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mardi 12 septembre 2023

Le conseil du jour : Pas de miel pour les enfants de moins d’un an

Parlons de sécurité des aliments.
Le miel ne doit jamais être donné aux enfants de moins de 1 an. Il peut contenir des spores dormantes de Clostridium botulinum, qui peuvent se développer dans le tube digestif moins mature d'un nourrisson et produire la toxine responsable du botulisme.

Le miel est sans danger pour les personnes plus âgées.

En effet, selon l’Anses, Pas de miel pour les enfants de moins d’un an

Risques de botulisme infantile liés à la consommation de miel chez les nourrissons.

Le botulisme infantile est une maladie rare, survenant chez les enfants de moins d’un an. Des formes résistantes (spores) de la bactérie (Clostridium botulinum), responsables de cette maladie, peuvent se trouver dans les poussières et certains sols. Transportées par les abeilles, les spores peuvent se retrouver ensuite dans le miel. Suite à l’augmentation du nombre de cas de botulisme infantile depuis 2004, l’Agence rappelle qu'il est absolument déconseillé de donner du miel, quelle que soit son origine, aux nourrissons de moins d'un an.

jeudi 3 août 2023

Italie : Du fromage en lien avec un cas de syndrome hémolytique et urémique

«Italie : Du fromage en lien avec un cas de syndrome hémolytique et urémique», source article de Food safety News du 3 août 2023, complété par mes soins.

Les autorités italiennes ont émis un avertissement après qu'une jeune fille a développé une maladie grave après avoir souffert d'une infection à E. coli.

Le ministère de la Santé (Ministero della Salute) a publié le 27 juillet 2023 un avis aux consommateurs suite à un cas de syndrome hémolytique et urémique (SHU) qui a touché une enfant dans le Trentin. Le SHU est une complication grave associée aux infections à E. coli qui provoque une insuffisance rénale.

A noter cependant qu’aucun avis de rappel n’a été fait par les autorités sanitaires italiennes. La France, l’Allemagne et le Luxembourg ont émis des rappels de précaution, car le produit n’est pas distribué, mais uniquement acheté par des touristes visitant la ferme.

Les autorités sanitaires locales ont pris des mesures pour essayer de vérifier la source de l'infection. Ils ont identifié un lien probable avec la consommation de fromage produit dans un malga, qui est une cabane alpine, à Coredo. Fin juillet, des responsables locaux ont déclaré que la jeune fille avait été hospitalisée.

Une notification au système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF) de l’UE par l’Italie le 27 juillet 2023 montre que des E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) O26 ont été détectés dans le fromage.

Pour protéger la santé publique, il a été conseillé à toute personne ayant acheté des produits laitiers sur le site mis en cause, avant le 14 juillet, de ne pas en consommer. Les responsables ont également ajouté que les produits à base de lait cru ne devraient pas être donnés aux enfants de moins de 5 ans ou aux personnes âgées.

Vue d'ensemble

Entre juillet 2022 et juin 2023, 73 cas de SHU ont été enregistrés dans 16 régions d'Italie, dont 70 chez des personnes de moins de 15 ans.

Quatre personnes sont tombées malades au retour d'un voyage à l'étranger. La majorité des infections domestiques ont été enregistrées en Campanie et en Émilie-Romagne.

Au premier semestre 2023, le nombre de cas signalés au registre italien des SHU a été inférieur aux attentes. La baisse a été particulièrement marquée en avril et en mai, où un seul cas a été signalé. Cependant, en juillet et août 2022, les cas étaient plus élevés que les attentes saisonnières.

Le registre italien du syndrome hémolytique et urémique est géré par la Société italienne de néphrologie pédiatrique et l'Institut national de la santé (ISS).

Dans 56 cas positifs pour E. coli, il a été possible d'obtenir des informations sur le sérogroupe. Les cinq principaux sérogroupes de E. coli producteurs de shigatoxines, O26, O157, O111, O145 et O103, ont dominé avec 51 cas. E. coli O26 était derrière avec 27 cas tandis que E. coli O157 était le deuxième plus courant.

De janvier à décembre 2022, 91 cas ont été enregistrés. Il s'agit du niveau le plus observé en une seule année depuis le début de la surveillance en 1988.

vendredi 28 juillet 2023

France : Rappel de précaution de produits laitiers d'Italie

Notification d’alerte au RASFF de l’UE par l’Italie le 27 juillet 2023 de produits laitiers d’Italie en raison de la présence de Eschercichia coli producteurs de shigatoxines O26.

L’analyse a été réalisé le 14 juillet 2023.
La notification n’indique pas dans quel(s) pays les produits ont été distribués.

Le tweet de joe Whitworth ci-dessous rapporte qu’une fillette de 4 ans est atteinte d’un syndrome hémolytique et urémique et est hospitalité dan un hôpital de Padoue après avoir consommé du fromage de Malga di Coredo situé dans le Trentin. Mais cela peut aussi être dû à la qualité de l’eau ou à la visite de la ferme pédagogique située dans l’exploitation agricole.

L’enquête est menée par les carabiniers de la Nas qui ont saisi le lot de fromages et acquis des documents sur les méthodes de production et les ingrédients.
Le 28 juillet, RappelConso informe du rappel de tous produits laitiers de la marque Malga di Coredo en raison de la suspicion de présence de bactérie pathogène E. coli STEC en lien avec un syndrome hémolytique et urémique survenu chez une enfant en bas âge résidant dans le Trentin (Italie).
Quelques unités de produits laitiers issus de cette ferme sont susceptibles d'avoir été achetés par des consommateurs français en visite touristique. La date de commercialisation est jusqu'au 14 juillet 2023.

Aucun rappel n’a eu lieu en Italie, mais un rappel a eu lieu en Allemagne le 28 juillet 2023 de 'Caciotta - Caciotta', meules de fromage non emballées, 400 g.

A suivre ...

vendredi 21 juillet 2023

Un jury de Floride attribue 800 000 dollars à une fillette de 8 ans après avoir été brûlée au 2e degré par un nugget de poulet de chez McDonald's

«Un jury de Floride attribue 800 000 dollars à une fillette de 8 ans après avoir été brûlée au 2e degré par un nugget de poulet de chez McDonald's», source New York Post du 19 juillet 2023.

Un jury de Floride a accordé à une fillette de 8 ans 800 000 dollars (719 200 euros) de dommages et intérêts après que l'enfant ait subi des brûlures au deuxième degré à cause d'un nugget de poulet de chez McDonald's il y a quatre ans, selon un article local.

En mai, un jury distinct a déclaré le géant de la restauration rapide et un franchisé responsables du nugget chaud qui a brûlé la jambe de la petite Olivia Caraballo, alors âgée de 4 ans, après avoir ouvert un Happy Meal dans la voiture.

Après seulement deux heures de délibération mercredi, le grand jury de Broward Country a décidé du montant en dollars – qui est nettement inférieur aux 15 millions de dollars que la famille de la jeune fille avait demandés dans leur procès, a rapporté NBC6 South Florida.

Les parents d'Olivia, Philana Holmes et Humberto Caraballo Estevez, ont poursuivi McDonald's et le franchisé de Floride, Upchurch Foods, Inc., affirmant que le restaurant Tamarac leur avait servi des nuggets «déraisonnablement et dangereusement chaudes» à plus de 90°C.

Holmes avait commandé six pièces de McNuggets dans un Happy Meal au service au volant et avait remis la boîte à Olivia qui était sur la banquette arrière.

La fille a laissé tomber l'une des nuggets brûlants sur ses genoux entre son siège d'auto et sa jambe pendant environ deux minutes.

Les parents de la jeune fille ont déclaré que la chaîne de restauration rapide et le propriétaire de la franchise n'avaient pas averti les clients des dangers des aliments chauds, n'avaient pas formé correctement les employés et cuit les aliments à un degré plus élevé que nécessaire.

Les avocats de McDonald's ont fait valoir que le nugget n'aurait pas été cuit à une température supérieure à 70°C, température de cuisson à laquelle les McNuggets sont cuits pour éviter l'intoxication par Salmonella et le nugget n'était pas censé être pressée contre la chair humaine pendant plus de deux minutes.

En mai, les jurés ont déclaré Upchurch Foods Inc. responsable de négligence et de défaut d'avertir les clients des risques associés aux aliments chauds et McDonald's responsable de ne pas avoir fourni d'instructions sur la manipulation sûre de ses aliments. Cependant, ils n'ont pas trouvé que les actions de McDonald’s étaient négligentes dans l'incident de la brûlure.

La mère de la fille a déclaré qu'elle était heureuse que le jury soit parvenu à «un jugement équitable» et ait écouté l'histoire de sa fille.

Mercredi, Holmes a déclaré aux journalistes qu'elle était satisfaite de la décision du jury, malgré le montant inférieur des dommages-intérêts.

L'affaire rappelle le célèbre procès du café chaud des années 1990 contre le même mammouth de la restauration rapide.

Dans cette affaire, un jury du Nouveau-Mexique a accordé à Stella Liebeck, 81 ans, la somme exorbitante de 2,7 millions de dollars en dommages-intérêts punitifs après qu'un café McDonald's brûlant se soit vidé sur ses genoux, lui causant des brûlures au troisième degré aux jambes, à l'aine et aux fesses.

La femme avait passé plus d'une semaine à l'hôpital.

mercredi 18 mai 2022

Angleterre: Des enfants victimes d’intoxication alimentaire après que des réfrigérateurs aient été éteints par les familles pour économiser de l'argent

«Des enfants «victimes d’intoxication alimentaire par des aliments après que des réfrigérateurs aient été éteints», source BBC News.
Merci à Joe Whitworth de m’avoir signalé cette information.

Des enfants souffrent d'intoxication alimentaire parce que des parents éteignent les réfrigérateurs pour économiser de l'argent, a affirmé une banque alimentaire de Cornwall.

La Truro Food Bank a dit qu'on lui avait dit que d'autres appareils n'étaient pas non plus utilisés pour économiser l'électricité alors que la crise du coût de la vie s'aggrave.

Le personnel a dit qu'il savait que certains enfants allaient à l'école avec des vêtements non lavés car les gens utilisaient moins les machines à laver.

Le gouvernement a déclaré que 22 milliards de livres sterling étaient mis à disposition pour un soutien à l'échelle nationale.

Le directeur de la Truro Food Bank, Simon Fann, a dit: «[Nous avons eu] des rapports d'enfants ayant des maux d'estomac ou, dans le pire des cas, une intoxication alimentaire parce que certains parents éteignent leurs réfrigérateurs et congélateurs pendant la nuit.»

M. Fann a également dit que la demande avait augmenté, les contributions diminuant.

Il a dit: «Le niveau de besoin que nous connaissons augmente maintenant et dépasse les dons que nous recevons en ce moment.»

«Cela pourrait indiquer que les personnes qui ont pu donner se débattent maintenant. Elles ne sont pas sûres de leur propre sécurité des aliments et ne peuvent donc peut-être pas donner de nourriture comme elles le faisaient auparavant.»

Une nouvelle étude de l'association caritative Action for Children a révélé que plus de la moitié des familles soutenues par son fonds de crise étaient sur Universal Credit.

L'Energy Saving Trust a déclaré qu'il ne recommandait pas d'éteindre les réfrigérateurs ou les congélateurs «pour quelque temps que ce soit», car ils sont «conçus pour rester allumés en permanence et il est important, pour des raisons de sécurité des aliments, de conserver vos aliments à la température appropriée.»

La responsable des connaissances de Trust, Joanna O'Loan, a également dit que les températures des appareils pourraient être ajustées «alors vérifiez que vous ne faites pas fonctionner le vôtre plus bas que nécessaire, car il consomme plus d'énergie, plus il est froid - la Food Standards Agency recommande que le réfrigérateur soit réglé à 5°C.

Aux lecteurs du blog
Je suis en conflit depuis plusieurs années avec la revue PROCESS Alimentaire pour une triste question d’argent qui permettrait de récupérer et de diffuser correctement les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire s’est comportée et continue de se comporter en censeur et refuse tout assouplissement pour la modique somme de 500 euros. N’ayant pas les moyens d’aller devant la justice, je leur fait ici de la publicité gratuite. Derrière cette revue, il y a des aimables censeurs !

jeudi 29 avril 2021

Combattre Shigella en bloquant sa toxine

«De nouvelles molécules abordables pour lutter contre les maladies diarrhéiques chez les jeunes enfants», source Univesrité d'Utrecht.

Des scientifiques d'Utrecht et une branche mondiale de la société pharmaceutique GSK, spécialisée dans la santé, ont découvert de nouvelles molécules abordables dans la lutte contre les maladies diarrhéiques chez les jeunes enfants.

La bactérie Shigella cause 165 millions de cas de maladies diarrhéiques, dont de nombreux décès, dont 70% chez des enfants de moins de 5 ans. Plus de 95% de ces décès surviennent dans les pays en développement. L'issue de la maladie est plus grave si elle produit une shigatoxine, qui peut provoquer une maladie rénale mortelle. Dans un article publié Journal of Medicinal Chemistry (l'article est disponible en intégralité) des chercheurs présentent une nouvelle molécule capable de bloquer cette toxine, dont la prévalence augmente parmi les quatre espèces de bactéries Shigella.

Des tentatives antérieures par d'autres ont produit des molécules puissantes capturant la toxine, mais ces molécules étaient trop complexes pour un développement et une application ultérieure dans les pays à faible revenu. De plus, la toxine est une cible difficile, car elle passe du tractus intestinal à la circulation après quelques jours. Alors que la présente étude se concentrait sur une forte capture en circulation, des chercheurs d'Utrecht ont également découvert un polysaccharide et un additif alimentaire facilement disponibles qui peuvent capturer la toxine dans l'intestin. Une telle approche à deux volets peut être nécessaire pour lutter contre ce pathogène difficile.

Pays en voie de développement

«Nous sommes très heureux d'avoir trouvé une molécule non seulement efficace, mais aussi relativement facile et peu coûteuse à fabriquer», a dit Roland Pieters, auteur correspondant de la publication. «Cela signifie qu'il convient parfaitement à une utilisation dans les pays en voie de développement.»

Afin de capturer la toxine, les chercheurs ont exploré les glycodendrimères: des molécules arborescentes avec des feuilles de glucides appropriées. De plus, ils ont étudié un type de glycopolymère qui s'assemble en une sphère semblable à des particules d'une taille similaire à celle de la toxine. Ces dernières particules se sont révélées les plus efficaces et des études ont indiqué qu'elles n'étaient pas toxiques.

Rayon d'espoir

Lluís Ballell, responsable de l'incubateur GSK Global Health, a dit: «Les effets d'une diarrhée sévère sont dramatiques, en particulier chez les enfants des pays en voie de développement. Cette innovation offre une lueur d'espoir vers une solution simple et abordable qui s'attaque aux effets les plus pernicieux de la sécrétion de toxines dans les maladies diarrhéiques. Nous sommes très heureux que GSK et la Fondation Tres Cantos Open Lab aient pu jouer un rôle déterminant dans ce projet.

Ce travail est d'autant plus pertinent qu'une souche de souche de E. coli (STEC) produit des toxines similaires pour lesquelles aucun traitement ou vaccin adéquat n'est actuellement disponible.

samedi 28 novembre 2020

Il faut toujours se rappeler les histoires des personnes derrière des intoxications alimentaires, une édition avec E. coli O157

Autre exemple d'histoire de personnes après celle liée à Listeria, mais cette fois-ci avec Escherichia coli producteurs de shigatoxines, ici E. coli O147, source Doug Powell du barfblog.

«Mon fils de cinq ans est décédé à cause de E. coli après avoir mangé de la viande infectée à l’école. Il aurait eu 21 ans cette année»

Cet article est paru dans Wales Online du 13 septembre 2020.

Cathy Owen écrit que Sharon Jeffreys redoute cette période de l'annéeAlors que les enfants reviennent pour la rentrée scolaire, elle revit encore et encore ce qui est arrivé à sa famille il y a 15 ans.

Ce n'était que deux semaines après le début de l'année scolaire à Deri Primary en 2005, lorsque son fils aîné Chandler est rentré à la maison avec des maux d'estomac et le début d'un cauchemar pour la jeune famille.

Chandler avait contracté E. coli O157 après avoir mangé des aliments contaminés qui avaient été fournis à l'école par un boucher local.

Mais le pire était à venir après que son jeune frère Mason soit également tombé malade de l'intoxication alimentaire.

L'enfant de cinq ans venait tout juste de prendre le paniers-repas de son déjeuner pour celui du dîner scolaire parce qu'il aimait tellement les frites et les saucisses.

«Ce fut la pire décision que j'aie jamais prise», dit Sharon. «Mason adorait sa nourriture. Il prenait des saucisses et des frites dans les assiettes des enfants, alors nous avons décidé de le changer pour les dîners scolaires et il était vraiment heureux

Mason et Chandler, huit ans, faisaient partie des plus de 150 écoliers et adultes frappés par l'épidémie dans le sud du Pays de Galles. Trente et une personnes ont été admises à l'hôpital, mais Mason a été le seul à décéder.

Il a souffert de températures élevées, de douleurs à l’estomac et d’hallucinations. Il a été admis à l’hôpital pour enfants de Bristol, mais il est décédé d’une insuffisance rénale.

Aujourd'hui, sa mère Sharon se souvient de chaque instant de ces jours terrifiants.

«Cela fera 15 ans le 13 septembre lorsque Chandler est tombé malade», se souvient-elle. «Quand Mason a commencé à être malade, j'ai essayé de faire tout ce que je pouvais. L'état de Mason s'est considérablement détérioré et il a commencé à halluciner en disant qu'il pouvait voir des limaces et des grenouilles.»

«Il est devenu jaune et a commencé à transpirer comme s'il venait de sortir d'une douche. Mason est décédé deux semaines plus tard dans une douleur insupportable.»

Réfléchissant au temps qui s'est écoulé, Sharon dit: «Je ne peux tout simplement pas croire que cela fait tant de de temps, si longtemps depuis que je l'ai vu pour la dernière fois.»

«C'est encore très difficile à penser, mais à cette période de l'année, je revis toujours cette période horrible. J'ai toujours peur de l'arrivée de septembre car cela me ramène à ça.»

«Je ne m'en remettrai jamais, mais j'ai dû apprendre à vivre avec, mais de petites choses peuvent me ramener là-bas. Comme si je voyais un brin d'herbe, ou entendais quelque chose et ça me ramène à cela avec un sursaut.»

«Après la mort de Mason,j'ai été très occupé, il y a eu l'enquête puis les poursuites judiciaires, donc je n'ai pas fait face à ce qui s'était passé pendant longtemps, puis ça s'est calmé et c'était comme essayer de sortir d'un grand trou noir.»

«Mason aurait eu 21 ans en décembre. Il aurait dû avoir hâte de célébrer cette étape importante de sa vie.»

«Chandler a 23 ans maintenant, mais ce n'est pas la même personne. Lui et Mason étaient si proches que cela a laissé un grand trou dans sa vie.»

«Mon plus jeune fils a 16 ans et cela a également affecté sa vie. Il ne se souvient pas de Mason car il n’était ps là à l’époque, et cela le bouleverse.»

Quinze ans plus tard, Sharon et sa famille ont toujours le sentiment qu'on leur a refusé la justice.

Le boucher de Bridgend William Tudor, 56 ans, a été emprisonné pour avoir enfreint les lois d'hygiène en permettant à la viande crue d'entrer en contact avec du jambon cuit et de la dinde.

Une enquête publique en 2010 a permis de découvrir comment Tudor a fait passer l'argent avant l'hygiène pendant des années et a pû avoir provoqué d'autres épidémies d'intoxication alimentaire.

Le boucher William Tudor a été emprisonné pendant 12 mois.

On a prétendu qu'il avait acheté du mouton néo-zélandais congelé bon marché et l'avait fait passer pour de l'agneau gallois de première qualité et le personnel qui lui apportait de la viande pourrie impropre à la consommation a été invité à «la hacher» et à l'utiliser dans des boulettes de viande.

Sharon a continué à se plonger dans d'autres problèmes de sécurité des alimenta y compris pour mettre la pression afin de rendre publique les résultats d'inspection des restaurants - les scores (ou notes) sur <les portes – rendus obligatoires au Pays de Galles. La divulgation volontaire omet des choses et si des grandes villes comme Toronto, New York et Los Angeles peuvent trouver comment rendre les résultats obligatoires, le Pays de Galles le peut aussi.

La divulgation est devenue obligatoire au Pays de Galles et en Irlande du Nord en novembre 2013, en partie - ou en grande partie - grâce aux efforts de Sharon.

Le reste du Royaume-Uni et l'Australie se vautrent dans un système volontaire: mauvais score, ne le publiez pas.

«Le système de notation de l'hygiène alimentaire est très important et il est bon que plus de gens soient plus conscients de ce qui s'est passé», déclare Sharon.

«Il est un peu inquiétant d'entendre que le Covid pourrait avoir un impact sur certains services environnementaux du conseil, mais nous devons nous assurer qu'il y a plus d'agents qui effectuent des inspections et que les meilleures pratiques soient suivies

«J'ai entendu des gens dire qu'ils ont utilisé notre histoire dans le cadre de leur formation pour les cuisiniers et le personnel de cuisine.»

«Avant la mort de Mason, je n’avais jamais vraiment entendu parler de E. coli. J'avais entendu le nom, mais je n'en savais pas grand-chose.

«Maintenant, je pense que les gens sont définitivement plus conscients. C’est bon à savoir, bon à savoir que les gens n’ont pas oublié, même après toutes ces années.»

jeudi 6 août 2020

Mais qu'y a-t-il dans les nuggets de McDonald's ? On a retrouvé un masque chirurgical !


Régulièrement la question est posée, qu'y a-t-il y dans les nuggets de chez McDonald’s ?

McDonald’s répond à propos de nos Chicken McNuggets :
Nos Chicken McNuggets sont préparés à partir de filets de poulet origine France. Finement hachés et marinés, ils sont ensuite enrobés d'une panure, pour être servis dorés et croustillants, dans nos restaurants, pour toujours plus de plaisir.
Mais selon Midi Libre il y aurait autre chose,

Alors qu'elle déjeunait au McDonald's dans le comté d'Hampshire au Royaume-Uni avec sa maman, une fillette de 6 ans a retrouvé un masque chirurgical dans un nugget de poulet. L'enseigne américaine de fast-food a annoncé qu'elle ouvre une enquête interne pour faire la lumière sur l'incident.

Maddie a 6 ans et comme beaucoup d'enfants, elle raffole des Happy Meal, les menus de McDonald's destinés - en priorité - aux enfants. Alors qu'elle était en train d'en déguster un, la petite fille a failli avaler un nugget qui contenait ce qui semble être les restes d'un masque chirurgical

Dans une vidéo relayée par le site  britannique d'informations en continu BBC, un nugget de poulet est disséqué. À l'intérieur, on distingue des morceaux de tissu bleu, semblables au tissu des masques chirurgicaux devenus indispensables pour lutter contre la pandémie liée au nouveau coronavirus.

Alertée, la direction du Mc Donald's installé dans le comté de Hampshire au Royaume-Uni a déclaré avoir ouvert une enquête en interne pour faire la lumière sur l'incident.

La chaîne américaine de fast-food a affirmé à nos confrères de la BBC vouloir garantir une nourriture qui répond aux standards d'hygiène et de propreté. McDonald’s a aussi assuré suivre des « standards rigoureux pour éviter toute imperfection » lors de la préparation des commandes. 

« Nous souhaitons présenter toutes nos excuses aux clientes », a déclaré Mc Donald's, qui assure avoir retiré de la vente tous les produits qui ont été cuits en même temps que la commande malheureuse. 

La démonstration dans cette vidéo de la BBC

Lire le communiqué de l’Académie nationale de médecine : Masquez-vous, masquez-vous, masquez-vous

mardi 21 juillet 2020

L’Allemagne signale un cas de «grippe porcine» chez un enfant


« L’Allemagne signale un cas de «grippe porcine» chez un enfant », source Outbreak News Today.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a été informée d'un cas humain d'infection par le virus A (H1N1)v de la grippe porcine d'Allemagne le 3 juillet.

Les détails indiquent que l'infection a été détectée chez un homme de 2 ans qui a développé une maladie de type grippal le 9 juin 2020. Le patient a reçu des soins de santé le 9 juin 2020.

Un échantillon a été prélevé dans le cadre de la surveillance de routine ILI (Influenza-like illness) et un virus grippal de type A non sous-typable a été détecté le 15 juin.

Le séquençage du génome entier a caractérisé ce virus comme un virus A (H1N1) du porc de type aviaire eurasien (1C.2.2) le 1er juillet.

Le cas s'est rétabli et aucun autre cas n'a été détecté parmi les contacts. Le patient avait visité une ferme porcine et avait eu des contacts étroits avec des porcs deux jours avant le début de la maladie.

Le virus de la grippe porcine circule dans les populations de porcs dans de nombreuses régions du monde. Selon l'emplacement géographique, les caractéristiques génétiques de ces virus diffèrent. La plupart des cas humains sont exposés aux virus de la grippe porcine par contact avec des porcs infectés ou des environnements contaminés. L'infection humaine a tendance à entraîner une maladie clinique bénigne dans la plupart des cas.

samedi 9 mai 2020

Mosaïque individualisée de souches microbiennes transférées de la mère à l'intestin du nourrisson


« Mosaïque individualisée de souches microbiennes transférées de la mère à l'intestin du nourrisson », source communiqué de l’Université d’Alabama à Birmingham.

La mosaïque représente un état dans lequel deux ou plusieurs populations de cellules avec des génotypes différents coexistent dans un individu ou un organisme. 

Les communautés microbiennes dans l'intestin, également connues sous le nom de microbiome intestinal, sont vitales pour la digestion humaine, le métabolisme et la résistance à la colonisation par des agents pathogènes. La composition du microbiome intestinal chez les nourrissons et les tout-petits change considérablement au cours des trois premières années de vie.

Mais d'où viennent ces microbes en premier lieu?

Les scientifiques ont depuis longtemps pu analyser le microbiome intestinal au niveau de 500 à 1 000 espèces bactériennes différentes qui ont principalement une influence bénéfique; ce n'est que plus récemment qu'ils ont pu identifier des souches individuelles au sein d'une même espèce à l'aide de puissants outils génomiques et de superordinateurs qui analysent des quantités massives de données génétiques.

Des chercheurs de l'Université de l'Alabama à Birmingham  (UAB) ont maintenant utilisé leur méthode d’«empreinte» du microbiome pour rapporter qu'une mosaïque individualisée de souches microbiennes est transmise au microbiome intestinal du nourrisson par une mère qui accouche par voie vaginale. Ils ont détaillé cette transmission en analysant les bases de données métagénomiques existantes d'échantillons fécaux provenant de paires mère-enfant, ainsi qu'en analysant la transmission de la mère et du petit dans un modèle de souris sans germe ou gnotobiotique à l'UAB, où des mères ont été inoculées avec des microbes fécaux humains.

« Les résultats de notre analyse démontrent que plusieurs souches de microbes maternels - certaines qui ne sont pas abondantes dans la communauté fécale maternelle - peuvent être transmises pendant la naissance pour établir une communauté microbienne intestinale infantile diversifiée », a déclaré Casey Morrow, professeur émérite au Department of Cell, Developmental and Integrative Biology de l'UAB. « Notre analyse fournit de nouvelles perspectives sur l'origine des souches microbiennes dans la communauté microbienne infantile complexe. »

L'étude a utilisé un outil de bioinformatique de suivi des souches précédemment développé à l'UAB, appelé Window-based Single-nucleotide-variant Similarity, ou WSS. Hyunmin Koo, Department of Genetics and Genomics Core de l’UAB, a dirigé l'analyse informatique. Les études sur les modèles de souris gnotobiotiques ont été dirigées par Braden McFarland, professeur au Department of Cell, Developmental and Integrative Biology de l'UAB.

Morrow et ses collègues ont utilisé cet outil d'empreinte des microbes dans plusieurs études antérieures de suivi des souches.

En 2017, ils avaient constaté que les microbes des donneurs de matières fécales - utilisés pour traiter les patients présentant des infections récurrentes à Clostridium difficile - restaient chez les receveurs pendant des mois ou des années après les transplantations fécales.

En 2018, ils ont montré que les modifications du tractus gastro-intestinal supérieur par chirurgie de l'obésité conduisaient à l'émergence de nouvelles souches de microbes.

En 2019, ils ont analysé la stabilité de nouvelles souches chez des individus après des traitements antibiotiques, et plus tôt cette année, ils ont constaté que des jumeaux adultes, âgés de 36 à 80 ans, partageaient une certaine souche ou des souches entre chaque paire pendant des années, et même des décennies, après avoir commencé à vivre séparément les uns des autres.

Dans la présente étude, plusieurs schémas particuliers de partage de souches microbiennes ont été retrouvés entre les mères et les nourrissons. Trois paires mère-enfant ne présentaient que des souches apparentées, tandis qu'une douzaine d'autres nourrissons de paires mère-enfant contenaient une mosaïque de microbes maternels et non apparentés. Il se pourrait que les souches non apparentées proviennent de la mère, mais elles n'avaient pas été la souche dominante de cette espèce chez la mère et n'avaient donc pas été détectées.

En effet, dans une deuxième étude, utilisant un ensemble de données de neuf femmes prises à différents moments de leur grossesse, a montré que des variations de souches dans des espèces individuelles se sont produites chez sept des femmes.

Pour définir plus précisément la source des souches non apparentées, un modèle de souris a été utilisé pour examiner la transmission des mères aux petits en l'absence de microbes environnementaux.

Cinq femelles différentes ont reçu des greffes de différentes matières fécales humaines pour créer cinq souris à microbiome humanisé uniques, qui ont été élevées avec des mâles gnotobiotiques. Les chercheurs ont ensuite analysé les souches retrouvées chez les donneurs humains, les mères de souris et leurs petits.

Ils ont trouvé quatre modèles différents: 1) La souche d’un petit d'une espèce particulière était liée à la souche de la mère; 2) La souche du petit était liée à la fois à la souche de la mère et à celle du donneur humain; 3) La souche du petit était liée à la souche du donneur humain, mais pas à celle de la mère; et, surtout, 4) Aucune souche apparentée pour une espèce particulière n'a été retrouvée entre le petit, la mère et le donneur humain. Étant donné que ces animaux ont été nourris et élevés dans des conditions exemptes de germes, les souches non apparentées chez les petits provenaient de souches mineures non détectées chez les mères.

« Les résultats de nos études soutiennent un réexamen de la contribution de différents microbes maternels à la communauté microbienne entérique du nourrisson », a déclaré Morrow. « La constellation de souches microbiennes que nous avons détectée chez les nourrissons hérités de la mère était différente dans chaque couple mère-enfant. Compte tenu du rôle reconnu du microbiome dans les maladies métaboliques telles que l'obésité et le diabète de type 2, les résultats de notre étude pourraient aider à expliquer davantage la sensibilité du nourrisson aux maladies métaboliques trouvées chez la mère. »

L'étude, An individualized mosaic of maternal microbial strains is transmitted to the infant gut microbial community, a été publiée dans Royal Society Open Science.