Source résumé en anglais du RIVM, L'Institut national de la santé publique et de l'environnement est une agence publique du Ministère de la Santé, du Bien-être et des Sports des Pays-Bas.
La consommation d'aliments contenant diverses bactéries, virus ou parasites peut rendre des personnes malades. Ces pathogènes peuvent également provoquer des maladies par d'autres voies. Ils peuvent, par exemple, se transmettre d'une personne à l'autre, souvent par contact avec des matières fécales, ou par l'intermédiaire d'animaux. Cela entraîne généralement des symptômes gastro-intestinaux tels que des vomissements, des douleurs abdominales ou des diarrhées (parfois sanglantes). Dans certains cas, les conséquences peuvent être plus graves, comme une hépatite, une septicémie ou une méningite.
Tout comme en 2023 et 2024, le nombre de personnes tombées malades à cause de Salmonella Enteritidis a été plus élevé en 2025 qu'au cours de la période 2015-2019.
La présence de ce type de bactérie chez les poules pondeuses aux Pays-Bas a également augmenté. Cela signifie que les mesures de contrôle n'ont pas encore eu l'effet escompté.
Par ailleurs, davantage de personnes ont été touchées par des bactéries telles que. E. coli producteurs de shigatoxines (STEC), par le virus de l'hépatite A et par norovirus. Ce phénomène ne présente pas de cause évidente.
Au total, on estime que près de 2 millions de personnes aux Pays-Bas ont été infectées par des pathogènes d'origine alimentaire en 2025.
La charge de morbidité est exprimée à l'aide d'une unité de mesure internationale : le DALY (année de vie corrigée de l'incapacité). La charge totale estimée pour 14 agents pathogènes d'origine alimentaire en 2025 s'élève à 12 000 DALY. Ce chiffre est identique à celui de 2024. La part de cette charge attribuable à une transmission par voie alimentaire est estimée à 4 700 DALY pour 2025, un niveau également comparable à celui de 2024.
Le coût total pour la santé lié à ces 14 agents pathogènes d'origine alimentaire, toutes voies de transmission confondues, est estimé à 581 millions d'euros pour 2025.
Ce montant est sensiblement le même qu'en 2024 (586 millions d'euros, soit une baisse de 0,9 %). Les coûts estimés des infections dues aux aliments contaminés en 2025 s'élèvent à 202 millions d'euros, un chiffre également comparable à celui de 2024 (199 millions d'euros, soit une hausse de 0,5 %).
Chaque année, l'Institut national de la santé publique et de l'environnement (RIVM) recense les cas d'infections d'origine alimentaire et entérique aux Pays-Bas et assure le suivi des épidémies ainsi que de la charge de morbidité, y compris les coûts associés. Le RIVM mène ces activités en collaboration avec des partenaires tels que l'Autorité néerlandaise de sécurité des aliments et des produits de consommation (NVWA) et Wageningen Food Safety Research (WFSR).
En 2025, les Pays-Bas ont enregistré plus de 1 000 foyers de cas (équivalent aux TIAC en France) de maladies d'origine alimentaire, un chiffre remarquable qui souligne la prévalence des infections alimentaires dans le pays. Au total, 1 178 foyers de cas ont été signalées, positionnant les Pays-Bas parmi les pays européens avec le plus grand nombre de foyers de cas en 2025. Les agents pathogènes les plus fréquemment identifiés étaient :
Salmonella avec 1 238 cas, norovirus avec 631 cas, et Listeria monocytogenes avec 38 cas.
Enfin, il est noté dans le rapport une sous-déclaration des foyers de cas de la part des centres municipaux de santé.
Commentaire
Chose insensée chez nous, ici, on connaît le coût des maladies infectieuses d’origine alimentaire, il est vrai qu’en France, la santé n’a pas de prix ...







