mercredi 19 juin 2019

Passé les bornes, y’a plus de limites, voici le robot pizza !


Je savais déjà que l’on pouvait pas dialoguer avec une gondole de supermarché, mais j’apprends qu’un « Nouveau cap a été franchi dans la restauration rapide. Une start-up de la région parisienne, qui vise le marché mondial, réalisera ses pizzas au moyen d'un robot. », source ATS/AGIR.
Le robot est capable de préparer 100 pizzas à l'heure. Il fonctionne dans un local entièrement automatisé de 50 à 60 mètres carrés, vitré pour permettre au public de le voir. 
Les clients commandent leurs pizzas sur place ou via une application, et les prennent toutes prêtes dans une boîte, dans un casier qui s'ouvre automatiquement. Ce système de « restaurant autonome » fonctionne entièrement sans humains, sauf pour l'apport régulier de matières premières et son entretien, selon ses concepteurs. Le robot pizzaiolo conçu par la start-up francilienne Pazzi vendra ses premiers plats à sa clientèle en septembre dans un grand centre commercial de la région parisienne, a annoncé lundi la jeune pousse qui vise le marché mondial de la restauration rapide. Pazzi présente son système comme un remède à la malbouffe dans la restauration rapide, dans la mesure où les pizzas sont fraîches, élaborées devant le consommateur, et avec des ingrédients frais et de qualité (légumes bio, fromages AOP, etc.) La start-up d'une quinzaine de personnes vient de réaliser une nouvelle levée de fonds de 10 millions d'euros pour appuyer une expansion.
La société a été créée par deux jeunes ingénieurs-inventeurs, qui ont lancé le projet « dans le garage de leurs parents » à leur fin d'études, a indiqué Pazzi. Un ancien de l'Oréal, les a rejoints plus tard pour la phase d'industrialisation du projet. 
On va bien rire quand aura lieu une inspection sanitaire … un robot nettoyeur est-il prévu ?

Selon Le Figaro.fr, « les fondateurs veulent aussi en faire un moyen de lutte contre la malbouffe. »

Là, je pense que c’est ein gross plaisanterie, car les expressions restauration rapide et malbouffe ne sont pas antagonistes ...
Hé oui, dans leur restaurant du futur, tous les produits seront bio, en provenance de France ou d’Italie, pizza oblige. Pazzi revendique la « tech for good food ». Preuve que l’entreprise ne plaisante pas avec les pizzas, elle travaille depuis 2017 avec le chef Thierry Graffagnino, trois fois champion du monde de la pizza. C’est aussi lui qui apprend au robot comment les faire! Erzatz de tradition culinaire pour faire enrober le tout, un peut comme les conserves de plats cuisinés avec la photo d’un chef très étoilés …
Bio et robot, est-ce vraiment compatible, je pose la question car je ne suis pas un spécialiste du sujet ...
Pazzi prévoit d’ouvrir un restaurant à Paris en septembre et d’en faire une véritable vitrine de son savoir-faire. La start-up veut ensuite vendre son procédé sous forme de concession ou de licence à des grands noms de la restauration rapide.


Le projet a séduit des fonds d’investissement reconnus, dont Partech, Daphni, le fonds singapourien Qualgro et le français Eutopia.

On ne peut s’empêcher de penser ici à Georges Bernanos dans « La France contre les robots » ou le sermon aux imbéciles, 1944 :
… il (ce monde) réclame du confort, et la cupidité sans frein des marchands finira, grâce au jeu de la concurrence, par lui fournir ce confort à bas prix, à un prix toujours plus bas ». C'est là une de ces évidences imbéciles qui assurent l'imbécile sécurité des imbéciles. Ces malheureux auraient été bien incapables de prévoir que rien n'arrêterait les cupidités déchaînées, qu'elles finiraient par se disputer la clientèle à coup de canon : « Achète ou meurs ! » Ils ne prévoyaient pas davantage que le jour ne tarderait pas à venir où labaisse des prix, fût-ce ceux des objets indispensables à la vie, serait considérée comme un mal majeur — pour la raison trop simple qu'un monde né de la spéculation ne peut s'organiser que pour la spéculation.  
Ou encore ceci :
Un jour, on plongera dans la ruine du jour au lendemain des familles entières parce qu'à des milliers de kilomètres pourra être produite la même chose pour deux centimes de moins la tonne.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.