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lundi 9 mars 2026

Contrôles de l’huile d’olive dans l’UE: des auditeurs pointent des lacunes

 Les règles européennes définissent des exigences minimales concernant l’étiquetage, la vérification des catégories et les analyses sur la présence de pesticides. Cependant, les auditeurs ont constaté que certains contrôles de conformité sont incomplets et que des segments du marché sont parfois exclus des contrôles fondés sur les risques. Ces lacunes pourraient nuire à la qualité du produit et, en définitive, saper la confiance des consommateurs.

Les contrôles visant à détecter la présence de résidus de pesticides dans l’huile d’olive européenne sont bien établis et aboutissent rarement à la détection de manquements. Ceux concernant d’autres contaminants sont en revanche incohérents et l’approche fondée sur les risques n’est pas toujours documentée. Bien que l’UE importe l’équivalent d’environ 9 % de sa production annuelle d’huile d’olive, les auditeurs ont constaté, dans les États membres qu’ils ont visités, que les contrôles sur la présence de pesticides et d’autres contaminants dans ces importations étaient soit inexistants soit sporadiques.

Les Vingt-Sept surveillent la traçabilité à des degrés divers lors de leurs contrôles de la sécurité et de la conformité des denrées alimentaires. Afin de renforcer la transparence et d’éviter les fraudes, des pays tels que l’Espagne et l’Italie utilisent des registres électroniques pour remonter jusqu’à l’origine des olives et de l’huile à tous les stades de la chaîne d’approvisionnement.

Cela étant, il s’avère difficile de suivre l’huile d’olive au-delà des frontières nationales, notamment lorsqu’elle provient de plusieurs pays européens ou qu’elle est obtenue par assemblage d’huiles originaires de l’Union et de pays tiers. En outre, aucune règle ou orientation n’indique précisément comment ou quand il faut contrôler la traçabilité. Enfin, certaines exigences légales – concernant, par exemple, l’assemblage d’huiles de différentes catégories ou années de récolte – manquent de clarté. Résultat: les pratiques varient d’un pays à l’autre, et la qualité des produits risque de s’en ressentir au fil du temps.

La Commission européenne ne connaît que partiellement le fonctionnement des systèmes de contrôle nationaux. Sa capacité à les surveiller efficacement est limitée, car les rapports annuels et les réunions avec les autorités nationales ne suffisent pas à partager toutes les informations pertinentes.

Source


NB : Les articles du blog sur l'huile d'olive sont ici.

mardi 19 décembre 2023

Allemagne : Huile d’olive, 42% de non-conformités

Dans le cadre d'une récente enquête menée par l'Office d'enquête chimique et vétérinaire de Stuttgart (CVUA), plus d'une centaine de bouteilles d'huile d'olive extra vierge ont été analysées et ont révélé des irrégularités dans 40% d'entre elles. La situation était encore plus alarmante pour les huiles achetées en ligne, puisque presque toutes les bouteilles ne répondaient pas aux normes requises.

L'Office fédéral allemand pour la protection des consommateurs eu 1 er août 2022t la sécurité alimentaire (BVL) a identifié l'huile d'olive comme l'un des dix aliments les plus contrefaits en Allemagne, ce qui a incité les autorités locales à effectuer des contrôles de qualité réguliers.

Entre janvier et août 2023, le laboratoire central des huiles et graisses alimentaires du CVUA a examiné 141 échantillons d'huile d'olive extra vierge, constatant que 59 échantillons (42%) présentaient des irrégularités d'étiquetage, des défauts graves ou une pure falsification. Source Affidia.

Commentaire

vendredi 8 décembre 2023

Opération Opson en Italie et Espagne : 11 arrestations et saisie de plus de 260 000 litres d'huile d'olive frelatée

L'enquête, soutenue par Europol dans le cadre de l'opération Opson, a abouti à 11 arrestations et à la saisie de plus de 260 000 litres d'huile d'olive frelatée.

jeudi 23 novembre 2023

Des conserves au rappel

Quelques faits,

Le 20 novembre 2023, le blog a publié un raticle sur le Rappel de filets d’anchois salés à l’huile d’olive vierge extra en raison d’un risque de teneur en histamine au-delà du seuil réglementaire. Mais le deuxième rappel en deux mois.

Le 22 novembre 2023, RappelConso nous informe de deux rappel de conserves d’escargot, Escargots sauce Bourguignonne et Escargots au court bouillon de la marque Les Escargots du Quercy en raison de résultats d'analyses non conformes et d’un défaut de stabilité

Le risque encouru par le consommateur est Clostridium botulinum (agent responsable du botulisme).
Ces conserves ont été commercialisées du 01/06/2023 au 22/10/2023.

Le 22 novembre 2023, RappelConso nous informe du rappel de salsifis en bocal 37 cl de marque Carrefour Classic suite à une suspicion de morceaux de verre.

Ces conserves ont été commercialisées du 26/10/2023 au 22/11/2023.

lundi 20 novembre 2023

Rappel de filets d’anchois salés à l’huile d’olive vierge extra en raison d’un risque de teneur en histamine au-delà du seuil réglementaire. Le deuxième rappel en deux mois

Hier, je vous relatais dans un article, Le week-end, c'est sacré, même pour les rappels de produits alimentaires, l’histoire d’un rappel annonçé le 17 novembre par l’entreprise et qui a été au final signalé par RappelConso le 20 novembre.

Dans un courrier du 20 novembre 2023 (aujourd'hui), la conserverie Chancerelle procède au rappel de «Filets d’anchois salés à l’huile d’olive vierge extra» en raison d’un risque de teneur en histamine au-delà du seuil réglementaire. Source site des rappel du distributeur Auchan.

Tous les numéros de lot et les dates de durabilité minimale sont concernés.
Nous demandons aux personnes qui auraient acheté un (ou plusieurs) produit(s) de suivre les instructions suivantes :
- ne pas le(s) consommer
- le(s) rapporter au point de vente dans lequel l’achat a été fait, pour vous faire rembourser immédiatement.

Pour l’instant, pas d’information de RappelConso, je pense que le rappel sera signalé demain, 21 novembre 2023.

Au-delà d’un souci de date de publication d’un avis de rappel, on peut s'étonner qu’il y ait déjà eu un rappel le 3 octobre 2023 par la conserverie Chanterelle de filets d'anchois salés à l'huile d'olive vierge extra en raison de la présence d’histamine.

Les questions que l’on doit se poser sont les suivantes :

- où sont les autocontrôles de l’entreprise ?
- quelles sont les actions correctives prise par l’entreprise suite aux contrôles officiels après une alerte alimentaire ?

Dans la rubrique Respect de la qualité de l’entreprise, il est écrit,

Nous nous assurons également que la chaîne du froid a bien été respectée.
Des contrôles et audits sont aussi réalisés en amont auprès de nos fournisseurs pour sélectionner ceux répondant aux critères de notre cahier des charges.

A suivre ...

Mise à jour du 21 novembre 2023

RappelConso a publié l'avis de rappel des filets d'anchois ce jour ...

Mise à jour du 22 novembre 2023
Rappel tardif mais rappel rapporté par l'AFSCA de Belgique le 22 novembre 2023 de filets d'anchois.
Signalons qu’il y a toujours pas eu de notification au RASFF de l’UE ...

samedi 14 octobre 2023

Un article met en évidence l’épidémie de botulisme en France

«Un article met en évidence l’épidémie de botulisme en France», source article de Stéphanie Soucheray paru le 13 octobre 2023 dans CIDRAP News.

Paru le 12 octobre 2023 est paru dans Eurosurveillance, des chercheurs font état d'une épidémie de 15 cas d'intoxication par le botulisme, dont 1 décès, le mois dernier pendant la Coupe du monde de rugby organisée à Bordeaux, France.

Les auteurs présentent les descriptions de cas cliniques de huit patients vus au CHU de Bordeaux, où le premier patient traité lors de l'épidémie a été admis en unité de soins intensifs (USI) le 6 septembre. Ce patient a nécessité une ventilation mécanique et a présenté un certain nombre de graves symptômes, notamment un affaissement oculaire, des troubles de la déglutition et une paralysie oculomotrice, dans lesquels l'œil affecté ne suit pas correctement.

«En raison des symptômes neurologiques, le patient a été initialement traité pour le syndrome de Guillain-Barré, mais le botulisme a également été suspecté», précisent les auteurs. Au cours des 4 jours suivants, deux autres patients sont arrivés à l’hôpital avec des symptômes neuro-ophtalmiques similaires et ont nécessité des soins intensifs.

Des conserves de sardines maison mises en cause

Les trois premiers patients vus à l'hôpital ont déclaré s'être rendus en France pour le tournoi de rugby. Le 10 septembre, les enquêteurs français ont interrogé les trois hommes, qui ont tous déclaré avoir mangé des sardines en conserve maison dans le même bar-restaurant de Bordeaux.

Du 11 au 12 septembre, l'hôpital a accueilli cinq autres patients, tous des visiteurs internationaux, présentant des symptômes d'intoxication par le botulisme, notamment une paralysie descendante et une maladie gastro-intestinale étendue.

Les patients venaient du Canada, de France, d'Irlande et des États-Unis. Deux patients étaient des hommes, six étaient des femmes et tous, sauf un, avaient moins de 50 ans. Le délai moyen entre la consommation de sardines et les premiers signes de maladie était de 13 heures.

«Six cas sur huit ont nécessité une ventilation mécanique invasive en raison d'une paralysie des muscles respiratoires», ont indiqué les auteurs. Le délai médian entre l’apparition des symptômes et l’intubation était de 25 heures.

Au 12 octobre, six des huit patients vus au CHU de Bordeaux sont sortis, et deux restent sous ventilation mécanique. Tous les huit avaient reçu un traitement à base d’antitoxine botulique.

La plus grande épidémie en France

Suite aux premiers cas, la Direction générale de la santé (DGS) a adressé une alerte nationale à tous les praticiens concernant les cas constatés à Bordeaux, 2 cas supplémentaires et 1 décès liés à cette épidémie. Au total, 15 personnes sont tombées malades et toutes ont déclaré avoir mangé des sardines dans le même restaurant.

Bien que rare, le botulisme peut être l'une des maladies d'origine alimentaire les plus graves, souvent causée par des aliments en conserve ou fermentés maison mal transformés.

De 2008 à 2018, la France a signalé 82 foyers de cas de botulisme d'origine alimentaire, dont 159 cas, et le plus grand nombre de personnes impliquées dans une seule épidémie était six, faisant de cette nouvelle épidémie la plus importante du pays.

Les cliniciens de toute la France ont été invités à rechercher des symptômes de botulisme chez les patients ayant récemment voyagé à Bordeaux. Ces symptômes comprennent des difficultés à avaler, une vision floue, des troubles de l'élocution et une paralysie flasque descendante.

«Le botulisme d'origine alimentaire peut être mal diagnostiqué», concluent les auteurs. «Ce article souligne l'importance de notifier rapidement les cas suspects de botulisme, car cela déclenche une prise de conscience et une enquête immédiate pour déterminer la source et contrôler l'épidémie.»

Référence

Courtot-Melciolle Léa, Jauvain Marine, Siefridt Mona, Prevel Renaud, Peuchant Olivia, Guisset Olivier, Mourissoux Gaëlle, Diancourt Laure, Mazuet Christelle, Delvallez Gauthier, Boyer Alexandre, Orieux Arthur. Food-borne botulism outbreak during the Rugby World Cup linked to marinated sardines in Bordeaux, France, September 2023. Euro Surveill. 2023;28(41):pii=2300513. https://doi.org/10.2807/1560-7917.ES.2023.28.41.2300513

Complément

Selon les auteurs de l’étude,
Il est possible que l'épidémie de botulisme à Bordeaux, provoquée par la neurotoxine botulique de type B, soit liée à l'utilisation d'huile d'olive et d'herbes aromatiques (marinade) avant la stérilisation des sardines en conserve.
Complément bis
On lira ce document de l’Anses du 26 octobre 2023, «Le botulisme : de quoi s’agit-il et comment s’en prémunir ?» 

mercredi 4 octobre 2023

Viande, compléments alimentaires et vin saisis au Portugal

«Viande, compléments et vin saisis au Portugal», source article de Food Safety News du 4 octobre 2023.

Les autorités portugaises ont saisi plusieurs produits ces derniers mois en raison d'infractions à la législation, notamment de la viande, des compléments alimentaires, du vin et de l'huile d'olive.

En juillet, l'Autorité de sécurité alimentaire et économique (ASAE) a suspendu les opérations de deux sites traitant des escargots. A travers l'une de ses unités régionales, les agents ont mené une opération de surveillance pour lutter contre les atteintes à la santé publique.

Au cours de l'inspection, il a été constaté que les opérateurs traitaient et expédiaient illégalement des escargots sans la licence et l'approbation nécessaires des autorités. Des inquiétudes ont également été soulevées quant aux garanties concernant l'élimination des parasites. L'action a abouti à la saisie de plus de 500 kg d'escargots, de divers documents et d'autres matériaux.

Poissons, compléments et viande

En juin, l'ASAE s'est concentrée sur la traçabilité des produits du poisson et de l'aquaculture vendus au détail. Au total, 135 sites ont été inspectés et 12 infractions ont été constatées, les principales infractions étant le non-respect des règles de commercialisation du poisson, l'absence de contrôle métrologique et le non-respect des exigences de présentation ou d'étiquetage. Environ 50 kg de poisson frais et neuf instruments de pesée ont été saisis.

Le même mois, deux unités régionales de l'agence ont donné suite à une plainte déposée par l'Autorité nationale du médicament et des produits de santé (INFARMED) concernant les compléments alimentaires.

Dans les régions de Lisbonne et de Porto, plus de 2 500 unités de compléments ont été saisis, d'une valeur de 20 000 euros. Les problèmes comprenaient le non-respect des exigences relatives à l’information des consommateurs et aux substances ou ingrédients non autorisés. Deux dossiers pénaux et deux dossiers administratifs ont été ouverts.

L’unité régionale sud de l’ASAE a inspecté fin mai une chambre froide de vente de produits au public dans la commune de Portalegre. Elle a donné lieu à l'ouverture d'un dossier pour délit contre la santé publique pour abattage clandestin. Près de 50 objets ont été saisis, pour un poids total de 271 kg. Après examen par un vétérinaire officiel, il a été constaté que la consommation de viande provenant de ces animaux pouvait présenter un danger pour la santé publique.

Distribution alimentaire, vins et huiles

En mai également, les autorités ont mené une opération axée sur le transport de denrées alimentaires. Le travail a impliqué 160 inspecteurs et 51 sites dans le pays. Ils ont vérifié les conditions hygiéniques et sanitaires de transport, le contrôle de la température, le conditionnement et l'étiquetage des denrées alimentaires ainsi que la documentation.

Près de 2 500 opérateurs ont été inspectés et trois poursuites pénales ont été déposées sur des sujets tels que l'appellation d'origine protégée des fruits et la circulation de produits contrefaits.

Trente dossiers administratifs ont été ouverts, les principales violations étant le manque de conditions d'hygiène dans le transport des denrées alimentaires, l'absence d'étiquetage, l'absence de numéro d'opérateur de fruits et légumes, la mise sur le marché de produits d'origine animale par des établissements non agréés et le transport d'huîtres en violation des règles.

Plus de 23 tonnes de produits alimentaires ont été saisis, notamment des mollusques bivalves vivants, des oranges, des fraises, des myrtilles, des pommes de terre, des produits carnés et environ 30 litres de vin.

Plus tôt cette année, ASAE a participé à une opération visant la distribution et la commercialisation du vin dans la région de Bairrada. Près de 11 000 bouteilles ont été confisquées chez un exploitant en raison d'un étiquetage trompant le consommateur. La valeur totale de la saisie s'élevait à près de 26 000 euros.

Une autre inspection sur un site de Coimbra a révélé des milliers d'emballages de différents types d'huile d'olive, prêts à être introduits sur le marché, mais avec un étiquetage omis ou avec des informations peu claires, telles que le lot, la date et l'adresse de l'entreprise. Plus de 11 300 litres de produit ont été saisis, d’une valeur de plus de 40 000 euros.

dimanche 16 juillet 2023

Qualité des huiles d'olive, le temps passe, rien ne change pour le consommateur !

Selon une étude de Que Choisir publiée le 26/06/2023 sur les huiles d’olive, plus de la moitié sont non conformes ! 

Sur les 14 huiles d’olive officiellement «vierges extra» que nous avons analysées, 8 ne répondaient pas aux exigences de cette appellation, et auraient dû être vendues comme «vierges» uniquement. Une pratique bien trop fréquente. 

Toujours aucune amélioration en vue au rayon des huiles d’olive. Alors que les alertes se sont multipliées, ces dernières années, concernant les fausses promesses des références vierges extra, notre nouveau test d’huiles d’olive confirme que le problème perdure. Le terme « extra » engage en effet ‒ en théorie ‒ à l’absence de défaut gustatif (le moindre petit goût de rance ou de fermenté, par exemple, est exclu) et physicochimique (aucune trace d’oxydation de l’huile n’est permise), durant toute la période de commercialisation du produit. Or, 8 des 14 références que nous avons analysées cette année présentaient ce type de défauts. Soit un taux de déclassement équivalent à celui constaté lors de notre précédent test, en 2021, et plus élevé encore que celui retrouvé en 2019 (à l’époque, 20 % des huiles testées s’étaient avérées non extra).

Le blog vous avait proposé un article en août 2021, 48% des huiles d’olive prélevées sont non conformes, selon des contrôles de 2020 de la DGCCRF, as usual.

Les principaux résultats d’une enquête de 2020 de la DGCCRF, sobrement intitulée, «Des fraudes récurrentes relevées sur les huiles d’olive».

Les services de la DGCCRF ont également effectué 97 prélèvements (122 en 2019 et 126 en 2018 -aa) pour vérifier les allégations concernant la qualité des produits. 48% des huiles d’olive prélevées ont été déclarés non conformes au terme des analyses effectuées, en raison de caractéristiques organoleptiques (caractéristiques, qualités ou propriétés perçues par les sens lors de la dégustation, comme la couleur, l'odeur ou le goût) insuffisantes car ne répondant pas aux critères de leurs catégories tels que définis par la réglementation. Ces anomalies étaient parfois associées à des problématiques d’étiquetage. Des mesures de police administratives ont été prononcées pour permettre le déclassement d’huiles d’olives impropres à la consommation et leur réemploi dans l’industrie non alimentaire.

Il n’y a pas que l’association Que Choisir qui fait des tests sur l’huile d’olive, le blog a publié le 26 mai 2023 un article, Huiles d'olive sous le prisme de la revue 60 millions de consommateurs. Rien de bien neuf, hélas !

S’agissant des huiles d'olive appellation «vierge extra»: la moitié d'un panel de 24 échantillons, déclassée en «vierge».
A l’évidence, tous ces résultats vont dans le même sens, le temps passe rien ne change et personne n'a la réponse ...

mardi 20 juin 2023

Bilan en demi-teinte pour les réseaux de surveillance de l'UE : Les alertes à la fraude en augmentation mais une légère diminution des notifications de sécurité des aliments

«Les réseaux de l'UE voient les alertes à la fraude augmenter mais les notifications de sécurité sanitaires diminuer», source article de Joe Whitworth paru le 20 juin 2023 dans Food Safety News.

Le nombre de notifications du réseau européen de surveillance de la fraude alimentaire a augmenté en 2022, selon un rapport.

Le réseau d'alerte et de coopération (ACN pour Alert and Cooperation Network) comprend le réseau du système d'alerte rapide pour les denrées alimentaires et les aliments pour animaux (RASFF), le réseau d'assistance administrative et de coopération (AAC) et le réseau sur la fraude agroalimentaire (FFN).

L'AAC et le FFN ont enregistré le plus grand nombre de notifications jamais vu alors que les notifications aux RASFF étaient en baisse en 2021, en grande partie à cause d'une amélioration de la situation liée à l'oxyde d'éthylène.

Le rapport 2022 de l’ACN, publié par la Commission européenne, montre qu'il y a eu une augmentation significative de l'activité de fraude agroalimentaire au cours de l'année, mais le RASFF est resté le réseau le plus actif. Au total, 4 361 notifications ont été transmises via le RASFF liées à des risques pour la santé dans les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux.

En outre, 2 554 avis d'assistance administrative et de coopération ou de non-conformités à la législation de l'Union européenne, qui ne présentent pas de risque immédiat pour la santé, ont été signalés et 600 autres cas présumés de fraude ont été signalés.

Notifications d’alerte publiées dans le RASFF en baisse

Parmi toutes les notifications au RASFF en 2022, 3 904 concernaient des denrées alimentaires, tandis que les autres concernaient des aliments pour animaux et des matériaux en contact avec des denrées alimentaires. Près de 1 000 étaient liés à des résidus de pesticides dans les fruits et légumes ou les herbes et épices, ce qui était en baisse par rapport à 2021. Les pesticides les plus courants étaient le chlorpyrifos, l'oxyde d'éthylène et le 2-chloroéthane, et le chlorpyrifos-méthyl.

Les micro-organismes pathogènes étaient la deuxième catégorie de danger la plus signalée dans les aliments. Salmonella était le principal agent pathogène avec plus de 600 notifications, suivi de Listeria monocytogenes avec 132 et 41 pour E. coli, tous principalement détectés dans les produits d'origine animale. Au total, 190 notifications liées à la présence de Salmonella concernaient des produits à base de viande de volaille en provenance de Pologne, tandis que pour Listeria, la catégorie principale était le poisson et les produits de poisson.

En 2022, 41 notifications pour des intoxications alimentaire ont été publiées au RASFF. Une douzaine ont identifié Salmonella comme cause probable, sept étaient liées à Listeria monocytogenes, cinq à une intoxication à l'histamine et quatre à norovirus. Sept notifications concernaient des éclosions dans plusieurs pays.

Les mycotoxines constituaient la troisième principale catégorie de danger avec 485 notifications. Il s'agissait principalement de la détection d'aflatoxines, et la catégorie de produits était les fruits à coque, les produits de fruits à coque et les graines. L'origine était les États-Unis à 53 reprises. Les allergènes ont été mentionnés dans 210 notifications, les céréales et les produits de boulangerie étant la principale catégorie de produits et le lait l'allergène le plus fréquemment notifié.

Les rejets aux frontières étaient le seul type de notification qui a augmenté à partir de 2021. La principale base de notification signalée pour les marchandises détectées sur le marché était les contrôles officiels, suivis par le contrôle interne d'une entreprise et une plainte de consommateur. À 45 reprises, une intoxication alimentaire a été mentionnée.

Comme les années précédentes, l'Allemagne a été le pays notifiant le plus actif dans le RASFF avec 586 messages. Les Pays-Bas sont deuxième avec 559, suivis de la Belgique avec 428 et de la Pologne avec 320. La France a procédé à 267 notifications.

Les principaux pays de l'UE en termes de produits d'origine étaient la Pologne avec 312 notifications, les Pays-Bas avec 257 et la France avec 226. La Turquie figurait comme pays d'origine dans 557 notifications et l'Inde dans 299, principalement en raison de résidus de pesticides.

Près de 300 notifications RASFF ont été causées par des résidus de pesticides dans les fruits et légumes de Turquie et 190 par Salmonella dans les produits de viande de volaille de Pologne. Les problèmes avec les matériaux en contact avec les aliments en provenance de Chine étaient en troisième position. En quatrième était Salmonella dans les fruits à coque, les produits à base de fruits à coque et les graines du Nigéria, tandis que les aflatoxines dans cette catégorie de produits des États-Unis occupaient la cinquième place. Le sixième était Salmonella dans les herbes et les épices du Brésil.

Faits saillants de l'AAC et du FFN

L'Allemagne a créé plus d'un tiers de toutes les notifications dans le système AAC, suivie de la Belgique et de l'Autriche avec environ 10% chacune.

Deux tiers des avis concernaient des marchandises en provenance de l'UE et un tiers de l'extérieur de l'UE. Plus de 85% des notifications sont liées aux aliments. La catégorie de produits la plus signalée était celle des fruits et légumes. En second, les aliments diététiques, les compléments alimentaires et les aliments enrichis et, en troisième, les produits de viande autres que la volaille.

La principale non-conformité était un étiquetage ou des allégations défectueux, la composition non conforme venait en deuxième position, suivie d'un manque ou d'une documentation ou de contrôles inappropriés et de conditions de traitement ou de stockage défectueuses.

Les notifications dans le FFN sont passées de 407 à 600 en 2021. Les principaux pays signalant des soupçons de fraude étaient l'Allemagne, la Belgique et la France.

Près des trois quarts concernaient des marchandises en provenance de l'UE et un quart de l'extérieur de l'UE. Parmi les cas impliquant des produits d'origine non européenne, 21% concernaient la Chine, principalement des soupçons de falsification du miel, suivis d'une description erronée des produits de la pêche. Au total, 12% concernaient l'Inde, impliquant principalement une falsification alléguée de crevettes par addition non déclarée d'eau.

Pour les produits de l'UE, les cas en Espagne couvraient la contamination présumée des produits de calmar et l'étiquetage erroné d’huile d’olive en tant qu'huile d'olive extra vierge. Les incidents impliquant les Pays-Bas se sont concentrés sur la description erronée et la contrebande de produits d'origine animale.

Le suivi des activités frauduleuses transfrontalières suspectes a conduit au lancement d'actions telles que le plan de contrôle coordonné pour dissuader les pratiques de falsification du miel.

Des problèmes avec des animaux vivants et des chevaux continuent d'être enregistrés. Les cas concernent des envois d'animaux qui n'ont pas subi les contrôles nécessaires ou qui ne sont pas propres à la consommation humaine, mais qui sont introduits illégalement dans la chaîne alimentaire. Environ la moitié des demandes présentaient une falsification ou l'absence de passeports d'animaux et d'éléments d'identification tels que les puces électroniques, les certificats sanitaires ou l'enregistrement dans les bases de données nationales ou TRACES et l'autre moitié concernait la contrebande et le commerce illégal.

Les notifications concernant les produits de la pêche concernaient principalement des cas de substitution de poisson par des espèces de moindre valeur. D'autres cas récurrents étaient l'utilisation de traitements ou de processus non approuvés et non déclarés tels que les traitements de stabilisation de la couleur du thon pour suggérer une meilleure qualité.

Commentaire

Une légère baisse du nombre de notifications originales a ainsi été enregistrée entre 2021 et 2022 (- 5,9%). Cependant, 2022 s'est classée deuxième en termes de nombre le plus élevé de notifications originales transmises dans l'histoire du RASFF. Par rapport à 2021, les alertes (1 164 notifications) ont diminué de 20,4 %.

dimanche 28 mai 2023

Huiles d'olive sous le prisme de la revue 60 Millions de consommateurs. Rien de bien neuf, hélas !

Huiles d'olive appellation «vierge extra»: la moitié d'un panel de 24 échantillons, déclassée en «vierge» par «60 Millions de consommateurs», selon France info.

Dans son numéro de juin, (en ligne et en kiosque) le magazine 60 Millions de ommateurs consacre une large enquête sur l'huile d'olive. Vingt-quatre produits ont été testés et une partie des références ne mérite pas la mention «vierge extra». 

Sur le plan de l’appellation vierge extra, soit le «top» de l’huile d’olive, la moitié de notre panel de 24 échantillons, est déclassée en «vierge» seulement.

Notre jury expert a en effet décelé divers défauts, par exemple le défaut moisi/humidité a été trouvé dans 6 références, aussi bien bio que conventionnel, et quel que soit leur prix. Peut-être à cause d’un lavage insuffisant des olives, d’un stockage dans de mauvaises conditions…


Présence de plastifiants dans plusieurs références
Ce sont les phtalates, des molécules chimiques ajoutées volontairement par les fabricants de plastique, pour les assouplir. Normalement, il est interdit d’utiliser des matériaux contenant des phtalates sur la chaîne de production et de stockage des corps gras, comme l’huile. Difficile de connaître l’origine de cette contamination, peut-être des cuves, des tuyaux, des bâches… Or certains phtalates, le DEHP et le DBP, sont reconnus perturbateurs endocriniens et ont été décelés tous les deux dans 4 huiles, certes, à des teneurs très faibles.

Traces d'hydrocarbures d'huiles minérales
Ce sont des dérivés chimiques liés à l’activité humaine, ils sont un peu partout dans l’environnement, et on les retrouve aussi dans des colles, des encres d’impression, des lubrifiants de machines, des produits de nettoyage ou encore dans certains pesticides.

Le problème de ces substances, c’est qu’elles migrent facilement et contaminent notamment notre alimentation. Leur présence dans les huiles d’olive peut provenir de la récolte, des moteurs des machines agricoles, etc.  Nous en avons retrouvé dans 5 huiles, avec pour certaines, à des teneurs à la limite du seuil acceptable dans les corps gras.


Commentaire
Que doit-on penser de cette étude ?
Vu le nombre limité d’échantillons, il semble difficile de conclure. Je ne sais pas si cela va déclencher une communication ou une réaction de l’Anses ou de nos autorités sanitaires, voire la nouvelle police sanitaire unique …
Les résultats proposés par la revue de consommateurs vont dans le sens de ceux déjà proposés par la DGCCRF. Ainsi selon une étude publié en 2022, «48% des huiles d’olive prélevées sont non conformes, selon des contrôles de 2020 de la DGCCRF, as usual».

En 2021, l’association Que Choisir, devenue depuis une ONG, rapportait aussi des tromperies récurrentes dans les huiles d’olive, rien de bien nouveau depuis, hélas …

mardi 9 mai 2023

Quand un algorithme n'aime pas le lait. Le lait est désormais classé B ou C sur le nouveau Nutri-Score !

La révision du Nutri-Score aurait du régler ses faiblesses et faire notamment que le lait entier bio passe en A comme le conventionnel. Finalement, tous les laits entiers passeront en C.
La nouvelle méthode de calcul du Nutri-Score déclasse le lait de la catégorie A à B, voire C quand il est entier. Une nouvelle appréciation qui suscite «l’incompréhension» de l’interprofession laitière». Source La France Agricole.

Sur Tf1, une nutritionniste rapportait qu’avec l’ancien Nutri-Score, «entre deux laits demi-écrémés, la composition [...] peut varier, ce qui peut conduire à un NutriScore A ou B».

Pourtant, M. Serge Hercberg avait tweeté en sept points ce qu’il fallait penser du Nutri-Score,

1. Contrairement à ce que veulent faire croire les détracteurs du Nutri-Score, il ne dit absolument pas qu’un produit classé A ou B est sain! Non sa vocation est de permettre de comparer la qualité nutritionnelle d’aliments comparables en terme d’usage ou de consommation …

Et le lait, alors ?

Selon le ministère de la Santé,

Le logo de Nutri-Scoreest attribué sur la base d’un score prenant en compte pour 100 gr ou 100 mL de produit, la teneur :
- en nutriments et aliments à favoriser (fibres, protéines, fruits, légumes, légumineuses, fruits à coques, huile de colza, de noix et d’olive),
- et en nutriments à limiter (énergie, acides gras saturés, sucres, sel).
Après calcul, le score obtenu par un produit permet de lui attribuer une lettre et une couleur.

Cela étant, ce même ministère nous signale que «L’algorithme de calcul du Nutri-Score évolue pour promouvoir des choix alimentaires plus favorables à la santé».

Bon appétit !

J'oubliais l'essentiel, l'eau est toujours classé A, ouf !

Comme le disait Georges Orwell, cité par Bernard Crick, Georges Orwell, une vie, «Il y a des personnes, comme les végétariens et les communistes, avec qui il est impossible de discuter.» Personnellement, j’ajouterais les sociologues et les nutritionnistes …

Faites comme moi, faites vos courses au marché, il n’y a pas de Nutri-Score, et c’est tant mieux !

dimanche 30 avril 2023

Choses lues sur la sécurité des aliments, selon le Seismo Info d'avril 2023

Seismo Info, le célèbre couteau suisse de la sécurité des aliments de l'OSAV vous propose le numéro d'avril 2023
Certains des sujets ont été traités par le blog, voici donc une sélection des nombreux éléments diffusés par Seismo.

L'objectif de Seismo Info la détection précoce pour la sécurité des aliments.
Afin de garantir la sécurité des aliments à long terme et de prévenir les fraudes, l’OSAV identifie les dangers émergents pour la santé des consommateurs suisses. Détecter ces dangers suffisamment tôt permet de prendre les bonnes mesures au bon moment.

Microbiologie
Épidémie de Salmonella Virchow ST16 touchant plusieurs pays : depuis le mois de juin 2017, une épidémie de Salmonella Virchow ST16 sévit de manière ininterrompue dans cinq pays de l’Union européenne, au Royaume-Uni et aux États-Unis. Au total, 210 cas ont été recensés. La plupart des personnes contaminées avaient consommé de la viande de kebab servie dans des restaurants. D’ici à ce que des investigations plus poussées soient entreprises pour identifier les sources et les points de contamination le long de la chaîne de production de la viande de poulet, de nouvelles infections risquent de survenir. EFSA, 16 pages. (30.03.2023).

Des Enterobactéries positives au gène tet(X4) mises en évidence pour la première fois dans des légumes vendus au détail : dans le cadre d’une nouvelle étude, 113 échantillons de légumes provenant de marchés de producteurs ont été analysés afin de détecter la présence de souches résistantes à la tigécycline (tet (X4)). Dix Escherichia coli (deux ST195, deux ST48 ainsi qu’une ST10, une ST58, une ST88, une ST394, une ST641 et une ST101) et une Klebsiella pneumoniae (ST327) provenant de neuf échantillons de légumes (8 %) ont été identifiées comme étant porteuses du tet(X4). Int J. Food Micr, 10 pages. (16.04.2023).

Staphylococcus argenteus entérotoxinogène identifié pour la première fois comme agent pathogène d’origine alimentaire : une étude récente a caractérisé deux staphylocoques non pigmentés à coagulase positive impliqués dans deux foyers distincts survenus en France. Les deux isolats ont été identifiés, par séquençage du génome entier, comme étant des Staphylococcus argenteus. Les résultats ont mis en lumière les propriétés entérotoxinogènes de S. argenteus et soulignent l’importance de surveiller S. argentus en tant qu’agent pathogène émergent d’origine alimentaire. Int J FoodMicr, 10 pages. (02.06.2023).

Mise en évidence dans des aliments prêts à être consommés de Listeria monocytogenes résistante aux antimicrobiens : une étude réalisée en Afrique du Sud a évalué la sensibilité de L. monocytogenes trouvé dans des aliments prêts à être consommés aux agents antimicrobiens utilisés pour le traitement contre la listériose et aux risques potentiels de résistance aux antimicrobiens. Une résistance élevée (> 50 %) à l’amoxicilline, à la pénicilline, à l’ertapénem, à l’érythromycine, au sulfaméthoxazole, au céfotétan, à la ceftriaxone, au triméthoprime, à la streptomycine, à l’oxytétracycline et à la vancomycine a été observée. Foods, 14 pages. (22.03.2023).

Maladie du dépérissement chronique des cervidés dans des exploitations aux États-Unis : la maladie du dépérissement chronique des cervidés (MDC), est une encéphalopathie spongiforme transmissible à prion qui touche les cervidés. Le nombre de cas est en augmentation depuis 5 ans. Les scientifiques américains estiment que, comme dans le cas de l’ESB, un risque d’infection existe pour l’être humain. Le 11 avril 2023, les autorités de santé animale du Texas ont annoncé que la MCD avait été détectée chez des cervidés détenus dans des exploitations agricoles. CIDRAP, 1 page. (12.04.2023). Publication originale : TAHC.

Transmission potentielle de Vibrio parahaemolyticus par l’ingestion de produits d’eau douce : Vibrio parahaemolyticus est un agent pathogène d’origine alimentaire de plus en plus important qui provoque des gastro-entérites aiguës chez l’être humain. Cependant, la prévalence et la transmission de ce pathogène par des produits d’eau douce demeurent floues. Une étude montre que les bactéries V. parahaemolyticus sont davantage présentes dans les produits d’eau douce (56,7%) que dans les produits de la mer (38,8%). Food Microbiol., 10 pages. (08.2023).

Chimie
Risques de mod    fications génétiques involontaires liés à l’utilisation de techniques d’édition génomique : Testbiotech, une organisation à but non lucratif active dans le domaine du génie génétique, renvoie à plusieurs études mettant en garde contre les modifications génétiques non intentionnelles pouvant résulter de l’utilisation de techniques d’édition du génome, mais qui sont peu susceptibles de se produire dans le cadre d’une sélection végétale traditionnelle ou d’une mutagénèse aléatoire. Testbiotech insiste sur le fait que ces modifications pourraient avoir des effets néfastes sur la santé et l’environnement allant au-delà des effets connus de la sélection conventionnelle. Affidia, 1 page. (04.04.2023). Publication originale : Testbiotech.

Des types de PFAS « plus sûrs » utilisés dans les emballages alimentaires restent dangereux : des entreprises recourent désormais à l’utilisation de substances per- et polyfluoroalkyles (PFAS) plus larges pour maintenir l'imperméabilité à l'eau et à la graisse des emballages de fast-food. Ceux-ci sont présentées comme des alternatives « plus sûres », inertes et trop lourdes pour pouvoir s’échapper des produits. Cependant, une étude apporte pour la première fois l’indication que ce type de PFAS utilisées dans les emballages alimentaires pourraient se décomposer en molécules plus petites qui restent nocives et pourraient s’infiltrer dans les aliments et se répandre dans l’environnement. Food Safety Mag, 1 page. (28.03.2023). Publication originale : Environ. Sci. technol. Lett.

Pollution aux PFAS dans le sud de Lyon - présence de PFAS confirmée dans des œufs : la préfecture du Rhône a confirmé la présence de taux élevés de polluants PFAS dans des œufs prélevés près d’usines chimiques au sud de Lyon. En janvier déjà, la préfecture avait indiqué que des premiers prélèvements avaient révélé des taux de PFAS huit à 16 fois supérieurs aux valeurs réglementaires. Ces résultats ont conduit la préfecture à étendre l’interdiction de consommer des œufs à d’autres communes alentours. Le Monde, 1 page. (03.04.2023). Publication originale : Préfète du Rhône.

La présence de lithium dans l’eau potable augmente le risque de développer des troubles autistiques : le lithium naturellement présent dans l’eau potable peut affecter le développement du cerveau des enfants à naître. Des chercheurs ont comparé 8842 enfants atteints d’autisme à 43 864 enfants ne présentant pas ce genre troubles. Plus l’eau potable consommée par les mères durant leur grossesse est riche en lithium, plus le risque est élevé que l’enfant soit diagnostiqué autiste. Forschung und Wissen, 1 page. (09.04.2023). Publication originale : JAMA Pediatr.

Confitures contenant des insecticides ou des fongicides : en France, l’Institut national de la consommation (INC) a détecté 15 molécules différentes d’insecticides ou de fongicides dans 22 des 40 pots de confiture de supermarchés qu’il a analysés. Quatre pots contenaient deux pesticides dont l’usage est interdit dans l’Union européenne en raison de leur nocivité : la carbendazime et le thiophanate-méthyl. 60 Millions de consommateurs, 2 pages. (30.03.2023).

Résidus de pesticides dans des feuilles de vigne : le magazine allemand Öko-Test a analysé huit feuilles de vigne non farcies et 11 feuilles de vigne farcies avec du riz, à la recherche de résidus de pesticides. En ce qui concerne les feuilles de vigne farcies, le laboratoire a procédé à des analyses distinctes des feuilles et de la farce. Différents pesticides ont été détectés en grandes quantités dans certains produits, tandis que d’autres produits en étaient exempts. Öko, 4 pages. (05.04.2023).

L’exposition prénatale à des métaux lourds a un effet sur la production des hormones stéroïdiennes des enfants : une étude réalisée en Chine a constaté qu’une exposition au mercure durant la grossesse pouvait avoir des conséquences sur les hormones sexuelles des enfants et ainsi avoir des effets à long terme sur la génération suivante. Nature, 10 pages. (27.03.2023).

Corée du Sud - toxine alimentaire dans des tomates cerises : récemment, une série de cas de vomissements survenant après l’ingestion de tomates cerises ont été signalés en Corée du Sud. Un glycoalcaloïde appelé tomatine, qui a été détecté dans une nouvelle variété de tomates cerises, est soupçonnée d’en être la cause. Le Ministry of Food and Drugs vient de le confirmer. ProMed, 2 pages. (31.03.2023).

Les étiquettes thermiques apposées sur les aliments comme source d’exposition alimentaire au BPS : une équipe de recherche canadienne a analysé 140 matériaux d’emballage d’aliments frais achetés en Amérique du Nord. Ni les emballages, ni les étiquettes thermiques analysés ne contenaient de bisphénol A (BPA). Des concentrations élevées de bisphénol S (BPS) et d’autres révélateurs de couleurs ont cependant été mesurées dans les étiquettes. EnvSciTech, 10 pages. (15.03.2023).

Nutrition
Lien entre obésité infantile et exposition prénatale à des polluants environnementaux : les résultats d’une étude suggèrent que l’état nutritionnel de la mère durant la grossesse peut moduler les effets de l’exposition prénatale à des polluants sur le développement d’une obésité infantile. Les chercheurs ont constaté que des niveaux élevés de vitamine B12 sont susceptibles de renforcer l’effet obésogène de l’exposition au fongicide hexachlorobenzène. À l’inverse, la bêta-cryptoxanthine, un antioxydant alimentaire, pourrait avoir avoir un effet protecteur contre les effets obésogènes du sulfonate de perfluorooctane (PFOS). EurekAlert!, 3 pages. (22.03.2023). Publication originale : ehp.

Bubble tea – un nombre d’ingrédients plus élevé qu’attendu : d’origine taïwanaise, le bubble tea est un véritable phénomène dont les jeunes raffolent. La Fédération romande des consommateurs (FRC) a analysé certaines de ces boissons vendues en Suisse qui, d’après la recette, étaient supposé contenir uniquement les ingrédients suivants : théine, lactose et saccharose. Or, il s’est avéré qu’elles contenaient également un mélange de glucose et de fructose, des conservateurs et des colorants. Selon les fabricants, les boissons répondent aux exigences en matière de sécurité et de qualité. FRC, 3 pages. (30.03.2023). Informations supplémentaires : 20 minutes.

Les sucreries entraînent des changements dans le cerveau : les aliments gras et sucrés altèrent fortement le système de récompense du cerveau. Selon une étude, le cerveau apprend ainsi à préférer inconsciemment ces aliments. FoodAktuell, 1 page. (22.03.2023). Publication originale : Cell Metab.

La consommation de grandes quantités de sucralose, un édulcorant artificiel courant, peut affaiblir le système immunitaire : une nouvelle étude constate que, consommé en grandes quantités, le sucralose atténue les réponses immunitaires chez les souris. Davantage de recherche est nécessaire pour comprendre les effets du sucralose sur l’être humain. MedNewsToday, 3 pages. (23.03.2023). Publication originale : Nature.

Le «souffle du dragon», un bonbon en vogue sur Tiktok – des enfants se blessent en mangeant de l’azote liquide : le souffle du dragon (chiki ngebul ou chikibulis), une friandise plongée dans de l’azote liquide, produit de la vapeur qui s’échappe du nez et de la bouche de la personne qui le consomme. Le ministère indonésien de la santé a mis en garde contre les dangers de ce bonbon, rendu populaire par Tiktok, après qu’il a causé des brûlures et des intoxications alimentaires chez certains enfants. Aucun décès n’est à déplorer, mais ces incidents auraient touché près de 25 enfants dont deux auraient été hospitalisés. The Guardian, 1 page. (17.01.2023).

Fraudes / Tromperie
Suisse – du pain trop léger : en 2022, des entreprises vendaient des pains dont le poids était inférieur à celui indiqué : 86 des 761 échantillons contrôlés (11%) ne répondaient pas aux exigences légales. De plus, les prix dans les boulangeries, les pâtisseries-confiseries et les tea-rooms rattachés à ces boulangeries ou pâtisseries confiseries n’étaient pas toujours indiqués correctement. FoodAktuell, (29.03.2023). Publication originale : seco.

Alcool destiné à la production de désinfectants durant le covid utilisé dans la fabrication de champagne et de vin : la garde des finances a mis au jour une entreprise criminelle de contrebande, de falsification et de contrefaçon de boissons alcoolisées à Naples. Douze personnes ont été arrêtées et 10 millions d’euros, saisis. Durant cette opération, près de 900 bouteilles portant la mention « huile d’olive », mais qui contenaient en réalité de l’huile de graines, ont été saisies. RD, 3 pages. (16.03.2023).

Pesticides illicites : l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) et les autorités bulgares ont saisi environ 11 tonnes de pesticides illicites en Bulgarie. Une partie des substances saisies sont interdites (thiaméthoxame, imidacloride, chlorpyrifos) au sein de l’UE en raison du danger qu’elles présentent pour la santé humaine et l’environnement. OLAF, 1 page. (31.03.2023).