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jeudi 9 novembre 2023

L'EFSA évalue les dangers liés à l'utilisation de l'eau dans le secteur des fruits et légumes

«L'EFSA évalue les dangers liés à l'utilisation de l'eau dans le secteur des fruits et légumes», source article de Food Safety News paru le 8 novembre 2023.

Des experts de l'EFSA ont examiné la qualité de l'eau utilisée lors des opérations dans le secteur des produits frais et surgelés.

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a demandé au groupe scientifique sur les dangers biologiques (BIOHAZ) un avis scientifique sur les dangers microbiologiques associés à l'utilisation de l'eau dans la manipulation et la transformation après récolte des fruits, légumes et herbes frais et surgelés.

L'utilisation de l'eau pendant la récolte et la transformation constitue un facteur de risque important de contamination de ces produits. Les risques microbiens pertinents comprennent Listeria monocytogenes, Salmonella, E. coli et des virus tels que le norovirus.

De grands volumes d’eau sont utilisés pour le lavage, le rinçage, le transfert hydraulique, la réfrigération, le nettoyage général et la désinfection. Par exemple, de grandes quantités d’eau sont nécessaires pour produire des salades en sachet. La plupart des transformateurs après récolte préfèrent utiliser la même eau pendant de nombreuses heures de fonctionnement afin d'économiser de l'eau et de l'énergie, car l'accès à l'eau potable peut être limité ou coûteux.

Selon les pratiques actuelles, l'eau potable est utilisée pour remplir les équipements et les réservoirs pendant la première heure du matin et n'est pas remplacée avant plusieurs heures, voire plusieurs jours dans certains cas, période pendant laquelle de grands volumes de fruits, légumes et herbes peuvent être traitées, selon le rapport paru le 3 novembre 2023.

Traitement de l'eau

La contamination de l'eau de traitement dépend de plusieurs facteurs, notamment le type de produit traité, la durée de l'opération et le transfert de micro-organismes du produit à l'eau et vice versa.

Pour éviter la contamination croisée du produit due à l'utilisation d'eau contaminée, des traitements de désinfection de l'eau sont nécessaires pour éliminer ou réduire les micro-organismes à un niveau acceptable, mais ils ne doivent pas nuire à la qualité et à la sécurité sanitaire du produit.

L'efficacité des traitements de désinfection dépend des conditions spécifiques de l'opération de transformation, notamment de la qualité initiale de l'eau et du type de traitement.

Les désinfectants à base de chlore et l'acide peroxyacétique sont des traitements courants de désinfection de l'eau. La validation, la surveillance opérationnelle et la vérification pour démontrer les performances sont nécessaires. Les pratiques d'hygiène comprennent l'entretien des infrastructures, la formation du personnel et le refroidissement de l'eau de traitement après récolte.

Gestion de l'eau

Les efforts des experts comprenaient une revue de la littérature, des données de surveillance des épidémies et une enquête auprès de l'industrie.

La maîtrise de l’eau basé uniquement sur un programme de conditions préalables de base (PRP) n’est pas réalisable et une approche HACCP est nécessaire pour la gestion de l’eau. Les bonnes pratiques de fabrication (BPF) et les bonnes pratiques d'hygiène (BPH) liées à un plan de gestion de l'eau et à la mise en œuvre d'un système de gestion de l'eau sont essentielles.

D'après les réponses à l'enquête de l'industrie, trois bonnes pratiques ne sont pas encore bien mises en œuvre : le remplacement des infrastructures pour éviter la formation de biofilm, la recherche de la formation de biofilm dans le système de gestion de l'eau et le refroidissement par l’eau. Les réponses ont montré que la surveillance de la qualité de l’eau de traitement était absente ou faible.

Lors de certaines éclosions de listériose, les enquêtes ont révélé que la contamination s'était produite à l'usine de transformation ; cependant, des bactéries peuvent également pénétrer dans l’usine à partir de la production primaire. Malgré les enquêtes menées sur l'épidémie, la voie de contamination a rarement été confirmée.

Les pratiques agricoles émergentes telles que la culture hydroponique, l'agriculture verticale et l'agriculture urbaine peuvent introduire des agents pathogènes dans la chaîne alimentaire, même si l'ampleur de ce phénomène devrait être inférieure à celle de l'agriculture conventionnelle, selon le rapport.

Le groupe BIOHAZ a recommandé que davantage d'informations soient incluses dans les rapports d'enquête sur les épidémies et que des lignes directrices claires soient disponibles pour les entreprises afin de clarifier les exigences sur la manière dont les traitements de désinfection de l'eau peuvent être utilisés pour maintenir la qualité microbiologique de l'eau utilisée dans la manipulation et le traitement après récolte. de fruits, légumes et herbes.

Commentaire

Quand on lit le rapport, les experts semblent sous le charme de l’ariculture urbaine, hydroponique et autres fermes verticales. Auant de billvesées qui ne recouvrent le marché actuellement. Sinon, trien de bien neuf et je suggère aux experts de passer une semaine dans des usines de transformation de fruis et de légumes ...

mardi 7 novembre 2023

Préparer des green smoothies, ce qu'il faut prendre en compte, selon le BfR

«Préparer des green smoothies, ce qu'il faut prendre en compte», source BfR.

Bien que les green smoothies ou smoothies verts soient essentiellement composés de fruits, de légumes et d'herbes, il y a quelques points à avoir à l'esprit lors de leur préparation, surtout si l'on mélange des légumes et des herbes qui sont normalement consommés après traitement thermique ou qui ne sont pas consommés du tout. du tout. En règle générale, seuls les ingrédients habituellement consommés crus doivent être mélangés. Comme tous les aliments, les smoothies doivent être consommés avec modération dans le cadre d’une alimentation variée. C’est la meilleure façon de fournir à l’organisme les différents nutriments et d’éviter une exposition biaisée à une variété de substances potentiellement dangereuses. L'Institut fédéral allemand pour l'évaluation des risques (BfR) a compilé une foire aux questions (FAQ) sur ce sujet.

Le blog vous propose quelques questions-réponses.

Quels fruits et légumes conviennent aux smoothies ?

Les smoothies à base de fruits et légumes peuvent, s'ils sont consommés avec modération, apporter une contribution précieuse à une alimentation saine et équilibrée. En général, seules les parties de la plante qui sont également habituellement consommées crues (et dont la consommation peut être considérée comme sûre) doivent être utilisées pour préparer des smoothies. Les légumes particulièrement riches en fibres et/ou les crucifères peuvent provoquer des problèmes digestifs chez les personnes sensibles et lorsqu'ils sont consommés en grande quantité, surtout s'ils sont consommés crus. L'une des raisons à cela est que les glucides indigestibles pour l'homme peuvent être décomposés par les bactéries présentes dans l'intestin, formant ainsi des gaz provoquant des flatulences. En matière de nutrition, le BfR conseille généralement la variété et la diversité dans le choix des aliments. De cette manière, une exposition biaisée à des substances potentiellement dangereuses, dont il faut toujours s'attendre à l'apparition, peut être évitée. Une alimentation variée garantit également un apport suffisant en divers nutriments.

Pourquoi faut-il toujours préparer des smoothies frais ?

En principe, les smoothies fraîchement préparés doivent être consommés le plus rapidement possible. Le BfR ne recommande pas une conservation prolongée au réfrigérateur, principalement pour des raisons d’hygiène alimentaire.

Faut-il nettoyer au préalable les fruits et légumes des smoothies ?

Un nettoyage minutieux des légumes et de la laitue est généralement conseillé. De cette manière, les salissures et les impuretés (y compris les micro-organismes potentiellement dangereux, les contaminants environnementaux et les résidus de pesticides) peuvent être efficacement réduites.

Que faut-il prendre en compte lors de l'utilisation de noyaux d'abricots et d'amandes amères dans des smoothies ?

Les noyaux d'abricots amers et les amandes amères contiennent des glycosides cyanogéniques (dont l'amygdaline), qui peuvent libérer du cyanure toxique. Cela provoque une intoxication aiguë si de plus grandes quantités sont ingérées. D’un autre côté, des doses plus faibles peuvent être détoxifiées de manière assez efficace par le corps humain. Le BfR conseille donc aux adultes de ne pas consommer plus de deux noyaux d'abricot ou d'une amande amère par jour ou mieux, d'éviter sa consommation, et les enfants ne doivent pas du tout consommer ces graines.

Les herbes sauvages peuvent-elles être utilisées en toute sécurité dans les smoothies ?

Lorsque vous utilisez des herbes sauvages cueillies vous-même, certains éléments doivent être pris en compte. Il convient notamment d'être informé avant de récolter les plantes de votre choix. Certaines herbes sauvages contiennent des substances dangereuses pour la santé et doivent donc être consommées uniquement en petites quantités, voire pas du tout. Les exemples incluent la bourrache, le tussilage et la consoude. Un autre risque est le risque de confusion. Par exemple, confondre l’ail des ours avec des feuilles de muguet ou du safran des prés, mais aussi le persil de vache ou l’achillée millefeuille avec la pruche empoisonnée peut conduire à une intoxication grave, voire mortelle.

Les épinards crus dans les smoothies verts sont-ils un problème de santé ?

Les épinards contiennent différentes quantités de nitrate et d'acide oxalique selon les conditions de croissance. L'acide oxalique peut former des complexes peu solubles avec des minéraux tels que le calcium. Un apport constamment élevé en acide oxalique peut donc entraîner une carence en ces minéraux et augmenter le risque de calculs rénaux, d’uretères ou vésicaux chez les individus vulnérables. Le nitrate lui-même est inoffensif. Cependant, il peut être converti en nitrite, ce qui peut entraîner une altération du transport de l'oxygène à travers les globules rouges et provoquer un manque d'oxygène dans les tissus. La consommation quotidienne de grandes quantités d'épinards crus contenant des niveaux élevés d'acide oxalique et de nitrate pourrait entraîner des niveaux d'absorption pouvant présenter un risque pour la santé. Des niveaux maximaux unifiés de nitrate s'appliquent dans l'UE dans divers légumes à feuilles tels que les épinards et les salades fraîches. Néanmoins, ces aliments contribuent à un apport généralement élevé en nitrates. En général, le BfR conseille la variété et la diversité dans l'alimentation. De cette façon, vous pouvez éviter une exposition biaisée à diverses substances potentiellement dangereuses. Voir le lien sur les FAQs sur nitrate et nitrite dans les aliments.

jeudi 14 septembre 2023

La FAO et l'OMS publient un rapport complet sur les dangers liés aux fruits et aux légumes frais

«La FAO et l'OMS publient un rapport complet sur les dangers liés aux fruits et aux légumes frais», source article de Joe Whitworth paru le 14 septembre 2023 dans Food Safety News.

La FAO et l'OMS ont publié le rapport complet d'une analyse visant à réduire le risque de dangers microbiologiques dans les fruits et légumes frais.

Le document de l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) et de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) couvre les légumes verts à feuilles et les herbes, les baies et les fruits tropicaux, les melons et les fruits de vergers, ainsi que les légumes à graines et les légumes-racines

Les réunions conjointes d'experts FAO/OMS sur l'évaluation des risques microbiens (JEMRA) ont publié un résumé des conclusions l'année dernière, mais le rapport final est désormais disponible dans le cadre de la série d'évaluation des risques microbiologiques (MRA pour Microbiological Risk Assessment).

En 2019, la Commission du Codex Alimentarius a approuvé l'élaboration de lignes directrices pour le contrôle de E. coli producteurs de shigatoxines (STEC) dans les légumes verts à feuilles et les graines germées.

Pour soutenir cela, le JEMRA a organisé une série de sessions sur la prévention et le contrôle des risques microbiologiques dans les fruits et légumes frais. Une réunion en septembre 2021 a porté sur les fruits et légumes prêts à consommer et peu transformés, y compris les légumes verts à feuilles. Un événement ultérieur a porté sur les graines germées depuis la production de graines destinées à la germination jusqu'au point de vente.

Évaluer les moyens de réduire les risques

Des scientifiques ont évalué les interventions spécifiques aux produits utilisées lors de la production de fruits et légumes, depuis la production primaire jusqu'à la récolte, en passant par le transport, le point de vente et l'utilisation par le consommateur. Ces produits sont principalement consommés crus et ont une durée de conservation limitée.

Les experts ont constaté que les mesures préventives telles que les bonnes pratiques agricoles (BPA) et les bonnes pratiques d'hygiène (BPH) pendant la production primaire restent les moyens les plus efficaces pour réduire le risque d'agents pathogènes dans les fruits et légumes.

Les activités après récolte nécessitent des BPH, de bonnes pratiques de fabrication (BPF) et un système foné sur l'analyse desdangers et des points critiques pour leur maîtrise (HACCP) pour prévenir la contamination microbienne, réduire la contamination croisée ou éviter la croissance d'agents pathogènes.

Des systèmes de production très diversifiés sont utilisés pour cultiver une gamme de légumes verts à feuilles dans des régions géographiques aux environnements, à la biodiversité et au climat variables. En outre, les récoltes de ces systèmes sont livrées aux consommateurs via différents canaux de marché.

Les eaux d’irrigation de qualité microbiologique médiocre ou variable ont été qualifiées de «facteur de risque majeur» lors de la production de fruits et légumes. La qualité de l’eau de traitement était également d’une importance cruciale.

Plusieurs méthodes, telles que les UV, le plasma, la lumière pulsée et les ultrasons, ont été étudiées pour la désinfection des eaux de traitement. Cependant, il existe peu de preuves de son utilisation dans l’industrie.

«Le manque d'adoption des interventions par l'industrie indique la nécessité de recherches futures pour aborder plus attentivement le caractère pratique des nouvelles technologies et examiner leurs performances dans des conditions qui simulent étroitement la production sur le terrain, le conditionnement à l’exploitation agricole et la transformation commerciale, ou par expérimentation. dans les installations de transformation commerciale», ont dit les experts.

Légumes, fruits et baies

L'irradiation est le traitement après récolte le plus efficace contre les agents pathogènes des légumes, mais son coût et la réaction négative des consommateurs continuent d'entraver les applications commerciales. L'eau électrolysée associée à d'autres traitements peut réduire les bactéries pathogènes et les bactériophages présentent également un potentiel, mais tous deux présentent des inconvénients, ont dit les scientifiques.

Les baies peuvent être produites en plein champ et en agriculture avec un environnement contrôlé, qui comprend l'agriculture en intérieur et l'agriculture verticale, tandis que les fruits tropicaux poussent principalement sur des arbres ou des buissons. Les étapes telles que le lavage ne sont pas courantes sur les baies en raison du risque de dommages et de croissance de moisissures.

Les traitements assistés par l'eau, comme les UV et la lumière pulsée, présentaient un potentiel dans certaines situations pour les baies et les fruits tropicaux. Les méthodes à base de gaz telles que les lingettes à libération contrôlée ont également eu des effets variables.

Habituellement, les fruits à pépins, tels que les pommes et les poires, sont soumis à une atmosphère contrôlée et à un stockage au froid pour conserver les fruits plus longtemps.

La principale stratégie de sécurité sanitaire des melons et des fruits des vergers implique une manipulation hygiénique et un contrôle de l'hygiène, y compris la surveillance de l'environnement pendant le tri et le conditionnement. Il est également essentiel d’avoir un environnement et un équipement de conditionnement exempts de contamination.

«Bien que de nombreux travaux aient été réalisés sur ces produits, ils ont principalement été associés à un nombre limité d'agents pathogènes bactériens d'origine alimentaire, ce qui laisse des lacunes dans les connaissances liées aux protozoaires ou aux cibles virales», ont dit les scientifiques.

lundi 21 août 2023

Suisse : Vers une déclaration des aliments transportés par avion ?

Les écologistes ou soi disant tels ne savent plus quoi inventer …

Les fruits et légumes, le poisson et la viande qui sont acheminés par avion devraient être déclarés comme tel. La commission de la science du National a mis en consultation par 14 voix contre 11 un projet en ce sens.

Le projet est issu des rangs des Vert-e-s. Il oblige les fournisseurs à déclarer le mode de transport des aliments non transformés.

Une plus grande transparence améliorera l'information aux consommateurs, indique la commission dans un communiqué diffusé vendredi. Une minorité est opposée au projet. Elle craint les coûts supplémentaires. Elle doute également de l'efficacité écologique de la mesure.

Le projet doit être mis en consultation en septembre.

Commentaire
Je crains que cela ne pénalise que des pays avec un faible revenu ... 

Ne pas oublier de vous alimenter avec des fruits et légumes de saison !

Ce tweet du 21 août Z023 du ministère de l'Agriculture est illustré avec des fraises ...
Sauf que selon ce même ministère, «De mars à juillet, voici venue la saison des fraises !» En France, 78 657 tonnes ont été cueillies en 2022. Découverte des spécificités de ce fruit gourmand. Source Agreste.

Le conseil du jour du Codex Alimentarius, suivez-le !

Pour les maniaques de l'hygiène, laver à l'eau potable les fruits et les légumes, c'est bien, à l'eau et au savon, surtout pas !!!
Seuls les ustensiles de cuisine doivent être nettoyés avec un détergent de l'eau chaude.

mercredi 21 juin 2023

De la protection de norovirus par des biofilms de bactéries présentes dans les légumes et fruits frais

Une étude parue dans Applied and Environmental Microbiology a pour titre «Protective Effect of Select Bacterial Species Representative of Fresh Produce on Human Norovirus Surrogates Exposed to Disinfecting Pulsed Light» (Effet protecteur de certaines espèces bactériennes représentatives des produits frais sur les substituts de norovirus humain exposés à la lumière pulsée désinfectante).

Résumé

La contamination des baies et des légumes-verts à feuilles par norovirus humain (HuNoV) est une cause majeure d'épidémies de gastro-entérites dans le monde. En utilisant un norovirus murin de type 1 (MNV-1) et le virus Tulane, nous avons étudié l'extension possible de la persistance de HuNoV par des bactéries épiphytes productrices de biofilm sur les produits frais. Neuf espèces bactériennes fréquemment présentes à la surface des baies et des légumes verts à feuilles (Bacillus cereus, Enterobacter cloacae, Escherichia coli, Kocuria kristinae, Lactobacillus plantarum, Pantoea agglomerans, Pseudomonas fluorescens, Raoultella terrigena et Xanthomonas campestris) ont été évaluées pour leur capacité à former des biofilms et dans des microplaques de 96 puits. Les bactéries formant un biofilm ont ensuite été testées pour la liaison avec le MNV-1 et le virus Tulane et leur capacité à les protéger contre la perte d'intégrité de la capside lors d'une exposition à une lumière pulsée désinfectante à une fluence de 11,52 J/cm2.

Sur la base des réductions virales, le MNV-1 n'a pas bénéficié de l'attachement au biofilm alors que le virus Tulane était significativement plus résistant que le témoin lorsqu'il était attaché aux biofilms de E. cloacae (P ≤ 0,01), E. coli (P ≤ 0,01), K. kristinae (P ≤ 0,01), P. agglomerans (P ≤ 0,05) ou P. fluorescens (P ≤ 0,0001). La dispersion enzymatique du biofilm et les observations microscopiques suggèrent que la composition de la matrice du biofilm peut contribuer à la résistance au virus. Nos résultats indiquent que l'interaction directe virus-biofilm protège le virus Tulane contre la lumière pulsée désinfectante, et que le HuNoV sur les produits frais pourrait donc résister à un tel traitement plus que ne le suggèrent les tests de laboratoire jusqu'à présent.

Importance

Des études récentes ont montré que des bactéries peuvent être impliquées dans la fixation de HuNoV à la surface des produits frais. Étant donné que ces aliments sont difficiles à désinfecter par les méthodes conventionnelles sans compromettre la qualité du produit, des désinfectants non thermiques non chimiques tels que la lumière pulsée sont à l'étude. Nous cherchons à comprendre comment HuNoV interagit avec les bactéries épiphytes, en particulier avec les biofilms formés par les épiphytes bactériens, avec les cellules et les substances polymériques extracellulaires, et à déterminer s'il échappe ainsi à l'inactivation par la lumière pulsée.

Les résultats de cette étude devraient faire progresser la compréhension des effets des biofilms épiphytes sur la persistance de l'intégrité des particules de HuNoV après un traitement par lumière pulsée et ainsi guider la conception de nouvelles stratégies de maîtrise des pathogènes dans l'industrie alimentaire.

lundi 24 avril 2023

Les fruits et légumes, les pesticides et des médias

vendredi 21 avril 2023

Fruits et légumes de France : Halte aux contrôles iniques des arboriculteurs par l'Office français de la biodiversité

«Office français de la biodiversité : halte aux contrôles iniques des arboriculteurs !», source communiqué Sauvons les fruits et légumes de France.

Ces dernières semaines, les vergers sont en fleur et nous constatons la multiplication des contrôles OFB dans des conditions inadmissibles : méconnaissances réglementaires, directive de présomption de culpabilité dans le cadre de l’application de l’arrêté abeilles donnée par tel procureur de la République, application différenciée en fonction des territoires, etc.

Les années précédentes, certains contrôles avaient mené à des situations humaines particulièrement difficiles avec des arboriculteurs qui se sont sentis atteints dans leur honneur par des accusations infondées et humiliés lorsqu’ils ont dû endurer des gardes à vues.

Pour demander un moratoire immédiat sur ces contrôles, une véritable formation des agents de l’OFB à nos techniques agronomiques, des consignes claires et harmonisées aux procureurs de la République, signez notre lettre ouverte au Président de la République !

On lira aussi l’article de La France Agricole, Les arboriculteurs alertent Emmanuel Macron.

mardi 4 avril 2023

Affichages en magasin : Légumes de France dénonce des «tromperies»

Dans Brèves de blog de son excellent blog-notes, Olvier Masbou nous propose Affichages en magasin : Légumes de France dénonce des «tromperies».

«Depuis quelques semaines, on voit fleurir de plus en plus fréquemment des ‘erreurs’ d’affichage dans les rayons des fruits et légumes » écrit Légumes de France (LDF) dans Direct Légumes n°389 du 31 mars. Les producteurs ont repéré dans des magasins Leclerc « un rayon de tomates surmonté d’un magnifique panneau origine France alors que les barquettes sont toutes marocaines » ; idem chez Carrefour avec des tomates qui «doivent choisir si elles viennent de France ou du Maroc», ou des poireaux annoncés français mais hollandais. «Ces ‘erreurs’ de normalisation banalisent les importations aux yeux des consommateurs qui ne savent plus à quelles tomates ou poireaux se vouer » poursuit LDF. La Fédération demande à l’Etat de «mettre les moyens pour contrôler et si besoin distribuer des amendes». «La double-nationalité́, c’est pratique pour voyager mais ça ne marche par pour les fruits et légumes !» conclut LDF.

Ci-dessous le texte complet de Légumes de France.

lundi 13 mars 2023

Fruits et légumes : Interdiction des emballages plastiques, rien ne presse ...

Le blog vous en avait déjà parlé dans Fruits et légumes : plastique, le retour ?

Voici que désormais selon l’excellent blog-notes d’Olivier Masbou, «Plastique et fruits et légumes : la Commission reporte sa décision».

Selon nos informations, la Commission européenne a décidé de reporter sa décision sur le décret de loi AGEC concernant l’interdiction des emballages plastique pour les colis de fruits et légumes et pommes de terre inférieurs à 1,5 kg. Après l’annulation du premier décret par le Conseil d’Etat en décembre dernier, le Gouvernement avait très rapidement pris un nouveau décret. Ce dernier avait été transmis à Bruxelles, et la Commission devait, initialement se prononcer le 15 mars. La Commission, qui souhaite faire avancer la réglementation européenne sur les emballages plastiques, reporte sa décision sur le décret français au 15 décembre 2023. Les observateurs considèrent que dans ces conditions, le Gouvernement français ne devrait pas promulguer son décret. S’il le faisait, sans avis de la Commission, il serait certainement à nouveau attaqué. Conséquence, pour l’heure l’interdiction des emballages plastiques prévue par la loi AGEC est inapplicable.

jeudi 2 mars 2023

France : Un plan fruits et légumes pour rien !

C’est une suite logique et hélas attendue de l’article Il faut alimenter la souveraineté alimentaire,
et le moins que l’on puisse dire c’est que le plan proposé ne répond pas du tout aux attentes ...

Le plan de souveraineté pour les fruits et légumes a été officiellement lancé le 1er mars 2023 par le ministre de l’Agriculture. 200 millions d’euros seront fléchés vers les agroéquipements, incluant le développement du parc de serres et vers la recherche.

Le collectif Sauvons les fruits et légumes suggèrent à Élisabeth Borne d’instaurer «une clause rétroactive au respect du cadre européen» faisant suite aux propos de la Première ministre qui a présenté un nouveau plan phyto au Salon de l’agriculture le 27 février 2023.
Et tout ça ne suffisait pas voici quelques explications de Pascal Perri .. 
Mise à jour du 6 mars 2023
Le blog-notes d’Olivier Masbou propose les éléments suivants:

Plan de souveraineté (1) : tout reste à faire
Le Plan de Souveraineté fruits, légumes et pommes de terre a été lancé le 1er mars par Marc Fesneau, sur le stand de son ministère. Un public très nombreux de professionnels (et aussi quelques journalistes) était présent. Preuve de l’importance que les filières concernées accordaient à ce plan. «Enfin, c’est le ministre qui dit ce que nous disons depuis 15 ans» se félicitait André Bernard, président de l’Anifelt. Le plan se décline en 4 volets et des dizaines de mesures. Il s’agit d’accélérer et massifier l’innovation, pour qu’elle se déploie dans les territoires, au cœur des exploitations de fruits et légumes, de soutenir l’investissement dans la production et de favoriser la consommation de ces produits. L’objectif est de gagner 5 points de souveraineté en fruits et légumes dès 2030 et ‘enclencher une hausse tendancielle de 10 points à horizon 2035’. « Ce plan pluriannuel se déploiera jusqu’à 2030, pour assurer une continuité dans l’action. Dès 2023, l’objectif est de mobiliser 200 millions d’euros en faveur de la filière fruits et légumes, dont au moins 100 millions d’euros du guichet agro-équipements et une maximisation de l’enveloppe de France 2030 dédiée à la recherche-développement et innovation» écrit le ministère. Le plan se présente sous la forme d’un document de 125 pages, véritable catalogue de pistes de travail. Il prendra la forme d’appels à projets. Les fonds, issus de France 2030, devront être co-financés pour être débloqués. Bref, la balle est dans le camp des professionnels.

Plan de souveraineté (2) : les réactions
Les filières ont réagit plutôt positivement à l’annonce de ce plan. Interfel salut des «mesures fortes» qui «témoignent d’une véritable prise de conscience du gouvernement, sans occulter les difficultés conjoncturelles réelles rencontrées par certaines productions». Le G4 (FNPF, Légumes de France, Gefel et Felcoop) y voit «un signal fort qui doit être concrétisé». Les 4 organisations demandent que l’on rende aux producteurs «les moyens de produire et de nourrir leurs concitoyens». L’Anifelt «salue la prise de conscience et attend des actes ». L’interprofession souligne ses «points de vigilance» : développer durablement les moyens de recherche ; disposer de moyens à la hauteur de leurs enjeux ; soutenir les investissements considérables nécessaires dans les usines de transformation. Président de l’interprofession de la pomme de terre (CNIPT), Francisco Moya a insisté sur la situation précaire du secteur des plants de pommes de terre, et sur celui de l’industrie de la fécule. Quant à la filière du frais, il a fait part de « son inquiétude» sur la baisse de la consommation : -15 % en 2022. «La filière fécule est en danger de mort» a insisté Arnaud Delacour, président du GIPT. Il a demandé «un peu de courage politique». «Si on veut avoir des industries en France, il faudra leur garantir un approvisionnement régulier en matières premières». Le plan comporte également un volet ultra-marin. «Dans nos territoires, nous souhaitons produire plus, mieux, et dans une plus grande diversité» a rappelé Joël Sorres, président de l’Odeadom. Enfin, l’Association Nationale Pommes Poires (ANPP) est plus sévère. Elle considère que le plan est «peu ambitieux» et «ne répond pas aux difficultés immédiates rencontrées par les producteurs de pommes et de poires». Elle demande «en urgence un plan de sauvegarde sur 24 mois». 

mardi 28 février 2023

Un rapport met en évidence des problèmes de sécurité des aliments au Vietnam

«Un rapport met en évidence des problèmes de sécurité des aliments au Vietnam», source Food Safety News.

Un rapport a examiné la sécurité sanitaire des produits alimentaire au Vietnam et a suggéré des moyens d'améliorer la situation.

L'étude, Imperatives for improvement of food safety in fruit and vegetable value chains in Viet Nam, publiée par la Banque asiatique de développement (BAD), s'est concentrée sur les chaînes de valeur des fruits et légumes dans le pays et comprenait une analyse en laboratoire d'échantillons prélevés sur le terrain.

La plupart des consommateurs achètent des fruits et légumes sur des marchés humides traditionnels, où la production n'a pas de labels de sécurité sanitaire et n'est pas certifiée ou traçable jusqu'aux exploitations agricoles. Les chambres froides des marchés pourraient réduire les pertes après récolte et le risque de contamination microbienne, selon le rapport.

La collecte de données comprenait une revue de la littérature publiée, des entretiens avec des agriculteurs, des fournisseurs et des informateurs clés et l'échantillonnage des fruits et légumes à plusieurs points de la chaîne de valeur. Toutes les données ont été collectées de juin à juillet 2021.

Le gouvernement du Vietnam a désigné des zones de production de légumes en toute sécurité sanitaire. Les agriculteurs de ces zones ont été encouragés à former des coopératives de producteurs. Le gouvernement analyse régulièrement la qualité du sol et de l'eau ainsi que les légumes pour les résidus de pesticides une fois par an. L'élevage n'est pas autorisé pour réduire le risque de contamination croisée. Des chercheurs ont recommandé d'étendre cette idée à d'autres parties du pays pour promouvoir la sécurité sanitaire des fruits et légumes.

Résultats sur les agents pathogènes d'origine alimentaire
Une enquête menée pour l'étude a révélé que 91% des 32 répondants étaient préoccupés par la contamination des aliments en raison de l'utilisation de pesticides. Les entretiens ont également confirmé les problèmes d'utilisation abusive des pesticides dans les exploitations.

Les consommateurs sont moins préoccupés par les agents pathogènes d'origine alimentaire, en partie à cause de leur manque de connaissances et de sensibilisation, et aussi parce qu'ils pensent que le problème peut être résolu en lavant, en épluchant et en cuisinant correctement.

Les feuilles de moutarde, le concombre et le fruit du dragon ont été évalués pour les pesticides, les agents pathogènes d'origine alimentaire, les métaux lourds et les nitrates. Au total, 156 échantillons ont été testés pour la contamination microbienne, 60 ont été analysés pour les résidus de pesticides, 136 pour les métaux lourds et 116 pour les nitrates.

Salmonella a été détectée dans l'un des 32 échantillons de feuilles de moutarde prélevées dans les champs des agriculteurs et dans l'un des 15 échantillons provenant des marchés de gros.

Dix échantillons de feuilles de moutarde provenant de champs d'agriculteurs et de marchés de gros avaient des taux de E. coli supérieures au niveau maximal autorisé, tout comme neuf des 11 échantillons provenant du marché de détail.

Des entretiens avec des membres des coopératives de production et de distributeurs ont montré qu'aucun d'entre eux ne comprenait bien le risque lié aux agents pathogènes d'origine alimentaire.

Accent sur les autorités et la réglementation
L'utilisation excessive de pesticides est un facteur important de contamination des aliments au Vietnam. Les agriculteurs doivent être récompensés pour des produits sûrs tout en étant soumis à une application plus stricte des réglementations existantes, indique le rapport.

Le pays dispose d'un comité national de sécurité des aliments, mais pas d'agence centrale de sécurité des aliments. Les responsabilités sont réparties entre les ministères de l'agriculture, du commerce et de la santé, ce qui peut entraîner des contradictions et de la confusion lors de l'adoption de réglementations liées à la sécurité sanitaire des aliments.

Environ les deux tiers des personnes interrogées ont qualifié d'insuffisante la capacité du secteur public à gérer la sécurité sanitaire des aliments. Plus de la moitié pensaient qu'il était nécessaire de restructurer certaines lois et réglementations car le cadre juridique était trop vaste et complexe, ce qui compliquait son application.

Il a également révélé que les conclusions sur les capacités montraient la nécessité de renforcer les autorités de sécurité sanitaire des aliments en termes de ressources humaines, de meilleures installations et de budgets plus élevés.

Les autorités en charge de la sécurité des aliments se concentrent sur l'inspection et le contrôle des produits finis, mais pas autant sur la prévention de la contamination dans les processus de production et de commercialisation. Cette approche devrait être modernisée, selon le rapport.

Les chercheurs ont déclaré qu'il était nécessaire d’analyser plus systématiquement les contaminants et de rendre les résultats publics.

«Il existe également un besoin évident de renforcer la capacité des autorités de sécurité sanitaire des aliments, tant au niveau national qu'infranational. La gestion de la sécurité sanitaire des aliments doit être guidée par une compréhension claire et axée sur les facteurs de risque, une utilisation systématique des données, des responsabilités partagées entre les acteurs des secteurs privé et public et des mesures préventives mises en œuvre tout au long de la chaîne de valeur.»

lundi 27 février 2023

Il faut alimenter la souveraineté alimentaire

«Il faut alimenter la souveraineté alimentaire», source blog-notes d’Olivier Masbou du 27 février 2023.

Alors que le salon de l’agriculture vient de s’ouvrir, le monde paysan s’interroge sur l’ambition d’Emmanuel Macron, de son Gouvernement et de sa majorité, pour l’agriculture française.

Depuis le mois de mai dernier, le ministère de l’Agriculture est également celui de la Souveraineté alimentaire, à la grande satisfaction des organisations professionnelles, la FNSEA en premier lieu. Mais il y a loin des paroles aux actes. Et depuis ces mêmes dix derniers mois, il y a peu de signes positifs en provenance du pouvoir. Nous sommes même plutôt dans la «désagricultarisation» comme on a parlé de désindustrialisation. Le plaidoyer le plus sévère contre l’absence de politique agricole vient du cœur même de la macronie. Dans une interview accordée au Point, l’ex-député LREM (et anciennement éleveur et président de coop, désormais reconverti dans des activités de conseils) Jean-Baptiste Moreau se livre à un réquisitoire sans faiblesse contre la politique qu’il a soutenu pendant le premier quinquennat (Le Point.fr, 25 février, Notre agriculture est en danger de mort).

Extraits : «Si on ne trouve pas des solutions pour être attractifs, la production française va continuer à s’écrouler (.) Le mot de souveraineté n’a plus aucun sens aujourd’hui, puisque nous sommes dépendants pour la plupart des productions, et ça s’effondre partout ! On importe la moitié de nos fruits et légumes, la moitié de notre volaille (contre seulement 13% en 2000 !), même les productions des grandes cultures dégringolent. La betterave à sucre a fait la une de l’actualité récemment, mais on risque de perdre l’entièreté de la filière !».

L’ancien élu détaille par la suite les raisons de cette débandade, des raisons largement expliquées dans de nombreuses tribunes, et même, osons immodestement l’écrire, régulièrement dans ce Blog. On ne peut que regretter que cette lucidité ne se soit pas exprimée plus tôt.

Alors qu’attendre de ce salon?
Le Gouvernement est depuis ces derniers mois dans la réaction, et dans le soutien aux filières en détresse. Car, hélas, il y a de l’argent pour ‘accompagner’ la «désagricultarisation» du pays : soutien à la filière viti pour distiller, aides aux betteraviers pour compenser les pertes dues à l’interdiction des néonicotinoïdes, idem pour les producteurs de cerises dont les vergers vont devoir désormais subir les attaques de Drosophila suzukii sans aucuns moyens de défense. Le tableau est noir (lire aussi notre Blog du 6 février).

Des annonces sont attendues pendant ce salon. Et notamment avec le Plan de souveraineté fruits, légumes, et pommes de terre. La lecture de ce qui sera présenté par le ministre le 1er mars en sera très simple. Soit ce plan remplira les cases posées par la profession, soit non.

La suite de l’article est issue des Nouvelles fraîches du blog-notes d’Olivier Masbou.

Plan de souveraineté fruits et légumes (1) : la «confiance» d’Interfel
Le plan de souveraineté fruits et légumes et pommes de terre doit être présenté ce mercredi 1er mars par Marc Fesneau au salon de l’Agriculture. Les derniers arbitrages sont en cours, mais lundi matin, Laurent Grandin, président d’Interfel, affichait sa «confiance» dans le ministre. Le plan devrait comporter des mesures de soutien aux productions de fruits, de légumes, un soutien à la recherche et développement, et une aide à la relance de la consommation. «Des moyens importants» seraient dégagés croit savoir Laurent Grandin qui insiste sur le fait que ce plan sera co-financé par les filières. L’enjeu est de taille : la reconquête de la souveraineté en fruits & légumes pourrait se traduire par un gain de 1 milliard d’euros pour la balance commerciale du pays.

Plan de souveraineté fruits et légumes (2) : les lignes rouge de la production
Mais comment savoir si le plan qui sera annoncé mercredi sera à la hauteur des ambitions proclamées par le ministre ?

«Le plan vise à donner un cadre stratégique et des leviers d’actions opérationnels afin que la filière fruits et légumes puisse inverser la tendance des courbes de production à horizon 2030 et répondre à ces défis» écrivait Marc Fesneau le 21 septembre dernier en lançant les travaux.

Le secteur de la production, très prudent à ce jour sur l’ambition de ce plan, a décidé de prendre date en fixant ses «lignes rouges». Dans un document commun, Légumes de France, FNPF, Gefel et Felcoop, détaillent ces lignes rouges.

Le besoin de financement de la production fruitière pour atteindre une autosuffisance de 60% s’élève à 1,679 Mds d’euros pour une augmentation totale de surface de l’ordre de 37 300 hectares. Le besoin financier est estimé à 1,709 Mds d’euros pour les légumes frais pour aider à la création de 600 hectares de serres fermées, 1200 ha d’abris froid notamment. Si on ajoute divers autres besoins (irrigation, …), l’enveloppe globale s’élève à 4,3 Mds d’euros.

«Au-delà des besoins, insistent les quatre fédérations, l’inversion de la perte de compétitivité ne peut se faire que par une levée rapide des nombreux verrous réglementaires bloquant la quasi-totalité des projets de développement de la filière».

Elles détaillent les 5 lignes rouges :
- engagement massif dans l’accompagnement financier dans le renouvellement et le développement des vergers et des serres ;
- plan d’investissement dans le matériel de protection contre les aléas climatiques, y compris l’amélioration de l’accès à l’eau ;
- levée des verrous réglementaires et fin de la surtransposition sur des sujets aussi divers que l’installation de serres, la construction de retenues collinaires, la construction de logement saisonniers, l’innovation et l’expérimentation, l’évaluation et le circuit d’homologation des produits phytosanitaires ;
- pas uniquement des budgets recyclés, dérisoires au regard des besoins et de l’urgence d’intervention ; 

- un guichet unique avec des fonds dédiés nationaux.

Réponse, mercredi.

NB : Pas d'article demain mardi 28 février sur le blog pour cause de Salon de l'Agriculture.

jeudi 8 décembre 2022

Fruits et légumes : plastique, le retour ?

«Fruits et légumes : le retour du plastique ?», source blog-notes de’Olivier Masbou.

Selon Le Monde du 28 novembre, la rapporteuse public du Conseil d’Etat a demandé l’annulation du décret qui interdit les emballages en plastique pour les fruits et légumes. Elle estime, écrit le quotidien, que «le gouvernement avait excédé ses pouvoirs en ne se limitant pas à fixer une liste de fruits et légumes exemptés d’interdiction (en raison du risque de détérioration, lors de leur vente en vrac) comme le prévoyait la loi, mais en ajoutant dans le décret une limite temporelle». En effet, le décret en question prévoit un calendrier d’application du texte pour certains produits (30 juin 2023 pour les tomates cerises, les haricots verts ou les pêches, au 31 décembre 2024 pour les endives, par exemple). Citée par Le Monde, Interfel se félicite de la «très bonne analyse de la rapporteuse public». Le Conseil d’Etat doit prendre sa décision assez rapidement (l’avis est daté du 14 novembre). Généralement, il suit l’avis du rapporteur public. Ceci dit, cette annulation, si annulation il y a, peut-être une victoire à la Pyrrhus pour la filière fruits et légumes. Car il faudra bien prendre un autre décret d’application, et le Gouvernement, échaudé par cette mésaventure, pourrait renoncer aux périodes dérogatoires.

Pour mémoire, selon Le Point du 11 octobre 2021, «Fin des emballages plastiques : les fruits et légumes concernés.»
Au 1er janvier 2022, une trentaine de fruits et de légumes frais ne pourront plus être vendus dans un emballage plastique en France.

Bienvenue en absurdie
Quand je pense au nombre d’amendes adressées au marchands de fruits et de légumes sur les marchés, dont j’ai été le témoin, pour ne pas s’être mis en conformité avec cette obligation, ça rappelle le confinement et les amendes ...
Voir aussi la pseudo querelle au sujet des sacs biodégradables et/ou compostables, on marche sur la tête en France !

Mise à jour du 9 décembre 2022
Le Conseil d’État annule la liste des fruits et légumes pouvant être encore vendus sous emballage plastique, source Conseil d’État du 9 décembre 2022.

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire a confié au Gouvernement la tâche d’établir une liste des fruits et légumes présentant un risque de détérioration s’ils étaient vendus en vrac, afin de les exempter définitivement de l’interdiction d’emballage plastique en vigueur depuis le 1er janvier dernier. La liste établie par le Gouvernement a été contestée par plusieurs associations devant le Conseil d’État qui la juge aujourd’hui illégale.

Mise à jour du 16 décembre 2022
Ministre de la Transition écologique, Christophe Béchu n’est pas beau joueur. Il n’a pas du tout apprécié l’annulation, par le Conseil d’Etat, du décret sur l’interdiction des emballages plastiques. «Consterné par la situation : nous ne céderons jamais face à ceux qui se moquent de l’urgence climatique tout en imposant des conditions insupportables pour les producteurs. Un nouvel arrêté, plus ferme encore, est déjà en cours de rédaction» écrit-il sur son compte Tweeter. Le ministre devrait se rappeler qu’il est aussi élu d’Angers et qu’il pourrait être amené à rencontrer la filière fruits et légumes au mois de janvier à l’occasion du Sival (du 17 au 19 janvier à Angers).
Dernière minute : nous apprenons ce vendredi 16 décembre matin que le nouveau décret est rédigé et mis en consultation jusqu’au 12 janvier.