons de E. coli pathogènes telles que ETEC, EPEC et E. coli entéroagrégatif (EAEC).

Les premiers tests alimentaires n'ont révélé aucune bactérie, parasite ou virus susceptible d'avoir provoqué l'épidémie, mais d'autres cultures en laboratoire ont confirmé ETEC et EPEC.

Relier les épidémies et la traçabilité du produit
L’Agence alimentaire suédoise (Livsmedelsverket) suit l’incident en utilisant les systèmes d’alerte de l’UE. Les autorités italiennes ont été informées afin qu'elles puissent contacter le producteur et enquêter sur ce qui s'est passé.

L'Agence de santé publique de Suède (Folkhälsomyndigheten) a séquencé des isolats ETEC provenant de deux cas à Jönköping et à Stockholm. Les résultats montrent qu'ils sont très similaires, ce qui indique que les foyers dans les deux municipalités ont une source commune.

«Nous ne savons pas comment le persil a été contaminé mais nous devons attendre l'enquête. Des foyers de cette ampleur sont relativement rares mais surviennent de temps à autre dans le pays. Il est important que nous parvenions à retracer la source de l'infection», a déclaré Monica Kollberg du bureau de protection de l'environnement et de la santé de Jönköping.

ETEC se transmet par des aliments ou de l'eau contaminés par des excréments d'animaux ou d'humains. L'infection peut provoquer une diarrhée aqueuse et des crampes abdominales. La maladie se développe un à trois jours après l'exposition et dure généralement trois à quatre jours. Les symptômes durent rarement plus de trois semaines.

EPEC se propage par des aliments ou de l'eau contaminés par des excréments d'animaux ou d'humains. Elle peut également se transmettre après avoir touché un animal, une personne ou un objet contaminé. Les symptômes comprennent une diarrhée aqueuse, une déshydratation, de la fièvre et des vomissements. Ils surviennent généralement quatre à 12 heures après l’exposition, ce qui peut prendre des jours.

En novembre, la Suède a signalé 14 cas à norovirus liés à des huîtres en provenance de France, et en octobre, un fromage de chèvre, également en provenance de France, a été à l'origine d'un foyer à Cryptosporidium avec sept cas d’infection.

Vendredi 15 décembre 2023, le blog fera paraître le Top 10 de l’année 2023 de la sécurité des aliments en France. Il s’gait d’une mise en perspective de quelques faits saillants, mais aussi avec des absents …

samedi 9 décembre 2023

Le Codex Alimentarius adopte des normes sur E. coli, les audits à distance et les promoteurs de croissance

«Le Codex Alimentarius adopte des normes sur E. coli, les audits à distance et les promoteurs de croissance», source article de Joe Whitworth paru le 9 décembre 2023 dans Food Safety News.

Des normes sur la maîtrise des STEC, pour la réutilisation de l'eau et le recours aux audits à distance ont été adoptées lors de la dernière session de la Commission du Codex Alimentarius.

Les limites maximales de résidus (LMR) pour le chlorhydrate de zilpatérol dans différents produits d'origine animale ont également été approuvées après un vote. Les textes du Codex Alimentarius sont volontaires et les pays peuvent choisir de ne pas inscrire les LMR dans la législation.

Les lignes directrices sur E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) visent à aider les gestionnaires du risque et les entreprises alimentaires dans leurs efforts visant à réduire les maladies d'origine alimentaire en fournissant des conseils et des orientations sur la maîtrise des STEC dans la viande crue bovine, le lait cru et les fromages au lait cru. Les travaux sur les STEC dans les légumes verts frais à feuilles et les graines germées sont en cours.

Les directives sur l'utilisation de l'eau donnent des conseils sur les types d'eau adaptés aux différents domaines de la production et de la transformation des aliments. Ils conseillent sur une approche basée sur les risques en matière d'approvisionnement en eau potable afin que les producteurs, les transformateurs et les manutentionnaires puissent réduire et gérer les dangers associés à la production alimentaire.

Les lignes directrices sur l'utilisation des audits et des inspections à distance décrivent sept principes qui peuvent constituer la base de tels audits dans les cadres réglementaires et faciliter la planification et la mise en œuvre.

Un code de bonnes pratiques relatif au manioc et aux produits à base de manioc fournit aux gouvernements et aux entreprises alimentaires, aux producteurs, aux transformateurs et aux distributeurs des connaissances sur les facteurs pouvant conduire à une contamination par les mycotoxines et sur les moyens de la détecter, de la réduire ou de la prévenir.

Parmi les autres normes adoptées figurent une norme régionale sur les produits de soja fermenté et des espèces de Bacillus en Asie, une limite maximale du plomb dans les plats prêts à consommer pour nourrissons et jeunes enfants et des plans d'échantillonnage pour les aflatoxines totales dans certaines céréales et produits de céréales, y compris les aliments. pour les nourrissons et les jeunes enfants.

La décision sur les promoteurs de croissance va être votée
Sur 137 votes exprimés concernant le chlorhydrate de zilpatérol dans le foie, les reins et les muscles des bovins, 88 ont voté pour l'adoption, 49 contre et 11 pays se sont abstenus. Les États-Unis ont été l'un des pays à saluer l'adoption de la norme, mais plusieurs pays ont exprimé leurs regrets face à cette décision.

En Europe, l'utilisation de promotteurs de croissance n'est pas autorisée. L'UE a déclaré qu'elle n'accepterait pas l'importation de viande provenant d'animaux étant donné ces substances. Le Royaume-Uni a déclaré que ce composé était interdit par la législation nationale.

Dans une déclaration ferme, la Chine a déclaré que la conclusion était décevante.
«Dans notre parcours vers le Codex, c'est la deuxième fois que nous assistons à l'échec du Codex, puisque la norme a été adoptée par vote. La façon dont nous sommes arrivés à la conclusion, et la conclusion elle-même, ont sapé l’esprit de négociation, sapé le principe du consensus et ont même sapé tous les efforts que nous avons déployés pendant toutes ces années pour communiquer, discuter et consulter sur cette question.»

La Russie, qui a également voté contre l'adoption de la norme, a déclaré qu'elle «regrette profondément» que la Commission du Codex Alimentarius (CCA) n'ait pas pu parvenir à un consensus sur la question en raison de divergences d'opinion.

Domaines d’intervention futurs
En 2024, la FAO organisera une réunion pour travailler sur des orientations pour la mise en œuvre de la surveillance des biotoxines marines. Un rapport sur les fraudes les plus courantes dans le secteur de la pêche et de l'aquaculture et sur les outils disponibles pour les prévenir sera également disponible au début de l'année prochaine, tout comme un rapport sur les aspects de sécurité des aliments de la fermentation de précision.

La CCA a accepté de nouveaux travaux visant à élaborer des lignes directrices pour les mesures de maîtrise de l'hygiène alimentaire dans les marchés traditionnels et à prévenir ou réduire l'intoxication ciguatérique. Les révisions des documents sur le contrôle du Vibrio pathogène dans les produits de la mer et la traçabilité des produits ont également été soutenues.

Les travaux sur les niveaux maximaux d'aflatoxines totales dans le paprika, le gingembre, le poivre noir et blanc et le curcuma ainsi que d'ochratoxine A dans ces trois derniers produits ont été interrompus.

Commentaire
On lira «Codex Alimentarius: 60 années au service de la sécurité sanitaire des aliments». La 46e session de la Commission du Codex Alimentarius s’ouvre par une cérémonie spéciale retraçant six décennies d’accomplissements.

mardi 28 novembre 2023

Une étude révèle davantage de preuves de la présence de bactéries résistantes dans les aliments à base de viande crue pour animaux

«Une étude révèle davantage de preuves de la présence de bactéries dans les aliments pour animaux à base de viande crue», source article de Food Safety News paru le 28 novembre 2023.

Des scientifiques ont découvert une forte association entre les chiens excrétant E. coli résistant à la ciprofloxacine et leur alimentation crue.

E. coli, qui peut entraîner une intoxication alimentaire, est également la principale cause d’infections des voies urinaires et du sang au Royaume-Uni.

La ciprofloxacine appartient à un groupe d'antibiotiques appelés fluoroquinolones, qui traitent les infections bactériennes chez les humains et les animaux. Lorsque E. coli résiste aux antibiotiques, les infections sont plus difficiles à traiter, ce qui rend les patients plus susceptibles d'être hospitalisés et de mourir.

L'étude a examiné E. coli résistant à la ciprofloxacine chez 600 chiens de compagnie en bonne santé en 2019 et 2020. Des chercheurs de l'Université de Bristol ont demandé aux propriétaires de répondre à une enquête avec des détails sur leur chien, le régime alimentaire de l'animal, les environnements dans lesquels il marchait et si leur animal de compagnie avait été traité avec des antibiotiques.

Lorsque les chiens excrètent des bactéries résistantes dans l’environnement et dans la maison, ces bactéries risquent d’être transmises à leurs propriétaires et à d’autres personnes.

Les données microbiologiques et d’enquête ont montré que donner de la viande crue aux chiens était le seul facteur de risque significatif parmi les personnes évaluées, associé à l’excrétion de bactéries résistantes dans les selles du chien, selon l’étude publiée dans la revue One Health.

Risque d'infection humaine

Matthew Avison, professeur de bactériologie moléculaire qui a dirigé l'étude, a dit : «La viande crue, qu'elle soit destinée à la consommation humaine après cuisson ou vendue comme aliment cru pour chiens, est susceptible d'être contaminée par E. coli résistant aux antibiotiques. La cuisson tue les bactéries et une bonne hygiène des mains réduit le risque immédiat que ces bactéries soient avalées et pénètrent dans l’intestin d’une personne.

«Choisir de nourrir un chien avec de la viande crue signifie qu'une personne doit presque certainement manipuler la viande crue, et notre étude montre clairement que l'alimentation crue signifie également que les propriétaires d'animaux sont susceptibles d'interagir avec un animal excrétant E. coli résistant.»

Avison a ajouté que des incitations devraient être accordées aux entreprises d'aliments pour chiens pour qu'elles s'approvisionnent en viande auprès d’élevages ayant de bonnes politiques d'utilisation des antibiotiques et qu'elles testent la viande pour détecter les bactéries résistantes avant de la vendre. Des limites plus strictes devraient également être fixées quant à la quantité de bactéries autorisées dans la viande vendue pouvant être consommée crue, par rapport à la viande cuite avant d'être consommée.

Des échantillons ont été collectés auprès de 303 chiens ruraux dans 274 ménages et de 297 chiens urbains dans 289 ménages. Des E. coli résistants aux fluoroquinolones ont été détectés dans des échantillons fécaux de 22 chiens ruraux et 35 chiens urbains.

L'étude a fourni des preuves du partage de E. coli résistant entre les chiens, les humains et les bovins. Les E. coli résistants aux fluoroquinolones provenant de chiens ruraux avaient tendance à appartenir à des types de séquences couramment excrétés par les bovins. Ceux provenant de chiens urbains portaient principalement des gènes de résistance communs chez E. coli humain.

Les chercheurs ont déjà étudié E. coli résistant aux fluoroquinolones à partir d'isolats urinaires humains et d'échantillons fécaux de bovins laitiers dans le sud-ouest de l'Angleterre.

En 2022, deux études de l’Université de Bristol ont révélé que des chiens nourris avec un régime à base de viande crue étaient plus susceptibles d’excréter E. coli résistant aux antibiotiques dans leurs fèces.

Le Dr Jordan Sealey, chercheur associé à l'École de médecine cellulaire et moléculaire, a dit : «Les mesures individuelles visant à réduire le risque de bactéries résistantes excrétées par les chiens comprennent le passage à un régime alimentaire non cru ou l'approvisionnement en viande de bonne qualité qui peut être cuite, puis il faut la cuire.

«Choisir de nourrir un chien avec de la viande provenant d'animaux élevés dans des élevages au Royaume-Uni ou dans d'autres pays où l'utilisation d'antibiotiques d'importance cruciale dans l'agriculture est très faible, peut également réduire le risque qu'il mange des bactéries résistantes avec son dîner.»

lundi 27 novembre 2023

Toulouse : Ce n'était pas un E. coli inoffensif mais un STEC à la crèche

Toulouse : E. coli STEC à la crèche ! Enfin, un communiqué de l’ARS Occitanie qui parle bien de E. coli producteurs de shigatoxines ou STEC ...

Point de situation suite à une infection à la crèche des Minimes (Toulouse), source communiqué du 23 novembre 2023 de l’ARS Occitanie.

Suite à des diarrhées importantes, 6 jeunes enfants fréquentant la crèche des Minimes à Toulouse, ont du être hospitalisés au CHU de Toulouse. A ce jour, 2 d’entre eux restent hospitalisés. Leur état clinique s’améliore progressivement, mais les équipes médicales restent vigilantes.

L’information des familles a été accompagnée de recommandations médicales afin de surveiller l'apparition de symptômes et de consulter rapidement dans ce cas. La crèche a été fermée quelques jours, avant de réouvrir ce matin.

Des coprocultures effectuées chez des enfants ont mis en évidence une infection à Escherichia coli, bactérie qui peut être productrice de shiga-toxines. Cette infection peut mener à de rares complications graves, qui touchent principalement les jeunes enfants. Des prélèvements sur les surfaces utilisées ont également été réalisés au sein de cet établissement et des analyses des repas ont été effectuées.

Un nettoyage approfondi des locaux a été réalisé. Les protocoles de nettoyage de l’établissement ont été renforcés avec l'appui et l’intervention du Centre d'appui pour la prévention des infections associées aux soins (CPIAS).

Le retour dans l'établissement des enfants et agents reste conditionné à un résultat négatif de dépistage d’E. coli producteurs de shigatoxines, afin d’éviter un nouveau foyer de contamination.

A ce stade, les équipes de l’ARS, appuyées par celles de Santé publique France, poursuivent leurs investigations en collaboration avec les services de l’Etat (DDPP) et de la Mairie de Toulouse, pour déterminer l’origine de cette contamination.

Commentaire

Il faut souhaiter que ces enfanst s'en sortent le plus rapidement possible.

jeudi 23 novembre 2023

Toulouse : Contamination de la crêche par E. coli, trois enfants encore hospitalisés

Il s’agit d’une suite du précédent article du blog. «Toulouse. Bactérie E. coli à la crèche : trois enfants encore hospitalisés», source actu du 22 novembre 2023.

Alors que six enfants ont été hospitalisés après avoir été contaminés à la bactérie E. coli, dans une crèche municipale de la Ville rose, et que trois d’entre eux le sont toujours ce mercredi 22 novembre 2023, l’opposition accuse la majorité de manque de «transparence» dans ce dossier.

«Des économies budgétaires sont-elles réalisées au détriment de la sécurité des enfants ?», interrogent ainsi les élus du groupe écologiste au conseil municipal de Toulouse, quand la majorité déplore une «polémique politicienne, sur le dos de la santé des plus petits».

Six enfants hospitalisés au départ, trois à ce jour

Au lendemain de l’annonce d’une contamination à la bactérie E. coli à la crèche des Minimes, l’ARS annonce ce mercredi 22 novembre 2023 que parmi six enfants hospitalisés à l’Hôpital Purpan, trois le restent à ce jour.

D’après nos informations, une petite dizaine d’enfants de cette crèche, qui en accueille au total 57, aurait au total été contaminée par ladite bactérie, à divers degrés.

«Suite à des diarrhées importantes, six jeunes enfants fréquentant la crèche des Minimes à Toulouse, ont dû être hospitalisés au CHU de Toulouse. À ce jour, trois d’entre eux restent hospitalisés. Leur état clinique s’améliore progressivement, mais les équipes médicales restent vigilantes», selon l'ARS Occitanie.

L’ARS fait également état d’une «évolution favorable» de la situation d’un de ces trois enfants, dont «la sortie d’hospitalisation prévue en fin de semaine». Retranchées derrière le secret médical, les autorités - municipales et sanitaires - n’en disent pas davantage sur l’état de santé des autres enfants concernés. Au grand dam de l’opposition, qui a interpellé mardi lesdites autorités.

Comment la bactérie est-elle entrée à la crèche ?

Après avoir «immédiatement informé toutes les familles de la situation», la mairie avait pris la décision de fermer la crèche du lundi 13 au mardi 21 novembre inclus, «le temps nécessaire pour faire des analyses, en lien avec l’ARS et le laboratoire départemental».

Commentaire

Mauvaise com de la Ville et de l’ARS et après on tente de rattraper les chose comme on peut.
Il faut souhaiter un prompt rétablissement à ces trois petits. Le spectre STEC planne sur la contamination de la crêche, mais personne ne veut en parler ...

mardi 21 novembre 2023

Toulouse : Plusieurs enfants hospitalisés dans une crèche après une contamination à E. coli

Source France 3 régions du 21 novembre 2023. La mairie de Toulouse a fermé une crèche suite à la découverte de plusieurs cas d'enfants atteints par la bactérie E. coli. Si les nouvelles des enfants se veulent rassurantes, l'origine de la contamination reste inconnue.

Que s'est-il passé à la crèche des Minimes de Toulouse ? C'est sur cette question que planchent les experts de l'ARS Occitanie après la découverte de plusieurs enfants atteints par la bactérie Escherichia coli.

Les premiers symptômes se sont déclarés, vendredi 10 novembre 2023, chez plusieurs enfants. Rapidement prévenus, les services de la mairie de Toulouse et du CCAS décident la fermeture de la crèche et alertent les parents des 54 enfants accueillis dans l'établissement.

Réanimation

«Nous avons mis en place un dispositif d'astreinte dès le week-end afin d'informer en temps réel les familles ainsi que le personnel de la crèche», explique Laurence Katzenmayer, adjointe en charge de la petite enfance et des crèches à la mairie de Toulouse.

La crainte est alors réelle de devoir affronter une contamination massive parmi ce public d'enfants vulnérables. D'autant plus que cette crèche s'intègre dans un projet intergénérationnel avec un EHPAD voisin au cours duquel seniors et enfants sont quasi quotidiennement en contact.

Dans les heures qui suivent, certains enfants malades voient leur état s'aggraver et sont hospitalisés, certains au service de réanimation de Purpan, selon une source proche des faits. Ils y resteront plusieurs jours avant d'être remis sur pieds. Aucun autre cas de contamination n'est alors à déplorer.

Origine de la contamination encore inconnue

Pendant ce temps, des équipes spécialisées procèdent à des prélèvements dans la crèche avant de les mettre en culture. «Une fois les prélèvements effectués, nous avons procédé à un nettoyage de fond et rigoureux», précise l'élue.

À l'heure de la publication de cet article, les investigations se poursuivent afin de trouver l'origine de la contamination. Seule certitude, la bactérie ne vient pas de l'alimentation. Les enfants touchés n'avaient en effet pas mangé les mêmes choses et les analyses sont restées vierges.

La crèche devrait rouvrir ces portes ce mercredi. «Aucun dysfonctionnement n'a été relevé», déclare Laurence Katzenmayer avant de poursuivre : «nous avons également procédé au dépistage de tous les enfants et de leurs familles ainsi que du personnel de l'établissement. Tout le monde est négatif, ce qui nous a conduits à prendre la décision de réouverture

Un soulagement pour le personnel, selon l'élue, qui souligne l'investissement des équipes d'accueil de la petite enfance et l'état de choc dans lequel cette contamination les a plongés. Un accompagnement psychologique a d'ailleurs été mis en place afin d'aider ces agents à traverser ces moments.

Commentaire

On ne connaît pas avec avec précision le nombre d’enfants touchés, étonnant, non ?
Escherichia coli signifie-t-il ici Escherichia coli producteurs de shigatoxines ? Personne n’en parle …
Pas d’information sur le site de l’ARS Occitanie.
Le fait que l’on ne trouve rien dans les aliments ne signifie pas qu’il n’y pas de E. coli dans l’environnement.

mardi 7 novembre 2023

Le Danemark décourvre la source de l’épidémie à E. coli. Plus de cas de maladie dans l'épidémie à E. coli en Norvège

«Le Danemark décourvre la source de l’épidémie à E. coli. Plus de cas de maladie dans l'épidémie en Norvège», source article de Food safety News paru le 7 novembre 2023.

Les autorités danoises ont résolu une épidémie à E. coli liée à de la viande qui a rendu six personnes malades. Le précédent article du blog sur ce sujet est ici.

Depuis fin mars, une demi-douzaine de personnes atteints par E. coli O157:H7 sont tombés malades et une a développé un syndrome hémolytique et urémique (SHU). Le SHU est une complication grave associée aux infections à E. coli qui provoque une insuffisance rénale. Le premier patient a été identifié en mars, mais les cinq autres infections sont survenues vers septembre.

Cinq personnes ont été hospitalisées, mais aucun décès n'a été enregistré, a indiqué le Statens Serum Institut (SSI). Les patients étaient cinq hommes et une femme âgés de 2 à 35 ans.

Le SSI, l'Administration vétérinaire et alimentaire danoise (Fødevarestyrelsen) et le DTU Food Institute ont enquêté sur l'épidémie liée à un type de steak de bœuf, grâce à des entretiens avec des patients.

Des entretiens avec des personnes malades ou leurs proches, l'analyse des données d'achat, la traçabilité du produit et des visites d'inspection dans une entreprise de production anonyme ont montré que la source de l'infection était probablement un lot de steak haché.

Le lot concerné n'est plus sur le marché et l'Administration vétérinaire et alimentaire danoise aide l'entreprise à prendre des mesures pour éviter qu'un tel incident ne se reproduise.

La souche épidémique était E. coli O157:H7 de séquence type 11 de séquence et était positive pour le sous-type de shigatoxine (Stx) 2a, connu pour être associé à une maladie grave et au SHU.

En 2022, le Danemark a enregistré 1 330 cas à E. coli, contre 927 en 2021. Cette augmentation est en partie due à un changement dans les méthodes de diagnostic et à davantage de tests.

Épidémie en Norvège

Le précédent article du blog sur ce sujet est ici.
Pendant ce temps, en Norvège, quatre autres cas ont été ajoutés à une autre épidémie à E. coli.

L'Institut norvégien de santé publique (FHI) a signalé que E. coli O26:H11 avait été détecté chez 24 personnes. Il s’agit de l’une des épidémies à E. coli les plus graves du pays.

Quinze des personnes infectées ont moins de 13 ans et neuf enfants ont développé le syndrome hémolytique et urémique (SHU).

Les patients vivent dans tout le pays et sont tombés malades de juillet à octobre. Ils sont âgés de 1 à 55 ans. Quinze patients vivent à Trøndelag et quatre à Viken.

L'épidémie fait l'objet d'une enquête de la part du FHI, des médecins-chefs municipaux, de l'Autorité norvégienne de sécurité des aliments (Mattilsynet) et de l'Institut vétérinaire.

La souche épidémique a été trouvée dans un hamburger, mais d'autres produits à base de viande hachée dans lesquels les mêmes matières premières ont été utilisées ont également été retirés.

Nordfjord Kjøtt a émis plusieurs rappels de produits carnés vendus dans les magasins Rema 1000 à travers le pays. Certains produits ont une durée de conservation allant jusqu'en juin 2024. D'autres ont expiré, mais les autorités craignent que les personnes aient encore des articles chez eux dans leur congélateur.

vendredi 3 novembre 2023

Des bactéries mangeuses de plastique transforment les déchets en matières premières utiles pour d’autres produits

Après
Les plastiques des rivières contiennent des bactéries pathogènes et des gènes de résistance aux antibiotiques, voici que «Des bactéries mangeuses de plastique transforment les déchets en matières premières utiles pour d’autres produits», source ACS Press 1er novembre 2023.

Référence : «Microbial Upcycling of Waste PET to Adipic Acid» (Valorisation microbienne des déchets de PET en acide adipique).

Des montagnes de bouteilles en plastique usagées sont jetées chaque jour, mais les microbes pourraient potentiellement résoudre ce problème. Aujourd'hui, des chercheurs dans ACS Central Science rapportent qu'ils ont développé E. coli mangeur de plastique qui peut transformer efficacement les déchets de polyéthylène téréphtalate (PET) en acide adipique, qui est utilisé pour fabriquer des matériaux en nylon, des médicaments et des parfums.

Auparavant, une équipe de chercheurs, dont Stephen Wallace, avait conçu une souche modifiée de E. coli pour transformer le composant principal des vieilles bouteilles en PET, l'acide téréphtalique, en quelque chose de plus savoureux et de plus précieux : la vanilline, un composé aromatisé à la vanille. Dans le même temps, d’autres chercheurs ont conçu des microbes pour métaboliser l’acide téréphtalique en diverses petites molécules, notamment des acides courts. Ainsi, Wallace et une nouvelle équipe de l'Université d'Édimbourg ont voulu élargir les voies de biosynthèse de E. coli pour inclure le métabolisme de l'acide téréphtalique en acide adipique, une matière première pour de nombreux produits quotidiens généralement générés à partir de combustibles fossiles à l'aide de processus à forte intensité énergétique.

L'équipe a développé une nouvelle souche de E. coli qui produit des enzymes capables de transformer l'acide téréphtalique en composés tels que l'acide muconique et l'acide adipique. Ensuite, pour transformer l'acide muconique en acide adipique, ils ont utilisé un deuxième type de E. coli, qui produisait de l'hydrogène gazeux, et un catalyseur au palladium. Lors d’expériences, l’équipe a découvert que la fixation des cellules microbiennes modifiées à des billes d’hydrogel d’alginate améliorait leur efficacité et que jusqu’à 79% de l’acide téréphtalique était converti en acide adipique. À l'aide d'échantillons réels d'acide téréphtalique provenant d'une bouteille jetée et d'un revêtement prélevé sur des étiquettes d'emballages de déchets, le système avec E. coli modifié a produit efficacement de l'acide adipique. À l’avenir, les chercheurs disent qu’ils rechercheront des moyens de biosynthétiser des produits supplémentaires à plus forte valeur ajoutée.

dimanche 22 octobre 2023

Japon : E. coli atypique, responsable de maladies diarrhéiques, dans du lait lié à une importante épidémie d'origine alimentaire

«E. coli dans du lait à l'origine d'une importante intoxication alimentaire au Japon», source article de Food Safety News du 22 octobre 2023 complété par mes soins -aa.

Des chercheurs ont donné un aperçu d'une vaste épidémie au Japon liée à du lait servi dans les écoles.

L’étude, «Atypical diarrhoeagenic Escherichia coli in milk related to a large foodborne outbreak» est parue dans Epidemiology & Infection. L’article est disponible en intégralité.

L’épidémie à E. coli en juin 2021 a impliqué plus de 1 800 cas dans 25 écoles, mais aucun décès n’a été enregistré.

Les antigènes O de la plupart des isolats de E. coli étaient non typables (OUT pour O-untypable). Bien que les principales toxines et agents pathogènes d'origine alimentaire n'aient pas été détectés, une souche spécifique de E. coli, de sérotype OUT (OgGp9): H18, a été isolée dans des prélèvements de lait liés à l'épidémie et retrouvés chez des patients. Les souches provenant de prélèvements de lait et de selles de patients ont été identifiées comme étant le clone exact.

Les briques de lait faisaient partie des repas scolaires en juin 2021 dans la ville de Toyama, Japon ; le lait pasteurisé a été produit par l’usine laitière T produit dans l’usine de Toyama.

Lien vers le lait

Les symptômes comprenaient des douleurs abdominales, de la diarrhée, des vomissements et de la fièvre. Ils concordaient avec ceux d’une infection diarrhéique à E. coli. Le génotype O des souches OUT a été typé OgGp9 composé des génotypes O, O17, O44, O73 et O106. Les souches ont été testées pour les sérums anti-O17, O44, O73 et O106, mais aucune réaction positive pour l'agglutination n'a été observée, ont indiqué les scientifiques.

La souche était étroitement apparentée à certaines souches de E. coli entéroagrégatives (EAEC), mais ne possédait pas de facteurs de virulence typiques des EAEC.

E. coli OUT (OgGp9):H18 a été isolé chez 61 des 64 patients. E. coli O18 et O68 ont été isolés chez les trois autres personnes malades.

Les responsables de la santé publique ont déterminé que les briques de lait produites par l'usine laitière T et servies dans les repas scolaires pendant deux jours en juin étaient à l'origine de l'épidémie. E. coli a été principalement isolé dans des briques de lait présentes pour les repas scolaires les jours à l'origine de l'épidémie, mais pas dans ceux qui devaient être servis les autres jours. Voir les détails dans l’article -aa.

Dix-neuf prélèvements de lait analysés positifs qui étaient positifs pour E. coli OUT (OgGp9): H18 ont été évalués quantitativement pour le niveau de contamination.

Cause pricipale inconnue dans l’usine

L'usine laitière T produisait 6 000 à 7 000 briques de 200 ml, 10 à 20 briques de 500 ml et 20 briques par jour de 1 600 à 1 800 kg de lait cru. Celui-ci a été pasteurisé à 128°C pendant deux secondes. Le site a produit 6 851 briques de 200 mL le 11 juin et 7 840 le 14 juin.

Aucune différence significative n'a été observée parmi les populations bactériennes viables dans les briques de lait du 14 au 16 juin. Les résultats ont indiqué qu'une contamination aurait pu se produire après les étapes de pasteurisation.

La contamination du lait s'est produite le 14 juin et s'est poursuivie pendant les deux jours suivants. Le manque de nettoyage des chaînes de fabrication ou des travaux sanitaires pourrait être une des causes de cette contamination continue, estiment les scientifiques.

L’origine de la souche épidémique et les facteurs de contamination des briques de lait et de contamination continue n’ont pas été clarifiés.

Après l'épidémie d'origine alimentaire, l'usine de lait T a été inspectée pour identifier les points critiques, conduisant à une contamination par E. coli OUT (OgGp9):H18, et des mesures pour prévenir une telle récidive ont été recommandées par le gouvernement de la ville de Toyama et le ministère du Travail, de la Santé, et du Bien-Être. Bien que l'origine de E. coli OUT (OgGp9):H18 et les facteurs de contamination des briques de lait et de contamination continue n'aient pas été clarifiés, une inspection a révélé que la contamination croisée du lait pasteurisé avec le lait cru due à une manipulation non sanitaire, un nettoyage insuffisant des réservoirs de lait cru et des équipements de conditionnement en brique, une défaillance de la maîtrise de la température du lait pasteurisé et des défauts structurels des réservoirs tampons pour le lait pasteurisé constituaient un risque potentiel. facteurs de contamination bactérienne. Cela fait beaucoup ...

L'Association japonaise de l'industrie laitière a fourni des conseils techniques à l'usine laitière T pour améliorer son processus de fabrication.

NB : La photo est issue de ce blog qui cite le nom de l'entreprise laitière.