samedi 9 décembre 2023

Diphtérie : il y a 100 ans, le premier vaccin à base d'anatoxines bactériennes

Le blog dédie cet article à tous les antivax …

«Diphtérie : il y a 100 ans, le premier vaccin à base d'anatoxines bactériennes», source Institut Pasteur.
En 1923, le vétérinaire Gaston Ramon découvrait l’anatoxine diphtérique, une molécule capable de neutraliser la toxine produite par la bactérie à l’origine de la diphtérie. A peine un an plus tard, il conceptualise la notion d’adjuvants et crée l’ancêtre du vaccin DTP. Ces découvertes sauveront des milliers de vies au cours des années suivantes.

La diphtérie est une angine grave qui atteint tout d’abord la gorge, et peut ensuite affecter d’autres organes tels que le système nerveux central. Elle se caractérise par la présence de «fausses membranes» blanchâtres constituées de cellules mortes au fond de la gorge. Le croup ou «cri de corbeau», est une autre caractéristique de la maladie dont le nom se réfère aux sons émis par les patients en détresse respiratoire. Dans la France du milieu du XIXe siècle, la diphtérie touchait chaque année près de 30 000 personnes et tuait la moitié des enfants affectés.

Les toxines bactériennes à l’origine de leur propre antidote
En 1888, les pasteuriens Emile Roux et Alexandre Yersin découvrent que la bactérie à l’origine de la diphtérie, Corynebacterium diphtheriae, est capable d’émettre une toxine qui serait vraisemblablement à l’origine de la maladie. La toxine diphtérique, de son nouveau nom, fut la première toxine bactérienne à avoir été identifiée.


Portraits d’Emile Roux (gauche, vers 1894) et Alexandre Yersin (droite, vers 1908). Crédit Institut Pasteur.

Apparue dans les années 1890, la sérothérapie est une discipline consistant à inoculer des animaux avec des doses croissantes d’une toxine. Le corps de l’animal, pour se protéger contre cette toxine, émet en réponse une dose croissante d’une substance spécifiquement neutralisante, l’antitoxine.

Lors de leurs expériences, Emile Roux et ses collaborateurs remarquent que cette substance peut être produite puis extraite en grande quantité et sans traumatisme chez des chevaux. Ils décident alors d’inoculer ce sérum à des dizaines d’enfants menacés par la diphtérie. Grâce à ces inoculations, deux fois plus d’enfants que prévu survivent : l’expérience est un succès,la sérothérapie antitoxique est née. Lors du Congrès de Budapest en 1894, Emile Roux fut qualifié de héros, de «sauveur des enfants». Mais il ne faut pas non plus oublier les travaux et le soutien de ses collaborateurs : Alexandre Yersin, mais aussi Martin et Chaillou.

Gaston Ramon, l’inventeur du vaccin antidiphtérique
Trente ans plus tard, le pasteurien Gaston Ramon s’intéresse aux anatoxines, des toxines bactériennes traitées par le formol et la chaleur pour leur faire perdre leur pouvoir pathogène.

En 1923, il remarque que dans un récipient contenant une toxine et son antitoxine, un précipité se forme : c’est la floculation, un phénomène mesurable qui permet de quantifier la neutralisation d’une toxine par son antitoxine. Gaston Ramon en conclut qu’inoculer un être vivant avec une anatoxine permet de l’immuniser contre la toxine associée. Le 10 décembre 1923, Emile Roux présente les résultats de Gaston Ramon à l’Académie des Sciences.

Le Canada fut l'un des premiers pays à administrer l'anatoxine à grande échelle. En 1924, sous le contrôle de Gaston Ramon, les Connaught Laboratories de l'Université de Toronto entreprirent la préparation de l'antitoxine diphtérique. Celle-ci fut bientôt mise à la disposition de toute la population canadienne.

La même année, Gaston Ramon conceptualise la notion d’adjuvants, des substances qui renforcent la réponse immunitaire lorsqu’elles sont administrées conjointement avec un traitement. En inventant les vaccins associés, il réussit également un tour de force : immuniser par la même occasion contre la diphtérie et le tétanos grâce à l’ancêtre du vaccin DTP (diphtérie, tétanos, poliomyélite). Grâce entre autres à ces travaux, les années 1920 voient par ailleurs apparaître les vaccins contre la tuberculose (1921) la diphtérie (1923), le tétanos et la coqueluche (1926), d’autres maladies elles aussi mortelles.

A propos des rapports entre la religion et la science

vendredi 8 décembre 2023

Val d'Oise : Fermeture administrative d'un restaurant à Persan en raison d'un danger grave pour la santé publique

Ce restaurant n'a pas de chance, fermetre administrative + pratique commerciale frauduleuse, la double peine ... 

Du fait de ces manquements l’établissement présente un danger grave pour la santé publique en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire.

La mesure de fermeture sera levée dès que l’établissement sera aux normes en vigueur. 

Commentaires d’internautes
- Le préfet du 95 va faire tomber tous les snacks.
- par contre, on voit seulement du fast food la ou boulangerie. Attaquez-vous aussi au restaurant traditionnel.
- C'est highlander les restau dans votre département. Il n'en restera qu'un a la fin.

Complément au tweet du Préfet du 95

Plusieurs rappels de Morbier pour cause de présence de STEC

Selon RappelConso, il y a eu cinq rappels de Morbier : 1 rappel le 7 décembre 2023 et 4 le 8 décembre 2023, pour cause de présence de présence de Escherichia coli entérohémorragiques, c’est-à-dire présence de Escherichia coli producteurs de shigatoxines (STEC).

Les Escherichia coli entérohémorragiques peuvent entraîner dans la semaine qui suit des diarrhées parfois sanglantes, des douleurs abdominales et des vomissements, accompagnés ou non de fièvre.

A l'occasion de ces rappels, RappelConso ajoute le bandeau suivant :

https://rappel.conso.gouv.fr/categorie/0/1/morbier - Rappels de plusieurs lots de Morbier pour contamination par Escherichia coli shigatoxinogènes (pouvant occasionner des syndromes hémolytiques et urémiques, notamment chez les enfants) – ne pas consommer, rapporter au point de vente.

Cela étant, signalons que ce jour, un rappel n’a pas encore été publié par RappelConso.
Il s’agit d'un rappel daté du 7 décembre et mis en ligne le 7 décembre par Auchan :
La société LES CRUDETTES procède au rappel de pâtes & salades poulet crudités 250 g de marque Auchan, suite à une inversion d’étiquette, l’allergène «œuf» n’est pas déclaré sur le lot BE 84.
Il faudra donc attendre un peu ...

Etats-Unis : L"épidémie à Salmonella liée aux melons cantaloups progresse toujours

Par rapport à un
point de situation précédent (30 novembre), cela semble s’aggraver car selon le CDC au 7 décembre 2023 :
Cas de maladies : 230 (113 nouveaux cas)
- Hospitalisations : 96 (35 nouveaux cas)
- Décès : 3 (1 nouveau cas)
- États concernés : 38 (4 nouveaux)
- Rappels : Oui

Ce qui a aussi retenu mon attention, c’est l’article de Bill Marler du 7 décembre 2023, avocat bien connu en sécurité des aliments, qui exprime son ras le bol, sans nuance, «L’industrie des fruits et légumes, la FDA, le Congrès et le président ont du sang sur les mains».

8 décès à cause du melon cantaloup, 359 personnes malades et ces chiffres vont augmenter. Soutenez le programme de données microbiologiques

Aux États-Unis, au 6 décembre, 230 personnes infectées par l'une des souches épidémiques de Salmonella ont été signalées dans 38 États. Les cas de maladie ont débuté entre le 16 octobre 2023 et le 20 novembre 2023. Sur 185 personnes disposant d'informations disponibles, 96 (52%) ont été hospitalisées. L'âge des malades est inférieur à 1 jusqu’à 100 ans. Vingt-quatre personnes résidaient dans des établissements de soins de longue durée lorsqu’elles sont tombées malades. Vingt-trois enfants ont fréquenté les garderies lorsqu'ils sont tombés malades.

Au Canada, en date du 7 décembre, il y a eu 129 cas confirmés en laboratoire de maladies à Salmonella Soahanina, Sundsvall et Oranienburg liés à cette épidémie dans les provinces suivantes : Colombie-Britannique (15), Ontario (17), Québec (91), Prince Île-Édouard (2), Nouveau-Brunswick (2) et Terre-Neuve-et-Labrador (2). Des personnes sont tombées malades entre la mi-octobre et la mi-novembre 2023. Quarante-quatre (44) personnes ont été hospitalisées. Cinq décès ont été signalés. Les personnes tombées malades ont entre 0 et 100 ans. La plupart des personnes tombées malades sont des enfants de 5 ans ou moins (35%) ou des adultes de 65 ans ou plus (45%).

Cela m'a rappelé un autre message d'il y a près de dix ans, alors que nous étions au milieu d'un autre gâchis de melon cantaloup – voici le message par Bill Marler du 30 novembre 2018.

La FDA, l’industrie et le Congrès doivent tous intervenir et faire quelque chose.
Ne rien faire m'a fait penser à une chronique éditoriale de Dan Flynn, mon ami depuis près de 41 ans, et on pensait que je n'en avais pas.

Voici l'éditorial de Dan Flynn dans Food Safety News au printemps 2012 (extrait) :

Big Fresh a du sang sur les mains.
Le grand lobby des fruits et légumes a réussi à tuer un petit programme de sécurité des aliments qui coûtait à ce gouvernement ayant un budget de 3 000 milliards de dollars, un total de 5 millions de dollars par an. Changement idiot.

C'est Big Fresh, également connue sous le nom de United Fresh Produce Association, qui, par l'intermédiaire de ses lobbyistes rémunérés, s'attribue le mérite de cette tuerie.

Val d'Oise : Deux fermetures administratives, une boulangerie à L'Isle-Adam et un restaurant à Sarcelles en raison de manquements aux règles d'hygiène

Boulangerie « Franck Hombecq » situés 41 Grande rue à l’Isle-Adam :
- présence de nuisibles
- locaux sales denrées conservées dans des conditions inadéquates et à des températures non conformes
- lave-mains encombré et inutilisé
- traçabilité non assurée

Restaurant «Paradis Dina» situé 151 avenue de la division Leclerc à Sarcelles :
- locaux sales
- denrées conservées dans des conditions inadéquates
- bonnes pratiques d’hygiène non respectées
- locaux non équipés d’un dispositif permettant un nettoyage hygiénique des mains
- traçabilité non assurée

Du fait de ces manquements les établissements présentent un danger grave pour la santé publique en raison du risque de contamination ou de développement de micro-organismes et d’intoxication alimentaire.

Les mesures de fermeture seront levées dès que les établissements seront aux normes en vigueur.

Commentaires d’internautes
- Compte tenu de tout ce qui a été relevé, la fermeture administrative de ces établissements est normale.
- Le préfet 95 frappe partout, y compris les quartiers huppés.
- Même l’isle Adam n’est pas épargné.
- Ptdrr tu peux rien graille dans ce département.
- C’est très bien il faut continuer ainsi pas de cadeau règles non respectées=fermetures bon courage !!!
- J'crois y'a des primes de fin d'années chez les contrôleurs sanitaires !
- Donc même a l'Isle Adam c'est la merde.
- Ils devraient être interdit d’exercer à vie.
- Le mur massacré m'a terminé, d'où t'a un etab avec un mur détruit et tu le répare pas.
- «Congélateur rempli de sang» dans une boulangerie. Ils devraient envoyer une équipe pour vérifier s’il n’y a pas un cadavre qui traîne quelque part dans les locaux de cet établissement.
- Bravo Préfet 95 !! Vous faites du super boulot.
- «Paradis Dina», il semblerait que ce soit ce préfabriqué qui serve de «Restaurant». Un vrai paradis!  

Gard : Fermeture administrative d'une épicerie de Saint-Laurent-Le-Minier en raison de manquements importants aux règles d'hygiène

Après un snack à Lédignan, le nouveau préfet du Gard va faire évoluer favorablement les règles d'hygiène, il était temps, deux établissements fermés en un seul jour !

Pas de commentaire d'internautes car les actions de ce préfet ne semblent pas encore très connues. 

Complément
Deux article le même jour pour le Gard, l'objectif était de donner un coup de projecteur sur le nouveau préfet de ce département.

Gard : Fermeture administrative d'un snack situé à Lédignan en raison d'un danger pour la santé des consommateurs

Le nouveau préfet du Gard est en plein travail, ça change !
Les agents en charge du contrôle ont constaté des manquements importants aux règles d'hygiène alimentaire, des mauvaises conditions de stockage et de traçabilité des denrées alimentaires, l'absence de plan de nettoyage.
Ces conditions représentent un danger pour la santé des consommateurs.

- Le préfet du Gard a pris la décision de fermer l'établissement.

- La fermeture sera effective jusqu'à ce que l'exploitant réalise les mesures correctives pour rétablir les conditions d’hygiène prévues par la réglementation.

Commentaires d’internautes
- A priori les sanctions ne sont pas assez forte pour ses restaurateurs qui ne nous respectes pas , en premier lieu je pense aux enfants !!!!!
- Faudrait-il pas faire davantage de contrôles surprise pour l'ensemble des snack, food trucks, restaurants. ?
- Quelle horreur c’est une honte de tenir son établissement comme ça et de servir des personnes.

Complément
Deux article le même jour pour le Gard, l'objectif était de donner un coup de projecteur sur le nouveau préfet de ce département.

Troubles de voisinage et agriculteurs !

Brasseurs et microbrasseurs : plus de 6 sur 10 ont au moins une anomalie

«Brasseurs et microbrasseurs : encore des anomalies à corriger», source DGCCRF du 6 décembre 2023.

La DGCCRF a notamment mené des contrôles en matière de loyauté, d’étiquetage et de commercialisation. Ses investigations ont donné lieu au contrôle de 280 établissements, dont 163 présentaient au moins une anomalie, soit plus de 6 sur 10.
NB : Dans l’article de la DGCCRF, il est rapporté 295 établissements contrôlés.

Le constat d’une réglementation insuffisamment maîtrisée
Les enquêteurs ont vérifié le respect des règles protectrices du consommateur de la présentation des bières à leur distribution, notamment en cas de vente à distance. Plusieurs lacunes ont été constatées dans ces différents domaines.  

En matière d’étiquetage, les contrôles ont consisté à vérifier la conformité des mentions obligatoires (présence, exactitude, visibilité et lisibilité des mentions prévues par la réglementation), l’emploi approprié des dénominations, mais aussi la véracité des mentions et allégations commerciales.

Quand l’étiquette est imparfaite
Pour vérifier la loyauté des étiquetages, les enquêteurs ont fait analyser des échantillons et ont noté, parmi les non-conformités :
- 39 cas de titre alcoométrique volumique erroné
- 4 cas de bières bio contenant des résidus de pesticide
- 1 cas de présence de gluten dans une bière sans gluten
- 1 cas de présence d’alcool dans une bière sans alcool
- 6 cas de problèmes liés aux arômes
- 1 cas où la bouteille contenait moins que la quantité nette indiquée
- 2 cas de bières présentant du CO2 exogène, c’est-à-dire non-issu de la fermentation du moût et devant donc apparaître dans la liste des ingrédients.

Les enquêteurs ont aussi fait certaines constations visuellement et ont notamment relevé :
- 26 cas d’allergènes pas ou mal indiqués
- 28 cas de titre alcoométrique volumique mal présenté
- 5 cas d’absence de date de durabilité minimale (DDM)
- 8 cas d’absence de numéro de lot
- 1 cas d’absence de langue française

Au total, sur 128 échantillons analysés, 52 étaient «conformes», soit à peine plus de 40%. 30% des échantillons présentaient un titre alcoométrique volumique (TAV) différent de celui indiqué.

A l’issue de ces investigations, 126 avertissements ont été adressés au total pour les manquements relevés. Par ailleurs, ces contrôles ont donné lieu à 41 injonctions et une transaction de 13 000 euros pour étiquetage non conforme et mise sur le marché de bières importées contenant un colorant interdit dans les bières.