mardi 10 mai 2022

Choses lues sur l'affaire Nestlé Buitoni

«Peu d’informations filtrent sur cette affaire Nestlé Buitoni, cela étant, ci-après, vous trouverez quelques éléments glanés dans les médias sur comment on en est arrivé là !

Dans le genre micro trottoir, on lira éventuellement, La tempête médiatique qui s'est abattue sur Buitoni-Caudry a touché les habitants de cette commune de 14 000 habitants du Cambrésis. A quel point et dans quel sens ? Nous sommes allés à leur rencontre.

«Pizzas Buitoni : l’affaire judiciaire «ne fait que commencer», source La Voix du Nord du 8 mai 2022, article réservé aux abonnés.
Selon France info du 6 mai 2022, Avocate au barreau de Cambrai, Me Vallet défend la famille d’un enfant contaminé par la bactérie E. coli après avoir consommé un steak haché Lidl. Plus de dix ans, et l’affaire n’est toujours pas close. Elle prédit que l’affaire Buitoni connaîtra le même sort.

«Buitoni, Kinder... Comment les usines alimentaires sont contrôlées», source La Provence du 7 mai 2022. «Après les rappels Buitoni et Kinder, les moyens de contrôle en question.»

Les effectifs de la DGCCRF ont fondu de près de 30% entre 2007 et 2020, de 3 656 à 2 673 agents. Les contrôles inopinés restent possibles, mais «il faut du temps, des effectifs, des moyens», poursuit Roland Girerd, secrétaire général du syndicat Solidaires CCRF & SCL, alors que les alertes reçues par la DGCCRF se multiplient, passées de 1 169 en 2016 à 1 900 en 2020.

Plus généralement, les personnels réalisant des contrôles sanitaires sur les aliments sont rattachés au ministère de l'Agriculture (DGAL), au ministère de l'Économie (DGCCRF) et au ministère de la Santé. Or leurs moyens humains «ne permettent pas de couvrir, par un contrôle de premier niveau, une part significative des établissements de certains secteurs», notait la Cour des comptes en 2019. La Cour citait le cas de la distribution d'aliments et de restauration, estimant que le taux de couverture de ce secteur «atteint par les services de contrôle» était de 9% pour la DGAL et de 4% pour la DGCCRF.

Effectivement, il y aurait beaucoup à dire sur les contrôles et la lenteur de l’intervention de nos autorités ...

Par ailleurs, le magazine Le Point du 5 mai 2022 (article réservé aux abonnés) pose une bonne question, «Affaire Buitoni: comment en est-on arrivé là ?»

Enfin, on lira l'article de Bill Marler du 6 mai 2022, «Nestlé Buitoni Pizza factory – We have a problem» dans lequel il rapporte les images choc des conditions d’hygiène au sein de l’usine de Caudry diffusé par RMC.

Source de l’image.

Mise à jour du 11 mai 2022. «Pizzas Buitoni: l’avocat de familles de victimes en appelle à Emmanuel Macron», source La Voix du Nord du 10 mai 2022.
Avocat de familles de victimes dans les affaires Buitoni et Ferrero, Me Richard Legrand s’adresse à Emmanuel Macron pour demander la mise en place d’une «véritable politique de sécurité sanitaire écoresponsable» à l’échelle européenne.
«On a vu qu’une usine en Italie était aussi mise en cause (une femme de 34 ans a indiqué avoir été contaminée par les bactéries E. coli et Shigella après avoir consommé une pizza de la gamme Bella Napoli, produite par Buitoni dans son usine de Benevento). Ce n’est pas qu’une affaire franco-française. La problématique dépasse le cadre des frontières de la France. Il faut une réponse au niveau de l’Union européenne, avec plus de moyens, d’autres politiques de contrôle.» 

Aux lecteurs du blog
Je suis en conflit depuis plusieurs années avec la revue PROCESS Alimentaire pour une triste question d’argent qui permettrait de récupérer et de diffuser correctement les 10 052 articles initialement publiés gracieusement par mes soins de 2009 à 2017 sur le blog de la revue, alors qu’elle a bénéficié de la manne de la publicité faite lors de la diffusion de ces articles. La revue PROCESS Alimentaire s’est comportée et continue de se comporter en censeur et refuse tout assouplissement pour la modique somme de 500 euros. N’ayant pas les moyens d’aller devant la justice, je leur fait ici de la publicité gratuite. Derrière cette revue, il y a des aimables censeurs !

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