vendredi 30 septembre 2022

Suisse : Vers une adaptation de la législation sur les denrées alimentaires

«Vers une adaptation de la législation sur les denrées alimentaires », source AGIR du 30septembre.

Une adaptation de la législation suisse sur les denrées alimentaires est en cours, qui doit permettre de placer la Suisse «au niveau des pays voisins en ce qui concerne la protection de la santé», selon les autorités. La consultation auprès des acteurs concernés a été lancée vendredi.

L'adaptation proposée concerne, outre la santé, la protection contre la tromperie et la prévention d'éventuelles entraves au commerce, annonce le Département fédéral de l'intérieur (DFI). Au total, la révision concerne 23 ordonnances.

L'idée est de permettre aux consommateurs de pouvoir mieux identifier d’où proviennent le pain et les articles de boulangerie vendus en vrac. D'après le projet, les boulangeries, les restaurants et le commerce de détail devront déclarer par écrit le pays de production, que ce soit pour le pain entier, le pain en tranches ainsi que pour les articles de boulangerie comme les croissants.

En outre, à l’avenir, le commerce de détail devrait pouvoir vendre en vrac des aliments surgelés, ce qui permettrait d’utiliser moins d’emballages. Là également, les informations nécessaires devront être mises à la disposition des consommateurs par écrit «ou d’une autre façon», précise le DFI.

Autre volet, les établissements du secteur alimentaire et les distributeurs devront s’assurer que seules les denrées alimentaires d’une qualité irréprochable seront données à des organismes. De nouvelles conditions-cadres doivent assurer la sécurité du droit en matière de don de denrées alimentaires.

Renforcer les contrôles
Il est prévu aussi de renforcer le contrôle des produits agricoles bénéficiant d’une désignation protégée, comme le vacherin fribourgeois ou le jambon cru du Valais, afin de rendre plus difficiles les imitations et la tromperie. Les interprofessions et les organisations de producteurs doivent pouvoir confier les contrôles à des organismes privés. Ceux-ci signaleront les infractions aux autorités cantonales.

La déclaration détaillée des allergènes sur les emballages alimentaires est obligatoire en Suisse, mais souvent facultative dans l’UE. Désormais, le droit suisse permettra aussi d’utiliser un terme générique (par exemple fruits à coque, céréales contenant du gluten) au lieu de spécifier l’allergène (par exemple la noisette). Cela vise à simplifier l'étiquetage. Lorsque l’indication du pays de provenance d’un ingrédient est facultative, il devra être possible d’indiquer une zone géographique plus large, comme «UE» ou «Amérique du Sud».

La consultation prendra fin le 31 janvier 2023. Le gouvernement décidera ensuite des adaptations retenues.
Auteur : Agence Télégraphique Suisse (ATS)

Craponne : aucun agent causal n'a été mis en évidence par des analyses au collège Rostand

Voici qu'aujourd’hui on nous dit, «Craponne : les analyses ne révèlent pas d’intoxication alimentaire au collège Rostand», source Le Progrès du 30 septembre.

Il me semble que le titre plus exact aurait été «Craponne : les analyses ont mis en évidence aucun agent causal au collège Rostand». Mais cela ne signifie pas qu'il n'y a pas d'intoxication alimentaire ...

Les 11 élèves demi-pensionnaires au collège Jean-Rostand victimes vendredi 16 septembre, de nausées et de vomissements, n’ont pas été victimes d’une intoxication alimentaire survenue pendant leur repas à la cantine. C’est ce que révèlent les résultats de l’analyse microbienne réalisée par l’inspection sanitaire.

Taboulé, carottes râpées, salade de concombres et fêta, tortilla, gratin de courgettes, carottes… un échantillon du menu complet du restaurant scolaire du collège Jean-Rostand de ce vendredi 16 septembre est passé par les éprouvettes du laboratoire départemental qui a effectué les analyses sanitaires habituelles prescrites en cas de suspicion d’intoxication alimentaire. Même les fameuses quenelles en sauce un temps pointées du doigt ont été lavées de tout soupçon.

La direction de l’établissement en a informé les familles : «Les résultats des analyses microbiennes sur les prélèvements écartent l’hypothèse d’une intoxication alimentaire.»

Santé publique France, au sujet des données relatives aux toxi-infections alimentaires collectives déclarées en France en 2020, indique que «Pour 18% des TIAC déclarées, aucun agent n'a pu être mis en évidence ni suspecté sur la base des informations épidémiologiques et cliniques (16% en 2019).»

Audits de la sécurité sanitaire des aliments d'origine non animale. La France s'en sort mieux que l'Italie

Le blog avait publié un article en juillet sur un audit de l’UE en France afin d'évaluer le système de contrôles officiels relatifs à la sécurité microbienne des aliments d'origine non animale.

Un article de Food Safety News du 30 septembre 2022 traite du sujet en France et en Italie en ces termes, «L'UE critique le système de contrôle italien. La France s'en sort mieux». Je publie cet article afin de connaître et vous livrer ce qui est rapporté.

Deux audits de l'unité Santé et Sécurité des aliments de la Commission européenne ont porté sur la sécurité sanitaire des aliments d'origine non animale en Italie et en France.

Un rapport récent sur un audit à distance de la DG Santé, en septembre 2021 en Italie, a révélé que le système ne peut pas vérifier que les aliments soient produits dans des conditions conformes aux règles d'hygiène de l'UE conçues pour prévenir la contamination par des pathogènes. La législation sur les graines germées n'était pas correctement appliquée par les entreprises alimentaires et n'était pas appliquée systématiquement par les autorités. Onze recommandations ont été formulées.

L'Italie est l'un des principaux producteurs de fruits et légumes de l'UE et un important producteur de graines à germer.

Le ministère de la Santé a initialement informé l'équipe d'audit que la production primaire avant et pendant la récolte n'était pas de sa responsabilité. Il en est résulté que les contrôles officiels sur les risques microbiens n'étaient pas effectués.

Les inspecteurs rencontrés par l'équipe d'audit ont montré des lacunes dans les connaissances sur les exigences d'hygiène alimentaire au niveau de l'exploitation pour prévenir la contamination microbiologique dans la production en plein champ. Les deux régions visitées ont également signalé des pénuries de personnel.

Problèmes de production primaire
L'inspection n'est pas obligatoire pour l'enregistrement des producteurs primaires et des transformateurs et n'est pas effectuée avant l'enregistrement. L'enregistrement des producteurs primaires de graines à germer n'est pas obligatoire dans toute l'Italie.

Les inspections ne couvrent pas les aspects pertinents aux risques microbiologiques liés aux stades de croissance et à la récolte, tels que la présence et l'adéquation des toilettes et des installations de lavage des mains dans les champs.

Dans l'un des deux sites de production de graines germées évalués par les auditeurs, l'agrément a été donné alors qu'une non-conformité grave impliquant l'absence de certificat d'importation n'a pas été corrigée au moment ou lors d'éventuels contrôles dans les sept années suivantes. Cette usine utilise des graines cultivées dans un autre pays et étiquetées comme «des graines pour la consommation humaine, pas pour la germination».

Les listes de contrôle génériques pour les usines de production de germes empêchent également les inspecteurs d'effectuer des contrôles officiels cohérents.

Dans une région, les entreprises prélevaient des échantillons environnementaux pour détecter Listeria monocytogenes après nettoyage alors que les règles stipulent que cela doit être fait avant nettoyage.

Une épidémie à Listeria dans plusieurs pays liée à des légumes surgelés blanchis entre 2015 et 2018 n'a pas déclenché d'actions ciblées de la part des autorités. L'équipe d'audit a noté que le type de produit et de processus n'affecte pas de manière significative la classe de risque d'un établissement, de sorte que les légumes et les baies surgelés pourraient avoir la même fréquence d'inspection que les pommes de terre.

Suite aux notifications au RASFF, il y a un manque de contrôles sur place des risques microbiologiques lors de la production primaire, avant ou pendant la récolte. Cela signifie que la cause profonde de la contamination est souvent inconnue.

Résultats en France
Un audit à distance en France en novembre et décembre 2021 a également révélé des problèmes au niveau de la production primaire et les responsables de la DG Santé ont formulé quatre recommandations.

La France est le troisième plus grand producteur de l'UE pour les légumes frais cultivés, y compris les melons et les fraises.

L'équipe d'audit a relevé des lacunes dans les connaissances du personnel en matière de microbiologie.

Pour la production primaire, le système d'enregistrement ne fournit pas d'informations sur les producteurs de semences à germer, de sorte que les risques ne peuvent pas être pris en compte lors de la détermination de la fréquence des contrôles, ce qui empêche des contrôles officiels adéquats fondés sur les risques.

Les autorités n'ont pas été en mesure de fournir des informations sur le nombre de producteurs français de graines à germer. Cela signifie que les contrôles officiels des risques microbiologiques ne peuvent pas être priorisés.

Dans les usines de transformation, les inspecteurs se concentrent sur les résultats analytiques des produits finis. Ils ne vérifient pas si les entreprises disposent d'un système d'écouvillonnages environnementaux au stade de la production, pour prévenir la contamination des aliments par Listeria monocytogenes, comme l'exige la législation de l'UE.

Mes 5 minutes avec la FDA, par Bill Marler

C’est toujours intéressant de lire les articles de Bill Maler, l’avocat bien connu aux Etats-Unis en sécurité des aliments, car il dit vrai et parle avec franchise de ce qui va mais aussi et surtout de ce qui ne va pas bien. Voici ci-après son dernier article paru dans le Marler blog, «Mes 5 minutes avec la FDA».

C'est un long vol depuis «l'autre Washington» (Bill Marler vit à Seattle dans l’État de Washington -aa) pour mes 5 minutes de témoignage devant la Fondation Reagan-Udall pour le groupe d'experts indépendants de la FDA, mais voilà :

Depuis près de 30 ans que je viens à Washington D.C. (la capitale des Etats-Unis -aa) pour des questions de sécurité des aliments, il y a toujours eu une discussion sur la meilleure façon de faire efficacement la réglementation et de la surveillance en sécurité des aliments.

J'étais ici alors avec les parents de Brianne Kiner, un enfant qui a survécu à l'épidémie à E. coli de Jack in the Box de 1992/1993 après six mois à l'hôpital, des mois de dialyse, l'ablation de son gros intestin et la laissant avec des lésions cérébrales. et le diabète.

J'étais ici en 2006, 2007 et 2008 à l'approche de l'adoption de la loi sur la modernisation de la sécurité des aliments (FSMA pour Food Safety Modernization Act), amenant des dizaines de clients à mettre un visage humain sur les épidémies à E. coli liées aux légumes verts à feuilles et les épidémies à Salmonella liées au beurre d’arachide.

Les administrations Clinton, Bush, Obama et Trump, et presque tous les congrès au cours de ces trois décennies, et de multiples rapports gouvernementaux, industriels et de consommateurs, le refrain résonne toujours pour une seule agence de sécurité des aliments.

Comme l'a dit avec justesse une administration, il est plus que temps de s'attaquer à la «division fragmentée et illogique de la surveillance fédérale» de la sécurité des aliments.

Pendant des décennies, plusieurs experts ont cité la nécessité de réorganiser la sécurité sanitaire et la qualité de l'approvisionnement alimentaire américain, car il est désormais «régi par un système très complexe résultant d'au moins 30 lois fédérales administrées par 16 agences fédérales.»

Oui, je comprends que nous ne sommes pas ici pour revenir sur cette discussion qui dure depuis des décennies. Je le signale uniquement pour souligner que la discussion sur l'organisation, la réorganisation et la culture des agences est antérieure à bon nombre d'entre nous ici.

Au cours des dernières décennies, la discussion a porté sur la manière de rendre parfaite la sécurité des aliments. Je suis ici pour demander que nous ne fassions pas de la perfection l'ennemi du bien. Cependant, il est plus que temps pour nous de faire le bien.

En pensant à la charge que le commissaire a confiée à la Fondation Reagan-Udall et à cet auguste groupe d'experts, j'ai rappelé une décision déterminante prise en 1994 par l'administrateur du Food Safety and Inspection Service (FSIS) de l’USDA d'alors considérant E. coli O157:H7 comme un contaminant dans la viande hachée bovine.

Une décision parfaite, non. Tous les pathogènes présents dans toutes les viandes doivent-ils être considérés comme des adultérants ? Pour moi ce serait parfait. Mais cette décision de 1994 était suffisamment bonne pour que, lentement, au cours de la décennie suivante, les cas à E. coli liés à la viande bovine aient chuté, et ont tellement chuté que ce qui avait été l'essentiel du travail de mon entreprise s'est presque complètement évaporé. Le gouvernement et l'industrie m'ont essentiellement mis à l'écart de E. coli dans le commerce de la viande bovine.

Je crois que la décision de 1994 a fonctionné pour deux raisons, premièrement, la catastrophe du Jack in the Box était peut-être trop importante pour être ignorée et deuxièmement, l'organisation de l'USDA a placé une autorité claire sur la politique liée à la sécurité des aliments et les inspections entre les mains de l'administrateur de l'agence. . Cela a permis à la décision et à la mise en œuvre de se produire rapidement, pas parfaitement, mais suffisamment bien pour avoir un impact significatif sur la santé publique.

Dans la décennie qui a suivi Jack in the Box, avant la décision de considérer que des souches supplémentaires contaminantes de E. coli se soient solidifiées, je pouvais compter presque comme sur des roulettes les cas à E. coli survenant dans la viande bovine au printemps et en été. Cela s'est arrêté en 2003, et pendant un moment, j'ai volontiers concédé que j'avais choisi la mauvaise profession.

Mais bon nombre de produits alimentaires réglementés par la FDA, en particulier les légumes verts à feuilles, ont comblé ce vide.

L'épidémie d'épinards à E. coli de 2006, avec 205 malades, des dizaines d'insuffisance rénale et 5 décès, l'industrie l'a qualifiée de «son Jack in the Box». Cette épidémie, ainsi que plusieurs autres épidémies à E. coli liées à la laitue romaine et aux épidémies à Salmonella liées au beurre d’arachide, ont fait avancer la FDA et le Congrès sur la FSMA.

L'idée derrière la FSMA était de rendre la FDA et les industries qu'elle supervise, plus proactives et non réactives. Cependant, il suffit de regarder l'épidémie à E. coli de 2018 liée à la laitue romaine (encore) avec plus de 240 malades aux États-Unis et au Canada, des dizaines d'insuffisance rénale et 5 décès, que l'espoir de la FSMA n'est pas encore une réalité.

La FSMA est-elle parfaite, probablement pas. Sa mise en œuvre depuis 2010 a-t-elle été trop lente et inégale, oui. Cependant, je pense que les échecs de la FSMA ne sont pas dus à la législation elle-même, mais au manque de leadership soutenu, cohérent, efficace et responsable à la FDA en raison de la culture et de la fragmentation des fonctions essentielles de sécurité alimentaire entre les quatre principaux centres, CFSAN, ORA, CVM et OFPR.

En terminant, mon conseil est de créer des commissaires distincts, un pour les aliments et un pour les médicaments. Les deux doivent être des subordonnés directs au secrétaire à la Santé. Le côté alimentaire doit être dirigé par un expert reconnu en sécurité alimentaire chargé de tous les aspects de l'alimentation et l'ensemble de l'organisation doit être coordonné et responsable de la sécurité sanitaire de 80% de l'approvisionnement alimentaire qui relève de sa compétence.

Serait-ce parfait, probablement pas. Serait-ce assez bon? J'espère que ce serait assez bon pour faire ce que le FSIS a fait pour E. coli et la viande bovine. Il est temps de me mettre au pâturage.

Ce dont nous n'avons pas tous besoin, c'est d'un autre Lucas Parker, âgé de 4 ans, qui, en raison de la consommation de laitue romaine contaminée par E. coli en 2019, ne marchera jamais, ne parlera jamais et ne se nourrira jamais.

Il est temps pour nous tous de faire le bien.

Commentaire
Petite paranthèse, on va avoir une police sanitaire chez nous en France, c’est très bien, même si je crois que d’autres administrations vont encore conserver certaines prérogatives, mais on n’a toujours pas une seule agence chargée de la sécurité des aliments.

Propagation des souches du virus de l'hépatite A dans plusieurs pays de l'UE et au Royaume-Uni

«Propagation des souches du virus de l'hépatite A de génotype IB dans plusieurs pays de l'UE et au Royaume-Uni», source ECDC.

Des clusters et des éclosions de génotype IB du virus de l'hépatite A (VHA) avec quatre séquences de VHA uniques mais étroitement apparentées ont été signalées dans six pays de l'Union européenne (UE) et au Royaume-Uni (RU).  

Au 29 septembre 2022, 303 cas avec des souches de VHA identiques ou étroitement apparentées ont été identifiés en Autriche (7), Allemagne (8), Hongrie (161), Pays-Bas (8), Slovénie (35), Suède (8), et le Royaume-Uni (76). Les données épidémiologiques et microbiologiques actuellement disponibles suggèrent qu'une transmission interhumaine s'est produite, et peut-être aussi une transmission par des aliments contaminés.

Le 15 février 2022, la Hongrie a signalé une épidémie de VHA de génotype IB avec l'apparition du premier cas début décembre 2021. À ce jour, 161 cas (139 hommes, 22 femmes) ont été confirmés avec cette souche au Laboratoire national de référence des hépatites. en Hongrie. Le nombre hebdomadaire de cas d'hépatite A signalés est en baisse depuis juin 2022. Plusieurs personnes infectées se sont identifiées comme des hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH), suggérant une possible transmission entre contacts sexuels. Plusieurs patients ont été hospitalisés.

En juillet 2022, une épidémie d'origine alimentaire a été suspectée avec un lien vers un restaurant en Hongrie, où 16 personnes sont tombées malades avec une infection par le VHA IB. Certains des patients ont déclaré avoir consommé de la soupe froide de baies congelées. Au Royaume-Uni, aucune source claire d'infection n'a été identifiée, mais les enquêtes épidémiologiques indiquent jusqu'à présent d'éventuelles infections d'origine alimentaire en plus de la transmission de personne à personne. L'Allemagne, les Pays-Bas et la Suède ont signalé un total de neuf cas infectés par des souches correspondant aux séquences de la souche britannique. Les enquêtes sur ces cas n'ont trouvé aucun facteur de risque clair d'infection, comme des antécédents de voyage ou la consommation de baies. D'autres enquêtes sont en cours.

Le VHA est hautement transmissible par l'eau contaminée, les aliments et par la voie féco-orale parmi les contacts étroits (par exemple, les contacts familiaux, les contacts sexuels et les contacts dans les garderies ou les écoles), avec une période d'incubation moyenne de quatre semaines, allant de deux à six semaines. Le virus est très résistant aux conditions environnementales ainsi qu'à plusieurs méthodes de conservation comme l'acidification ou la congélation. Par conséquent, une éventuelle transmission d'origine alimentaire doit être étudiée lorsque plusieurs cas sont signalés sur une courte période.

Pratiquer une bonne hygiène des mains - y compris se laver soigneusement les mains avec du savon après être allé aux toilettes, changer les couches et avant de préparer ou de manger des aliments - joue un rôle important dans la prévention de la propagation de l'hépatite A. Renforcer la surveillance pour détecter et enquêter sur les cas sporadiques et les cas groupés éventuellement associée à une transmission d'origine alimentaire en collaboration avec les autorités de sécurité sanitaire des aliments est essentielle.

Les HSH sont exposés au risque d'infection par le VHA lorsqu'ils se livrent à des pratiques sexuelles qui facilitent la transmission féco-orale du virus. La vaccination contre l'hépatite A, sûre et très efficace, est la principale option de réponse dans le contexte de la circulation actuelle du VHA de génotype IB chez les HSH. L'Organisation mondiale de la santé et la plupart des pays de l'UE/EEE recommandent la vaccination contre l'hépatite A pour les HSH.

Outre la vaccination, d'autres options peuvent contribuer à la prévention de la transmission chez les HSH : l'utilisation de préservatifs pour les relations sexuelles anales, qui ont l'avantage supplémentaire d'offrir une protection contre les autres infections sexuellement transmissibles et une bonne hygiène personnelle (par exemple se laver les mains et les parties génitales avant et après des relations sexuelles). Pour la fourniture de conseils de prévention primaire, les autorités devraient envisager de s'engager avec la société civile, les réseaux sociaux, les médias et les applications de rencontres pour sensibiliser les HSH au risque de contracter le VHA et à l'importance de la vaccination. Les HSH qui ont déjà contracté l'infection doivent être référés aux services de santé sexuelle pour des tests supplémentaires.

L'image est de l'ECDC.

jeudi 29 septembre 2022

Journée européenne sur le gaspillage alimentaire ou Journée européenne de l'oxyde d'éthylène ?

D'un côté, les pertes et gaspillages alimentaires et de l'autre tous les rappels/retraits dus à l'oxyde d'éthylène ...
Le tweet plein d’humour de Joe Whitworth est là pour illustrer cette journe internationale du gaspillage alimentaire.

Le 29 septembre 2022 est la troisième année internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages de nourriture.

On pourra lire si on le souhaite, mais rien ne presse, les propos d’une commissaire européenne, «Stratégie de la ferme à la table : déclaration de la commissaire Stella Kyriakides à l'occasion de la Journée internationale de sensibilisation aux pertes et gaspillages alimentaires».

On pourra aussi lire du ministère de l’Agriculture, «Lutte contre le gaspillage alimentaire : les lois françaises».

Mais cette journée européenne du gaspillage alimentaire 2022 restera avec le dernier trimestre 2020, l’année 2021 et presque un semestre de 2022, la journée européenne de l’oxyde d’éthylène …

Eh oui, grâce à la Commission européenne, dans ce feuilleton qui a commencé le 9 septembre 2020, un peu plus d’une dizaine de millier de produits alimentaires ont été jetés, alors qu’on aurait pû et dû procéder différemment, comprenne qui pourra ?

Précisément, le décompte en France n’a débuté que le 20 octobre 2020. Ainsi, le blog a pointé, selon la DGCCRF, 17 936 rappels (références et lots) au 22 avril 2022.

Mais je vous rassure ou pas le feuilleton de l'UE sur l'oxyde d’éthylène n’est pas prêt de s’arrêter, une nouvelle saison est programmée pour septembre, car «L'UE va durcir la réglementation sur l'oxyde d'éthylène pour les additifs alimentaires».

Enfin, ce feuilleton oxyde d'éthylène restera dans les annales pour le silence incompréhensible de l'ensemble de nos autorités santaires, Anses inclus. C'est dire du pouvoir de nuisance de la Commission européenne ...

Alcool frelaté: 19 morts dans le nord du Maroc

«Alcool frelaté: 19 morts dans le nord du Maroc», source Le Figaro du 29 septembre 2022.

Un total de 19 personnes sont décédées à Ksar El Kebir, une ville du nord du Maroc, après avoir consommé de l'alcool frelaté, un fléau récurrent dans le royaume, ont rapporté mercredi 28 septembre au soir les médias locaux, citant une source hospitalière.

Un suspect de 48 ans a été arrêté mardi par la police pour son implication présumée dans la vente de l'alcool frelaté ayant causé la mort de certains de ses clients, selon un communiqué de la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN). Les victimes auraient consommé de l'alcool de contrebande acheté dans le magasin du suspect, d'après les médias citant des sources policières. Lors de la perquisition du commerce, les enquêteurs ont saisi près de 50 litres d'alcool de ce type.

Une trentaine de personnes hospitalisées
Une trentaine de personnes - âgées de 35 à 50 ans - ont dû être hospitalisées dans un état critique après cette intoxication, et deux d'entre elles se trouvaient toujours en réanimation. Elles souffraient de céphalées, de vomissements, de crampes à l'estomac ainsi que de rougeurs oculaires, a expliqué un chef infirmier de l'hôpital de Ksar El Kebir au site d'information Le360. Cet établissement hospitalier avait reçu mardi les corps de neuf victimes. Le bilan s'est ensuite alourdi mercredi à 19 morts, a précisé à la presse un responsable local du ministère de la Santé. Leurs cadavres ont été transférés dans un hôpital de Tanger, la préfecture de la province, pour «une autopsie afin de préciser les causes des décès», a-t-il ajouté.

Ce n'est pas la première fois qu'un tel drame se produit au Maroc mais aussi en Tunisie et en Algérie. En juillet 2021, une vingtaine de personnes sont décédées après avoir bu de l'alcool frelaté acheté chez un «guerrab» (vendeur illégal) à Oujda, dans l'est du Maroc. En théorie, la loi marocaine interdit la vente d'alcool aux musulmans, soit 99% de la population du Maroc, où l'islam est religion d'État. Mais dans les faits, on en trouve aisément dans les bars, restaurants ou encore dans des magasins sous licence qui le proposent discrètement à la vente derrière des vitres opaques ou d'épais rideaux.

NB : La photo est issue du site Le360.

Dans la série, c’est une gastro et non pas une intoxication alimentaire, une enquête ouverte pour cause d’intoxication alimentaire à Nice dans plusieurs cantines

«Intoxication alimentaire : à Nice, une enquête ouverte dans plusieurs cantines», source RTL du 28 septembre.

Deux élèves d'établissements de Nice pourraient avoir subi une toxi-infection alimentaire, révèle l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d'Azur, citée par BFMTV ce mardi 27 septembre.

Deux établissements de Nice ont fait l'objet d'une enquête alimentaire, après que deux signalements ont été effectués les 22 et 23 septembre. Une information relayée par nos confrères de BFMTV, ce mardi 27 septembre, d'après des informations de l'Agence Régionale de Santé (ARS) de Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ces signalements font suite aux symptômes observés chez deux enfants, scolarisés dans la cité azuréenne - l'un en maternelle, l'autre en école primaire. Comme l'a indiqué l'ARS, ces derniers ont pu être victimes d'une toxi-infection alimentaire collective (TIAC).

L'enquête lancée à la suite de ces signalements visait à collecter des données, via des questionnaires transmis aux parents d'élèves des établissements concernés. «À la réception de ce signalement, l’ARS Paca a pris contact avec le chef d’établissement et lui a demandé de transmettre une enquête alimentaire aux parents [...]», a souligné le service de communication de l'ARS, cité par Nice Matin ce mercredi 28 septembre («Y a-t-il eu des intoxications alimentaires dans des écoles de Nice?»). Nature des symptômes, date d'apparition et aliments consommés par les enfants ont ainsi été étudiés. L'analyse a notamment révélé que tous les enfants n'avaient pas consommé les mêmes produits, et n'avaient pas développé les symptômes le même jour.

C'est en tenant compte de 23 de ces résultats que l'ARS a décidé d'alerter la direction départementale de la protection des populations, afin de l'informer d'une suspicion de TIAC. Le service santé de l'Éducation nationale aurait été informé dans la foulée, a encore précisé BFMTV. D'autres éléments récoltés pourraient aider à faire lumière sur la nature et l'origine de l'infection. Des prélèvements alimentaires ont été effectués, ainsi que des inspections. Les résultats, qui ne sont pas encore connus, devraient permettre de déterminer l'origine de la contamination. Pour l'heure, aucun des enfants n'a été hospitalisé

Des cas de gastro-entérite décelés dans la région
Par ailleurs, un épisode de gastro-entérite en cours dans la région aurait semé de trouble. Comme l'a encore dévoilé Nice Matin ce 28 septembre, des élèves de Saint-Laurent-du-Var, commune voisine de Nice, se sont également plaints de troubles digestifs. Toutefois, ceux-ci, victimes d'un épisode de gastro-entérite qui sévit dans la région, ont rapidement été distingués des jeunes niçois. La piste d'une contamination plus large aurait donc été écartée.

Un commentaire rapporte, «Il faut faire la bouffe en vitesse pour une meilleure rentabilité et décrocher les marchés à la baisse. Si en plus il faut perdre du temps à se laver les mains …»

Commentaire
A force d'entendre dire que ce n'est pas une intoxication alimentaire mais une gastro, nous avons enfin une enquête qui dira ce qu'il en est, ouf !

Mise à jour du 1er octobre
On apprend qu’à «Nice: la mairie ne recense aucun cas d'intoxication alimentaire dans les cantines».
Jean-Luc Gagliolo, adjoint à la mairie de Nice délégué à l'éducation, affirme qu'aucun cas d'intoxication alimentaire n'a été détecté dans les cantines.
A suivre, mais une enquête de l'ARS est en cours.

Campylobacter couramment résistant aux antimicrobiens chez le poulet britannique, selon un rapport

«Campylobacter couramment résistant aux antimicrobiens chez le poulet britannique, selon un rapport», source CIDRAP News.

Un nouveau rapport de la Food Safety Agency (FSA) du Royaume-Uni révèle que la résistance aux antimicrobiens (RAM) des bactéries Campylobacter isolées de la viande de poulet vendue au détail et du poulet à l'abattage est courante, mais semble avoir plafonné depuis 2014.

L'analyse des tendances de la RAM chez Campylobacter, qui cause environ 500 000 cas de maladies d'origine alimentaire par an au Royaume-Uni, a révélé que une résistance aux quinolones (ciprofloxacine), à l’acide nalidixique et à la tétracycline est courante chez Campylobacter jejuni et Campylobacter coli chez les poulets de chair britanniques.

La prévalence de la résistance à la ciprofloxacine chez C. jejuni est passée de 13% de 2001 à 2005 à 47% de 2011 à 2018, tandis que la résistance à la ciprofloxacine chez C. coli est passée de 18% dans les années 2001 à 2005 à 48% de 2016 à 2018. Mais pour les deux espèces, il n'y a pas eu de changement significatif dans la résistance à la ciprofloxacine depuis 2014.

Des tendances similaires ont été observées pour la résistance à la tétracycline, la résistance passant de 27% en 2001 à 66% en 2018 parmi les isolats de C. jejuni et de 23% en 2001 à 55% après 2013 chez C. coli, mais aucun changement significatif n'a été observé depuis 2014. Les taux de résistance à l'acide nalidixique sont passés de 16% en 2001 à 52% en 2018 chez C. jejuni, et de 16% en 2001 à 50% en 2017 chez C. coli, mais la résistance a diminué après 2014.

Les taux de résistance à l'érythromycine, à la gentamicine et à la streptomycine étaient faibles, tout comme les phénotypes multirésistants.

«Il est possible que cela soit lié aux réductions significatives de l'utilisation des antimicrobiens par l'industrie de la volaille au cours de la dernière décennie», indique le rapport. «Cependant, davantage de données sont nécessaires pour fournir des preuves convaincantes que les augmentations historiques de la prévalence de la résistance aux quinolones et à la tétracycline ont cessé.»

Les auteurs disent que la surveillance de la résistance aux antimicrobiens chez C. jejuni et C. coli du poulet devrait se poursuivre et que des recherches supplémentaires devraient étudier l'impact d'autres variables, y compris l'effet du système de production et de la saisonnalité sur l'incidence de la résistance chez Campylobacter.

Le coût, une préoccupation croissante pour les consommateurs de l'UE, suivi de près par la sécurité des aliments

Une question parmi d'autres de cet Eurobaromètre relative à la France

Paradoxe s’il en est, malgré une réglementation très conséquente, mais des contrôles en berne, «L'intoxication alimentaire reste une préoccupation pour la plupart des Européens», source article de Joe Whitworth paru le 29 septembre 2022 dans Food Safety News, complété par mes soins -aa.

La sensibilisation aux intoxications alimentaires a diminué ces dernières années, mais elle reste l'une des principales préoccupations des Européens, selon une sondage.

Le sondage Eurobaromètre a été menée en mars et avril de cette année et a inclus plus de 26 500 répondants. Les résultats ont été publiés par l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), «Le coût, une préoccupation croissante pour les consommateurs de l'UE, suivi de près par la sécurité des aliments».

Le coût est le plus important des sept facteurs lors de l'achat d'aliments, le goût vient en deuxième position, suivi de la sécurité des aliments. La proportion indiquant la sécurité des aliments comme facteur déterminant a diminué depuis la dernière fois où la question a été posée en avril 2019.

Sept personnes sur 10 à Chypre considèrent la sécurité des aliments comme l'un des principaux facteurs lors de l'achat de nourriture et c'est également important en Roumanie, Grèce et Croatie, mais moins en Estonie, Suède et Danemark.

Dans 23 pays, les répondants sont moins susceptibles de mentionner la sécurité des aliments qu'en 2019. Malte affiche la plus forte baisse, suivie du Luxembourg, Belgique, Allemagne et Portugal. La sécurité des aliments a légèrement augmenté en Autriche, Grèce et Irlande.

Bernhard Url, directeur exécutif de l'EFSA, a déclaré : «Il s'est passé beaucoup de choses depuis notre dernier sondage en 2019, notamment une pandémie mondiale et le déclenchement d'une guerre en Europe. De tels événements ont des conséquences dramatiques et, sans surprise, nous constatons que pour de nombreux Européens, l'augmentation du coût de la vie affecte leurs choix alimentaires plus qu'auparavant. D'un autre côté, la sécurité des aliments reste importante pour de nombreux citoyens de l'UE et il est encourageant de voir que près de la moitié d'entre eux se soucient autant de manger sainement que des risques alimentaires.»

Sept répondants sur 10 dans l'UE sont «personnellement intéressés» par le sujet de la sécurité des aliments. Cela varie considérablement d'un État membre à l'autre, avec le plus d'intérêt en Grèce, Chypre et Luxembourg et le moins en Pologne, République tchèque, Estonie et Suède. Les femmes sont plus susceptibles que les hommes de s'intéresser à la sécurité des aliments et les personnes âgées de 15 à 24 ans sont les moins susceptibles de dire qu'elles s'y intéressent.

Sensibilisation et inquiétude face aux intoxications alimentaires
Environ une personne sur cinq a un niveau très élevé de sensibilisation aux sujets de sécurité des aliments énumérés dans l'enquête. Cela signifie qu'ils ont entendu parler d'au moins 13 des 15 domaines mentionnés.

Plus de la moitié des répondants sont au courant d'intoxications alimentaires causées par des produits contaminés par des bactéries, des virus et des parasites. Cependant, la notoriété a légèrement diminué par rapport à l'enquête de 2019.

Les personnes en Grèce, Portugal et France sont les plus susceptibles d'avoir entendu parler d'intoxication alimentaire, tandis que celles de la République tchèque, Hongrie et Croatie sont les moins susceptibles. La notoriété a diminué dans 19 pays, notamment en Suède, Finlande et Croatie. Cependant, elle a augmenté en Grèce, Bulgarie et Chypre.

L'intoxication alimentaire causée par des aliments ou des boissons contaminés par des bactéries, des virus et des parasites était quatrième sur une liste de 15 problèmes. C'est la principale préoccupation des Irlandais et des Roumains.

Au Portugal, plus de la moitié des citoyens sont préoccupés par les intoxications alimentaires, suivis de la Grèce et de l'Espagne. Un cinquième ou moins l'indiquent comme un problème en Suède, Estonie, République tchèque et Finlande.

Les inquiétudes concernant les intoxications alimentaires ont diminué dans 13 pays et augmenté dans 12. La Grèce se distingue par la plus forte augmentation, suivie de la Bulgarie et de Chypre, tandis que les plus fortes baisses sont enregistrées en Croatie, Suède et République tchèque.

Action en cas de crise alimentaire
Environ quatre personnes sur 10 ont dit qu'elles tenaient pour acquis que les aliments vendus sont sûrs comme raison pour ne pas prêter attention aux informations sur la sécurité des aliments. Les proportions les plus élevées indiquant cela se trouvent en Suède, Finlande et Portugal, tandis que les plus faibles sont en France, Grèce et Roumanie.

Près de huit Européens sur 10 indiquent qu'ils sont susceptibles de modifier leur comportement de préparation ou de consommation des aliments si un incident d'intoxication alimentaire est signalé et si les autorités recommandent des mesures de précaution.

Un quart des répondants ont déclaré que toutes sortes d'aliments comportent un certain risque et qu'il est impossible de les contrôler et de les éviter. Un sur cinq a déclaré qu'il serait en mesure de dire à partir de l'apparence, de l'odeur ou du goût si l'aliment était contaminé, ce qui n'est pas le cas selon les experts en sécurité des aliments.

Plus d'un tiers des Européens ont un niveau de connaissance très élevé (21%) ou élevé (17%) des sujets liés à la sécurité des aliments, c'est-à-dire qu'ils ont entendu parler d'au moins 10 des 15 sujets étudiés.

Une grande partie d’entre eux ont entendu parler des additifs dans les aliments ou les boissons (70%), des résidus de pesticides dans les aliments (65%), des résidus d'antibiotiques, d'hormones ou de stéroïdes dans la viande (63%) ou des maladies présentes chez les animaux (60%).

Les résidus de pesticides dans les aliments (40%) et les résidus d'antibiotiques, d'hormones ou de stéroïdes dans la viande (39%) figurent en tête de liste des préoccupations liées à la sécurité des aliments chez les Européens. Un moindre nombre de personnes se sentent concernées par les maladies des plantes (11%), l'utilisation des nouvelles biotechnologies dans la production alimentaire (8%) ou encore les nanotechnologies appliquées à la production alimentaire (5%).

6 personnes sur 10 environ (61%) indiquent que la télévision, sur un téléviseur ou via internet, constitue l'une de leurs principales sources d'information sur les risques alimentaires, suivie par la famille, les amis, les voisins ou les collègues (44%) et les moteurs de recherche internet (37%) ; on observe des différences importantes entre générations.

Plus de 8 répondants sur 10 font confiance aux médecins (89%), aux chercheurs universitaires/scientifiques financés par des fonds publics (82%) et aux associations de consommateurs (82%) pour obtenir des informations fiables sur les risques alimentaires.

Une minorité d'Européens ne changeraient pas leur comportement en cas d’incident alimentaire (21%). Parmi les principales raisons invoquées figurent le fait qu'ils préparent déjà les aliments de la manière recommandée (45%) et la conviction que tous les aliments comportent un certain risque et qu'il est impossible de tous les éviter (25%).

NB : Le focus sur la France dans l’Eurobaromètre est ici.

«Dans 11 pays de l'UE, plus de la moitié des répondants font confiance aux journalistes en tant que source d'information sur les risques alimentaires. Donc, dois-je déménager au Portugal, Finlande ou Pologne !», se demande le journaliste, Joe Whiwhorth de Food Safety News.