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samedi 28 octobre 2023

Un fromage au lait de chèvre de France soupçonné d'être à l'origine d'une épidémie de cryptosporidiose en Suède

Un fromage au lait de chèvre de France soupçonné d'être à l'origine d'une épidémie de cryptosporidiose en Suède, selon une notification au RASFF de l’UE par la Suède le 27 octobre 2023.

La fiche de danger microbiologique transmissible par les aliments de l’Anses sur Cryptosporidium spp. rappelle qu’en 2017, une épidémie dans l’ouest de la France a été reliée à la consommation de fromage blanc biologique au lait non pasteurisé.

Etait-ce le cas pour ce fromage de chèvre ? Pas d’information à ce jour dans la notification.

Il est noté dans cet article que «La cryptosporidiose humaine apparait largement sous-diagnostiquée en France. Les prescriptions de routine pour le diagnostic biologique de diarrhées persistantes devraient être améliorées en spécifiant une recherche parasitologique (dont cryptosporidies).»

Ainsi dans cette épidémie de gastro-entérite, qui n’était pas qu’une gastro hivernale, ni une suspicion d’intoxication alimentaire, «Le génotype hypertransmissible C. parvum IIaA15G2R1, considéré comme zoonotique, a été retrouvé dans des échantillons de fèces de veaux à proximité du laboratoire de fabrication de fromages.»

A suivre ...

vendredi 27 octobre 2023

A propos du fonctionnement des rappels en France, mieux vaut-il être Luxembourgeois que Français ?

A propos du fonctionnement des rappels en France, mieux vaut-il être Luxembourgeois que Français ? La peuve par l’exemple ...

Rappel au Luxembourg le 24 octobre 2023 de lait UHT écrémé de la marque Silhouette et de lait 1%MG de la marque VIVA en raison de la présence d'un défaut organoleptique pouvant altérer le goût et/ou l’odeur du produit.

Comme c’est l’usage, il n’y a pas eu de notification au RASFF de l’UE ...

Premier rappel en France le 25 octobre 2023,

- lait UHT 1/2 écremé bleu blanc cœur de marque U : bouteille 1L et pack 6x1L.
- Défaut de fabrication, défaut d'étanchéité (ex: micro fuites, thermoscellage défectueux) ou anomalies de conditionnement.
- Ces produits ont été fabriqués et/ou conservés dans des conditions ne permettant pas d'apporter de garanties sanitaires satisfaisantes. Ces produits sont donc susceptibles de présenter un danger pour la santé des consommateurs.
- Voir la liste des lots concernés.

Second rappel en France le 27 octobre 2023,

- lait UHT des marques Viva, Grandlait, Silhouette, Candia Maxi pack bouteille 1L ou 1,5L ; dans le détail, cela donne, Candia malin maxi pack Bouteille 1L, pack X8 Grandlait demi écrémé Bouteille 1,5 L X4, 1L x6, 1L X8, pack x10 Grandlait pleine saveur (Entier) Bouteille 1L, pack x6 Silhouette écrémé Bouteille 1L, pack x6 Viva Bouteille 1Lx6 et X8.
Il est rapporté l’explication suivante :
- Mise à jour du rappel conso du 23/10 : ajout de la pièce jointe permettant de communiquer les numéros de lots associés Suite à une remontée de nos consommateurs et consommatrices portant sur un défaut organoleptique (goût et/ou odeur).
- Voir le détail dans l’avis de rappel précité.
- Problème : il n’y a pas eu de rappel par RappelConso le 23 octobre 2023 ou bien il a été bien caché, donc pas de mise à jour !

Complément du 28 octobre 2023
Je découvre que le site des rappel du distributeur Auchan que le rappel de lait UHT est daté du 20 octobre 2023, et non pas du 27 octobre 2023 comme le rapporte RappelConso. De mieux en mieux ...

lundi 4 septembre 2023

De la sécurité des aliments au Pakistan

Raids surprises dans des exploitations laitières de Quetta (Pakistan) par le commissaire adjoint suite aux ordres du commissaire en chef. 100 litres de lait frelaté et 50 bouteilles de substances interdites saisies. Amendes importantes infligées, 1 arrestation effectuée ...

mardi 1 août 2023

Comment le lait est frelaté au Pakistan ? Consternant !

Alerte! Le lait frelaté au Pakistan pose un grave risque pour la santé ! Consommateurs, attention ! Il est crucial d'assurer la propreté et la sécurité sanitaire du lait que nous consommons. Exigeons des actions strictes contre ceux qui compromettent notre santé …
Regardez cette vidéo qui montre comment sont nettoyés les bidons de lait, c’est consternant ! 

lundi 31 juillet 2023

Réaction allergique grave après avoir mangé du pâté de foie

Il y a eu en France quatre rappels de pâté de foie de marque Monique Rannou et Netto voir photos ci-dessous), le 28 juillet 2023 par RappelConso, en raison de la présence d'un allergène (lait) non déclaré.

La conséquence de ces rappels se trouve désormais dans la notification au RASFF de l’UE, 2023.5162, par la France le 31 juillet 2023 en raison d’un étiquetage défectueux de l’allergène lait dans du pâté de foie de France. Le produit était sensé être distribué en Belgique, mais la notification indique le produit n’a pas été distribué.

La notification fait suite à une plainte d’une personne.

La notification rapporte qu’il y a eu une hospitalisation pour réaction allergique. La personne tolère des traces de lait, mais lorsqu'elle a mangé la terrine, elle a eu une réaction allergique grave.

jeudi 18 mai 2023

De l'analyse de la séquence du gène coa de Staphylococcus aureus et de sa maîtrise dans les troupeaux de vaches laitières

L'analyse de la séquence du gène responsable de la coagulase, coa, de Staphylococcus aureus peut prévenir les erreurs d'identification des souches à coagulase négative et contribuer à leur contrôle dans les troupeaux de vaches laitières. Cela se passe dans Frontiers in Microbiology, «Staphylococcus aureus coa gene sequence analysis can prevent misidentification of coagulase-negative strains and contribute to their control in dairy cow herds». L’article est disponible en intégralité.

Résumé
La différenciation exacte et précise des staphylocoques isolés du lait est importante pour la gestion de la santé du pis. En particulier, l'identification rapide et spécifique de Staphylococcus aureus joue un rôle essentiel dans les programmes de prévention et de traitement de la mammite bovine. La gélatinisation du plasma dans les dosages de coagulase est couramment utilisée pour discriminer la présence de S. aureus des autres espèces en détectant la présence de staphylocoagulase libre extracellulaire. Cependant, des souches rares de S. aureus déficientes en coagulase peuvent être responsables de cas de mammite clinique et subclinique. En investiguant sur les isolats de S. aureus d'un seul troupeau sur une période de 10 ans, nous avons identifié la persistance d'une souche de S. aureus phénotypiquement coagulase négative et identifié la cause possible d'une suppression d'une seule paire de bases dans la séquence du gène coa. Nos résultats confirment la nécessité d'intégrer des tests biochimiques primaires avec des approches d'analyse moléculaire et séquentielle pour identifier et discriminer correctement les S. aureus atypiques dans les troupeaux de bovins, car le test de coagulase seul peut ne pas détecter les souches persistantes responsables de la mammite.

mardi 9 mai 2023

Quand un algorithme n'aime pas le lait. Le lait est désormais classé B ou C sur le nouveau Nutri-Score !

La révision du Nutri-Score aurait du régler ses faiblesses et faire notamment que le lait entier bio passe en A comme le conventionnel. Finalement, tous les laits entiers passeront en C.
La nouvelle méthode de calcul du Nutri-Score déclasse le lait de la catégorie A à B, voire C quand il est entier. Une nouvelle appréciation qui suscite «l’incompréhension» de l’interprofession laitière». Source La France Agricole.

Sur Tf1, une nutritionniste rapportait qu’avec l’ancien Nutri-Score, «entre deux laits demi-écrémés, la composition [...] peut varier, ce qui peut conduire à un NutriScore A ou B».

Pourtant, M. Serge Hercberg avait tweeté en sept points ce qu’il fallait penser du Nutri-Score,

1. Contrairement à ce que veulent faire croire les détracteurs du Nutri-Score, il ne dit absolument pas qu’un produit classé A ou B est sain! Non sa vocation est de permettre de comparer la qualité nutritionnelle d’aliments comparables en terme d’usage ou de consommation …

Et le lait, alors ?

Selon le ministère de la Santé,

Le logo de Nutri-Scoreest attribué sur la base d’un score prenant en compte pour 100 gr ou 100 mL de produit, la teneur :
- en nutriments et aliments à favoriser (fibres, protéines, fruits, légumes, légumineuses, fruits à coques, huile de colza, de noix et d’olive),
- et en nutriments à limiter (énergie, acides gras saturés, sucres, sel).
Après calcul, le score obtenu par un produit permet de lui attribuer une lettre et une couleur.

Cela étant, ce même ministère nous signale que «L’algorithme de calcul du Nutri-Score évolue pour promouvoir des choix alimentaires plus favorables à la santé».

Bon appétit !

J'oubliais l'essentiel, l'eau est toujours classé A, ouf !

Comme le disait Georges Orwell, cité par Bernard Crick, Georges Orwell, une vie, «Il y a des personnes, comme les végétariens et les communistes, avec qui il est impossible de discuter.» Personnellement, j’ajouterais les sociologues et les nutritionnistes …

Faites comme moi, faites vos courses au marché, il n’y a pas de Nutri-Score, et c’est tant mieux !

jeudi 27 avril 2023

Un bonheur simple, la viande, les œufs et le lait sont une source essentielle de nutriments. Merci à la FAO de le rappeler !

Et pan sur le bec de tous ceux qui entendent se faire du fric sur la viande in vitro, la fausse viande, le faux lait,etc., avec des soi disant biotechnologies, alors que le bonheur simple est devant eux ...

«La viande, les œufs et le lait sont une source essentielle de nutriments», plaide la FAO

La viande, les œufs et le lait offrent des sources essentielles de nutriments particulièrement nécessaires qu’il est difficile d’obtenir dans le cadre d’une alimentation végétale, selon un nouveau rapport publié mardi par l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO).

C’est particulièrement vrai à certaines périodes clés de la vie, telles que la grossesse, l’allaitement, l’enfance, l’adolescence et le grand âge, selon l’étude intitulée Contribution of terrestrial animal source food to healthy diets for improved nutrition and health outcomes (Contribution des aliments issus de l’élevage d’animaux terrestres à des régimes alimentaires sains, pour une meilleure nutrition et de meilleurs résultats de santé).

Cette étude, qui compile des données et des informations concrètes tirées de plus de 500 articles scientifiques et de près de 250 documents d’orientation, offre l’analyse la plus complète réalisée à ce jour des bénéfices et des risques liés à la consommation d’aliments d’origine animale.

La viande, les œufs et le lait apportent divers macronutriments importants, comme les protéines, lipides et glucides, ainsi que certains micronutriments, dont la qualité et la quantité requises sont difficiles à obtenir d’aliments d’origine végétale, indique le rapport.

vendredi 3 mars 2023

Les substituts du lait manquent de nutriments, selon la FDA

«Les substituts du lait manquent de nutriments», source article de Jim Romahn paru le 2 mars sur son blog Agri 007.

Les substituts du lait manquent de certains nutriments contenus dans le lait, tels que des protéines, du calcium, de la vitamine A, la vitamine D, du magnésium, du phosphore et du potassium.

Et certains contiennent également plus de calories que le lait faible en matière grasse, selon un récent rapport de la Food and Drug Administration des États-Unis, Draft Labeling Recommendations for Plant-based Milk Alternatives to Inform Consumers.

En Ontario, le lait liquide doit être enrichi en vitamine D pendant la transformation.

Tout dépend de ce qui est utilisé pour fabriquer les substituts, a dit la FDA.

La seule boisson à base de plantes qui contient une teneur en éléments nutritifs similaire à celle qui peut être incluse dans le groupe des produits laitiers dans les directives diététiques du gouvernement fédéral pour les Américains est le lait de soja enrichi.

«Les nutriments que vous obtenez des substituts du lait à base de plantes peuvent dépendre de la source végétale utilisée, des méthodes de transformation et des ingrédients ajoutés, alors vérifiez attentivement l'étiquetage», a déclaré Susan Mayne, directrice du Center for Food Safety and Applied Nutrition de la FDA.

«Le produit a-t-il été enrichi en nutriments tels que le calcium ? Quelle est la quantité de sucre ajouté dans le produit ? Quelle est la teneur en protéines ?» dit-elle des questions à considérer.

«L'étiquetage de la valeur nutritive sur un conditionnement peut vous aider à comparer la teneur en éléments nutritifs des différentes alternatives laitières à base de plantes avec le lait», a déclaré Mayne. «L'étiquette peut vous aider à choisir les meilleurs produits pour répondre à vos besoins nutritionnels et à ceux de votre famille.»

Les laits végétaux peuvent être fabriqués à partir de céréales, telles que l'avoine, le quinoa et le riz ; les légumineuses, y compris des pois et du soja ; les fruits à coque telles que l'amande, la noix de cajou, la noix de coco, la noisette, la macadamia, l'arachide, la pistache et la noix et les graines, y compris le lin, le chanvre et le sésame.

Ces produits peuvent constituer une bonne alternative pour les personnes allergiques au lait de vache ou qui souhaitent éviter les produits laitiers pour des raisons diététiques ou de préférence personnelle, a dit la FDA.

Les produits laitiers fournissent certains nutriments essentiels, dont certains ne sont pas suffisamment consommés dans leur alimentation, a dit la FDA.

Les produits laitiers, y compris le lait, sont recommandés par les Directives diététiques dans le cadre d'un régime alimentaire sain et apportent plusieurs nutriments essentiels, des protéines, du calcium, de la vitamine A, la vitamine D, du magnésium, du phosphore, du potassium, de la riboflavine, de la vitamine B12, du zinc, de la choline et du sélénium.

vendredi 23 décembre 2022

Rappel en Irlande de fromages français car l'ingrédient lait n'est pas mentionné en langue anglaise

Cette fois-ci ce n’est pas la faute aux Anglais mais plutôt aux Irlandais, jugez plutôt …

Voici une notification au RASFF de l’UE par l’Irlande le 21 décembre 2022 en raison du terme lait non mentionné en anglais sur des lots de Camembert et de Brie Le Rustique de France. Le produit a été aussi distribué en Irlande du Nord.

Cette notification au RASFF intervient, comment souvent, plusieurs jours après une information de rappel par la Food Safety Authorithy of Ireland (FSAI) le 16 décembre 2022 : Lait non déclaré en anglais dans certains lots de Le Rustique Camembert et Le Rustique le Bon Brie.

Message :
Les ingrédients des lots ci-dessous de Le Rustique Camembert et Le Rustique le Bon Brie Extra Crémeux ne sont pas étiquetés en anglais. Les lots en cause contiennent du lait. Cela peut rendre les lots dangereux pour les consommateurs allergiques ou intolérants au lait.
Une curiosité cependant trouvée dans une information récente de la DGCCRF sur Vin étiquetage : savoir lire les étiquettes.

Pour les sulfites, un allergène, la France a admis l’utilisation de la mention anglaise «contains sulphites», facilement compréhensible par le consommateur français.

jeudi 15 décembre 2022

Les intoxications alimentaires existent même en Corée du Nord

«Une épidémie d'intoxication alimentaire à Pyongyang probablement causée par des produits laitiers distribués par le gouvernement», source Daily NK du 14 décembre 2022.

Les enfants en Corée du Nord reçoivent des produits laitiers, y compris du lait en poudre et du lait frais, dans le cadre de l'une des initiatives phares du gouvernement nord-coréen en matière de garde d'enfants.

Une éruption de cas d'intoxication alimentaire a récemment été signalée à Pyongyang par des familles qui avaient consommé les produits laitiers que le gouvernement nord-coréen distribue aux enfants de moins de cinq ans, a appris Daily NK.

Une source à Pyongyang a déclaré mardi au Daily NK qu'une douzaine de parents et d'enfants de moins de cinq ans du district de Taesong à Pyongyang ont été transportés à l'hôpital après avoir signalé des symptômes tels que des douleurs à l'estomac, de la diarrhée et des vomissements.

Une enquête a révélé que tous les membres du groupe ont commencé à ressentir des symptômes après avoir consommé des produits laitiers fournis par le bureau du gouvernement de leur quartier.

Les enfants en Corée du Nord reçoivent des produits laitiers, notamment du lait en poudre et du lait frais, dans le cadre de l'une des initiatives phares du gouvernement nord-coréen en matière de garde d'enfants. La Corée du Nord lutte actuellement contre un taux de natalité extrêmement bas.

Lors de la troisième session plénière du huitième Comité central du Parti des travailleurs en juin 2021, le dirigeant nord-coréen Kim Jong Un a annoncé que le parti fournirait des aliments nutritifs, y compris des produits laitiers, aux enfants de tout le pays aux frais de l'État.

Depuis lors, le gouvernement nord-coréen s'est concentré sur l'expansion des fermes caprines et l'installation de plus d'équipements de production laitière. En février, l'Assemblée populaire suprême a adopté une loi visant à garantir des conditions de garde exceptionnelles en fournissant gratuitement aux enfants des produits laitiers et d'autres aliments nutritifs.

Mais alors que la production de produits laitiers a peut-être augmenté, la Corée du Nord ne dispose pas d'assez d'installations réfrigérées pour stocker ces produits.

On pense que la recrudescence des intoxications alimentaires résulte de la distribution de produits laitiers en l'absence d'installations réfrigérées pour les stocker et les transporter à basse température.

Un nombre considérable de familles en Corée du Nord n'ont pas de réfrigérateur, et même celles qui en ont ne peuvent pas utiliser leur réfrigérateur comme prévu car l'électricité n'est pas disponible 24 heures sur 24.

lundi 14 novembre 2022

Le chanvre comme aliment pour animaux peut affecter la santé des vaches, selon une étude du BfR

«Le chanvre comme aliment pour animaux peut affecter la santé des vaches», source BfR 43/2022 du 14 novembre 2022.

L'ingrédient psychoactif Δ9-tétrahydrocannabinol passe dans le lait

Le chanvre commercial connaît actuellement un renouveau en raison de ses nombreuses applications. Les variétés commerciales de chanvre ne contiennent que de petites quantités de cannabinoïdes psychoactifs (enivrants), dont le Δ9-tétrahydrocannabinol (Δ9-THC). Une équipe de chercheurs dirigée par l'Institut fédéral allemand d'évaluation des risques (BfR) a maintenant étudié les conséquences de l'alimentation des vaches laitières avec de l'ensilage de chanvre. L'ensilage est un aliment pour animaux conservé par fermentation. Le résultat de l'étude, publié dans la revue Nature Food : Si l'ensilage de chanvre contenait une concentration relativement élevée de cannabinoïdes, le comportement des animaux changeait et leur santé était altérée. La respiration et les battements cardiaques ont ralenti. Les vaches sont devenues somnolentes, instables, mangeaient moins et donnaient moins de lait. «Notre étude montre également que même une petite addition d'ensilage de chanvre à la ration quotidienne des vaches laitières conduit à la détection de cannabinoïdes dans le lait, y compris le Δ9-THC», a dit le Dr Robert Pieper, expert en alimentation du BfR , l'un des auteurs de l'étude. «Les altérations de la santé animale sont apparemment dues à la concentration de cannabinoïdes dans l'ensilage.

L'étude scientifique a été conçue pour répondre à la question de savoir quelle quantité est transférée dans le lait de vache lorsque la vache est nourrie avec du chanvre commercial. Une teneur élevée en Δ9-THC dans le lait de vache n'est pas à prévoir en Allemagne en raison des conditions-cadres légales selon l'état actuel des connaissances.

Lien vers l’étude publié dans Nature Food, «Transfer of cannabinoids into the milk of dairy cows fed with industrial hemp could lead to Δ9-THC exposure that exceeds acute reference dose».

lundi 17 octobre 2022

Des alcaloïdes de lupins doux passent dans le lait en petites quantités lorsqu'ils sont donnés aux vaches

«Des alcaloïdes de lupins doux passent dans le lait en petites quantités lorsqu'ils sont donnés aux vaches», source Communication n°025/2022 du BfR du 17 octobre 2022.

Les lupins sont une précieuse source indigène de protéines pour remplacer les aliments importés tels que le tourteau de soja. Ils sont également de plus en plus utilisés dans l'alimentation des vaches laitières en tant que composant de la ration alimentaire. Cependant, avec les plantes, les animaux ingèrent également les alcaloïdes naturellement présents dans les lupins. Si des lupins doux bleus sont donnés aux vaches, certains de ces composés végétaux passent dans le lait, comme le rapportent des scientifiques de l'Institut fédéral d'évaluation des risques (BfR) dans le Journal of Agricultural and Food Chemistry, «Investigations on the Transfer of Quinolizidine Alkaloids from Lupinus angustifolius into the Milk of Dairy Cows».

Les alcaloïdes du lupin (le mieux étudié est la spartéine) bloquent les sites d'amarrage de l’acétylcholine, un neurotransmetteur, par exemple sur les cellules nerveuses. Cela peut entraîner des troubles gastro-intestinaux, des troubles visuels et des arythmies cardiaques, et à des doses très élevées également des troubles circulatoires et respiratoires.

L'équipe de scientifiques a distribué de la farine de lupin bleu doux (Lupinus angustifolius) comme composant typique de la ration alimentaire de vaches laitières pendant plusieurs jours. Ensuite, ils ont déterminé combien des différents alcaloïdes étaient passés dans le lait. Cette proportion variait considérablement selon l'alcaloïde. Dans l'ensemble, seules de petites quantités ont été retrouvées dans le lait. L'étude montre cependant que ces alcaloïdes peuvent passer de l'alimentation au lait. Cela donne des raisons d'étudier plus avant la teneur en alcaloïdes des lupins doux - ainsi que les facteurs d'influence.

Les lupins produisent des alcaloïdes qui sont utilisés pour éloigner les prédateurs. Ceci est évidemment basé sur le goût amer et la toxicité de ces substances. Certaines espèces de lupin contiennent jusqu'à huit pour cent de leur poids sec en alcaloïdes. En dehors de ces «lupins amers», les «lupins doux» qui ont été cultivés et utilisés comme aliments pour animaux contiennent très peu de ces substances - d'où le nom de lupin doux.

Dans l'étude, quatre vaches laitières ont reçu quotidiennement un kilogramme de farine de lupin doux pendant sept jours, puis, après une pause de dix jours, deux autres kilogrammes avec une teneur connue en alcaloïdes de lupin dans la ration. Il a été déterminé à quelle vitesse les alcaloïdes s'accumulaient dans le lait et à quelle vitesse ils disparaissaient du lait après la fin de l'alimentation du lupin. La demi-vie des substances après la fin de l'alimentation était d'environ six heures. Passé ce délai, la teneur en alcaloïdes du lait avait déjà diminué de moitié.

NB : L’image est issue de J. Agric. Food Chem. 2022, 70, 37, 11749-11758.

jeudi 8 septembre 2022

Voici venir la crise dans le marché du lait bio

Après Le triste constat économique du bio, L’agriculture biologique doit-elle soutenue ? ou bien encore La crise économique dans le bio, c’est pour de vrai !, voici venir la crise dans le marché du lait bio.

Contrôles officiels liés à la sécurité sanitaire du lait et des produits laitiers en Suède, selon un audit de la DG Santé

Respecter la réglementation européenne s’avère de difficile à très difficile, voici un exemple avec la Suède.

Malgré une mise en garde que vous lirez en fin d’article, voici un extrait du rapport d’un audit effectué par la DG santé et sécurité alimentaire en Suède du 7 au 22 mars 2022 afin d’évaluer les contrôles officiels liés à la sécurité sanitaire du lait et des produits laitiers.

Résumé
Le rapport décrit les résultats d’un audit effectué en Suède du 7 au 22 mars 2022 par la direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire de la Commission européenne, dont l’objectif était d’évaluer le système en place pour les contrôles officiels liés à la sécurité sanitaire du lait et des produits laitiers.

L’audit a permis de constater que les autorités centrales compétentes, l’Agence suédoise de l’alimentation et la direction nationale de l’agriculture, sont clairement chargées d’exécuter les contrôles officiels du lait cru et partagent la responsabilité de ces contrôles. Elles ont établi des lignes directrices et des instructions complètes et mis en place une formation adéquate à l’intention du personnel opérant les contrôles. Les contrôleurs sont habilités à prendre des mesures coercitives s’ils constatent des cas de non-conformité à l’occasion des contrôles officiels. Des modalités de coopération et de coordination existent au niveau central, mais elles ne se répercutent pas au niveau du comté ou des services locaux, alors que cela ajouterait à l’efficacité et à l’efficience des contrôles.

L’enregistrement et l’agrément de tous les opérateurs de la chaîne de production laitière sont conformes aux exigences de l’UE, les listes des producteurs primaires enregistrés n’étant toutefois pas tout à fait à jour.

Il existe un système de contrôles fondés sur les risques dans les exploitations laitières visant à vérifier la santé animale, l’hygiène de la traite et l’utilisation de médicaments vétérinaires.

Les exploitants du secteur alimentaire informent les services du comté des résultats non conformes concernant la qualité du lait cru et la présence de résidus d’antibiotiques dans le lait cru, mais ils ne le font qu’une fois par mois, ce qui entraîne des retards systémiques dans le suivi et le contrôle de ces irrégularités. Conjugués au mode d’échantillonnage, ces retards débouchent sur des situations d’utilisation potentielle de lait contenant des résidus d’antibiotiques dans la fabrication de produits destinés à la consommation humaine. Bien que les contrôles officiels des établissements laitiers soient globalement adéquats, l’audit a mis en évidence des lacunes systémiques dans les contrôles des produits laitiers industriels de qualité inférieure destinés à l’industrie alimentaire, ainsi que dans les contrôles des sous-produits.

Les déficiences du dépistage de L. monocytogenes dans les produits laitiers prêts à la consommation, ainsi que l’absence de programmes officiels de surveillance du lait et des produits laitiers sur les critères microbiologiques, peuvent avoir d’importantes conséquences sur la sécurité des denrées alimentaires, comme l’ont montré le récent foyer épidémique de L. monocytogenes lié aux produits laitiers et les cas isolés de listériose humaine en Suède. Les lignes directrices du secteur approuvées par l’Agence suédoise de l’alimentation ne sont pas conformes aux exigences de l’UE en matière d’échantillonnage et d’analyse pour L. monocytogenes.

Le système de contrôle officiel s’appuie sur un réseau de laboratoires accrédités pourvoyeur de résultats fiables. Les autorités compétentes ont choisi de ne pas utiliser de programmes d’échantillonnage officiels pour recouper l’efficacité des programmes de contrôle mis en place par les exploitants (critères relatifs au lait cru, teneur en cellules somatiques, dénombrements sur plaque, résidus de médicaments vétérinaires dans le lait cru, critères microbiologiques et phosphatase alcaline pour la vérification de l’efficacité du traitement thermique). Un échantillonnage officiel est mené sous la forme de projets spécifiques. Les enquêtes sur les notifications RASFF sont généralement efficaces, même si des retards ont été constatés. Le rapport contient des recommandations adressées aux autorités compétentes afin qu’elles remédient aux lacunes constatées et renforcent encore leurs systèmes de contrôle.

NB: le texte qui suit est la traduction de parties du rapport d’audit original [n° de réf. DG(SANTE)/2022- 7441]. destiné à être consulté par les visiteurs de ce site, il n’a cependant aucune valeur officielle. en tout état de cause, il convient de se reporter au texte intégral du rapport original.

mercredi 20 juillet 2022

Audit par l'UE des contrôles de sécurité sanitaire du lait et des produits laitiers en Pologne et aux Pays-Bas

Qui n’est pas dans le collimateur des audits de la Commission européenne, les contrôleurs sont contrôlés, la France en a fait l’expérience, voir ici.

Food Safety News nous propose «Audit par l'UE des contrôles de sécurité sanitaire du lait et des produits laitiers en Pologne et aux Pays-Bas», plus de problèmes en Pologne qu'aux Pays-Bas. L’article a été adapté par mes soins.

Deux audits de l'unité Santé et sécurité de la Commission européenne ont porté sur le lait et les produits laitiers en Pologne et aux Pays-Bas.

Un audit à distance de la DG Santé, en mars 2021 en Pologne, a révélé que le système était bien conçu mais qu'un manque de formation et des audits internes en affaiblissent l'efficacité.

Résumé des problèmes rencontrés en Pologne
Ces dernières années, peu de formations en lien avec les particularités et les exigences spécifiques du secteur laitier ont été organisées par l’autorité centrale compétente. Cela a un effet négatif sur le niveau de compétence du personnel chargé des contrôles officiels dans le secteur laitier.

En outre, les procédures mises en place pour déléguer des tâches de contrôle officiel aux vétérinaires privés ne sont ni pleinement adaptées ni conformes aux exigences de la législation de l’Union en la matière. Des dispositions précises pour l’échantillonnage et l’analyse officielle du lait cru et des produits laitiers sont en place. Les plans d’échantillonnage officiels concernant les critères microbiologiques pour le lait et les produits laitiers étaient, en général, mis en œuvre de manière adéquate dans les régions couvertes par l’audit, en dehors du manque de lignes directrices en matière d’échantillonnage et d’analyse officielle pour les entérotoxines staphylococciques et la phosphatase alcaline, ce qui s’est traduit par un nombre insuffisant de tests de routine pour ces paramètres. Cela réduit la capacité des autorités compétentes à déceler les cas de nonconformité liés à ces critères. Les laboratoires officiels sont tous accrédités. Ils prennent part à la série d’essais d’aptitude organisée par le laboratoire national de référence, et obtiennent de bons résultats en général. Les mesures prises en cas d’alertes rapides pour les produits laitiers n’étaient pas pleinement satisfaisantes et ne respectaient pas les instructions applicables.

Par ailleurs, les mesures correctrices étaient limitées aux établissements concernés. En outre, les autorités compétentes n’ont pas utilisé les informations recueillies pour améliorer le système général de contrôle en ce qui concerne les problèmes mis en évidence (à savoir, les contrôles des critères microbiologiques).

Les autorités compétentes ont mis en place certains mécanismes de contrôles et des audits internes. Pendant plusieurs années, les audits n’ont pas porté sur les contrôles mis en place dans le secteur laitier. En outre, aucun mécanisme n’est en place afin de veiller à ce que l’autorité centrale compétente reçoive les informations concernant le contrôle annuel des inspecteurs vétérinaires des districts par les autorités régionales compétentes. Cela pourrait nuire à l’efficacité de la planification, par l’autorité compétente centrale, des activités visant à vérifier les contrôles officiels, et augmenter le risque que des lacunes potentielles dans le système de contrôles ne soient pas décelées.

L'équipe d'audit a noté des lacunes dans la compréhension ou les connaissances de certains inspecteurs interrogés dans des domaines tels que l'évaluation des critères microbiologiques pour Listeria monocytogenes dans les produits laitiers et les procédures basées sur HACCP. Ils ont déclaré que cela avait un impact négatif sur le niveau de compétence du personnel pour les contrôles officiels dans le secteur.

Les analyses officielles des produits laitiers pour les critères microbiens en 2018 et 2019, ont détecté Listeria monocytogenes dans 32 lots sur 1 973 échantillonnés et Salmonella dans deux lots sur 695 testés. L'échantillonnage pour les critères d'hygiène des procédés a révélé des staphylocoques à coagulase positive dans 33 des 1 146 lots et E. coli dans 22 lots sur 757 testés.

Les mesures prises en cas d'alertes pour les produits laitiers n'étaient pas entièrement satisfaisantes et non conformes aux instructions, ont déclaré des responsables.

L'équipe d'audit a évalué les actions des autorités concernant deux alertes RASFF en 2019 pour la détection de Salmonella dans du lait en poudre et de Listeria monocytogenes dans du fromage. Dans l'exemple de Salmonella, une hygiène de processus insatisfaisante d'une ligne de production a été identifiée comme cause. Les autorités ont suspendu les opérations sur cette ligne et celle-ci a ensuite été fermée, mais elles n'ont pas prélevé d'échantillons d'autres lots éventuellement fabriqués sur la même ligne, comme l'exigent les directives.

Pour le cas de Listeria, les autorités n'ont constaté de non-conformité qu'après 20 jours. Ce retard était lié à l'incompréhension de l’agence des exigences et des mesures à prendre pour les échantillons positifs en dessous de la limite de 100 unités formant colonie par g.

«Les actions correctives ont été limitées aux entreprises alimentaires et aux districts concernés et aucune preuve n'était disponible que les informations acquises aient été utilisées pour améliorer les aspects pertinents du système de contrôle et pour empêcher une éventuelle récurrence ailleurs», selon le rapport.

Faits saillants de l'audit aux Pays-Bas
L'autre évaluation virtuelle aux Pays-Bas en octobre 2021 a identifié des problèmes avec le système d'agrément des entreprises alimentaires.

L'Autorité néerlandaise de sécurité des aliments et des produits de consommation (NVWA) et l'Autorité néerlandaise de contrôle des produits laitiers et des œufs (COKZ) manquent de personnel, ce qui a une incidence sur l'efficacité des contrôles officiels.

Le personnel impliqué dans les contrôles officiels dans le secteur laitier a déclaré que la surcharge de travail a parfois entraîné des retards dans les inspections, principalement en ce qui concerne le suivi, les rapports et la mise en œuvre.

La formation, les capacités de laboratoire et la coopération entre les différentes agences ont été notées comme des points positifs.

L'équipe d'audit a déclaré que les inspecteurs utilisaient principalement la note la plus basse pour les non-conformités, bien que certaines d'entre elles nécessitent un avertissement et une action de suivi. Ils ont également constaté des retards, parfois jusqu'à trois mois à compter de la date d'inspection, dans la remise des rapports et des avertissements écrits, ce qui a eu une incidence sur la correction en temps opportun des non-conformités.

En 2020, un projet a examiné 46 échantillons de fromage à pâte molle et affiné au lait cru pour détecter les E. coli producteurs de shigatoxines (STEC). Il a été retrouvé dans deux échantillons de croûte de fromages affinés. Une autre étude a porté sur le lait cru pour livraison directe aux consommateurs. En 2020, sur 100 échantillons de lait cru de vache, cinq étaient positifs pour un nombre élevé de staphylocoques à coagulase positive, quatre pour les STEC et le seul échantillon de lait cru de chèvre était positif pour les STEC.

L'équipe d'audit a suivi cinq notifications au RASFF sur Listeria monocytogenes, Salmonella et E. coli dans le fromage, et une pour des allergènes non déclarés dans un fromage, signalées en 2020 et 2021. Toutes les enquêtes et le suivi ont été jugés efficaces.

En réponse, les autorités néerlandaises ont dit que les lacunes en matière d'approbation concernaient les soi-disant transformateurs laitiers agricoles. Il s'agit d'un groupe de plus de 500 agriculteurs qui transforment une partie ou la totalité de leur production de lait cru en produits régionaux, souvent de manière artisanale. Ils ne représentent que 4% du flux total de lait aux Pays-Bas, les 96% restants n'étant pas concernés.

COKZ examinera la procédure relative aux approbations et l'ajustera d'ici septembre 2022. L'agence développera également un système d'assurance pour assurer une évaluation en temps opportun pour ceux qui ont une approbation conditionnelle. COKZ s'assurera également qu'une nouvelle inspection soit effectuée dans les trois mois suivant la visite initiale et que les lacunes soient communiquées à la fin de l'inspection.

Aux lecteurs du blog
La revue PROCESS Alimentaire censure pour une triste question d’argent les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors que la revue a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire a fermé le blog et refuse tout assouplissement. Derrière cette revue, il faut que vous le sachiez, il y a une direction aux éditions du Boisbaudry, pleine de mépris, et un rédacteur en chef complice !

lundi 21 février 2022

Des protéines de lait sans vache, derrière l'innovation, le pognon !

Dans une mise à jour du 17 février 2022 d’un article, La culture de cellules musculaires à destination alimentaire. Est-ce possible ? Est-ce acceptable ?, j’indiquais, il n'y a pas que les cultures de cellules musculaires, voici venir les cultures de cellules produisant du lait, Cell-culturedmilkcompetitor coming soon

Le blog n’approuve en aucune façon les démarches dites novatrices énoncées dans l’article qui suit, c’est même un cauchemar, mais il est diffusé à titre d’information.

«Des protéines sans vache informent d’un nouveau jour possible pour les produits laitiers», article de Cookson Beecher paru le 21 février 2022 dans Food safety News.

Pas besoin de vaches pour ce lait. Mais nous ne parlons pas de produits tels que le lait d'amande ou le lait de soja. Nous parlons de lait réel complet avec des protéines laitières. Mais pas une vache en vue.

Comment est-ce possible ?

Pas facile à réaliser à coup sûr. Il a fallu 15 ans de recherche à l'Université de Tel Aviv, dirigée par le co-fondateur et directeur scientifique d'Imagindairy, Tamir Tuller, pour trouver cette nouvelle façon de fabriquer du lait à base de protéines animales.

Bien qu'il ne soit pas encore sorti sur le marché, Imagindairy d'Israël a récemment clôturé un tour de table de 13 millions de dollars pour commercialiser des protéines de lait sans vache.

«Le marché est impatient de développer de nouveaux analogues laitiers basés sur nos protéines animales», a dit Eyal Afergan, co-fondateur et PDG de la société, dans un communiqué, faisant référence à des produits équivalents aux produits laitiers.

Il s'avère qu'au lieu de nourrir les vaches, cette nouvelle approche impliquera de nourrir des micro-organismes qui, selon les scientifiques, sont jusqu'à 20 fois plus efficaces que le système d'une vache pour transformer les aliments, le foin et les céréales, par exemple, en alimentation humaine.

Pour ce faire, Imagindairy utilise ce qu'on appelle la «fermentation de précision» pour créer de «vraies» protéines de lait dont, en particulier, la caséine et le lactosérum, deux des principaux composés responsables du goût, de la texture et d'autres propriétés du lait de vache et de ses dérivés.

Que se passe t-il ici?
En fermentation, la puissance de la microflore est exploitée. Ces minuscules micro-organismes sont occupés à faire fermenter des choses tout autour de nous – dans le sol, dans les plantes, à l'intérieur du système digestif des vaches et même à l'intérieur du nôtre, où ils aident notre corps à digérer la nourriture que nous mangeons.

En termes simples, la fermentation est le processus par lequel une substance se décompose en une substance plus simple. C'est ce qui fait lever le pain, épaissir le yaourt et pétiller la bière. En d'autres termes, ce n'est pas nouveau.

Dans le cas de la «fermentation de précision», les scientifiques donnent à cette microflore active la séquence d'ADN précise qui fournit un modèle pour la fabrication de protéines de lactosérum de vache et de caséine. La caséine représente 80% des protéines du lait, tandis que le lactosérum, qui donne au lait sa saveur et sa texture, en représente 20%.

Obtenir ce plan d'ADN spécifique ne nécessite aucune implication de la part d'une vache. Un logiciel spécial est ce qui le rend possible.

La microflore est placée dans un fermenteur rempli de bouillon, composé d'eau, de nutriments et de sucre. Parce que la microflore a les plans pour fabriquer les deux protéines, lorsqu'elle fermente le bouillon, elle peut fabriquer des protéines animales pures.

De là, la protéine est séparée de la microflore, filtrée, purifiée et enfin séchée.

La société affirme que ce que vous obtenez de tout cela est une poudre de protéines pures qui peut être utilisée pour fabriquer du lait, du fromage, du yaourt, du fromage à la crème et même de la crème glacée, tous identiques aux produits laitiers d'origine.

«Nous intégrons la technologie de l'IA (intelligence artificielle) à la biologie des systèmes pour libérer le potentiel de l'agriculture cellulaire", indique le site Internet de l'entreprise.

L'environnement et l'éthique
Sur le plan environnemental, Imagindairy affirme pouvoir éviter de nombreux problèmes environnementaux, notamment les émissions de gaz à effet de serre, associés à la production laitière traditionnelle. Il indique également que ses micro-organismes sont jusqu'à 20 fois plus efficaces que les vaches pour convertir les matières premières en alimentation humaine.

Ensuite, il y a aussi la partie éthique de l'équation, qui est également importante pour de nombreux consommateurs.

«La revendication éthique est l'un des principaux moteurs de notre solution innovante», a dit Eyal Afergan, co-fondateur et PDG. «Les consommateurs veulent la sensation du vrai lait, mais en même temps, ils ne veulent pas faire de mal aux animaux. Notre vision est de permettre à tous les amateurs de produits laitiers du monde entier de profiter de produits laitiers savoureux et nutritifs tout en préservant l'environnement et en protégeant les animaux. Ensemble, nous pouvons créer un monde où une vache laitière n'est qu'une vache qui nourrit son veau.

La société s'attend à ce que son produit soit disponible sur le marché dans deux ans.

Dans le même ordre d'idées, une autre société, Perfect Day, avec l'approbation réglementaire d'une nouvelle protéine de lait sans animaux, a développé son premier produit, la crème glacée, en 2019. Depuis lors, un catalogue croissant de marques et de produits utilise la formule sans animaux de Perfect Day. protéines issues de la flore pour fabriquer leurs produits.

«Nous y arrivons simplement d'une manière différente et plus gentille», explique le site Internet de «Perfect Day».

Qu'en est-il de la sécurité des aliments ?
Interrogé sur la sécurité des aliments, un porte-parole de Perfect Day a déclaré que sa protéine était généralement reconnue comme sûre (GRAS pour Generally Recognized as Safe) par la FDA et faisait partie des protéines les plus pures de l'industrie alimentaire.

«Pour maximiser la quantité de protéines que nous pouvons produire, et pour le processus le plus durable possible, nous cultivons notre microflore dans de grands fermenteurs à la température, au pH et à la salinité optimales, conformément aux pratiques de fermentation standardisée de l'industrie alimentaire», a déclaré le porte-parole dans un courriel à Food Safety News.

«La production de protéines pour l'alimentation par fermentation est utilisée depuis plus de 30 ans, et le processus de Perfect Day utilise des méthodes soigneusement contrôlées et bien-ystèmes et pratiques de sécurité des aliments établis
HACCP/HARPC (Hazard Analysis and Risk-Based Preventive Controls), ainsi que des programmes de sécurité des aliments conformes à la norme ISO certifiés par des tierce partie.

Maintenant quoi?
Cette nouvelle technologie a le potentiel d'inaugurer une foule de changements importants dans l'agriculture, des changements qui n'étaient pas prévus par la plupart des gens et des décideurs il y a à peine cinq ans.

«Nous sommes à l'aube de la perturbation la plus profonde, la plus rapide et la plus conséquente de la production alimentaire et agricole depuis la première domestication des plantes et des animaux il y a dix mille ans», indique le résumé d'un rapport de ReThinkx.

«L'impact de cette perturbation sur l'élevage industriel sera profond.»

«D'ici 2030, le nombre de vaches aux États-Unis aura chuté de 50% et l'industrie de l'élevage bovin sera pratiquement en faillite. Toutes les autres industries de l'élevage subiront le même sort, tandis que les répercussions sur les agriculteurs et les entreprises tout au long de la chaîne de valeur seront graves.»

ReThinkx est un groupe de réflexion indépendant qui analyse et prévoit la portée, la vitesse et l'ampleur des perturbations technologiques et leurs implications dans la société.

De retour à la ferme
Le producteur laitier de quatrième génération de l'Oregon, Jon Bansen, porte-parole d'Organic Valley, une coopérative nationale, n'est pas surpris par ce genre de discours. Il dit qu'une grande partie de la raison pour laquelle ces entreprises travaillent à la production de ce qu'on pourrait appeler du «lait de laboratoire» est une question d'argent.

«Ils voient une ouverture et ils veulent y entrer», a-t-il déclaré, faisant référence aux croyances de certains consommateurs modernes selon lesquelles l'agriculture est «cruelle et dangereuse pour l'environnement».

«Malheureusement, de nombreuses personnes de cette nouvelle génération assimilent toute l'agriculture à l'agro-industrie», a-t-il déclaré. «Ils n'ont jamais été dans une ferme. Ils sont tellement découplés du monde naturel qu'ils ne sauraient pas ce qu'est la bonne nourriture. Ils n'en ont aucune compréhension. L'agro-industrie nous éloigne de la façon dont les aliments devraient être produits.

Contrairement aux vaches des grandes laiteries de confinement, les 175 vaches de sa laiterie sont à l'air frais, paissent de l'herbe verte et produisent du lait riche en nutriments, dit-il.

Expliquant que les nombreux nutriments contenus dans les plantes que les vaches mangent proviennent de leur interaction avec le sol, il a déclaré que c'est pourquoi vous devez cultiver le plus près possible du sol.

«La santé microbienne du sol est si importante», a-t-il déclaré. «Lorsque vous améliorez la santé du sol, vous augmentez les nutriments dans les plantes. Et lorsque vous faites cela, vous augmentez les nutriments que les vaches reçoivent et donc les nutriments que les humains reçoivent.»

«Vous n'obtiendrez pas cela avec du lait de laboratoire», a-t-il dit.

Faisant référence à l'agro-industrie et aux mégalaiteries, il déplore qu'elles abusent du sol depuis trop longtemps.

En tant qu'agriculteur biologique, il utilise des pesticides non toxiques, aucun engrais chimique, aucun antibiotique, aucune hormone ajoutée et aucun organisme génétiquement modifié (OGM). Les vaches doivent également être au pâturage, qui doit être biologique, pendant un certain temps chaque année. Et ils doivent être traités avec humanité.

Allez ici pour voir une vidéo de Bansen sur sa ferme, Double J Jerseys.

En savoir plus sur la sécurité des aliments
Bansen a déclaré que les chances que le lait de vaches en bonne santé soit infecté par des pathogènes d'origine alimentaire tels que E. coli sont à peu près nulles, tant que les bonnes pratiques sanitaires sont suivies.

«Des animaux en bonne santé - c'est là où tout commence», a-t-il déclaré. «Quand une vache mange les herbes et autres plantes d'un pâturage, c'est ce qu'elle est censée manger. C'est ce qui les rend en bonne santé.»

Sa laiterie doit répondre aux exigences de l'État pour une laiterie de classe A, ce qui implique des inspections et des tests du lait de la laiterie, qui est pasteurisé. La pasteurisation est un processus de traitement thermique qui détruit les micro-organismes pathogènes.

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