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jeudi 11 juin 2020

La chaîne de production d'huile d'olive extra vierge est susceptible de fraude


« Chaîne de production d'huile d'olive extra vierge susceptible de fraude », source communiqué de l'Université de Waneningen.

Jing Yan de Wageningen University & Research a mené des recherches sur la vulnérabilité à la fraude de la chaîne de production d'huile d'olive. Elle a obtenu son doctorat le 10 juin 2020.

Dans sa thèse «Investigation sur la fraude dans la chaîne d'approvisionnement en huile d'olive extra vierge: identification des points vulnérables et développement de nouvelles méthodes de détection de la fraude», elle décrit où la fraude se cache dans la chaîne de production d'huile d'olive extra vierge et quelles méthodes peuvent être utilisées pour le démontrer.

Lire la thèse complète, ici.

L'authenticité de l'huile d'olive difficile à démontrer
L'huile d'olive extra vierge a récemment gagné en popularité en raison de sa qualité et de ses bienfaits potentiels pour la santé. C'est un produit coûteux et donc susceptible de fraude.

La fraude à l'huile d'olive se produit souvent en raison de l'ajout d'huile d'olive de qualité inférieure et d'huiles de graines moins chères, en particulier des huiles raffinées.

Les caractéristiques de l'huile d'olive extra vierge, telles que les propriétés chimiques et physiques spécifiques, sont influencées par divers facteurs, notamment le niveau de maturité, l'origine géographique, les méthodes de transformation et les conditions de stockage. De plus, les fraudeurs de l'huile d'olive sont de plus en plus malins. En conséquence, l'authenticité de l'huile d'olive extra vierge est difficile à démontrer.

La thèse de Yan montre également que le plus grand risque de fraude réside dans les détaillants et le commerce inter-entreprises. Cela est dû en partie aux options plus étendues dans le temps et le lieu de la chaîne et, d'autre part, à l'absence de mesures de contrôle adéquates.

Méthodes pour détecter la fraude
La recherche doctorale a également développé des méthodes permettant de détecter la fraude. D'une part, il s'agit de méthodes de dépistage rapide, qui utilisent de petits équipements portables, des substances volatiles et du bruit. D'un autre côté, une méthode de laboratoire a été développée qui peut détecter avec précision les fraudes de faible niveau avec l'huile raffinée et elle est basée sur les contaminants créés lors du raffinage.

La description des maillons faibles de la fraude dans la chaîne de production d'huile d'olive extra vierge et le développement de méthodes pour la détecter contribuent à réduire la fraude dans la chaîne de l'huile d'olive. Cela peut également prévenir la concurrence déloyale et garantir que les consommateurs en ont pour leur argent.

lundi 1 août 2022

48% des huiles d’olive prélevées sont non conformes, selon des contrôles de 2020 de la DGCCRF, as usual

Le sujet de l’huile d’olive est un sujet récurrent en termes de non-conformité et de fraude, selon la terminologie très précise utilisée par la Commission européenne, vous lirez cela en fin d’article ... 

En attendant, le blog a déjà traité ce sujet de l'huile d'olive, avec ces articles :

Voici les principaux résultats d’une enquête de 2020 de la DGCCRF, sobrement intitulée, «Des fraudes récurrentes relevées sur les huiles d’olive».

La question est donc mais que fait la police pour sanctionner durement ces fraudeurs ? Hélas, on ne saura pas, le jeu du chat et de la souris se poursuit donc ...

En France, l’engouement pour les huiles d’olive de qualité est constant. Le pays bénéficie de pas moins de huit AOP, répondant à une demande croissante des acheteurs de consommer local/français ou bio. La DGCCRF mène de manière régulière des contrôles sur ces produits.

Ainsi, en 2020, la DGCCRF a réalisé de nombreux contrôles portant sur la qualité de l’huile d’olive (catégorie vierge extra, catégorie vierge), sur la conformité des étiquetages, sur les mentions valorisantes, ainsi que sur l’origine des produits.

Les services de la DGCCRF ont également effectué 97 prélèvements (122 en 2019 et 126 en 2018 -aa) pour vérifier les allégations concernant la qualité des produits. 48% des huiles d’olive prélevées ont été déclarés non conformes au terme des analyses effectuées, en raison de caractéristiques organoleptiques (caractéristiques, qualités ou propriétés perçues par les sens lors de la dégustation, comme la couleur, l'odeur ou le goût) insuffisantes car ne répondant pas aux critères de leurs catégories tels que définis par la réglementation. Ces anomalies étaient parfois associées à des problématiques d’étiquetage. Des mesures de police administratives ont été prononcées pour permettre le déclassement d’huiles d’olives impropres à la consommation et leur réemploi dans l’industrie non alimentaire.

Cible
177 établissements contrôlés
206 contrôles
97 prélèvements
Résultats
4 procès-verbaux pénaux
18 injonctions
40 avertissements

Pendant ce temps, la Commission européenne insiste sur la terminologie à utiliser entre fraude et non-conformité de l’huile d’olive, «Les rapports hebdomadaires sur la fraude agroalimentaire et l'utilisation de l'iRASFF : fraude alimentaire versus non-conformité». Source Minutes de la réunion du 15 juin 2022 de l’EU Agri-Food Fraud Network (EU FFN).

La Commission rappelle les notifications de l’iRASFF dans la catégorie «Graisses et huiles», notamment celles relatives à l'huile d'olive. L'analyse des données pour 2020 et 2021 montre que certaines non-conformités ont été signalées à tort dans la partie Food Fraud de l'iRASFF. Le cas typique concerne la dégradation naturelle de l'huile d'olive extra vierge en huile d'olive vierge, où il est difficile de démontrer l'intentionnalité et qui doit être considérée en premier lieu comme une non-conformité. La demande doit ensuite être affectée en tant que notification AAC (Administrative and Assistance Cooperation) dans iRasff. Si à l'issue de l'enquête des éléments de fraude sont identifiés, la notification NC (non-conforme) pourra être affectée à une catégorie de fraude alimentaire, afin d'impliquer le Food Fraud Network. 

Mise à jour du 15 juillet 2023
Selon une étude de Que Choisir publiée le 26/06/2023 sur les huiles d’olive, plus de la moitié sont non conformes !
Sur les 14 huiles d’olive officiellement «vierges extra » que nous avons analysées, 8 ne répondaient pas aux exigences de cette appellation, et auraient dû être vendues comme «vierges» uniquement. Une pratique bien trop fréquente.
Le temps passe rien ne change ...

mercredi 22 mai 2019

150 000 litres de fausse d’huile d’olive vierge extra saisis par Europol


« 150 000 litres de fausse d’huile d’olive vierge extra saisis au sein d'un gang 'bien huilé' », communiqué d'Europol du 14 mai 2019.

Des experts de la Coalition coordonnée pour la répression des infractions contre la propriété intellectuelle d’Europol (IPC3 pour Intellectual Property Crime Coordinated Coalition) ont aidé les Carabinieri italiens de la NAS et le tribunal de Darmstadt en Allemagne à arrêter 20 personnes et à saisir 150 000 litres de fausse huile d’olive. Les criminels, qui gagnaient chaque année jusqu'à 8 millions d'euros de profits criminels, ont modifié la couleur des huiles de qualité médiocre pour les vendre sur les marchés italien et allemand sous forme d'huile d'olive vierge extra.

L'enquête a débuté par l'identification d'une organisation criminelle soupçonnée de manipuler de grandes quantités d'huile de tournesol en Italie. Le gang a fait ressembler cette huile de mauvaise qualité à l’huile d’olive vierge extra en ajoutant de la chlorophylle, du bêta-carotène et de l’huile de soja. Après ce processus, les suspects ont vendu l'huile contrefaite sur le marché allemand, en essayant de la vendre aux restaurateurs.

Les activités de cette huilerie ont été menées dans des conditions insalubres. Alors que certains des travailleurs étaient responsables de la production et du conditionnement du produit, ceux qui étaient plus solvables livraient la fausse huile dans des camions toutes les deux semaines.

Dans certaines cas, la fausse huile d'olive a remplacé complètement la véritable
Une fois en Allemagne, le produit contrefait était stocké dans des entreprises de logistique en attente de distribution sur le marché allemand. Dans certains cas, la fausse huile d'olive a complètement remplacé la véritable.

En Italie et en Allemagne, 20 perquisitions à domicile ont été effectuées. Au total, 150 000 litres de fausse huile d'olive ont été saisis à différents endroits, dont cinq camions transportant chacun 23 000 litres d'huile de contrefaçon.

On estime que les suspects ont gagné environ 8 millions d'euros chaque année, sachant qu'ils ont acquis un million de litres d'huile de tournesol chaque année pour environ un million d'euros et qu'ils ont vendu le produit contrefait entre 5 et 10 euros le litre.

Lutte contre la fraude alimentaire à EUROPOL
Cette opération, soutenue par Europol et Eurojust, a été réalisée dans le cadre de l'opération internationale OPSON, qui visait à lutter contre les produits alimentaires et les boissons de qualité supérieure, contrefaits et non conformes, sur le marché en Europe et dans les pays voisins. Europol a soutenu cette affaire depuis le début en organisant une réunion opérationnelle à son siège de La Haye.

En mars 2019, une réunion d'information s'est tenue à Europol avec des représentants des autorités italiennes et allemandes. En outre, Europol a fourni un soutien analytique, en traitant toutes les informations reçues par les unités d’enquête et déployées auprès d’experts de la Coalition coordonnée pour la lutte contre la criminalité de la propriété intellectuelle, qui ont assuré un soutien sur place pendant la journée d’action.

vendredi 12 avril 2019

Rapport 2018 sur la fraude alimentaire dans l'UE

Le rapport 2018 (The EU Food Fraud Network and the System for Administrative Assistance - Food Fraud Annual Report 2018) sur les activités du réseau européen de lutte contre la fraude alimentaire a été publié le 12 avril 2019. Il présente les échanges volontaires liés aux suspicions de fraude alimentaire dans le système d’assistance et de coopération administrative dit « système AAC » de l'UE. En 2018, 234 demandes de coopération au total ont été lancées dans le cadre du AAC-Food Fraud par les États membres et la Norvège, dont 58 originaires d'Allemagne. Bien que la liste des demandes échangées dans le système ne représente pas l'ensemble des incidents de fraude alimentaire dans l'UE, son nombre a considérablement augmenté en 2018 (par rapport à 157 en 2016 et 178 en 2017). 

La catégorie « poisson et produits à base de poisson » a enregistré le plus grand nombre de demandes (45), suivie de « viande et produits à base de viande » et « graisses et huiles ». Lancé en 2013, le réseau européen de lutte contre la fraude alimentaire permet aux États membres d'intervenir dans des domaines dans lesquels les autorités nationales sont confrontées à de possibles non-conformités intentionnelles de la législation de la chaîne agroalimentaire de l'UE ayant un impact transfrontalier. Le réseau européen de lutte contre la fraude alimentaire relie des organismes de liaison désignés par chaque État membre conformément aux règles énoncées dans le règlement sur les contrôles officiels. Les participants travaillent sur une base volontaire (contrairement au système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux, RASFF) et uniquement en cas de non-conformité transfrontalière. La responsabilité des actions de suivi dans le système AAC-Food Fraud incombe aux États membres.

Ce rapport annuel présente des informations pour l'année 2018 sur les échanges volontaires liés à des suspicions de fraude alimentaire dans le cadre du système AAC de l'UE. Au total, 234 demandes de coopération ont été lancées dans le cadre du AAC-Food Fraud en 2018 par les États membres de l'UE et la Norvège. En outre, la Commission européenne (CE) elle-même a créé 33 demandes dans le fichier AAC- Food Fraud en 2018.

Top 10 des catégories de produits (nombre de requêtes) du système AAC-Food Fraud en 2018
Cliquez sur l'image pour l'agrandir
Exemples de coopération dans l’UE en 2018

a) Huile d'olive
Des produits vendus sous forme d'huile d'olive extra vierge, mais de qualité inférieure et non conformes aux normes de l'UE, étaient distribués aux restaurants et au commerce de détail du Royaume-Uni. Les produits ont été importés d'Espagne. À la suite d'une demande adressée par le Royaume-Uni à l'Espagne dans le cadre du système AAC-Food Fraud, les autorités espagnoles compétentes ont engagé des actions en justice contre l'opérateur du secteur alimentaire pour une possible fraude.

Des mélanges de 30% d'huile d'olive raffinée et 70% d'huile d'olive extra vierge vendus comme extra vierge au lieu d'huile d'olive :
  • Problème d'étiquetage (mauvaise catégorie)
  • La qualité de l'huile dans la bouteille est inférieure à la qualité d'une huile d'olive extra vierge

De la différence entre le prix de l'huile d'olive extra vierge et le prix de l'huile d'olive, on a un gain multiplié par 30% (pourcentage de non-conformité)

b) Thon
Au cours de l’opération OPSON VII d'Europol, une action coordonnée de l'UE a été menée avec le soutien du réseau européen de lutte contre la fraude alimentaire dans 11 pays européens. Les pratiques illicites comprenaient la substitution d'espèces et la vente frauduleuse de thon destinée à la mise en conserve comme étant du thon frais. Dans ce cas, le thon destiné à la mise en conserve était traité illégalement avec des substances chimiques qui en altéraient la couleur pour donner une impression trompeuse de sa fraîcheur. Au total, plus de 51 tonnes de thon ont été saisies et plus de 380 échantillons ont été prélevés. Selon des informations récentes, il existe encore des soupçons concernant le thon sur le marché qui a été traité pour en changer la couleur.
NB : L'image en haut de l'article sur la fraude alimentaire est issue de ce site.

dimanche 2 août 2020

Fraude alimentaire : Des agences sanitaires nationales fournissent des détails sur l'opération d'Opson IX


« Des agences sanitaires nationales fournissent des détails sur l'opération d'Opson IX », source article de Joe Whitworth paru le 2 août 2020 dans Food Safety News et adapté par mes soins -aa.

Les autorités allemandes, espagnoles, italiennes et belges (voir le communiqué de l’AFSCA –aa) ont fourni plus de détails sur leur rôle dans une opération internationale axée sur les aliments et boissons potentiellement dangereux.

L'opération Opson IX, coordonnée par Europol et Interpol, s'est déroulée de décembre 2019 à juin 2020. Plus de 40 millions de dollars de denrées alimentaires et de boissons ont été saisis, dont 12 000 tonnes de produits illégaux et dangereux.

L'Office fédéral de la protection des consommateurs et de la sécurité alimentaire (BVL) a révélé que les autorités allemandes avaient découvert une manipulation dans de l'huile d'olive et des problèmes de déclaration de vanille naturelle dans les aliments.

Dans l'huile d'olive considérée comme extra vierge, le plus haut niveau de qualité, des huiles de qualité inférieure telles que l'huile lampante ont été retrouvées. Dans les produits alimentaires tels que des crèmes glacées et des desserts, les chercheurs ont trouvé des substances aromatisantes peu coûteuses produites par synthèse au lieu de la vanille naturelle.

Fraude à l'huile d'olive et à la vanille
L'opération Opson a réuni 11 pays européens pour enquêter sur la fraude à l'huile d'olive. De début janvier à fin mars, les autorités allemandes de surveillance alimentaire ont contrôlé plus de 3 694 litres d'huile d'olive extra vierge, qui doivent répondre à certains critères de qualité.

Dans 83 contrôles, l'huile d'olive annoncée comme extra vierge a été examinée pour une éventuelle adultération avec d'autres qualités d'huile d'olive telles que l'huile vierge, raffinée ou lampante. Elle a également été analysée pour voir si de l'huile de tournesol, de colza ou de soja moins chère était ajoutée, teinte et vendue comme huile d'olive.

Des irrégularités ont été détectées dans environ un quart des cas. Les 19 échantillons problématiques provenaient de grossistes, d'importateurs et d'exportateurs, d'usines d'embouteillage, de distributeurs et de la restauration.

Les autorités ont également analysé des produits contenant de la vanille pour découvrir des pratiques trompeuses et frauduleuses telles que le remplacement de la vraie vanille annoncée par de la vanilline synthétique. Sur les 208 contrôles, 36 non-conformités ont été constatées, y compris le remplacement de la vanille naturelle par l'arôme artificiel bon marché l’éthyl vanilline.

L'Office fédéral de la sécurité alimentaire et vétérinaire en Suisse et l'Agence autrichienne de sécurité alimentaire (AGES) ont également axé les contrôles nationaux sur les produits contenant de la vanille. Les responsables suisses ont rapporté deux résultats anormaux sur 20 analyses.

Dans sept cas, concernant l'huile d'olive et la vanille, des rapports ont été créés dans le système d'assistance administrative et de coopération sur la fraude alimentaire, car une évaluation finale nécessitait des contrôles supplémentaires par les fabricants et les fournisseurs à l'étranger. Ce système informatique permet aux pays de l'UE de se contacter et de partager des informations qui peuvent entraîner des actions administratives et des sanctions ou des procédures judiciaires. Deux affaires ont également été transmises au parquet.

Répression dans le vin italien et un accent mis sur la viande de cheval en Espagne
Les Carabinieri italiens de la NAS faisaient partie de l'opération dans les secteurs de l'huile d'olive et du vin, des actions ciblées sur la fraude du lait et des produits laitiers et enquêtaient sur la contrefaçon et la falsification de passeports pour chevaux pour la commercialisation de viande de cheval provenant d'animaux non destinés à la consommation humaine.

Ces enquêtes ont porté sur 1 647 entreprises, ce qui a conduit à 85 enquêtes de police judiciaire et 312 procédures administratives ainsi qu'à la saisie de 850 000 kg et litres de denrées alimentaires et de boissons d'une valeur de plus de 4,7 millions de dollars. L'opération sur la viande de cheval comprenait 59 passeports saisis.

La police de Florence a enquêté sur des vins contrefaits d'origine nationale et étrangère. Les bouteilles vides d'origine étaient remplies de vins d'origine différente et de qualité inférieure, suivies d'un scellage avec des bouchons contrefaits et de faux emballages. Les produits étaient commercialisés principalement sur la plateforme d'enchères en ligne eBay, sur les marchés nationaux et étrangers, notamment l'Espagne, l'Allemagne, la Belgique, la France et les États-Unis.

Viande de cheval

Cette année, l'opération s'est concentrée sur les produits laitiers et leurs dérivés, l'huile d'olive, les boissons alcoolisées et la viande de cheval destinée à la consommation humaine.

Jusqu'à 28 millions d'euros au total ont été fraudés en Europe.

La Guardia Civil en Espagne a participé à 3 000 contrôles et inspections dans les centres de distribution, les entrepôts, les transports, les conteneurs et les entrepôts ainsi que les ports et les aéroports. Cela a conduit à l'arrestation de 59 personnes et à 40 enquêtes.

Les fraudes détectées en 2020 incluent la falsification de documents sur de l'agneau d'origine française vendu avec une indication géographique protégée de Castilla y León, la production de vins frelatés avec du sucre et la distribution nationale de pizzas à partir d'un endroit ne présentant pas les conditions d'hygiène requises.

Le SEPRONA de Barcelone a arrêté 15 personnes et enquêté sur 13 autres pour des crimes présumés contre la santé publique et la falsification de documents. Plus de 10 000 chevaux ont été examinés dans des fermes d'élevage et des abattoirs à Barcelone pour des passeports falsifiés présumés les classant comme viande propre à la consommation humaine et plus de 300 chevaux déjà abattus se sont avérés non conformes à la réglementation. Au total, 185 passeports ont été saisis qui contenaient des indices de contrefaçon. Cette opération est toujours ouverte au niveau national et européen.


Falsification des documents de traçabilité des chevaux
L'Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) en Belgique a mené un projet avec les Pays-Bas soutenu par la DG Santé pour aider les autorités nationales à lutter contre les ventes de viande de cheval illégale.

Le communiqué de l’AFSCA du 30 juillet 2020 relate que « L'AFSCA à la tête de la lutte contre la viande chevaline produite illégalement. »

L'opération a permis de contrôler des documents de plus de 157 000 chevaux provenant de 8 pays et d'environ 117 tonnes de viande chevaline.

Des animaux vivants et plus de 17 tonnes de viande chevaline ont été saisis dans plusieurs abattoirs européens. Les inspections des chevaux d'abattage dans plusieurs pays ont montré qu'environ 20 % des passeports étrangers utilisés pour ces chevaux présentaient des signes de falsification.

En Belgique, 20 opérations de contrôles ont été menées, dont quatre dans des abattoirs. 308 passeports et chevaux ont été passés au crible, 88% de ceux-ci étaient en règle. 28 passeports falsifiés ont été identifiés, dont 13 qui concernaient de fausses identités. Ces falsifications ont essentiellement pour but d'introduire illégalement des équidés « exclu de la chaîne alimentaire » (statut légal, irréversible) dans la chaîne alimentaire en modifiant frauduleusement ce statut via leurs passeports. Ces chevaux de selle ont donc potentiellement pu recevoir un traitement médicamenteux exclusivement réservé aux animaux exclus de la chaîne alimentaire. Il s’agit également d’une potentielle fraude éthique puisqu’un des propriétaires précédents, voire le naisseur, en choisissant ce statut, ne désirait pas que les chevaux concernés entrent dans la chaîne alimentaire.

86 chevaux dépourvus de passeport et provenant de plusieurs pays européens ont été contrôlés via leur micropuce. Suite à ces contrôles, 13 dossiers ont été ouverts par l’AFSCA et 12 saisies sanitaires effectuées. Un camion utilisé pour transporter des chevaux aux identifications falsifiées a été saisi par l’UNE lors de l'un de ces contrôles.

Comme chaque animal qui va entrer dans la chaine alimentaire, tous les chevaux doivent être soumis à une expertise avant et après l’abattage. Ainsi, en 2019, 5 584 chevaux ont été contrôlés à l’abattoir, et plus de 98% de ceux-ci étaient conformes, tant d’un point de vue sanitaire que d’un point de vue réglementaire.

Grâce aux contrôles stricts imposés aux abattoirs afin de détecter tout indice de fraude - contrôles parmi les plus stricts en Europe, la Belgique a depuis de nombreuses années fortement réduit le risque de fraude pour les chevaux identifiés et enregistrés chez elle.

Sauf erreur de ma part, nos autorités sanitaires n’ont pas diffusé d’informations sur leur rôle dans l’opération Opson IX, confinement ?

Lire le communiqué de l’Académie nationale de médecine : Masquez-vous, masquez-vous, masquez-vous !

dimanche 12 mars 2023

La répression portugaise cible la viande, les compléments alimentaires et l'huile d'olive

«La répression portugaise cible la viande, les compléments alimentaires et l'huile d'olive», source Food Safety News.

Les autorités portugaises ont saisi un certain nombre de produits alimentaires ces derniers mois, notamment de la viande, du poisson, des compléments alimentaires et de l'huile d'olive.

Plus tôt ce mois-ci, l'Autorité de sécurité alimentaire et économique (ASAE), avec l'aide de la Garde nationale républicaine (GNR), a saisi 8,5 tonnes de poulpe frais et congelé en provenance d'Espagne dans la ville d'Olhão.

Les responsables ont constaté que l'opérateur n'était pas correctement enregistré auprès de la Direction générale des affaires alimentaires et vétérinaires (DGAV) et qu'il ne disposait pas des documents nécessaires pour assurer la traçabilité des produits.

Toujours en mars, une unité régionale de l'ASAE a confisqué 4 200 paquets de compléments alimentaires d'une valeur estimée à 16 800 euros à un importateur de la municipalité de Sintra.

La mesure a été prise en raison de l'ajout d'une substance non autorisée à un complément alimentaire. L'oxyde de fer n'est pas répertorié comme source autorisée de fer dans les compléments dans la réglementation de l'UE.

Le Portugal a pris connaissance du problème après qu'une notification au système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) ait été émise par les autorités estoniennes le 8 décembre 2022. Le produit en cause a également été distribué en Albanie, Autriche, Bosnie-Herzégovine et Lettonie.

Un mois de février chargé
En février, une unité régionale de l'ASAE a inspecté un établissement de restauration et un entrepôt de stockage de denrées alimentaires à Barreiro. Ils ont découvert des denrées impropres à la consommation humaine, qui ont été détruites.

Un total de 900 kilogrammes de produits alimentaires d'origine animale tels que de la viande et du poisson ont été trtrouvés d'une valeur estimée à 10 000 euros. Les opérations ont été suspendues jusqu'à ce que les non-conformités soient corrigées.

Plus tôt dans le mois, l'ASAE a démantelé une unité de fabrication illégale de confitures et de sauces à Águeda. Les agents ont découvert que dans un garage d'une maison, des confitures de fruits et des sauces étaient fabriquées, l'opérateur n'avait pas de licence et les conditions d'hygiène étaient mauvaises.

Certains produits fabriqués sur le site avaient déjà été détenus par les autorités dans un supermarché de Mealhada parce qu'ils étaient vendus au public avec des irrégularités dans l'étiquetage.

Une autre opération à Mealhada, avec la Garde nationale républicaine, a conduit à la saisie de 2,3 tonnes de produits carnés.

Les agents ont intercepté un véhicule qui transportait du porc d'un abattoir à Santarém à une salle de découpe à Macedo de Cavaleiros. Après avoir trouvé de la viande au sol, celle-ci a été détournée pour être nettoyée dans un site agréé. Ils ont également découvert des problèmes avec l'enregistreur de température installé dans le véhicule, ce qui signifiait que la température de la viande n'était pas contrôlée avec précision.

Opérations sur la viande et l'huile d'olive
Fin janvier, l'ASAE a bloqué plus de 500 kg de produits carnés dans un entrepôt frigorifique à Beja. L'agence a retrouvé de la viande de porc, de mouton et de bœuf impropre à la consommation humaine, a donc arrêté sa mise sur le marché et envoyé les produits à détruire.

Le même mois, l'ASAE a révélé les résultats de l'opération Talhos, qui visait à vérifier la conformité des bouchers.

Au total, 232 opérateurs ont été contrôlés et 43 procédures administratives ont été ouvertes. Certains des problèmes comprenaient une mauvaise hygiène et le non-respect des normes techniques lors de la distribution, de la préparation et de la vente de viande et de produits carnés ; des registres inexacts ou déficients et le non-respect des durées de conservation. Au total, 525 kg de produits de viande ont été saisis et trois établissements ont été suspendus.

En décembre, une unité locale de l'ASAE a découvert 73 000 litres d'huile d'olive contrefaite à Portalegre.

L'opérateur était soupçonné d'avoir mis une substance, supposée être de l'huile de grignons d'olive, dans des milliers de conteneurs étiquetés comme huile d'olive extra vierge, qui ont ensuite été conditionnés et envoyés sur les marchés nationaux et internationaux.

Des poursuites pénales ont été engagées pour escroquerie. En plus de l'huile contrefaite, 116 000 étiquettes et divers documents ont été saisis. La valeur des objets confisqués était évalués à près de 800 000 euros.

NB : Tous les liens sont de mon fait -aa.

lundi 9 mars 2026

Contrôles de l’huile d’olive dans l’UE: des auditeurs pointent des lacunes

 Les règles européennes définissent des exigences minimales concernant l’étiquetage, la vérification des catégories et les analyses sur la présence de pesticides. Cependant, les auditeurs ont constaté que certains contrôles de conformité sont incomplets et que des segments du marché sont parfois exclus des contrôles fondés sur les risques. Ces lacunes pourraient nuire à la qualité du produit et, en définitive, saper la confiance des consommateurs.

Les contrôles visant à détecter la présence de résidus de pesticides dans l’huile d’olive européenne sont bien établis et aboutissent rarement à la détection de manquements. Ceux concernant d’autres contaminants sont en revanche incohérents et l’approche fondée sur les risques n’est pas toujours documentée. Bien que l’UE importe l’équivalent d’environ 9 % de sa production annuelle d’huile d’olive, les auditeurs ont constaté, dans les États membres qu’ils ont visités, que les contrôles sur la présence de pesticides et d’autres contaminants dans ces importations étaient soit inexistants soit sporadiques.

Les Vingt-Sept surveillent la traçabilité à des degrés divers lors de leurs contrôles de la sécurité et de la conformité des denrées alimentaires. Afin de renforcer la transparence et d’éviter les fraudes, des pays tels que l’Espagne et l’Italie utilisent des registres électroniques pour remonter jusqu’à l’origine des olives et de l’huile à tous les stades de la chaîne d’approvisionnement.

Cela étant, il s’avère difficile de suivre l’huile d’olive au-delà des frontières nationales, notamment lorsqu’elle provient de plusieurs pays européens ou qu’elle est obtenue par assemblage d’huiles originaires de l’Union et de pays tiers. En outre, aucune règle ou orientation n’indique précisément comment ou quand il faut contrôler la traçabilité. Enfin, certaines exigences légales – concernant, par exemple, l’assemblage d’huiles de différentes catégories ou années de récolte – manquent de clarté. Résultat: les pratiques varient d’un pays à l’autre, et la qualité des produits risque de s’en ressentir au fil du temps.

La Commission européenne ne connaît que partiellement le fonctionnement des systèmes de contrôle nationaux. Sa capacité à les surveiller efficacement est limitée, car les rapports annuels et les réunions avec les autorités nationales ne suffisent pas à partager toutes les informations pertinentes.

Source


NB : Les articles du blog sur l'huile d'olive sont ici.

lundi 21 juin 2021

Contrôle des huiles d’olive: le taux de prélèvements en anomalie observé est de 78%, as usual

Il se trouve que j’ai passé quelques jours en juin dans le Vaucluse et j’ai acheté sur le marché de Carpentras un litre d’huile d’olive de la région. Une fois rentré à ma location, au cours d’un échange avec mon loueur, je l’informe de mon achat. Il regarde très attentivement l’étiquetage de la bouteille d’huile d’olive et me dit que sans doute ce doit une huile d’olive de la région, et de qualité, mais ce n’était pas garanti !

Cette anecdote illustre bien les difficultés que l'on a à acheter sur les étals des marchés, où l'on trouve de tout, et surtout, à tous les prix, allant parfois jusqu’à plus de 30 euros le litre d'huile d'olive…

Voici les résultats de la dernière enquête de la DGCCRF publiée le 17 juin 2021, «Contrôle des huiles d’olive : la DGCCRF constate de trop nombreuses anomalies sur leur qualité».

Constat

Du fait du ciblage affiné chaque année sur les produits les plus susceptibles de présenter des non-conformités, le taux de prélèvements en anomalie observé est de 78%, soit un niveau comparable aux années précédentes.

La messe est dite

Le plan de contrôle réalisé chaque année par la DGCCRF permet de maintenir une surveillance active dans un secteur où le taux d’anomalies sur les prélèvements se maintient à un niveau élevé depuis plusieurs années (78 % en 2019 sur les produits ciblés, après 77% en 2018, 75% en 2017, 72% en 2016). Ces taux élevés ne sont toutefois pas représentatifs du marché, du fait du ciblage opéré par les enquêteurs. Les anomalies les plus fréquentes concernent le non-respect des règles d’étiquetage des huiles et le classement erroné des huiles dans une catégorie supérieure à celle correspondant à leurs qualités organoleptiques.

Conclusion

Les prélèvements révèlent un nombre encore trop important d’anomalies sur la qualité des huiles.
Le sur-classement des huiles d’olive à la catégorie supérieure reste l’anomalie principale.

mardi 19 décembre 2023

Allemagne : Huile d’olive, 42% de non-conformités

Dans le cadre d'une récente enquête menée par l'Office d'enquête chimique et vétérinaire de Stuttgart (CVUA), plus d'une centaine de bouteilles d'huile d'olive extra vierge ont été analysées et ont révélé des irrégularités dans 40% d'entre elles. La situation était encore plus alarmante pour les huiles achetées en ligne, puisque presque toutes les bouteilles ne répondaient pas aux normes requises.

L'Office fédéral allemand pour la protection des consommateurs eu 1 er août 2022t la sécurité alimentaire (BVL) a identifié l'huile d'olive comme l'un des dix aliments les plus contrefaits en Allemagne, ce qui a incité les autorités locales à effectuer des contrôles de qualité réguliers.

Entre janvier et août 2023, le laboratoire central des huiles et graisses alimentaires du CVUA a examiné 141 échantillons d'huile d'olive extra vierge, constatant que 59 échantillons (42%) présentaient des irrégularités d'étiquetage, des défauts graves ou une pure falsification. Source Affidia.

Commentaire

dimanche 16 juillet 2023

Qualité des huiles d'olive, le temps passe, rien ne change pour le consommateur !

Selon une étude de Que Choisir publiée le 26/06/2023 sur les huiles d’olive, plus de la moitié sont non conformes ! 

Sur les 14 huiles d’olive officiellement «vierges extra» que nous avons analysées, 8 ne répondaient pas aux exigences de cette appellation, et auraient dû être vendues comme «vierges» uniquement. Une pratique bien trop fréquente. 

Toujours aucune amélioration en vue au rayon des huiles d’olive. Alors que les alertes se sont multipliées, ces dernières années, concernant les fausses promesses des références vierges extra, notre nouveau test d’huiles d’olive confirme que le problème perdure. Le terme « extra » engage en effet ‒ en théorie ‒ à l’absence de défaut gustatif (le moindre petit goût de rance ou de fermenté, par exemple, est exclu) et physicochimique (aucune trace d’oxydation de l’huile n’est permise), durant toute la période de commercialisation du produit. Or, 8 des 14 références que nous avons analysées cette année présentaient ce type de défauts. Soit un taux de déclassement équivalent à celui constaté lors de notre précédent test, en 2021, et plus élevé encore que celui retrouvé en 2019 (à l’époque, 20 % des huiles testées s’étaient avérées non extra).

Le blog vous avait proposé un article en août 2021, 48% des huiles d’olive prélevées sont non conformes, selon des contrôles de 2020 de la DGCCRF, as usual.

Les principaux résultats d’une enquête de 2020 de la DGCCRF, sobrement intitulée, «Des fraudes récurrentes relevées sur les huiles d’olive».

Les services de la DGCCRF ont également effectué 97 prélèvements (122 en 2019 et 126 en 2018 -aa) pour vérifier les allégations concernant la qualité des produits. 48% des huiles d’olive prélevées ont été déclarés non conformes au terme des analyses effectuées, en raison de caractéristiques organoleptiques (caractéristiques, qualités ou propriétés perçues par les sens lors de la dégustation, comme la couleur, l'odeur ou le goût) insuffisantes car ne répondant pas aux critères de leurs catégories tels que définis par la réglementation. Ces anomalies étaient parfois associées à des problématiques d’étiquetage. Des mesures de police administratives ont été prononcées pour permettre le déclassement d’huiles d’olives impropres à la consommation et leur réemploi dans l’industrie non alimentaire.

Il n’y a pas que l’association Que Choisir qui fait des tests sur l’huile d’olive, le blog a publié le 26 mai 2023 un article, Huiles d'olive sous le prisme de la revue 60 millions de consommateurs. Rien de bien neuf, hélas !

S’agissant des huiles d'olive appellation «vierge extra»: la moitié d'un panel de 24 échantillons, déclassée en «vierge».
A l’évidence, tous ces résultats vont dans le même sens, le temps passe rien ne change et personne n'a la réponse ...

dimanche 28 mai 2023

Huiles d'olive sous le prisme de la revue 60 Millions de consommateurs. Rien de bien neuf, hélas !

Huiles d'olive appellation «vierge extra»: la moitié d'un panel de 24 échantillons, déclassée en «vierge» par «60 Millions de consommateurs», selon France info.

Dans son numéro de juin, (en ligne et en kiosque) le magazine 60 Millions de ommateurs consacre une large enquête sur l'huile d'olive. Vingt-quatre produits ont été testés et une partie des références ne mérite pas la mention «vierge extra». 

Sur le plan de l’appellation vierge extra, soit le «top» de l’huile d’olive, la moitié de notre panel de 24 échantillons, est déclassée en «vierge» seulement.

Notre jury expert a en effet décelé divers défauts, par exemple le défaut moisi/humidité a été trouvé dans 6 références, aussi bien bio que conventionnel, et quel que soit leur prix. Peut-être à cause d’un lavage insuffisant des olives, d’un stockage dans de mauvaises conditions…


Présence de plastifiants dans plusieurs références
Ce sont les phtalates, des molécules chimiques ajoutées volontairement par les fabricants de plastique, pour les assouplir. Normalement, il est interdit d’utiliser des matériaux contenant des phtalates sur la chaîne de production et de stockage des corps gras, comme l’huile. Difficile de connaître l’origine de cette contamination, peut-être des cuves, des tuyaux, des bâches… Or certains phtalates, le DEHP et le DBP, sont reconnus perturbateurs endocriniens et ont été décelés tous les deux dans 4 huiles, certes, à des teneurs très faibles.

Traces d'hydrocarbures d'huiles minérales
Ce sont des dérivés chimiques liés à l’activité humaine, ils sont un peu partout dans l’environnement, et on les retrouve aussi dans des colles, des encres d’impression, des lubrifiants de machines, des produits de nettoyage ou encore dans certains pesticides.

Le problème de ces substances, c’est qu’elles migrent facilement et contaminent notamment notre alimentation. Leur présence dans les huiles d’olive peut provenir de la récolte, des moteurs des machines agricoles, etc.  Nous en avons retrouvé dans 5 huiles, avec pour certaines, à des teneurs à la limite du seuil acceptable dans les corps gras.


Commentaire
Que doit-on penser de cette étude ?
Vu le nombre limité d’échantillons, il semble difficile de conclure. Je ne sais pas si cela va déclencher une communication ou une réaction de l’Anses ou de nos autorités sanitaires, voire la nouvelle police sanitaire unique …
Les résultats proposés par la revue de consommateurs vont dans le sens de ceux déjà proposés par la DGCCRF. Ainsi selon une étude publié en 2022, «48% des huiles d’olive prélevées sont non conformes, selon des contrôles de 2020 de la DGCCRF, as usual».

En 2021, l’association Que Choisir, devenue depuis une ONG, rapportait aussi des tromperies récurrentes dans les huiles d’olive, rien de bien nouveau depuis, hélas …